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Quatrième et dernière partie où il est question de Salomon et de la prise des royaumes d'Israël par un pharaon...

 

Histoire de l'Egypte ancienne

Datation des règnes de l'Egypte ancienne

 

4ème partie  

3éme partie

2ème partie

1ère partie

 

 

 


XIXème dynastie thébaine ou Période du Second Empire


Période allant d'environ de
1320 à 1200 avant Jésus-Christ

Menpehti-Rê

Ramsès Ier
Période de règne approximative : 1320 à 1318 avant Jésus-Christ

Ramsès Ier, issu d'une lignée de militaires, n'a
aucune ascendance royale. Son nom d'Horus, "Celui qui confirme Maât à travers les Deux Terres", indique sa volonté de continuer l'oeuvre d'Horemheb. Son prénom est Ramessou, "Rê l'a mis au monde" et son nom de couronnement, Menpehtyrê, "stable est la puissance de Rê". Cette référence au dieu Rê comble partiellement la carence divine de ses origines. Il s'installe à Memphis pour échapper à l'influence des prêtres de Thèbes.

Menpehti-Rê
Séthi Ier
Période de règne approximative : 1318 à 1304 avant Jésus-Christ

Séthi Ier succède à son père à l'issue de deux années de règne seulement. Fin politique, il réside à Memphis tout comme son père mais Thèbes reste la capitale de l'empire. Séthi est né probablement entre la fin du règne de Ay et le début de celui d'Horemheb. Son grand-père, qui portait le même nom, était
un officier de la charrerie contemporain d'Akhenaton puis de Toutankhamon. La famille est très certainement originaire d'une cité localisée au Nord de l'ancienne ville hyksôs d'Avaris dans le Delta oriental.

La stèle
de l'an 400 en granit rose d'Assouan trouvée à Tanis, mais très certainement déplacée depuis Pi Ramsès par Psousenmès Ier sous la XXIème dynastie, représente Ramsès II coiffé de la couronne bleue Kheprech. Cette stèle est dédiée par Ramsès II au dieu Seth, représenté sous une forme asiatique. Le pharaon fait une libation de deux vases à vin vers Seth, divinité rarement représentée avant l'époque ramesside sinon à l'époque des Hyksôs. Ce dieu est représenté sous une forme qui se rapproche des divinités palestiniennes de l'époque. Sethi, l'ennemi d'Osiris, était le dieu principal des Hyksôs qui lui donneront le nom de Soutekh et le représenteront sous une forme qui le rapproche du dieu sémitique Baal.

La stèle représente trois personnages de taille identique. L'un d'entre eux pourrait être, si l'on se réfère titres qui l'accompagne "régent, vizir et maire de Thèbes, scribe royal, officier de la charrerie, gouverneur de la forteresse de Tjarou, ville du delta oriental",
Sethi Ier. Sethi prend comme nom de couronnement Men-Maat-Rê, qui signifie "stable est la vérité de Rê". Il part en campagne pour pacifier la Palestine devenue hostile depuis la fin de l'époque amarnienne et poursuit jusqu'au Liban. Il part, l'année suivante, jusqu'à Qadesh et pacifie la région d'Amourrou. La troisième campagne concernera les Libyens et la quatrième les Hittites. Il poursuit l'exploitation des mines de turquoise du Sinaï dont l'activité avait repris sous Ramsès Ier et met en valeur les mines d'or du désert d'Edfou et de Nubie. Il affectionne le dieu Seth d'Avaris, fait reconstruire le sanctuaire de Rê à Héliopolis et entreprend les travaux d'une partie de la salle hypostyle à Karnak qui sera achevée par Ramsès II. Le temple de Gebel Barkal est construit en Nubie.

L'art reprend l'essentiel de la tradition amarnienne. On en retrouve des témoignages dans son hypogée de la Vallée des Rois, dans les temples funéraires de Gourna et d'Abydos ainsi que dans l'Osireion, le tombeau d'Osiris, édifié à proximité.

Ouserma-Rê

Ramsès II
Période de règne approximative : 1304 à 1237 avant Jésus-Christ

Ramsès II devient pharaon
à l'âge de 25 ans. Dans un premier temps co-régnant, il assumera ensuite seul le pouvoir jusqu'à l'âge de 90 ans. Il héritera de l'empire constitué par son lointain prédécesseur, Touthmôsis III et renforcé par son père Séthi Ier. Son royaume s'étendait des rives du Tigre et de l'Euphrate, à l'Est, à la Libye, à l'Ouest, au Soudan, au Sud et aux îles de la mer Egée, au Nord. Il se mariera à six reprises, dont une fois avec sa soeur et trois fois avec ses filles. Son harem ne comptera pas moins de
deux cents concubines qui lui donneront au total plus d'une centaine d'enfants.

Il conduira plus de vingt campagnes militaires et
autorisera les Juifs à rentrer en Terre Promise. La bataille de Qadesh sur les rives de L'Oronte en Syrie, vers 1285 avant Jésus-Christ, constitue son fait d'arme le plus marquant. Il opposera le nouveau roi d'Egypte à Mouwatalli, roi de Hittites, qui était parvenu à coaliser plus de vingt peuples afin de prendre le contrôle de la région. Maintes fois représentée sur des bas-reliefs à la gloire du pharaon, cette bataille est décrite en détail dans un long poème épique connu sous le nom de Penthaour.

Ramsès II se trouvait à la tête d'une armée de
20.000 hommes, chars et infanterie inclus, constituée de quatre divisions portant les noms d'Amon, de Prê, de Ptah et de Séti et séparées les unes des autres de quelques kilomètres. Le pharaon se trouvait dans la première d'entre elles. Les Hittites mèneront une offensive victorieuse contre la deuxième division et l'anéantiront afin de séparer Ramsès II du reste de ses troupes. Encerclé par une armée beaucoup plus puissante que sa division, le pharaon aurait alors invoqué son père et dieu, Amon, en ces termes : "Amon, que se passe t'il donc ? Un père oublie t'il son fils ? Je suis seul, absolument seul au milieu de barbares innombrables. Mes soldats m'ont abandonné en masse, Je t'appelle car je sais qu'Amon est plus puissant que des millions de soldats". Le dieu lui aurait alors répondu : "En avant, en avant, Je suis avec toi, moi ton père, moi le seigneur de la victoire, et j'aime le courage".

Le Penthaour rapporte que
Ramsès II aurait opposé, seul, une résistance héroïque aux milliers de soldats qu'il devait affronter. Il parviendra à tenir la position le temps suffisant pour la division Ptah vienne à son secours et mette l'ennemi en déroute. Dans la réalité, cette bataille ne connaîtra pas de vainqueur et les deux camps parviendront à un traité de paix qui sera respecté pendant près d'un demi-siècle. Le pharaon acceptera de prendre la fille de Mouwatalli comme épouse en signe de bonne volonté. Dans la version romanesque à la gloire du pharaon, celui-ci apparaît comme un héros surhumain. Il déclare alors : "Je suis devenu l'égal du dieu Montou. J'ai tiré la flèche de la main droite et j'ai frappé de la main gauche. J'étais comme Baal dans sa fureur, J'avais face à moi 2500 paires de chevaux qui ont été anéantis sous les pieds de mes destriers... Pas un ennemi n'a levé la main pour combattre. Le coeur leur a manqué, les membres ont failli, ils ne pouvaient plus tirer et n'avaient plus la force de manier la lance... Je les ai fait tomber comme les crocodiles tombent à l'eau. Ils se sont effondrés, la tête en avant, s'entassant les uns sur les autres. Je les ai tous tués selon mon désir".

Lorsqu'il accède au pouvoir après la mort de Séthi Ier, la capitale de l'Empire, Louxor, a perdu un grand nombre de ses prérogatives. Le père du pharaon avait amorcé le déplacement de plusieurs organes du pouvoir en Haute-Egypte, à proximité du delta. Ramsès II poursuivra ce mouvement et créera une ville nouvelle, baptisée
Pi-Ramsès (le domaine de Ramsès), qui pourrait correspondre à la ville actuelle de San al-Hajar, l'ancienne capitale des Hyksos alors baptisée Tanis. Grand bâtisseur, le pharaon entreprendra de nombreux chantiers à travers l'ensemble du pays, n'hésitant pas parfois à agrandir les monuments existant et à s'en attribuer la paternité. Il commandera un grand nombre de statues colossales à son effigie, le représentant dans la force de l'âge et sans défaut physique. Sa momie, très bien conservée, révélera une dentition délabrée, un long nez crochu. De plus, le roi souffrait d'insuffisance cardiaque et d'arthrite à la hanche.

Il contribuera à la renaissance de la ville de
Memphis dont l'un de ses fils était le grand-prêtre d'Amon et y fera édifier un colosse de dix mètres de hauteur. Il agrandira, à l'instar de nombreux pharaons, le temple de Karnak en y ajoutant une cour de quarante piliers osiriaques ainsi qu'un temple de taille plus modeste précédé d'un pylône gigantesque et de colosses. Il fera recouvrir les cartouches de Ramsès Ier et de Séthi Ier dans la salle hypostyle par le sien afin d'en apparaître l'instigateur. La falsification, très imparfaite, ne laisse aucun doute sur la tentative de supercherie. La bataille de Qadesh est sculptée en bas-relief sur le mur extérieur de cette salle. Sa contribution au temple de Louxor consiste dans l'élévation d'un pylône d'une largeur de 65 mètres, également recouvert d'un bas-relief de la bataille de Qadesh, ainsi que dans la création de six statues colossales de 15 mètres de hauteur. Il y fera ériger les deux obélisques dont l'un, qui se trouve aujourd'hui place de la Concorde à Paris, sera offert à la France par Muhammad Ali en 1831.

Le roi commandera le temple destiné à son culte funéraire dans la Vallée des Rois, le Ramesseum, naturellement gravé d'une représentation de la bataille de Qadesh et doté d'une statue colossale aujourd'hui effondrée de 18 mètres de hauteur et d'un poids de plus de 1.000 tonnes, la plus imposante connue à ce jour.

Il achèvera les travaux du temple d'Osiris à
Abydos dans lequel il est représenté en compagnie de tous ses prédécesseurs depuis Ménès ainsi que dialoguant avec les dieux sur une série de piliers. La construction des temples d'Abou Simbel, sauvés des eaux après la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil, constitue l'un des éléments essentiels du rôle de bâtisseur du pharaon. Quatre statues colossales de 21 mètres de hauteur gardent l'entrée du grand temple creusé à même la falaise. Le roi est représenté, à l'intérieur, sous les traits d'Osiris. Le petit temple est dédié à la déesse Hathor et à Néfertari, première épouse du roi. La façade est ornée de six colosses de 10 mètres de hauteur sculptés dans le roc. Quatre d'entre eux représentent le roi et deux la reine.

La tombe du roi a été découverte dans
une nécropole située sur la colline qui domine le temple de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari. Une équipe d'archéologues américains a découvert à proximité une tombe gigantesque renfermant 67 chambres funéraires. D'après les objets et inscriptions trouvés sur place, il pourrait s'agir de la sépulture des fils du pharaon. L'Empire ne résistera pas à sa mort. Les provinces se rebelleront et les peuples voisins conduiront de nombreuses incursions.

Néfertari


Néfertari est
l'épouse préférée de Ramsès II. Le pharaon l'appelle la Dame de Charme, la Riche d'Éloges, la Belle de Visage et la Douce d'Amour. Son ascendance n'est pas certaine. Certain pense qu'elle pourrait être la fille du roi Séti et donc la soeur ou demi-soeur de son mari. A 19 ans, elle est couronnée reine et grande épouse royale de Ramsès II lors de son accession au trône à l'âge de 25 ans. Elle prend le nom de Néfertari, la plus belle de toutes. Le harem est pourtant abondamment fourni d'épouses et concubines.

Le roi, grand bâtisseur et guerrier, fait construire en son honneur à Abou Simbel en Nubie, à coté de son sanctuaire, un petit temple dédié à Néfertari et Hathor, la déesse de la danse, de la musique et de la joie
. La reine est ainsi divinisée. La reine intervient dans les affaires politiques et spirituelles du pays. Elle est associée aux cérémonies religieuses et aux longues négociations du traité de paix avec les Hittites. L'Égypte et la capitale de l'empire, Pi-Ramsès, connaissent l'opulence. Elle meurt à l'âge de 40 ans, bien avant son époux qui disparaîtra à l'age de 90 ans après 67 années de règne.

Baen-Rê Merne-Ptah

Mineptah
Période de règne approximative :
1236 à 1223 avant Jésus-Christ

Menma-Rê

Amenmès
Période de règne approximative :
1222 à 1217 avant Jésus-Christ

Ouserkhéperou-Rê

Séthi II
Période de règne approximative : 1216 à 1210 avant Jésus-Christ

AaKhen-Rê Setepen-Rê

Merneptah Siptah

Sit-RêMeryetamon
Taousret
Date de début de règne approximative : 1209 avant Jésus-Christ

Iarsou

Date de fin de règne approximative :
1200 avant Jésus-Christ

 

XXème dynastie

Période allant d'environ de 1200 à 1085 avant Jésus-Christ

Ouserkaou-Rê

Sethnakht
Période de règne approximative : 1200 à 1198 avant Jésus-Christ

Sethnakht, qui signifie Seth est puissant, est très certainement un militaire qui parviendra au pouvoir en renversant Iarsou. Il fonde ainsi la XXème dynastie. Il mettra fin, au cours d'un règne de trois années seulement,
aux intrigues de palais qui secouent l'Egypte. A sa mort son fils légitime et successeur, Ramsès III, monte sur le trône. Les travaux entrepris pour le creusement de sa tombe ayant connu quelques vicissitudes, il décide d'occuper celle de la reine Taousert qui porte aujourd'hui le numéro 14 dans la Vallée des Rois.

Ouserma-Rê Mery-Amon

Ramsès III
Période de règne approximative : 1198 à 1166 avant Jésus-Christ

Ramsès III succède à son père
Sethnakht. Son couronnement donnera lieu à d'importantes festivités. Son épouse Isis lui donnera plusieurs fils dont trois accèderont au trône (Ramsès IV, Ramsès VI, Ramsès VIII). Ramsès III, qui se voulait l'héritier et le fils spirituel du grand Ramsès II, renforcera le pouvoir des prêtres et établira un recensement des temples construits en Egypte. Au plan militaire, il dotera le pays d'une flotte de navires de guerre chargée de protéger l'embouchure du Nil menacée par les peuples de la mer auxquels se sont joints les Philistins. Ramsès III les rencontrera dans une bataille navale qu'il relate sur les murs de son temple de Médinet-Habou.

Les conflits ne cesseront pendant presque onze années, souvent remportés par le pharaon qui mènera également deux guerres sur le front Ouest contre les troupes de la coalition libyenne (Libou et Meshouesh). Les
Libyens repoussés dans un premier temps par Mineptah, réapparaissent dans le Delta occidental. Ils seront vaincus par Ramsès III qui intègrera une partie de leurs troupes à l'armée égyptienne. La deuxième offensive, six ans plus tard, se soldera par l'anéantissement des ennemis qui seront sont emmenés en captivité avec femmes et enfants. Des communautés libyennes se constituent alors dans le pays qui seront progressivement égyptiannisées. Elles se regrouperont en chefferies qui s'empareront du pouvoir quand le pays sombrera à nouveau dans l'anarchie.

Ramsès III part en campagne en Asie, en l'an 12 de son règne,
pour protéger les possessions syriennes. Le pays connaîtra, à l'issue de cette période guerrière, une nouvelle ère de prospérité. Ramsès III laissera derrière lui le château de millions d'années situé à Medinet Habou. Les représentations des pylônes célèbrent la gloire du pharaon et de l'Égypte victorieuse et celles des murs intérieurs des épisodes de la fête du dieu générateur Min. Le plan de ce temple reprend celui du Ramesseum. Il fera construire à Karnak un vaste temple reposoir en grès jaune destiné aux barques de la triade thébaine, un temple consacré à la déesse Mout et au dieu Khonsou, et il entreprendra, sans doute, la construction du temple de Khonsou. Il aurait également construit à Pi-Ramsès, Héliopolis, Memphis, Athribis, Hermopolis, Assiout, This, Abydos, Ombos, Coptos, Elbak, en Nubie et en Syrie. Des problèmes économiques, en l'an 29 de son règne, entraîneront les travailleurs de Deir el-Medina dans la grève.

Le roi limoge son vizir et doit veiller à la régularité du service des rations versées aux temples. Ces difficultés trahissent également un affaiblissement du pouvoir de l'Etat face aux clergés et aux domaines des temples. Le règne s'achèvera par des intrigues et des complots qui sont le fruit de querelles dynastiques.

Une seconde épouse,
Tiy, fomente un complot dans le harem pour mettre sur le trône son fils, Pentaouret. Les minutes du procès intenté aux conspirateurs sous le règne de Ramsès IV sont parvenues jusqu'à nous. La conspiration réunira un commandant des archers de Nubie et un général, des hauts fonctionnaires du harem, un intendant, un trésorier royal, des scribes, des surveillants et des femmes. On pratiquera des rites d'envoûtement avec des figurines de cire pour endormir les gardiens des portes et donner accès aux complices extérieurs. Les militaires participant à ce coup d'Etat provoqueront le soulèvement des troupes. Sans doute trahis, les coupables seront condamnés et exécutés. Le pharaon décèdera peu de temps après et sera enterré dans la tombe numéro 11 de la Vallée des Rois. La momie retrouvée est celle d'un homme de soixante-cinq ans environ qui semble mort de mort naturelle.

Ouserma-Rê Sétepe-Amon

Ramsès IV
Période de règne approximative :
1166 à 1160 avant Jésus-Christ

Ouserma-Rê Sékheperen-Rê

Ramsès V
Période de règne approximative : 1160 à 1156
avant Jésus-Christ

Ramsès V Amonherkhépechef qui succède à son père meurt au bout de quatre ans de règne. Il fera construire, outre sa tombe dans la Vallée des Rois, un temple funéraire à Héliopolis et Bouhen. Le Papyrus Wilbour, un grand texte fiscal conservé au Musée de Brooklyn, date de son époque ainsi qu'une série d'hymnes royaux et que le Papyrus 1887 de Turin relatant
un scandale financier dans lequel sont impliqués des prêtres d'Eléphantine.

Nebma-Rê Mery-Amon
Ramsès VI
Période de règne approximative : 1156 à 1148 avant Jésus-Christ

Ramsès VI Amonherkhépechef II est un fils de Ramsès III, contrairement à son prédécesseur. Les deux lignées, celle des descendants directs et celle des frères et neveux de Ramsès III se disputeront le pouvoir jusqu'à la fin de la dynastie. Les signes de décadence se multiplient et le pays est soumis à de nombreuses exactions de la part de bandits.
Le pouvoir des grands prêtres d'Amon s'accroît.

Ouserma-Rê My-Amon

Ramsès VII
Période de règne approximative : 1148 à 1147 avant Jésus-Christ

Le règne de Ramsès VII qui succède à son père, est placé sous le signe de
la misère qui frappe le pays. L'argent manque cruellement, l'inflation est galopante et
les rois n'ont plus les moyens de construire des monuments.

Ouserma-Rê Akhna-Amon
Ramsès VIII
Période de règne approximative :
1147 à 1125 avant Jésus-Christ

Néferka-Rê Sétempé-Rê

Ramsès IX
Période de règne approximative : 1140 à 1121 avant Jésus-Christ

Ramsès IX règne dix-huit ans, ce qui lui permet de prendre un certain nombre d'initiatives. On retrouvera sa titulature à Amara-o
uest et son nom à Gezer en Palestine, dans l'oasis de Dakla et à Antinæ. Il entreprendra plusieurs chantiers essentiellement à Héliopolis. La fin du règne de Ramsès IX est entachée par le pillage de la nécropole royale et de certaines nécropoles civiles.

Les autorités tenteront de sauver les dépouilles en les transférant, les regroupant et en les cachant. Le Grand Prêtre Hérihor déplacera ainsi la momie de Ramsès II dans la tombe de Séthi Ier. Le grand Pinedjem la fera ensuite transporter dans la cachette de Deir el-Bahari avec celle de Séthi Ier dans une cachette aménagée dans la tombe de l'épouse d'Ahmosis, Inhâpy, qu'il fera agrandir. Il y fera déposer quarante cercueils de rois et grands prêtres entre la XVIIème à la XXIème dynastie.

Khéperma-Rê Sétepen-Rê

Ramsès X
Période de règne approximative : 1121 à 1113 avant Jésus-Christ

La durée du règne de Ramsès X Amonherkhépechef III est très incertaine. Elle pourrait être comprise entre trois ou neuf ans. Ce pharaon est le dernier roi dont la souveraineté sur la Nubie est attestée.

Khéperma-Rê Sétpen-Ptah

Ramsès XI
Période de règne approximative : 1113 à 1085 avant Jésus-Christ

Ramsès XI règnera vingt-sept ans. Son pouvoir sera purement symbolique au cours des huit dernières années au pouvoir. Les troubles agitent la région de Thèbes où
les prêtres s'arrogent des prérogatives qui font d'eux presque les égaux du roi. Le Grand Prêtre de Karnak Hérihor devient tout-puissant en Haute-Egypte.

C'est le début de "l'ère de Renaissance" qui consacre l'équilibre théorique d'un triumvirat composé d'un roi impuissant, d'un administrateur du nom de Smendès qui gère, en principe sous les ordres du clergé d'Amon, le Nord du royaume depuis la résidence royale de Pi-Ramsès et d'Hérihor qui cumule les charges temporelles et spirituelles et commande les armées de la Haute-Egypte et de la Nubie. Le faux équilibre ne survivra pas à la disparition de Ramsès XI. Smendès, qui se réclame de la famille royale, fonde dans le Nord du pays une nouvelle dynastie qui prend pour capitale la nouvelle ville de Tanis. Les Grands prêtres d'Amon s'arrogent tous les pouvoirs dans le Sud du pays.

La 3ème période intermédiaire

Période allant d'environ de 1085 à 730 avant Jésus-Christ

XXIème dynastie de Tanis

Période allant d'environ de 1085 à 950 avant Jésus-Christ

Hérithor ex-général devenu grand prêtre
se proclame roi de Haute-Egypte à Thèbes en 1085 avant Jésus-Christ. Piankhi, Pinedjem I et II, Masahert, Menkheper-Rê, Nesbenebded... seront ses successeurs. La même année à Tanis, Smendès se proclame roi de Basse-Egypte.

Smendès

Date de début de règne approximative : 1085 avant Jésus-Christ

Smendès se proclame roi à la mort de Ramsès XI et fonde une nouvelle dynastie dans le Nord du pays. Il est proba
ble qu'il épouse l'une des filles du pharaon défunt pour justifier son appartenance à la maison royale. Il transfère la capitale de Pi-Ramsès à Tanis, ville dans laquelle il sera enterré au terme d'un règne d'un quart de siècle. Piânkh, qui a succédé à Hérihor, confie à son fils Pinedjem la charge spirituelle de Grand Prêtre et le nomme à la tête des armées de la Haute-Egypte et de la Nubie.

Les deux composantes du triumvirat qui détenaient la réalité du pouvoir lors des dernières années du règne de Ramsès XI se partage ainsi le pouvoir. Pinedjem adopte la titulature royale et épouse Hénouttaouy qui est de sang royal. Le couple donnera naissance à trois fils (Psousennès Ier, Masaharta, Menkhéperrê) et une fille Maâtkarê qui prendra
la fonction de Divine Adoratrice, épouse exclusive du dieu. Masaharta et Menkhéperrê deviendront Grand Prêtre tandis que le premier de ses fils, Psousennès Ier, héritera du trône. Le pouvoir surnaturel du pharaon, descendant d'Amon, est contesté par le Grand Prêtre, qui revendique le pouvoir d'exprimer la volonté du dieu. L'autorité politique est soumise à celle qui commande le spirituel. La partition du pouvoir résistera à la disparition de Smendès.

Le pays est gouverné par les deux corégents Néferkarê Amenemnesout, "Amon est le roi", probablement fils de Hérihor et Psousennès Ier, fils de Smendès. Le roi Psousennès Ier revendique son appartenance thébaine et
renforce ses liens avec le clergé d'Amon en mariant sa fille Asetemkheb au Grand Prêtre Menkhéperrê qui exerce le pontificat d'Amon à Tanis. Cette charge sera ensuite transmise à son fils, Smendès II avant la mort de Psousennès Ier, puis au frère de celui-ci Pinedjem II. Aménémopé, fils probable de Psousennès Ier, lui succède. La succession au trône de Tanis reviendra ensuite à Aakhéperrê Sétépenrê, appelé Osorkon l'Ancien. Son règne laissera peu de traces.

Néferka-Rê Hikouast

Aménémès

Akheper-Rê Sétepe-Amon
Psousennès
Durée de règne approximative : 19 ans

Ouserma-Rê Sétepen-Amon

Siamon
Durée de règne approximative : 49 ans

Le dernier grand pillage de la nécropole thébaine, qui conduira le Grand Prêtre d'Amon à ensevelir les momies royales dans la tombe d'Inhâpy, interviendra sous le règne de Siamon. Le pouvoir de ce pharaon se limite à la Basse-Egypte. Il entreprend un programme de travaux à Tanis, à Héliopolis et à Memphis et favorise le clergé de Ptah en place dans cette dernière ville. Le règne de Siamon est marqué
par la lutte qu'il entreprend contre les Philistins qui menacent l'accès aux ports de la Phénicie. Le pharaon s'empare et détruit la ville de Gezer et signe une nouvelle alliance avec le royaume de Jérusalem qui sera consacrée par le mariage de Salomon avec une Egyptienne.


Noutkheper-Rê Sétepen-Amon
Durée de règne approximative : 17 ans

Titkheperou-Rê Sétepen-Amon
Psousennès
Date de fin de règne approximative : 950 avant Jésus-Christ

XXIIème dynastie lybienne

Période allant d'environ de 950 à 817 avant Jésus-Christ

Le nouveau roi libyen Chéchonq Ier s'empare du royaume du Delta et installe sa capitale à Bubastis. Il
remplace le culte d'Amon par celui des idoles. Neuf rois libyens constitueront la XXIIème dynastie libyenne qui règnera jusqu'en 817 avant Jésus-Christ

Chéchonq Ier

Date de début de règne approximative : 950 avant Jésus-Christ

Le règne de Chéchonq l'Ancien concrétise
la prise de pouvoir progressive des grands chefs des Mâchaouach. La domination des Libyens originaires de Bubastis commence. Chéchonq Ier, qui hérite du trône, n'est autre le général en chef des armées et le conseiller du roi dont il a épousé la fille Maâtkarê. La religion subit de plein fouet l'influence berbère. La déesse chatte Bastèt, qui devient la grande déesse nationale, sera associée à la déesse lionne Sekhmet. Le nouveau roi berbère fera ériger à Thèbes un nouveau grand temple à la déesse Bastèt. Le culte des idoles prendra le pas sur le culte d'Amon.

C'est dans ce cadre que le nouveau pharaon confie à l'un de ses fils, Ioupout, les charges de Grand Prêtre d'Amon de général en chef des armées et de gouverneur de la Haute-Egypte et à l'autre de ses fils, Nimlot, le commandement d'Hérakléopolis. Le troisième fils, Osorkon Ier, héritera du trône.

Chéchonq Ier
donnera asile à l'hébreu Jéroboam envoyé en exil par son frère Roboam. Il mène une expédition en Palestine pour chasser les bandes de bédouins écumaient la région des lacs amers, s'empare de Gaza et assiège Jérusalem. La ville devra remettre le trésor du roi Salomon à l'envahisseur pour être épargnée. Jéroboam qui s'estime trahi tente de s'enfuir. Le pharaon met à profit cette expédition pour étendre sa suzeraineté sur la Syrie et la Palestine. Il ajoutera ses pierres au temple d'Amon Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Egypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.

Osorkon Ier

Osorkon Ier poursuit la politique de son père. Il favorise les grands clergés du royaume à Memphis, Héliopolis, Hermopolis, Karnak et Bubastis et poursuit le programme de travaux commencés par Chéchonq Ier autour d'Hérakléopolis. Son fils, le futur Chéchonq II qui deviendra corégent, remplace son frère Ioupout au poste de Grand Prêtre d'Amon. Il meurt avant son père qui disparaîtra à son tour quelques mois plus tard.

Takélot Ier

Takélot Ier, fils Osorkon Ier et d'une épouse secondaire, règnera 15 ans sans laisser le moindre monument connu en souvenir de son passage. Son frère Iouwelot, Grand Prêtre à Thèbes, le conteste mais ne peut assouvir ses ambitions en raison de la présence d'une garnison à proximité de Hérakléopolis.

Osorkon II

Osorkon II, le fils de Takélot Ier qui hérite du trône, accepte qu'Harsiesis succède à son père Chéchonq II dans la charge de Grand Prêtre d'Amon. Cette concession qui instaure
un précédent dangereux de transmission héréditaire, affaibli le pouvoir du pharaon et provoque une nouvelle crise de succession. Harsiesis se proclame roi dès la quatrième année du règne de son cousin. Lorsqu'il meurt, Osorkon II reprend l'initiative. Il installe son fils Nimlot à Karnak et confie à son autre fils Chéchonq la charge de Grand Prêtre de Memphis.

Hornakht devient Grand Prêtre d'Amon à Tanis. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis et entreprend également des travaux à Léontopolis, Memphis et à Tanis. Le traité d'alliance avec Byblos est
menacé par la politique expansionniste d'Assurnasirpal II, roi conquérant d'Assyrie, puis de son fils Salmanazar III qui étendent leurs frontières du Nord de la Mésopotamie au Moyen Euphrate jusqu'en Syrie, à l'Oronte et la côte d'Amourrou.

Les royaumes d'Hamath,
Damas et Israël s'allient pour protéger la Syrie du Nord des nouveaux envahisseurs. Byblos et l'Egypte, qui envoient chacun un contingent, participent à la bataille de Qarqar sur l'Oronte qui arrête la progression de l'armée de Salmanazar III. Les royaumes de Syro-Palestine constituent le dernier rempart qui protège l'Egypte de la menace assyrienne.


Takélot II

Takélot II, fils cadet d'Osorkon II, hérite du trône à la mort de son père en raison de la mort du fils aîné Chéchonq, mort avant la succession. Le demi-frère de Takélot II, Nimlot, épouse la fille de ce dernier et réunit sous son autorité Hérakléopolis et Thèbes. Les relations entre Thèbes et Tanis sont pacifiques durant cette période. Le prince héritier Osorkon, désigné par Nimlot, sera contesté par les Thébains qui se soulèvent. La révolte, matée par la force, donne naissance à une guerre civile qui va durer 15 ans.

Chéchonq III

Osorkon doit regagner Tanis lorsque Takélot II décède. Il refuse de reconnaître le nouveau pharaon Chéchonq III, jeune frère du roi disparu, dont la désignation viole les règles de succession. Chéchonq III bénéficie naturellement du soutien des Thébains qui craignent l'arrivée d'Osorkon au pouvoir. Le nouveau pharaon s'aménage les bonnes grâces du clergé de Karnak en les laissant libre de choisir eux-mêmes le Grand Prêtre d'Amon. Harsiesis réapparaîtra ainsi comme pontife en l'an 6 de Chéchonq III.

Les derniers rois de la XXIIème dynastie

Pimay, qui succède à Chéchonq III, règnera 7 années. Son successeur Chéchonq V n'exercera son autorité, au cours de ses 37 ans de règne, que sur un territoire limité qui ne dépasse guère Tell el-Yahaudiyeh. Son fils Osorkon IV, dernier représ

Dimanche 11 février 2007

Publié dans : Egypte - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Avant-derniière partie des règnes de l'Egypte ancienne. Il y est question d'Akhénaton et de Moïse. Car n'oublions pas que Moïse était Egyptien.

Histoire de l'Egypte ancienne

Datation des règnes de l'Egypte ancienne

 

3éme partie

2ème partie

1ère partie

Tableau de Butvila le Magnifique

 

Deuxième période intermédiaire

La naissance de la XIIIème dynastie, qui correspond l'avènement de la Deuxième Période Intermédiaire, n'engendre aucun bouleversement particulier... Le Nouvel Empire constitue la période la mieux connue et la plus faste de l'Egypte ancienne.

XIIIème et XIVème dynastie

La liste des rois de la XIIIème et de la XIVème dynastie ainsi que l'ordre de succession présentent de très grandes incertitudes

La naissance de la XIIIème dynastie, qui correspond pour les historiens à l'avènement de la Deuxième Période Intermédiaire, n'engendre aucun bouleversement particulier. Les périodes d'équilibre et de stabilité alternent, en Egypte comme à l'extérieur des frontières. Les forces centrifuges provinciales contribuent à l'affaiblissement du pouvoir central des souverains d'origine thébaine qui succèdent à ceux de la XIIe dynastie. L'Egypte, qui se morcelle en plusieurs royaumes et principautés, devient une proie facile.

Ouégaf Ier


Sekhem-Rê-Khoutaoui


Amenemhat V Sekhemka-Rê
Le nom d'Amménémès ou Amenemhat signifie "Amon est en avant". Il a été porté par quatre pharaons de la XIIème dynastie et trois pharaons de la XIIIème dynastie.

Séhétépib-Rê


Amenemhat VI Séankhka-Rê
Le nom d'Amménémès ou Amenemhat signifie "Amon est en avant". Il a été porté par quatre pharaons de la XIIème dynastie et trois pharaons de la XIIIème dynastie.

Hornedjhéritef


Sébekhotep Ier


Réniseneb


Séhétépib-Rê


Hor Ier


Amenemhat VII Sedjefaka-Rê
Le nom d'Amménémès ou Amenemhat signifie "Amon est en avant". Il a été porté par quatre pharaons de la XIIème dynastie et trois pharaons de la XIIIème dynastie.

Sésostris IV Seneferib-Rê
Le nom Sésostris signifie "l'homme de la déesse Ousert ". Il a été porté par trois pharaons de la XIIème dynastie et deux pharaons de la XIIIème dynastie.

Khendjer


Smenkhka-Rê


Sébekhotep III


Néferhotep Ier
Le pouvoir de Neferhotep Ier, qui règnera 11 ans, se limite essentiellement au sud du pays. Le sixième nome de Basse-Egypte, dont le chef-lieu, Xoïs (Qedem, à proximité de Kafr el-Cheikh), est gouverné par une dynastie parallèle qui porte le nom de XIVème dynastie.

Sahathor


Sébekhotep IV
Le règne de Sobekhotep IV, frère de Neferhotep Ier, durera 8 ans. Il s'exercera sur une zone géographique réduite.
Salitis gouverne pendant vingt ans, probablement depuis Memphis, un royaume comprenant le Delta et la Vallée jusqu'à Gebelein ainsi que les pistes caravanières qui permettent de faire la jonction avec ses alliés nubiens. Cet état de fait durera jusqu'au règne d'Apophis Ier qui délèguera une partie de son autorité à une branche hyksôs vassale, improprement appelée XVIème dynastie par Manéthon.

Sébekhotep V


Aï succède à Sébekhotep V, successeur de Sobekhotep IV, frère de Neferhotep Ier qui régnera 8 ans sur une zone géographique réduite.

Néferhotep II


Néferhotep III Sekhemka-Rê Seankhtaoui


Iaib


Iy


Ini


Dédoumésiou


Sénebmiou


Montouemsaf

Les Hyksôs

L'afflux continu de main-d'oeuvre asiatique, particulièrement sous Amenemhat III, bouleverse les équilibres démographiques dans le Nord du pays. Les Hyksôs (déformation grecque du mot égyptien heqaoukhasout signifiant les chefs des pays étrangers), population d'origine asiatique implantée dans le Delta depuis plusieurs générations, mettent à profit l'arrivée de nouveaux migrants en provenance du Proche-Orient pour étendre leur influence et s'emparer progressivement du pouvoir. Ils provoquent une partition de fait d'un pays dont le pouvoir officiel sera cantonné dans le Sud. La chronologie de cette période est assez confuse. Manéthon énumère 34 rois qui auraient régnés sur le royaume du Sud, tandis que la liste des chroniques énumère 176 souverains hyksôs qui auraient régné 184 ans sur le royaume du Nord.

Les souverains Hyksôs se proclament alors pharaons à part entière et exercent leur influence jusqu'en Moyenne-Egypte à partir de leur capitale, Avaris (Hout-Ouret, "le grand château"), située dans le Delta oriental. Le royaume du Sud de l'Egypte est réduit aux huit premiers nomes situés entre Eléphantine et Abydos. Le roi hyksôs Yaqoub-Har (ou Iaqoub-Baal), vassal émancipé de Salitis, règnera environ dix-huit ans. Il entretiendra de bonnes relations avec les trois rois de Thèbes qui succèderont à Sékhem-Rê Ouahkha-Rê-Hotep : Antef V "l'Ancien", Antef VI puis Sobekemsaf II, le mieux connu des rois de la XVIIème dynastie. Khyan succèdera à Yaqoub-Har.

La progression des Hyksôs d'Avaris jusqu'au Nord d'Héliopolis s'étend sur une période d'environ un demi-siècle et semble avoir été réalisée de manière pacifique. L'organisation du pouvoir des Hyksôs adopte le moule politique égyptien. Leur culture sera épargnée par cette assimilation bien qu'ils adoptent l'écriture hiéroglyphique. Leur religion reprend en partie le panthéon égyptien autour de Seth d'Avaris et les pharaons hyksôs continuent à porter le nom de Rê dans leur titulature. Les autorités religieuses se contentent d'accentuer les caractères sémitisants des divinités. Les Hyksôs tenteront de s'allier aux Nubiens pour réduire les Thébains et unifier le pays à leur profit.

Le roi nubien nommé Nédjeh, qui prend le pouvoir et installe sa capitale à Bouhen, règne d'Eléphantine à la Deuxième Cataracte. Son alliance avec les Hyksôs, durera jusqu'à ce que Kamosé s'empare de Bouhen. Cette première victoire donnera naissance à la l'exploitation d'un sentiment nationaliste par les princes thébains déchus qui assimileront la lutte contre les Hyksôs à une guerre de religion. Le dieu Soleil appellera à chasser les ennemis et demandera le rétablissement du bel ordre égyptien contre les puissances du chaos. Le prince thébain Ahmosis remporte plusieurs victoires qui le conduiront aux portes de la ville d'Avaris. La capitale du delta finira par se rendre. La victoire sur les Hyksôs et leur expulsion marque la fin de la XVIIème dynastie et constitue le mythe fondateur du Nouvel Empire.

XVIIème dynastie

Période allant d'environ de 1650 à 1580 avant Jésus-Christ

Sékhem-Rê Ouahkha-Rê-Hotep

La XVIIème dynastie, issue d'une branche locale de la XIIIème dynastie, est fondée par Sékhem-Rê Ouahkha-Rê-Hotep dans la ville de Thèbes. Les souverains règneront pendant trois-quarts de siècle sur les huit premiers nomes de la Haute-Egypte, entre Eléphantine et Abydos. Privé de ressources économiques, ils maintiendront en vie le flambeau de la civilisation du Moyen Empire et donneront naissance au mouvement qui chassera les Hyksôs d'Egypte et assurera une nouvelle réunification du pays. Les successeurs de Sékhem-Rê Ouahkha-Rê-Hotep, Antef V "l'Ancien", Antef VI puis Sobekemsaf II, entretiennent de bonnes relations avec les Hyksôs. Le règne de Sobekemsaf II, d'une durée de 18 ans, est plutôt tranquille et prospère. Les règnes de Djéhouty, Montouhotep VII et Nebiryaou Ier, contemporains du roi hyksôs Khyan, ne marqueront pas l'histoire.

Antef VII

Les relations entre les royaumes de Haute et de Basse-Egypte semblent avoir été fertiles en échanges commerciaux au cours des règnes d'Antef VII à Thèbes et d'Apophis Ier du côté Hyksôs. Le climat changera radicalement à la fin du règne d'Apophis Ier et durant celui d'Apophis II. Taâ Ier, dit "l'Ancien " successeur d'Antef VII, laissera sa place à Séqénenrê Taâ II, dit "le Brave".

Ouadjkheper-Rê Kamès (Kamôsis)
Date de fin règne approximative : 1580 avant Jésus-Christ

Kamôsis, fils d'Antef VII, prendra le contrôle des pistes caravanières qui assurent les communications entre le Nord et la Nubie.

Le Nouvel Empire

Période allant d'environ de 1570 à 1085 avant Jésus-Christ

XVIIIème dynastie thébaine

Période allant d'environ de 1570 à 1320 avant Jésus-Christ

La XVIIIème dynastie compte parmi les mieux connues et les plus grandioses de l'Egypte ancienne. Les Ahmosides donneront naissance à une lignée de souverains (quatre Thoutmosis et trois Aménophis, sans oublier la célèbre Hatchepsout) qui marqueront l'histoire. La reconquête du pays est suivie de sa réorganisation. Les structures administratives mises en place par les Hyksôs, qui avaient prouvé leur efficacité, semblent avoir été partiellement reprises.

Libérée et réunifiée, l'Egypte part à la conquête des pays ennemis qui l'entourent afin de couper court à tout risque de menaces extérieures. Les campagnes d'expansion et d'appropriation vont assurer plusieurs décennies de prospérité. L'ouverture sur le Proche-Orient entraîne la reprise de l'importation de matières premières, notamment l'argent et l'or d'Asie et de Nubie, le lapis-lazuli d'Asie centrale, la turquoise du Sinaï. Des alliances avec des souverains vassaux permettent d'étendre l'influence du Nouvel Empire jusqu'aux rives de l'Euphrate.

Thèbes, ville dans laquelle se déversent les butins rapportés et le produits des nombreux échanges commerciaux, accumule les richesses. Memphis en profite également. Les temples, monuments et statues colossales sortent de terre. L'élévation du niveau de vie entraîne le recrutement de mercenaires étrangers qui viennent renforcer l'armée égyptienne et participent à la colonisation des terres conquises. Le clergé d'Amon, le dieu thébain, devient une puissance à part entière qui étend son pouvoir à l'administration de la ville.

Nebpehti-Rê Ahmès
Nom grec : Ahmôsis
Période de règne approximative : 1570 à 1546 avant Jésus-Christ

L'heure de la reconquête a sonné. Elle sera l'oeuvre d'Ahmosis et s'échelonne sur plusieurs années dans le Delta, conduisant successivement à la prise de Memphis puis d'Avaris. La domination hyksôs ne sera réellement anéantie que lorsque les troupes égyptiennes s'empareront de la place forte de Charouhen, base arrière des Hyksôs dans le Sud-Ouest palestinien. Le Nord du pays libéré, Ahmosis part à la conquête de la Nubie afin d'achever l'oeuvre de réunification du pays. Il laissera à son fils Aménophis Ier, à l'issue d'un règne de 25 années, un pays libéré ayant retrouvé les frontières qui étaient les siennes à la fin du Moyen Empire.

Ahmès-Néfertary

A la mort d'Ahmosis, son épouse Ahmès-Néfertary assure la régence pour son fils, Aménophis Ier.

Djeserka-Rê Amenhotep
Nom grec : Aménophis Ier
Période de règne approximative : 1546 à 1526 avant Jésus-Christ

Le règne de ce dernier, qui durera 21 ans, sera épargné de conflits militaires. Mitanni commence cependant à contester la présence égyptienne à proximité de l'Euphrate. L ?Egypte connaît une période prospère même si cette période ne laisse derrière elle que peu de monuments. La tombe d'Aménophis Ier, qui n'a pas été localisée, se trouve peut être à Dra Abou'l-Naga. Le souverain est le premier à séparer sa sépulture du temple funéraire. Cette initiative sera reprise par ses successeurs qui construiront sur la rive occidentale de Thèbes leur "Demeure des Millions d'Années". Son successeur Thoutmosis Ier inaugurera la nécropole de la Vallée des Rois. Aménophis Ier disparaîtra sans laisser d'héritier direct. Son fils Amenemhat est mort avant lui.

Aakhéperka-Rê Thoutmès
Nom grec : Thoutmosis Ier
Période de règne approximative : 1525 à 1512 avant Jésus-Christ

La succession revient à Thoutmosis Ier, descendant d'une branche collatérale. Thoutmosis Ier est très certainement le fils qu'Aménophis Ier a engendré avec l'une de ses concubines, Seneneb. Il hérite du trône par son mariage avec la princesse héréditaire Ahmès, sa demi-soeur. Il mène une campagne dans le Sud et terrasse une révolte nubienne en l'an 2 de son règne. La Nubie est divisée en cinq principautés dont le gouvernement est confié à des nubiens soumis. Il fait campagne dans le pays de Kouch, au-delà de la quatrième cataracte qui constituait la frontière du pays. De retour, il fait dégager le canal Sehel.

Ses campagnes militaires dans le Nord du pays le conduisent en Syrie, dans le Retenou, et en pays de Canaan. Il poursuit jusqu'à la rive Ouest de l'Euphrate dans le pays de Naharina. Il fera creuser sa tombe dans la Vallée des Rois. Elle porte aujourd'hui le numéro 38. Sa momie sera découverte dans la cachette de Deir el-Bahari. Thoutmosis Ier compte parmi les pharaons qui ont entrepris de nombreux travaux d'agrandissement et d'embellissement à Karnak. Le temple primitif sera entouré d'un péristyle dans lequel il déposera des statues du roi représenté en Osiris. Les 4ème et 5ème pylônes sont également contemporains de sa période de règne ainsi que les deux obélisques de granit rose devant le 4ème pylône.

Aakhéperen-Rê Thoutmès
Nom grec : Thoutmosis II
Période de règne approximative : 1512 à 1504 avant Jésus-Christ

Le couple formé par Thoutmosis Ier et Ahmès donnera naissance à une fille, Hatchepsout, et un garçon, Aménémès, qui ne régnera pas. Hatchepsout épouse son demi-frère, né d'une relation entre Thoutmosis Ier et sa concubine, qui monte sur le trône sous le nom de Thoutmosis II. Ce pharaon poursuit l'oeuvre de son père et maintien la domination égyptienne dans la région en prenant la tête de deux campagnes militaires, l'une en Nubie, l'autre en Palestine. Il disparaît prématurément. Thoutmosis II et Hatchepsout n'auront pas d'héritiers mâles mais une fille, Néférourê. Le roi aura par ailleurs un fils d'une épouse secondaire, Thoutmosis III qui épousera sa demi-soeur Néférourê.

Maka-Rê Hatschepsout
Période de règne approximative : 1503 à 1482 avant Jésus-Christ

Thoutmosis III est trop jeune pour succéder à son père. Hatchepsout épouse alors son énergique et ambitieux neveu et exerce la régence avant de se faire couronner et prendre la titulature de pharaon. Thoutmosis III n'assumera qu'un rôle de corégent dépourvu de pouvoirs. La nouvelle reine justifie cette usurpation en mettant entre parenthèses le règne de son époux, Thoutmosis II, et en s'inventant une corégence avec son père Thoutmosis Ier. Ce " texte de la jeunesse d'Hatchepsout " se trouve dans le temple funéraire qu'elle se fera construire à Deir el-Bahari.

La reine s'entoure d'une poignée de hauts dignitaires compétents et dévoués parmi lesquels son architecte et intendant Senenmout qui sera chargé de l'éducation de sa fille Neferure. On compte, dans son entourage, Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte également, Nehesy, chancelier qui prendra la tête de l'expédition commerciale en direction du pays du Pount, et Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon qui supervisera l'essentiel des grands travaux et des expéditions. L'Egypte connaît une période de grande prospérité marquée par une activité commerciale intense en direction de l'Asie, du Sinaï et du Pount. Les frontières s'étendent alors des cataractes supérieures du Nil en Nubie jusqu'à l'Euphrate en Asie.

L'expédition en direction du pays du Pount, "pays de dieu" à l'intérieur de la Mer Rouge à proximité l'Éthiopie actuelle, revêt un caractère essentiellement commercial. Le pays regorge de parfums et d'huiles de sycomore, d'ébène et de bois aromatiques, d'or, d'ivoire, de fourrures et d'animaux. Le trésor rapporté ira enrichir celui de Karnak où elle fera construire le Saint des Saints, la Chapelle Rouge et deux obélisques "doigts des dieux" dont l'un est encore dressé. Les vestiges de l'autre porte l'inscription suivante : "Tous les pays étrangers me sont soumis. Ma frontière Sud atteint la région du Pount, celle de l'Est les marais d'Asie. Les habitants du Sinaï sont sous ma domination. À l'Ouest, mon Royaume s'étend jusqu'au Manu. Je domine la Libye. Je règne sur les Bédouins, les habitants du désert. On m'apporte la myrrhe du Pount...". Les représentations du deuxième portique du temple de Deir el-Bahari, également appelé portique du Pount, retracent les expédions en direction des mines du Sinaï et du Pount.

Les travaux entrepris durant son règne concerneront également la restauration des monuments détruits par les Hyksos, la construction d'une chapelle en grès et de deux obélisques en l'honneur de Khnoum à Eléphantine, l'aménagement d'une grotte à Spéos Artemidos en Moyenne Égypte consacrée à la déesse Pachet et surtout son temple funéraire de Deir el-Bahari que les Egyptiens nommaient "djéer djéserou" (le magnifique des magnifiques), taillé dans le roc d'une montagne et composé de trois terrasses. Elle fera aménager une tombe entre la Vallée des rois et la Vallée des reines dans laquelle on trouvera un sarcophage en quartzite jaune. Cette construction sera abandonnée après son couronnement et remplacée par une tombe creusée dans la Vallée des Rois. Les circonstances de sa mort restent inconnues. L'empressement de son successeur à faire disparaître l'essentiel des traces du règne de sa tante plaide malgré tout pour une disparition violente dans le cadre d'une révolution de palais.

MenKhéper-Rê Thoutmès
Nom grec : Thoutmosis III
Période de règne approximative : 1504 à 1450 avant Jésus-Christ

Lors de son accession au trône, Thoutmosis III doit faire face à une révolte des principautés asiatiques, coalisées autour du prince de Qadech sous l'influence du Mitanni. Les ennemis vont s'affronter au cours de 17 campagnes militaires. L'affrontement entre Egyptiens et Mitanniens est rapporté par les Annales que Thoutmosis III fera graver dans le temple d'Amon Rê de Karnak. Le pharaon partira du Delta oriental, remontera par Gaza, atteindra la plaine de Megiddo avant d'assiéger la ville qui finira par tomber. Le roi poursuivra alors vers Tyr. Il brisera au cours des trois campagnes suivantes, la branche occidentale de la coalition. Thoutmosis III s'attaquera, les années suivantes, au Djahy et à Qadech. Il prend Oullaza et Ardata.

Les Egyptiens arrivent en Syrie par la mer l'année suivante, au cours de la sixième campagne. Ils remontent jusqu'à Qadech puis reviennent sur leurs pas et marchent sur Simyra au Nord de l'embouchure du Nahr el-Kébir. Les ports phéniciens se soumettent au cours de la septième campagne, un an plus tard, après la chute de Oullaza. Les guerres d'Asie débouchent, en l'an 33, à une confrontation directe avec le Mitanni. L'armée transportera des bateaux fluviaux à travers la Syrie afin de franchir la barrière naturelle constituée par l'Euphrate. Les Egyptiens atteignent Qatna à l'Est de l'Oronte puis franchissent le fleuve. Thoutmosis III consacre une stèle commémorative à côté de celle érigée jadis par son grand-père. Il remonte vers le Nord, ravage la région de Karkémish puis retourne sur l'Oronte. Les neuf campagnes suivantes s'efforceront de cantonner les forces mitanniennes en Naharina. Le règne s'achève dans une paix relative. L'Egypte domine le Proche-Orient et les relations avec les pays de la mer Egée sont cordiales. A sa mort, Thoutmosis III entre dans la légende. La tradition lui reconnaît également le goût pour la botanique et l'art de la littérature.

Aakhéperou-Rê Amenhotep
Nom grec : Aménophis II
Période de règne approximative : 1450 à 1425 avant Jésus-Christ

Thoutmosis III associe au pouvoir Aakhéperou-Rê Amenhotep, le fils qu'il a eu de sa seconde épouse, Hatchepsout II Mérirê. Moins intellectuel et plus porté sur les armes, le jeune souverain mène trois campagnes en Syrie. Les affrontements contre le Mitanni, qui se soldent par la perte de la zone comprise entre l'Oronte et l'Euphrate, seront les derniers qui opposeront les deux adversaires. Le nouvel empire hittite fondé par Tudhaliya II menace le Mitanni. La paix règne en Nubie. Aménophis II décore en partie Kalabsha et poursuit les travaux entrepris par Thoutmosis III à Amada. Il entreprendra également plusieurs chantiers en Thébaïde.

Menkhéperou-Rê Thoutmès
Nom grec : Thoutmosis IV
Période de règne approximative : 1425 à 1405 avant Jésus-Christ

Thoutmosis IV succède à Aménophis II. La stèle qu'il fera graver entre les pattes du sphinx de Gîza relate que le dieu lui promettra en songe la royauté s'il le désensablait. Son règne ne dura que neuf ans. Le roi disparaîtra vers l'âge de trente ans.

Nebma-Rê Amenhotep
Nom grec : Aménophis III
Période de règne approximative : 1405 à 1367 avant Jésus-Christ

Aménophis III est le fils de Thoutmosis IV et de sa concubine Moutemouia. Cette dernière assume la régence lorsqu'il monte sur le trône à l'âge de douze ans. Il épouse une femme d'origine non royale, la reine Tiy, fille d'Youya et de Touya. Le frère de la reine Tiy, le divin Ay, succédera plus tard à Toutankhamon. La Grande Epouse du Roi joue un rôle de premier plan et prend le pas sur la reine mère. Le règne d'Aménophis III n'est marqué d'aucun conflit. L'Egypte étend son influence très au-delà de ses frontières.

Le nom du pharaon est attesté en Crête, à Mycène, en Etolie, en Anatolie, au Yémen et à Babylone. Aménophis III épouse Gilu-Heba puis Tadu-Heba, les filles de rois du Mitanni, en signe d'alliance et fait de même avec deux princesses de Babylone. Les rois hittites se renforcent et viendront bientôt menacer la toute puissance de l'Egypte. Aménophis III compte parmi les plus grands constructeurs de l'Egypte ancienne. Il entreprend de nombreux chantiers en Nubie et dans le Nord du pays, à Athribis et à Bubastis.

Les grands travaux du Serapeum à Saqqarah débutent. Les monuments dans la vallée, à Elkab, Souménou, Abydos et Hermopolis, sortent de terre. Le pharaon fait construire à Thèbes un temple censé être le "harem méridional " d'Amon Rê et fait ériger dans le temple de Mout, au Sud de l'enceinte de Karnak, six cents statues de la déesse Sekhmet. Il se fait édifier, sur la rive occidentale, un palais à Malgata et un gigantesque temple funéraire dont il ne reste que les deux statues monumentales appelées colosses de Memnon. Il meurt en l'an 39 de son règne.

Néferkhéperou-Rê Amenhotep
Akhenaton
Nom grec : Aménophis IV
Période de règne approximative : 1379 à 1362 avant Jésus-Christ

Aménophis IV sera le premier souverain au monde à instaurer le monothéisme. Il devient pharaon à 15 ans, à la mort de son père Aménophis III dont c'est le fils unique. La corégence entre le père et le fils n'est pas certaine. Le nouveau pharaon se fait couronner à Karnak, sous le nom d'Aménophis IV "Celui qui satisfait Amon", signe qu'au départ, il n'était pas en lutte ouverte avec le clergé d'Amon Rê. Il épouse sa cousine Nefertiti (La belle est venue), fille de Ay et de Tiy II, donc petite-fille de Youya et Touya. Aménophis IV et Nefertiti forment un couple encore plus étroitement lié politiquement que celui Aménophis III et Tiy.

Le pharaon vénère l'ensemble du panthéon égyptien jusqu'en l'an 4 de son règne et entreprend un programme de construction traditionnel. Sans doute lasser de la puissance du clergé d'Amon, le dieu le plus puissant, il impose le culte d'Aton (le dieu au disque solaire) comme dieu unique. Il fait détruire, en les martelant, les noms et les images d'Amon et quitte Thèbes, capitale de l'Empire et siège du Temple d'Amon (Karnak). Il prend alors le nom d'Akhenaton "Celui qui est bénéfique pour Aton" et fait construire une ville nouvelle, à 320 km plus au Nord. Elle portera le nom de Akhet-aton "l'Horizon d'Aton", connue aujourd'hui sous le nom de Tell Amarna. Un nouvel art armanien voit le jour, moins rigide, et surtout moins conventionnel que par le passé. Les formes deviennent réalistes, pouvant aller jusqu'à la caricature. Les crânes s'allongent anormalement vers l'arrière, la poitrine se rétrécit, le ventre ballonne au-dessus du pagne. Chose nouvelle, l'art officiel représente dès le début la famille royale dans des scènes jugées jusque là trop intimes.

L'épouse royale Néfertiti et les six princesses nées de son union avec le roi sont omniprésentes. La reine Tiy s'installe à la cour d'Armana en l'an 12 ce qui permet à certains d'affirmer qu'Akhenaton n'a régné seul qu'à partir de cette date. L'une des six filles du couple royal, Mékétaton, meurt la même année. Nefertiti semble jouer un rôle réduit à partir de cet instant et se serait peut-être éloignée. L'une de ses filles, Méritaton, la remplace dans les cérémonies auprès du roi. Les trois dernières années du règne sont troublées par les persécutions contre les défenseurs du culte d'Amon.

Très mystique, Akhenaton compose certains hymnes à la gloire d'Aton que l'on retrouve à l'état presque original dans les Psaumes de la Bible. Moïse, élevé comme un prince égyptien et presque contemporain du roi Akhenaton, a peut-être été inspiré par ce dernier. Les principes du monothéisme existaient à l'état latent dans la religion égyptienne et étaient à la base de l'enseignement secret des temples depuis des siècles. La réforme d'Akhenaton n'est, en réalité, qu'une divulgation des mystères de l'ancien enseignement et une profanation de ce qu'il contenait de plus sacré. Les initiés qui partageaient le secret considéraient l'initiative comme un sacrilège. Pacifiste avant l'heure, le roi refuse de faire la guerre pour défendre les frontières de l'Egypte. Les incursions ennemies se succèdent provoquant la colère des égyptiens. Ce mécontentement sera exploité par les prêtres d'Amon qui mirent sur pied une conjuration pour éliminer le roi.

L'autorité du pharaon était indiscutable de son vivant. Akhenaton qui ne se déplaçait qu'à l'intérieur de ses stèles, les frontières de Tell El-Armana, semblait ignorer le vent de révolte parti de Thèbes et qui gagnait toutes les provinces. La reine-mère Tiy viendra personnellement à Tell El-Armana pour informer son fils qui semblait ne pas saisir la gravité de la situation. Il enverra Smenkhkarê, son demi-frère ou cousin nommé corégent, pour négocier avec le clergé thébain une tolérance pour la restauration du culte d'Amon et d'Osiris. On ignore les conditions exactes de la mort du roi. Sa tombe ainsi que celle de Néfertiti n'ont jamais été découvertes. Celles qui ont été construites à Amarna étaient vides. Leurs dépouilles ont sans doute été transportées dans un lieu secret par des fidèles.

Smenkhkarê
Période de règne approximative : 1363 à 1362 avant Jésus-Christ

Smenkhkarê qui succède à Akhenaton, légitimera sa montée sur le trône en épousant l'une des filles du roi. Il ne règnera pas plus de deux ans. Sa dépouille a été retrouvée dans une tombe construite dans la Vallée des Rois. Elle contenait d'autres restes qui sont peut-être ceux de la reine Tiy.

Nebkhéperou-Rê Toutankhaton
Toutankhamon
Période de règne approximative : 1361 à 1352 avant Jésus-Christ

Toutankhaton, qui prendra le nom de Toutankhamon par la suite, naît en l'an 34 ou 35 du règne d'Aménophis III. Sa filiation est une énigme. Il appartient à la maison royale mais plusieurs hypothèses circulent sur son ascendance. Il semblerait que ses parents soient Tiyi, la grande veuve royale d'Aménophis III, et Akhenaton. La ressemblance de Toutankhaton avec Tiyi, Akhenaton et Sémenkéré, frère ou demi-frère d'Akhenaton, renforce cette hypothèse. L'enfant est confié à Maya, sa nourrice. Il vit au sein du harem royal en compagnie des six filles d'Akhenaton et de Nefertiti. Son éducation commence à 4 ans. Il fréquentera plus tard la "maison de vie", l'école des scribes et des magiciens, pour apprendre les dogmes royaux, l'unique loi égyptienne. Akhenaton meurt à 30 ans, en l'an 1347 avant Jésus-Christ, des suites d'une longue maladie.

Toutankhaton monte sur le trône de la Haute et Basse Égypte à l'âge de 9 ans, et prend pour reine et grande épouse royale, Ankhesenpaton, la troisième fille d'Akhenaton et de Nefertiti. Très rapidement, il quitte Amarna pour Memphis. La ville d'Akhetaton est abandonnée après seulement une trentaine d'années d'existence. La période hérétique prend fin. L'intendant Ay, homme faible, et l'ambitieux général Horemheb, engagent la contre-réforme. Le jeune pharaon prend alors le nom de Toutankhamon, signe d'Amon. Memphis redevient la capitale du royaume. Toutankhamon meurt à l'âge de 18 ans, par accident ou assassiné, sans avoir eu d'enfant de son épouse Ankhesenpaton.

Khéperkhéperou-Rê
Ay
Période de règne approximative : 1352 à 1348 avant Jésus-Christ

La lignée d'Ahmosis est éteinte. Sa veuve supplie le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer l'un de ses fils pour l'épouser et en faire le pharaon d'Egypte. Le prince sera tué à la frontière égyptienne. L'union entre les empires hittites et égyptiens n'aura pas lieu. Ankhesenpaton épouse alors peut-être le vizir de son défunt mari, le vieil intendant Ay qui s'empare du pouvoir pour une durée de 4 ans.

Djeserkhéperou-Rê
Horemheb
Période de règne approximative : 1348 à 1320 avant Jésus-Christ

La réelle coupure dynastique a lieu lorsque le commandant en chef de l'armée, Horemheb, prend le pouvoir et se présente comme restaurateur de l'ordre établi. Il fut un grand constructeur, surtout à Karnak. Après vingt-sept ans de règne, il sera enterré à Thèbes, dans la Vallée des Rois. N'ayant pas d'héritier mâle, Horemheb transmet le pouvoir à un autre militaire, un général originaire du Delta qui va fonder une nouvelle dynastie, celle des Ramsès.

A suivre...

Sources Insecula

Posté par Adriana Evangelizt


Jeudi 8 février 2007

Publié dans : Egypte - Par Adriana Evangelizt - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Histoire de l'Egypte ancienne

Datation des règnes de l'Egypte ancienne

2ème partie

1ère partie



La datation des règnes de l'Egypte ancienne relève d'une approximation plus ou moins grande en fonction de dynasties étudiées.

IVème dynastie

Période allant d'environ de 2694 à 2563 avant Jésus-Christ

La quatrième dynastie est celle des bâtisseurs des pyramides.

Nom Nebty : Snéfrou
Nom du Papyrus de Turin : Snéfou
Période de règne approximative : 2694 à 2665 avant Jésus-Christ

Snéfrou, premier roi de cette lignée, crée la charge de vizir chargé d'administrer au nom du roi. Il fait établir le recensement du bétail et organise plusieurs expéditions en direction du Sinaï, des carrières de Nubie qu'il fera exploiter plus efficacement, du Liban pour rapporter du cèdre et du sapin destinés au bois de charpente ainsi que de la Libye. Il achèvera la pyramide d'Houni, à Meïdoum, et fera construire la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge de Dahshour. Le mobilier de la chambre funéraire de la reine, Hetephérès, retrouvé dans un puits secret situé à proximité de la pyramide édifier par leur fils Chéops, laisse à penser que Snéfrou était un roi bon vivant et un esthète. La construction de l'immense pyramide de Gizeh, aux parois lisses, durera trente années.

Nom Nebty : Koufhou
Nom grec : Chéops
Nom du Papyrus de Turin : Khoufou
Période de règne approximative : 2665 à 2626 avant Jésus-Christ

Le règne de Chéops, en égyptien Khoufou, abréviation de Khnoum-koue-foui (Khnoum me protège) est peu connu. La tradition littéraire de la première Période Intermédiaire ne lui accorde pas une bonne réputation. Il donnera naissance à deux fils, Djedefrê (Didoufri) qui lui succède et Kaouâb, le prince héritier qui disparaîtra avant son frère et n'accèdera pas au trône.

Nom Nebty : Djedef-Rê
Nom grec : Didoufri
Nom du Papyrus de Turin : Djedef-Rê
Période de règne approximative : 2626 à 2618 avant Jésus-Christ

Didoufri, l'un des fils de Chéops, aurait pris le pouvoir en tuant son frère, avant d'être lui-même assassiné par Chéphren. Il est le premier à porter dans sa titulature le nom de "fils de Rê" et quitte Gizeh pour se faire enterrer à Abou Roach.

Nom Nebty :Khâef-Rê
Nom grec : Chéphren
Nom du Papyrus de Turin : Khâef-Rê
Période de règne approximative : 2618 à 2593 avant Jésus-Christ

Kaouâb, le prince héritier, meurt avant son frère et c'est Chéphren, le demi-frère de Didoufri qui prend la succession. Il conserve le titre de fils de Rê en développant l'affirmation de l'importance d'Atoum face à Rê, et laissera derrière lui le grand Sphinx de Gizeh.

Nom Nebty : Menkaou-Rê
Nom grec : Mykérinos
Nom du Papyrus de Turin : Menkaou-Rê
Période de règne approximative : 2593 à 2569 avant Jésus-Christ

On se sait rien de Mykérinos, auteur de la troisième grande pyramide.

Nom Nebty : Chepseskaf
Nom du Papyrus de Turin : Chepseskaf

Période de règne approximative : 2569 à 2563 avant Jésus-Christ

Dernier roi de la lignée, qui achèvera le complexe funéraire de son père, Mykérinos, mais se fera enterrer à Saqqarah.

Vème dynastie

Période allant d'environ de 2563 à 2364 avant Jésus-Christ

La Vème dynastie, originaire d'Héliopolis, marque l'entrée de Rê, le dieu de cette ville, au sommet du panthéon égyptien. Les pharaons, fils de Rê, adossent parfois le nom du dieu à leur patronyme : Sahourê, Neferirkarê, Neferefrê ou Néouserrê. Ils entreprennent des expéditions dans le Sinaï et aux frontières sud du pays, en direction de la Nubie. L'Ancien Empire est au sommet de la gloire.

Ouserkaf
Nom donné par la Liste de Manéthon : Ousercherès
Période de règne approximative : 2563 à 2555 avant Jésus-Christ

Ouserkaf, neveu de Mykérinos fera construire un temple consacré à Atoum-Rê à Saqqarah. Il disposait d'une large rampe partant du sanctuaire d'accueil jusqu'à la grande cour centrale dans laquelle se trouvait l'autel des sacrifices et un grand obélisque. Niouser-Rê Ini, sixième pharaon de la cinquième dynastie de Memphis, mettra un terme à la série des six temples solaires dont cinq furent érigés à Abousir et recommencera à construire des pyramides à Saqqarah.

Sahou-Rê
Nom donné par la Liste de Manéthon : Sephrès
Période de règne approximative : 2555 à 2541 avant Jésus-Christ

La Vème dynastie conduit les armées royales à l'extérieur des frontières du pays, vers le Nord et vers le Sud. Les reliefs du temple funéraire du successeur d'Ouserkaf, Sahourê, montrent des représentations de pays vaincus et le retour d'une expédition maritime, probablement à Byblos avec des prolongements dans l'arrière-pays syrien. On lui prête également une campagne contre les Libyens. Sahou-Rê creusera le canal qui relie la Mer Rouge à la Méditerranée. Il conduira la première expédition en direction du pays de Pount à la tête d'une armée puissante.

Néferirkja-Rê Kakaï
Nom donné par la Liste de Manéthon : Népherchérès
Période de règne approximative : 2541 à 2521 avant Jésus-Christ

Le règne des successeurs immédiats de Sahou-Rê, Neferirka-Rê-Kakaï, Néferef-Rê, Chepseskarê, est peu connu.

Shepseska-Rê
Nom donné par la Liste de Manéthon : Sisirès
Période de règne approximative : 2521 à 2514 avant Jésus-Christ

Le règne des successeurs immédiats de Sahou-Rê, Neferirka-Rê-Kakaï, Néferef-Rê, Chepseskarê, est peu connu.

Néferef-Rê
Nom donné par la Liste de Manéthon : Chérès
Période de règne approximative : 2514 à 2494 avant Jésus-Christ

Niouser-Rê Ini
Nom donné par la Liste de Manéthon : Rathourès
Période de règne approximative : 2494 à 2450 avant Jésus-Christ

Niouser-Rê Ini laissera derrière lui le temple funéraire édifié à Abou Gourob, retrouvé en bon état et donnant une idée de ce que devait être son modèle héliopolitain.

Menkaouhor (Akaouhor)
Nom donné par la Liste de Manéthon : Mencherès
Période de règne approximative : 2450 à 2441 avant Jésus-Christ

Les fonctionnaires provinciaux et ceux de la Cour ne sont plus nécessairement choisis parmi les membres de la famille royale sous le règne de Menkaouhor. Ils acquièrent progressivement une certaine indépendance qui minera progressivement l'autorité centrale.

Djedka-Rê Isesi
Nom donné par la Liste de Manéthon : Tancherès
Période de règne approximative : 2441 à 2397 avant Jésus-Christ

Durant son long règne, Izézi prend ses distances avec le dogme héliopolitain. Il ne construit pas de temple solaire et se fait enterrer à au sud de Saqqarah, à proximité de Memphis. Ses campagnes militaires le conduiront en direction des mines du Sinaï, d'Abou Simbel, de Byblos et du pays de Pount. L'administration du royaume, aux mains de hauts fonctionnaires qui ne sont plus dirigés, manque sérieusement d'efficacité. Les vizirs de l'époque, dont le plus célèbre, Ptahotep, connu par son Enseignement, ont laissé de riches tombeaux.

Ounas
Nom donné par la Liste de Manéthon : Ounos
Période de règne approximative : 2397 à 2364 avant Jésus-Christ

Ounas, neuvième et dernier pharaon de la Vème dynastie, construira une pyramide sur la base des écrits intitulés "La Sagesse du préfet Ptahotep" qui constitue la version la plus ancienne de l'actuelle version des "Textes des Pyramides". Il s'agit d'un recueil de conseils d'un homme âgé concernant l'honnêteté, la justice, l'obéissance aux lois, l'amour entre époux, le respect dû au prochain. "Ah ! Osiris, c'est à toi en moi la destruction des résistances qui me retiennent. Ta majesté me dit : Instruis-le dans la parole du passé, car elle est la nourriture des enfants et des hommes. Celui qui la comprendra, marchera dans la satisfaction du coeur ..."

VIème dynastie

Période allant d'environ de 2364 à 2181 avant Jésus-Christ

Bien que puissante et présente dans les régions voisines et organisant des expéditions militaires et commerciales vers la corne de l'Afrique, la VIe dynastie voit se développer le pouvoir local de certains nomarques et la remise en cause du pouvoir central memphite qui aboutira à un profond bouleversement.

Téti
Nom donné par la Liste de Manéthon : Othoès
Période de règne approximative : 2364 à 2334 avant Jésus-Christ

La sixième dynastie débute dans un climat d'insurrection. Téti monte sur le trône et, afin de légitimer son pouvoir, épouse une fille d'Ounas qui lui donnera Pépi Ier. Il engage des mercenaires nubiens pour mâter la révolte dans plusieurs nomes et pour rétablir son autorité. Il confie à son architecte Mineptah-Ank-Mériré la mission de construire un double palais royal et une petite pyramide pour son tombeau de 80 mètres de côté et de 45 mètres de hauteur. Le pharaon saura s'entourer de premiers vizirs compétents, notamment Kagemmi et Méri qui rétabliront l'ordre et le pouvoir sur les nomes rebelles.

Ouserka-Rê

Pépi Ier Nom donné par la Liste de Manéthon : Phios Ier
Durée de règne approximative : 35 années environ

Les 35 années de règne de Pépi Ier connaîtront plusieurs soulèvements de nomarques (chefs de Nomes) qui feront alliance dans les petites provinces pour s'opposer au pouvoir du pharaon. Les victoires remportées par le vizir Ouni dans le Sinaï et en pays de Canaan ne suffiront pas à rétablir l'autorité du roi qui assistera impuissant à la montée du courant séparatiste qui marquera l'avènement de la VIIème dynastie. Une conspiration dans le harem laisse supposer que le règne de Pépi Ier n'a pas été pas facile. Il mènera une politique de grands travaux dans les principaux sanctuaires de Haute-Egypte à Dendera, Abydos, Eléphantine et à Hiérakonpolis.

Méren-Rê
Nom donné par la Liste de Manéthon : Methousophis
Durée de règne approximative : 7 années environ

Néferka-Rê Pépi II
Nom donné par la Liste de Manéthon : Phios II
Durée de règne approximative : 64 années environ

Pépi II, qui succède au court règne de son frère Méren-Rê Ier, va régner 64 années sur l'Egypte. Il n'a que 10 ans lorsqu'il accède au trône. Son règne sera marqué par l'affaiblissement progressif du pouvoir central rongé par les velléités d‘indépendance des nomes et la conspiration des princes. Plus grave, la charge de vizir est dédoublée sous Pépi II de façon à coiffer séparément la Haute et la Basse-Egypte.

Menka-Rê
Nom donné par la Liste de Manéthon : Nitocris
Mort vers 2181 avant Jésus-Christ

La liste royale d'Abydos mentionne un Mérenrê II qui n'aurait régné qu'un an et serait l'époux de Nitocris qui, selon, Manéthon, fut la dernière reine de la VIe dynastie. L'Egypte tombe dans l'anarchie après sa mort qui marque la fin de l'Ancien Empire.

Première période intérmédiaire

La Première Période Intermédiaire s'étend sur un siècle et demi de la fin de la VIème dynastie jusqu'à la victoire définitive de la dynastie thébaine et la réunification de l'Egypte. Les événements précis qui ont provoqué l'effondrement de l'Ancien Empire sont mal connus. Les Bédouins du pays de Canaan, d'origine sémitique, qui vivaient du pillage des caravanes, pénétrèrent dans le Delta et semblent en prendre le contrôle. Le pouvoir du roi, déjà considérablement affaibli au cours du règne de plus de 60 ans de Pépi II, est gangrené par l'incapacité et l'indépendance des hauts fonctionnaires dont la charge est transmise de manière héréditaire.

Les nomarques, qui ont pris leurs distances avec l'autorité centrale, cumulent titres religieux et titres civils. Ils s'allient parfois entre eux pour étendre leur influence ou se combattent. Les pharaons de Memphis, qui se chevauchent parfois, n'interviennent que très rarement dans les rouages du pouvoir administratif en place à Abydos. L'alternance au pouvoir est rapide. Les conceptions et pratiques funéraires n'échappent pas à l'esprit de réforme et voient apparaître le rôle important accordé à Osiris.

VIIème dynastie

Selon Manéthon, la VIIème dynastie comprendrait 70 pharaons ayant régné chacun 70 jours. Cette abondance sur une si courte période résume à elle seule le nombre de prétendants qui se disputaient le trône, probablement après la mort de Nitocris.

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néferka Rê (le jeune)

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néferka Rê Neby

Nom donné par la Liste de Manéthon : Djedka Rê Shemaï

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néferka Rê Khendou

Nom donné par la Liste de Manéthon : Mérienhor

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néferkamin

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néferka Rê Tereru

Nom donné par la Liste de Manéthon : Néfeferkahor


VIIIème dynastie

Période allant d'environ de 2173 à 2160 avant Jésus-Christ

La huitième dynastie aurait compté 17 rois dont 5 reprennent le nom de couronnement de Pépi II : Néferkarê. Il s'agit peut-être des descendants directs, ses fils ou ses petits-fils. Le Delta est aux mains d'envahisseurs venus de l'Est et appelés "Asiatiques" par les Egyptiens. Le pouvoir des rois se limite à la région de Memphis.

Ouadjka Rê Pépisonbe
Nom d'Horus : Kha-baou
Date de règne approximative : vers 2173 avant Jésus-Christ

Néferka Min Anou

Kaka-Rê Ibi
Durée de règne approximative : 2 années environ

Néferka-Rê
Durée de règne approximative : 4 années environ

Néferkaouhor Kapouibi
Nom d'Horus : Netjerybaou
Durée de règne approximative : 1 année environ

Néferirka-Rê
Nom d'Horus : Demedjibtoui

IXème dynastie ayant régné depuis Hiérakonpolis


Période allant d'environ de 2160 à 2120 avant Jésus-Christ

Les princes Hiérakonpolis, capitale du riche vingtième nome de Haute-Egypte, prennent le pouvoir avec l'aide d'Assiout. Mérib-Rê Khéty Ier fonde la IXème dynastie.

Mérib-Rê Khéty
Nom d'Horus : Achthoès Ier
Date de règne approximative : vers 2160 avant Jésus-Christ

Néferka-Rê

Nebkaou-Rê

Khéti II

Setout
Mort vers 2120 avant Jésus-Christ

Xème dynastie ayant régné depuis Hiérakonpolis

Période allant d'environ de 2120 à 2060 avant Jésus-Christ

Les rois de la Xème dynastie se posent en successeurs de la lignée memphite et reconnaissent l'existence de la rivale thébaine en Haute-Egypte. Le pays est divisé. Le nomarque d'Hiérakonpolis Ankhifi laissera derrière lui une autobiographie qui rapporte qu'il devra lutter contre les princes thébains. Le souverain d'Hérakléopolis, peut-être Néferkarê VII, se heurtera au fondateur de la dynastie thébaine, Antef Ier (successeur de Antef "l'Ancien" et de Mentouhotep Ier) qui deviendra le maître du Sud.

Méri-Hathor
Nom d'Horus : Achthoès Ier
Date de règne approximative : 2120 avant Jésus-Christ

Néferka-Rê

Ouakha-Rê Khéti III
Nom d'Horus : Achthoès III
Période de règne approximative : 2095 à 2075 avant Jésus-Christ

Mérika-Rê
Période de règne approximative : 2095 à 2075 avant Jésus-Christ

Nebkaou-Rê Khéti IV
Période de règne approximative : 2075 à 2060 avant Jésus-Christ

Le Moyen Empire thébain
Période allant d'environ de 2133 à 1786 avant Jésus-Christ

XIème dynastie

Période allant d'environ de 2133 à 1911 avant Jésus-Christ

Le début du Moyen Empire, dont l'origine remonte au milieu de la XIème dynastie, est marqué par la réunification de l'Egypte par Montouhotep II, vers 2040 avant Jésus-Christ. Cette dynastie thébaine, apparue dans les chaos de la Première Période Intermédiaire, s'est imposée militairement sous l'autorité des rois Antef. Ils chassent la dynastie parallèle hérakléopolitaine et les Asiatiques du delta. Les dynasties tribales indépendantes de Nubie disparaissent et l'Egypte reprend possession de cette région qui conditionne l'accès à la Mer Rouge.

Mentouhotep Ier
Nom d'Horus : Tep(y)a
Date de début de règne approximative : 2133 avant Jésus-Christ

Mentouhotep Ier s'installe à Thèbes et se fait construire à Deir el-Bahari un grandiose temple funéraire

Antef Ier
Nom d'Horus : Séhertaoui
Date de fin de règne approximative : 2118 avant Jésus-Christ

Antef II
Nom d'Horus : Ouahankh
Période de règne approximative : 2117 à 2069 avant Jésus-Christ

Antef III
Nom d'Horus : Seankhibtaoui

Période de règne approximative : 2069 à 2061 avant Jésus-Christ

Nebhepet-Rê Mentouhotep II
Nom d'Horus : Neberyhedjet


Période de règne approximative : 2060 à 2010 avant Jésus-Christ

Montouhotep II, fils d'Antef III, régnera sur une Egypte réunifiée. Thèbes, devient capitale du royaume. Montou, le dieu tutélaire de Thèbes, à l'origine divinité astrale qui s'assimile à un dieu faucon et devient un dieu guerrier, donne son nom au pharaon. Le nom de Montouhotep signifie "puisse Montou être satisfait". Montouhotep II, pour marquer l'importance de son oeuvre, prendra cependant un nom d'Horus significatif : "celui qui réunit les Deux Pays". Il conduira une politique de restauration culturelle et commerciale qui sera poursuivie par son fils, Montouhotep III.

Seankha-Rê Mentouhotep III
Nom d'Horus : Seankhtouyef
Période de règne approximative : 2009 à 1998 avant Jésus-Christ

Ce dernier est assez âgé lorsqu'il monte sur le trône et ne régnera que durant douze ans. Il poursuit le programme de construction de son père, renforce la protection des frontières dans le Delta oriental et fait édifier des fortifications. Il mène une expédition au pays de Pount et reprend l'extraction de pierres dans le Ouadi Hammamat. De nombreux temples seront restaurés, notamment à Abydos, Dendera, Tôd.

Il fera construite un temple dont il ne reste que des vestiges à Gebelein, près de Thèbes. Ce monument sera décoré de scènes commémorant les victoires aux dépens des Nubiens et des Asiatiques qui permettront de réunifier le pays. Il organisera de nombreuses expéditions à Assouan, en Nubie, dans le pays de Pount et sur la côte phénicienne.

Le grandiose complexe funéraire de Montouhotep III dans le cirque rocheux de Deir El-Bahari, sur la rive occidentale de Thèbes, aujourd'hui en ruines, servira en partie de modèle au magnifique "temple de millions d'années" de la reine Hatshepsout. La conception reste malgré tout fidèle à la tradition de l'Ancien Empire qui associait le temple et la pyramide. Une route montant vers l'Ouest reliait le temple de la vallée à une vaste cour plantée d'arbres. Une rampe montante, construite dans l'axe de la route et soutenue par une colonnade de piliers carrés en grès, conduisait à la première terrasse. Une deuxième terrasse, superposée et bordée d'une colonnade sur trois côtés, supportait la pyramide.

Une galerie descendait vers le cénotaphe de Montouhotep dans lequel on retrouvera du mobilier et une statue assise du roi. Un couloir, qui prenait naissance derrière la pyramide à hauteur de la première terrasse, conduisait au caveau creusé dans la falaise. On y retrouvera le sarcophage vide. Le complexe comprenait également une salle hypostyle s'enfonçant dans la falaise, donnant accès à une petite chapelle et aux tombes des princesses et des hauts dignitaires. Une tombe collective consacrée à soixante de ses soldats morts au combat sera creusée dans le roc à proximité. Mentouhotep IV transfèrera la capitale de Thèbes à Licht. La XIème dynastie s'achève. La situation du pays est confuse. On sait par un graffiti du Ouadi Hammamat qu'il y enverra une expédition de mille hommes afin de mater une rébellion. L'expédition est conduite par son vizir Amenemhat qui profitera des circonstances pour prendre le pouvoir.

Nebtaoui-Rê Mentouhotep IV
Nom d'Horus : Nebtaoui
Période de règne approximative : 1997 à 1911 avant Jésus-Christ

XIIème dynastie

Période allant d'environ de 1991 à 1786 avant Jésus-Christ

La XIIème dynastie marque le retour à une période de puissance et d'équilibre qui culmine avec les règnes de Sésostris III et d'Amenemhat III. Les campagnes militaires et les expéditions minières à l'extérieur des frontières renforcent l'emprise de l'Egypte sur la région. Cette période de presque deux siècles est marquée par le développement du Fayoum, une prospérité économique retrouvée et une l'émergence d'un courant artistique qui donnera naissance à une période dite classique.

Séhétepib-Rê Amenemhat
Nom grec : Amménémès I
Période de règne approximative : 1991 à 1962 avant Jésus-Christ

Le pharaon Amenemhat associera son fils Sésostris Ier au trône en l'an 20 de son règne. Cette pratique nouvelle sera reprise par ses successeurs. Le dauphin joue le rôle du bras séculier de son père qui lui confie l'armée. Le pharaon mène plusieurs expéditions en direction de la Nubie. Amenemhat Ier est assassiné à la suite d'une conspiration ourdie par le harem.

Khéperka-Rê Senousret
Période de règne approximative : 1971 à 1928 avant Jésus-Christ
Nom grec : Sésostris Ier
Sera associé au trône du vivant de son prédécesseur

Sésostris Khéperkara, ou Sésostris Ier, roi de la Haute et de la Basse-Egypte, sera le deuxième souverain de la XIIème dynastie. Il succédera à son père, Amenemhat Ier, et assurera un règne prospère de quarante-cinq ans sans connaître de soulèvement. Cette période sérénité sera mise à profit pour entreprendre un vaste programme de travaux.

Le pharaon Amenemhat associera son fils Sésostris Ier au trône en l'an 20 de son règne. Cette pratique nouvelle sera reprise par ses successeurs. Le dauphin jouera le rôle du bras séculier de son père qui lui confiera l'armée. Le pharaon mènera plusieurs expéditions en direction de la Nubie. Amenemhat Ier sera assassiné à la suite d'une conspiration ourdie par le harem. Sésostris Ier succèdera à son père. La transition s'opèrera de manière pacifique. Le nouveau souverain adoptera comme nom de couronnement Khéperka-Rê Senousret et reconstruira le temple de Rê Atoum d'Héliopolis.

Se réclamant de la tradition héliopolitaine, Sésostris Ier régnera depuis la capitale du pays fondée par son père située proximité du village actuel de Licht. Cette cité, appelée "Amenemhat-Itj-Taouy" (Amenemhat (est) - Celui-qui-s'empare-des-Deux-Terres), puis "Itj-Taouy" ou "Itjou", abritera les pyramides d'Amenemhat Ier et de Sésostris Ier construites dans la plus pure tradition des tombes royales d'Ancien Empire.

L'ancienne capitale, Thèbes conservera son rôle d'important centre religieux. Sésostris Ier y fera construire la première structure monumentale du Temple d'Amon à Karnak qui abritera la célèbre Chapelle Blanche sur laquelle sera notée la liste complète des nomes d'Egypte.

Sésostris Ier achèvera la conquête de la Basse Nubie et installera une garnison à Bouhen, à hauteur de la Deuxième cataracte. Il contrôlera le pays de Koush situé entre la Deuxième à la Troisième Cataracte. Les mines d'or à l'Est de Coptos ainsi que les carrières de Ouadi Hammamat dans le désert oriental seront exploitées. Le contrôle des oasis du désert de Libye assurera la paix à l'Ouest du pays.

Le nom Sésostris signifie "l'homme de la déesse Ousert ". Il sera porté par trois pharaons de la XIIème dynastie et deux pharaons de la XIIIème dynastie.

Deux oeuvres majeures de la littérature égyptienne, l'Enseignement d'Amenemhat et la Biographie de Sinouhé, datent du règne de Sésostris Ier. Elles seront étudiées par plusieurs générations de scribes qui laisseront derrière eux de nombreuses copies, sur papyrus, tablettes de bois ou ostraca. Ces textes relatent des événements survenus au palais d'Itj-Taouy à la fin du règne d'Amenemhat Ier. Le second volume évoque notamment les conditions de la mort du roi Amenemhat en l'an 30 de son règne, alors que le fils royal Sésostris guerroyait dans le désert occidental.

Les monuments construits sous Sésostris Ier ne se limiteront pas aux édifices de Karnak et de Licht. Héliopolis conserve un obélisque érigé pour la fête Sed du roi, en l'an 31. Le Papyrus Berlin 3029, ou "Rouleau de Cuir de Berlin", situe le projet de construire un monument à Ra-Harakhty, dans le domaine d'Atoum, en l'an 3. De nombreuses stèles privées nous apprennent l'existence de travaux importants au Temple d'Osiris-Khentimentiou à Abydos. Le Temple de Min à Coptos livrera de nombreux reliefs, aujourd'hui conservés à Lyon et à Londres, notamment la scène de la course rituelle du roi lors de la fête Sed. Sésostris Ier édifiera un temple au dieu Montou à Tod, dont l'inscription dédicatoire date des dernières années de son règne. Un nouveau temple pour Satis, dont on conserve des fragments de l'inscription, ainsi qu'un sanctuaire dédié au noble Héqa-ib, seront construits dans l'île d'Eléphantine.

Les somptueuses tombes des nomarques d'Assiout (Djéfai-Hapy, n° 1), de Béni Hassan (Amény, n° 2) et de Qoubbet el-Haoua (Sarenpout Ier, n ° 36), ainsi que les stèles privées d'Abydos - d'un luxe inégalé durant tout le Moyen Empire - témoigneront de la prospérité du pays sous le règne de Sésostris Ier. Elles constituent, au travers des autobiographies, une source d'informations sur des événements importants de cette période. La stèle du vizir Mentouhotep, d'une taille impressionnante (190x150x43 cm), livrera une inscription sur les deux faces qui n'a pas encore fait l'objet d'une traduction intégrale. Les inscriptions de stèle abydénienne du général Nésou-Montou constituent également un témoignage du règne de Sésostris Ier qui n'a pas livré d'Annales à ce jour, contrairement à celui de son fils et successeur Amenemhat II dont on a découvert deux fragments à Memphis.

Les nombreuses stèles royales et inscriptions gravées, retrouvées dans le sud et à l'est du royaume, témoigneront de l'importante que Sésostris Ier accordera à l'empire égyptien de Nubie ainsi qu'aux carrières et mines du désert oriental. Plusieurs de ces inscriptions sont datées et s'associent parfois pour décrire la même action ou la biographie d'un dignitaire dont il ainsi possible de reconstituer de cursus.

La stèle érigée par le général Mentouhotep dans la forteresse de Bouhen, au retour d'une campagne en Haute-Nubie, constitue l'un des principaux documents retrouvés à l'extérieur de la vallée égyptienne du Nil. Elle comporte la première mention connue de Koush et présente les différentes régions conquises sous une forme dont s'inspireront les auteurs des listes géographiques du Nouvel Empire.

Nebkaou-Rê Amenemhat II
Nom grec : Amménémès II
Période de règne approximative : 1929 à 1895 avant Jésus-Christ
Sera associé au trône du vivant de son prédécesseur

Amenemhat II, fils de Sésostris Ier, régnera presque trente ans. La paix n'est pas menacée. L'Egypte étend son champ d'action au Proche-Orient et s'ouvre ainsi aux influences orientales.

Khaképer-Rê Senousret
Nom grec : Sésostris II
Période de règne approximative : 1897 à 1878 avant Jésus-Christ
Sera associé au trône du vivant de son prédécesseur

Sésostris II, qui avait été associé au pouvoir par son père depuis presque cinq ans, lui succède. Son règne durera 15 ans. Il entreprend l'aménagement du Fayoum, construira une digue à Illahoun afin de canaliser le Bahr Youssouf et le doter d'un système de drainage et de canaux. Ce projet ne sera achevé que sous Amenemhat III. L'aménagement de cette région, nouvelle terre fertile de grande dimension, provoquera un nouveau transfert de la nécropole royale s'installera à Illahoun en provenance de Dahchour.

Khakaou-Rê Senousret
Nom grec : Sésostris III
Période de règne approximative : 1878 à 1843 avant Jésus-Christ

Sésostris III décide, lors de son accession au trône, de supprimer la fonction de nomarque et de mettre en place une administration qui repose sur une division du pays en trois régions, le Nord, le Sud et la " Tête du Sud ", c'est-à-dire Eléphantine et la Basse-Nubie. Chacune d'entre elles est gouvernée par un ministre (ouâret), un assistant et d'un conseil (djadjat) placés sous l'autorité du vizir. La disparition de l'ancienne caste dirigeante laisse la place à une nouvelle bourgeoisie. Les expéditions de Sésostris III en Nubie repousse les frontières du pays jusqu'à Semna. A l'Est, les Egyptiens affronteront les populations de Sichem et du Litani lors d'une campagne en Syro-Palestine contre le Mentjiou.

Nimaât-Rê Amenemhat III
Nom grec : Amménémès III
Période de règne approximative : 1842 à 1797 avant Jésus-Christ

Amenemhat III accède au pouvoir dans une Egypte pacifiée et prospère. Son règne de 45 ans le conduit à ne pas compromettre les équilibres afin de laisser à son fils un pays riche épargné de toute menace intérieure ou extérieure. Les ressources des mines du Sinaï et des carrières permettent la construction de nombreux monuments en Nubie et dans le Fayoum. Amenemhat III fera élever deux pyramides, une à Dahchour, l'autre à Hawara. Amenemhat IV succède à son père à l'issue d'une courte corégence pour une période d'environ 10 ans. Le Fayoum reste sa préoccupation première.

Makhérou-Rê Amenemhat
Nom grec : Amménémès IV
Période de règne approximative : 1798 à 1790 avant Jésus-Christ
Sera associé au trône du vivant de son prédécesseur

Sebkaka-Rê Sebeknefrou-Rê
Période de règne approximative : 1789 à 1786 avant Jésus-Christ

Néfrousobek

N'ayant pas de successeur mâle, le pouvoir revient à la reine, Néfrousobek, qui pour la première fois est désignée comme un pharaon. Les listes royales lui attribuent un règne de trois ans qui marque la fin de cette dynastie disparue sans laisser d'héritier.

A suivre...

Sources Insecula

Posté par Adriana Evangelizt

Jeudi 8 février 2007

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Histoire de l'Egypte ancienne

Datation des règnes de l'Egypte ancienne



La datation des règnes de l'Egypte ancienne relève d'une approximation plus ou moins grande en fonction de dynasties étudiées.

Les Egyptiens remettaient les compteurs à zéro chaque fois qu'un nouveau roi montait sur le trône et rapportaient les événements de son règne en fonction de ce point de départ. Dire qu'un événement s'est déroulé en l'an 10 du règne d'Aménophis III ne pose généralement pas de problèmes. Le replacer dans le cadre de notre calendrier actuel peut conduire à une approximation de plusieurs dizaines d'années ou centaines d'années selon les dynasties. L'ordre de succession des pharaons d'une même dynastie peut également être sujet à erreur. Les chiffres attribués aux pharaons qui portent le même nom constituent des repères d'origine récente. Les historiens disposent de plusieurs sources pour reconstituer l'histoire de l'Egypte ancienne.

La dalle en basalte noir de provenance inconnue, baptisée Pierre de Palerme car conservée pour l'essentiel au Musée de cette ville, reprend la liste des rois de Haute et de Basse Egypte de la période prédynastique jusqu'à la Vème dynastie. Elle évoque également certains événements marquants comme les fêtes religieuses, l'édification de temples, les expéditions, la hauteur de la crue du Nil... La plupart des noms des rois de la IIème dynastie ont disparu.

Les Tables de la Chambre des Ancêtres de Karnak, qui date du règne de Thoutmôsis III (XVIIIème dynastie), mentionne 61 noms. Elle est conservée Musée du Louvre.

Les Tables du temple funéraire de Séthi Ier à Abydos (XIXème dynastie) reprend 76 noms à partir de Ménès.

Les Tables du temple de Ramsès II à Abydos, liste fragmentaire est conservée au British Museum. La Liste de Saqqarah provenant de la tombe du scribe Tournaï, contemporain de Ramsès II, comporte 58 noms et se trouve au Musée du Caire.

Le Papyrus Royal de Turin daté du règne de Ramsès II, fort endommagé, a été découvert à Memphis. Il est conservé au Musée de Turin et comporte le nom de 300 rois depuis le règne des dieux jusqu'aux débuts de la XVIIIème dynastie ainsi que le nombre d'années de chaque règne.

Le travail réalisé par Manéthon, très imparfait, propose des listes de pharaons, classés par ordre de succession et répartis en trente et une dynasties, avec les durées de règnes et sommes des années. Ce prêtre de Sébennytos (l'actuelle Samanoud dans le Delta) avait reçu de Ptolémée II la mission de rédiger en grec une histoire de l'Egypte, de Ménès à la conquête macédonienne. Son oeuvre, Aegyptiaca, écrite en grec en 30 volumes, nous est parvenue de façon très fragmentaire à travers les écrits tardifs de Flavius Josèphe, historien d'origine juive du Ier siècle de notre ère et des chronographes chrétiens Sextus Julius l'Africain (début du IIIème siècle) et Eusèbe (début du IVème siècle).

Ces sources sont muettes sur la durée de certains règnes et incomplètes ou discordantes pour d'autres. L'existence de plusieurs règnes simultanés et d'interrègnes ne facilitent pas la cohérence historique. Les dates retenues dans ce site, parfois incohérentes entre elles, ne constituent que des approximations.


L'Egypte au temps de la préhistoire

Les premières traces de la présence de l'homme dans la vallée du Nil apparaissent dès le début de l'ère quaternaire. Les stades de civilisation sont identiques à ceux des peuples primitifs. Les pierres taillées de la période paléolithique et pierres polies de la période néolithique sont les témoins de la présence humaine durant ces époques. Quelques poteries apparaissent sur le tard. L'usage de l'or et du cuivre dans un premier temps, du bronze ensuite intervient à l'époque énéolithique ou chalcolithique. Le fer est beaucoup plus tardif.

Le travail des métaux dans la vallée du Nil, où habitait une population se rattachant au groupe hamitique (représenté aujourd'hui au Nord par les Berbères et au sud par les Somalis et les Gallas), coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle race, probablement sémitique. Cette vague d'immigration serait venue par la mer Rouge et le désert oriental à la hauteur de Coptos, en provenance de la péninsule arabique, selon certaines hypothèses, ou bien de la Syrie en ayant traversé le désert palestino-sinaïtique selon d'autres. La fusion des deux races formera un peuple égyptien composé essentiellement d'agriculteurs installés le long des rives fertiles du Nil. Cette période est marquée par la naissance d'une l'écriture hiéroglyphique.

L'époque pré-dynastique

Les bases de la culture pharaoniques, tant sur le plan politique, artistique et religieux, sont établies au cours de la période comprise entre le septième et le quatrième millénaire avant Jésus-Christ. Quelques grandes étapes marquent cette période prédynastique. Elles tirent leur nom des sites où elles sont particulièrement attestées. On notera Badari, Amratien et Gerzéen (Nagada) dans la vallée du Nil et Merimde ainsi que Omari dans le Delta.

L'organisation progressive du pays au cours de la période prédynastisque s'opère sur la base de principautés aux nomes réunis pour l'essentiel en deux royaumes, celui du Nord (sans doute dominant culturellement) et celui de Sud. L'Egypte sera plus ou moins unifiée à l'issue de plusieurs conflits armés.

Civilisations du Sud

Epoque épipaléolithique

Nagada I ou Amratien ou Nagadien ancien

Nagada II ou Gerzéen ou Nagadien récent



Civilisations du Nord

Civilisation de Méadi

Civilisation d'Héliopolis


L'époque préthinite - la dynastie O

Période antérieure à 3185 avant Jésus-Christ

Dynastie 0

Nagada III
Période antérieure à 3185 avant Jésus-Christ

Les pharaons de la dynastie zéro sont ceux dont les tombes ont été retrouvées et qui sont antérieurs à la première dynastie.

Horus
Roi "au serekh" (sceau) surmonté de deux faucons (nom incomplet).

Ny-Hor
Lecture incertaine d'un sceau royal trouvé à Tarkhan.

Hat-Hor
Lecture incertaine d'un sceau royal trouvé à Tourah.

Iry-Ro
Lecture contestée par Heck en 1987.

Ka
Lecture contestée par Heck en 1987.

Scorpion


L'époque Thinite

Période allant d'environ de 3185 à 2790 avant Jésus-Christ

This est la capitale du pays (supposée proche d'Abydos ou de El-Kab), d'où le nom de thinite qui sera donné au deux premières dynasties.

La première dynastie instaure le pouvoir absolu en Egypte. Les rois des deux premières dynasties mettent en place les institutions pharaoniques et imposent Horus à la tête des divinités officielles égyptiennes. Narmer fondera la ville de Memphis qu'il entourera d'un immense mur blanc, digue pour la protéger des crues du Nil. Cette entreprise sera poursuivie par ses successeurs. On attribue à Narmer le partage du royaume du Delta du Nil en 16 Provinces, qu'il ajouta à ses 22 nomes ou Provinces de Haute-Egypte. Chaque nome étant administré par un gouverneur qui relevait de l'autorité directe de pharaon.

Aha, puis Djer, mènent des campagnes militaires contre la Nubie. La frontière entre les deux Etats se situe au niveau de la première cataracte. Une inscription trouvée à Wadi Halfa (au Sud de la première cataracte), atteste de la victoire de Djer sur la Nubie et de l'existence de cette nouvelle frontière.

Les pharaons consacreront beaucoup d'énergie pour défendre leurs frontières. A l'Est, Den devra notamment s'employer à plusieurs reprises pour protéger les ressources en minerai du Sinaï. Les campagnes à l'Ouest du pays permettront de repousser l'ennemi libyen.

La deuxième dynastie renforce les structures du pouvoir absolu pharaonique. Perisben transfère la capitale d'Abydos à Memphis. L'administration se met en place, aidée en cela par le développement rapide de l'écriture. Seth remplace Horus à la tête du panthéon égyptien alors que, dans le même temps, la divinisation du pharaon devient absolue. De ce fait, la religion occupe une place essentielle. Le civil et le sacré fusionnent et donnent naissance à des cérémonies uniques.

1ère dynastie

Période allant d'environ de 3185 à 2925 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Narmer
Nom grec : Ménès
Période de règne approximative : 3185 à 3125 avant Jésus-Christ

De la première dynastie égyptienne, on retiendra essentiellement le règne de Narmer (vers 3150 avant Jésus-Christ), roi de la Haute-Egypte qui entrera en conflit avec celui de la Basse-Egypte, annexera son royaume et s'emparera de sa couronne rouge. This est la capitale du pays (supposée proche d'Abydos ou de El-Kab), d'où le nom de thinite qui sera donné au deux premières dynasties. Narmer fondera la ville de Memphis qu'il entourera d'un immense mur blanc, digue pour la protéger des crues du Nil. Cette entreprise sera poursuivie par ses successeurs. On attribue à Narmer le partage du royaume du Delta du Nil en 16 Provinces, qu'il ajouta à ses 22 nomes ou Provinces de Haute-Egypte. Chaque nome étant administré par un gouverneur qui relevait de l'autorité directe de pharaon.

Nom d'Horus : Aha
Nom grec : Athotis
Période de règne approximative : 3125 à 3100 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Horus Djer
Nom grec : Athotis II
Période de règne approximative : 3100 à 3045 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Ouadji-Djer
Nom grec : Kenkénès
Période de règne approximative : 3045 à 3035 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Horus Den (Oudimou)
Nom grec : Ousaphaïs
Période de règne approximative : 3035 à 2980 avant Jésus-Christ

Horus Den-Ousaphaïs (l'Homme du désert) succède au long règne de son père Ouadji-Djer (le roi-serpent). Le sceau du roi Horus-Den fait apparaître le premier signe Ka représenté par deux bras levés vers le ciel en signe de prières. Il est le premier à ajouter à sa titulature le nom de "roi de Haute et de Basse-Egypte" (nysout-bity). Le pharaon entreprendra la construction d'un réseau de canaux d'irrigation et de réservoirs pour pallier à l'insuffisance de certaines crues annuelles du Nil responsables de sévères famines au temps de son père.

Le chantier sera poursuivi par ses successeurs. La paix en Haute-Egypte et en Basse-Egypte n'étant pas menacée, le roi mène plusieurs campagnes à l'extérieur des frontières pour soumettre au tribut les Asiatiques et les nomades du Sinaï. Les premiers, peuplades sémitiques occupaient les territoires du Liban Ouest, du Naharina, de la Syrie et des Cités-Etats du Nord de l'Euphrate dans le Croissant fertile. Les seconds menaçaient l'accès aux mines du Sinaï. L'Horus-Den organisera, en l'honneur de ses 30 années de règne, les grandes réjouissances du Sed.

Cette fête sera reprise par ses successeurs pour leurs 20 et 25 années de règne. Le peuple hébreu adoptera cette coutume en fêtant tous les cinquante ans une année dite du Jubilé au cours de laquelle les juifs redistribuaient une partie de leurs terres, abandonnaient certaines créances et libéraient des esclaves.

Nom d'Horus : Anedjib (Adjib)
Nom grec : Miébis
Période de règne approximative : 2980 à 2970 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Horus Semerkhet
Nom grec : Semenpsès
Période de règne approximative : 2970 à 2960 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Horus Ka (Qaâ)
Nom grec : Oubienthis
Période de règne approximative : 2960 à 2925 avant Jésus-Christ

Horus Ka confiera le pouvoir, pour des raisons inconnues, aux mains d'une nouvelle dynastie d'origine thinite originaire de la cité d'Abydos. Son règne marque, ainsi, la fin de la première dynastie. Le nom d'Horus Ka confirme l'existence d'une conception spirituelle de la fonction royale. Les deux hiéroglyphes du Ka et de l'Ankh ont été retrouvés sur une coupe de schiste de l'époque thinite de la première dynastie.


IIème dynastie

Période allant d'environ de 2925 à 2790 avant Jésus-Christ

La deuxième dynastie marque un renforcement d'un pouvoir absolu qui repose sur une organisation des pouvoirs centralisés et l'utilisation plus intensive de l'écriture. Memphis devient capitale du royaume sous Perisben. Les luttes contre les Nubiens ne connaissent pas de répit et le Nord est enfin pacifié.

La religion occupe une place essentielle. Seth est substitué à Horus comme divinité principale et le pharaon est dieu sur terre. Les cérémonies associent intimement le profane et le sacré, le politique et le religieux.

Nom d'Horus/Seth :Hotep - Sekhemouy
Nom Nesout-Bity : Hotep
Nom des Listes royales selon Gardiner : Bedjaou (Baou-Nefer)
Nom donné par la Liste de Manéthon : Boethos

L'Horus Hotep-Sekhemouy, originaire d'Abydos est le premier roi de la deuxième dynastie qui en comptera neuf. La traduction de ce nom signifierait "les Deux Puissants sont en paix". Le chroniqueur Manéthon lui donne le nom de Boethos et fait état d'un tremblement de terre violent qui aurait touché la région de Bubastis durant son règne, faisant de nombreuses victimes.

Le roi meurt après 38 ans de règne. Il sera enterré à Saqqarah dans une tombe de 120 mètres de longueur et 50 mètres de largeur, creusée dans le roc. Cet hypogée nous a livré des fragments de vases en pierre qui portent son serekh royal. Quelques exemplaires de ce serekh sont apparus, au XXème siècle, dans les souterrains de la pyramide à degrés du roi Djeser au Nord de Sakkarah.

Nom d'Horus/Seth : Nebrê (Raneb)
Nom Nesout-Bity : Noubnefer
Nom des Listes royales selon Gardiner : Kakaou
Nom donné par la Liste de Manéthon : Kaiechos

Nebrê - "Rê est (mon) maître" - est également enterré à Saqqarah.

Nom d'Horus/Seth : Nineter
Nom Nesout-Bity : Nineter
Nom des Listes royales selon Gardiner : Baneteren
Nom donné par la Liste de Manéthon : Binothris

Nineter - "celui qui appartient aux dieux" -, est également enterré à Saqqarah.

Nom Nesout-Bity : Ouneg
Nom des Listes royales selon Gardiner : Ouadjenes
Nom donné par la Liste de Manéthon : Tlas

Ouneg et Senedj ne sont guère connus que par les listes royales et des inscriptions sur vases provenant de la tombe de Djeser. Il se pourrait que leur pouvoir se soit limité à la région memphite.

Nom d'Horus/Seth : Senedj
Nom Nesout-Bity : Senedj
Nom des Listes royales selon Gardiner : Senedj
Nom donné par la Liste de Manéthon : Senethes

Ouneg et Senedj ne sont guère connus que par les listes royales et des inscriptions sur vases provenant de la tombe de Djeser. Il se pourrait que leur pouvoir se soit limité à la région memphite.

Nom d'Horus/Seth : Horus Sekhemib
Nom Nesout-Bity : Perenmaât
Nom des Listes royales selon Gardiner : Aka (Nebka)
Nom donné par la Liste de Manéthon : Chairos

Nom d'Horus/Seth : Seth Peribsen
Nom des Listes royales selon Gardiner : Neferkaré
Nom donné par la Liste de Manéthon : Neferkarès

Nom d'Horus/Seth : Horus Khasekhem
Nom des Listes royales selon Gardiner : Neferkaré-Sokar
Nom donné par la Liste de Manéthon : Sesochis

Ce dernier a été contemporain du roi Peribsen dont on connaît la sépulture à Abydos aménagée par son successeur local Sekhemib - "l'homme au coeur puissant". On peut supposer, à la lumière des ces éléments, que les relations entre les deux royaumes se sont détériorées vers la fin du règne de Nineter.

Nom d'Horus/Seth : Khasekhemouy
Nom Nesout-Bity : Nebouy Hotep-Imef
Nom des Listes royales selon Gardiner : Houdjefa 10 ans (Beby)
Nom donné par la Liste de Manéthon : Cheneres

Le pharaon Khasekhemouy - "les Deux Puissants sont couronnés" -, neuvième et dernier roi de la IIème dynastie, porte un nom composé de Khâ, également porté par le dernier pharaon de la première dynastie et de Sekhmouy, premier roi de la seconde dynastie. Il pourrait s'agir d'une allusion à la rencontre des deux puissances "Horus et Seth". Il semble que son règne ait connu une guerre civile entre les capitales des deux royaumes divisés sous les règnes précédents et que le pharaon soit à l'origine d'une nouvelle unification.

L'égyptologue Amélineau découvrira sa tombe, la plus grande d'Abydos, à la fin du XIXème siècle. De forme trapézoïdale et d'une longueur de 70 mètres, elle est creusée à une profondeur de 2 mètres. La chambre funéraire située au centre était entourée d'une cinquantaine de petites chambres et d'un grand appartement de huit pièces. Le nom de son épouse Ny-Hépet-Maât (le gouvernail appartient à Maât) mentionne l'existence de la grande déesse Maât, symbole de l'ordre cosmique universel. Membre du tribunal d'Osiris, elle fournit la plume posée sur la balance chargée de faire contrepoids à l'âme du défunt. Maât, en tant que déesse de la vérité, dirige le coeur du pharaon et de ses sujets. Son existence avant les réformes du Grand Imhotep prouve que l'Egypte avait élaboré certaines théories sur la vie dans l'Au-delà et la relation entre la conscience humaine et le droit d'accéder au paradis.

L'ancien Empire

La civilisation égyptienne commence sous la IIIème dynastie. La IVème sera celle des bâtisseurs des pyramides. La Vème dynastie, originaire d'Héliopolis, marque l'entrée de au sommet du panthéon égyptien.

la IIIème dynastie



Période allant d'environ de 2790 à 2694 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Sanakht
Nom de la Liste d'Abydos : Nebka
Nom grec : Toureis
Période de règne approximative : 2790 à 2770 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Djeser
Nom de la Liste d'Abydos : Djeser (Zoser)
Nom grec : Nécheréphés
Période de règne approximative : 2770 à 2730 avant Jésus-Christ

Le règne de Djeser inaugure une période de grand essor et l'apparition d'une architecture de pierre ambitieuse illustrée par l'imposant complexe de la pyramide à degrés de Saqqarah. Pour Sésostris II, Djeser est ancêtre le plus magnifique, le roi Sacré par excellence. Ce pharaon, habile et intelligent, va jouer un rôle important dans la place prise par le spirituel dans l'Egypte ancienne.

Rompant avec les traditions de ses prédécesseurs il abandonne son mastaba funéraire en construction près d'Abydos et fait construire la première pyramide, véritable complexe architectural entouré de murailles dont l'escalier doit permettre de conduire l'âme du roi au ciel pour se transformer en lumière. Représentant de dieu sur terre, il indique aux hommes  le chemin qui conduit à la vie éternelle par une renaissance après la mort. Le roi Djeser mènera plusieurs campagnes contre les Asiatiques (syriens, phéniciens et cananéens de l'époque) ainsi que contre les nomades du Sinaï afin de protéger l'accès aux mines. On a retrouvé des graffitis et son serekh à Ouadi Maghara.

Une stèle, trouvée dans l'île de Sehel située au Sud d'Assouan et attribuée sans certitude à Ptolémée V, évoque la famine qui a frappé l'Egypte en l'an 18 du règne du roi Djeser. Celle-ci durera 7 ans. Le pharaon fera appel au chef des prêtres Imhotep qui deviendra plus tard son Premier Ministre. Il lui enseignera que le Nil prenait naissance à Eléphantine sur le territoire consacré au dieu criocéphale Khnoum. Cette divinité, au corps d'homme et à la tête de bélier, est souvent représentée dans l'attitude d'un potier qui crée des créatures vivantes humaines avec de la terre. Khnoum apparaîtra alors en songe au pharaon et lui promettra des crues plus abondantes. Djeser publiera un décret qui rendra son culte obligatoire sur les terres entourant le Nil à partir d'Eléphantine jusqu'en Basse Nubie.

Certains considèrent cette version des faits comme un simple prétexte élaboré de toute pièce par le clergé d'Eléphantine pour justifier l'annexion de la Basse Nubie par l'armée de Djeser. La stèle retrouvée marquerait l'emplacement d'un ancien temple contenant des documents qui ont inspiré Ptolémée V dans la retranscription de cet événement sur cette fameuse stèle dite de la famine. Les inscriptions qui y figurent comptent parmi les rares écrits qui indiquent correctement les trois noms du roi Djeser correspondant aux trois listes d'Horus, de Nesoutbity et de Nebty. Ce monument cite également le nom d'Imhotep avec ses principaux titres : "Grand chancelier de Basse-Egypte, prince royal, grand prêtre d'Héliopolis, médecin royal, architecte et chef des principaux corps de construction des grands chantiers ..."

Les bases de la civilisation et le contexte politique vont permettre l'émergence d'un empire qui sera constitué progressivement à partir de cette période. La dynastie ne marque pas une rupture avec les précédentes. Elle cristallise la mise en culture de terres fertiles, l'instauration d'une religion, l'existence d'une langue unique et d'une écriture ainsi que la consolidation des frontières d'un territoire étendu et plus ou moins unifié pour donner naissance à une civilisation unique en son genre. L'architecte, sage et écrivain Imhotep figure parmi l'un des premiers grands noms de l'histoire de l'humanité. Memphis, capitale du royaume, remplace Abydos et exerce un pouvoir fort et centralisé sur les nomes ou provinces dirigées par des nomarques contrôlés par le pharaon.

Nom d'Horus : Sekhemhet
Nom de la Liste d'Abydos : Djéser Téti
Nom grec : Mésochris
Période de règne approximative : 2730 à 2724 avant Jésus-Christ

Nom d'Horus : Khaba
Nom de la Liste d'Abydos : Sedjès
Nom grec : Souphis
Période de règne approximative : 2724 à 2718 avant Jésus-Christ

Nom de la Liste d'Abydos : Néferka
Nom grec : Achès

Nom de la Liste d'Abydos : Hou (Houni)
Nom grec : Kerphérès
Période de règne approximative : 2718 à 2694 avant Jésus-Christ

 

Deuxième partie  

Sources Insecula

Posté par Adriana Evangelizt


Jeudi 8 février 2007

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Affaire Nowak: la Nasa revoit l'évaluation psychologique

de ses astronautes

Montage de deux photos montrant l'Astronaute américaine avant son interpellation, en juillet 2006, et après, le 5 février 2007

 


La Nasa a annoncé mercredi avoir engagé un réexamen de l'évaluation psychologique de ses astronautes à la lumière d'un drame de la jalousie impliquant deux d'entre eux et une militaire, et qui pourrait entraîner la prison à vie pour l'un des membres de son élite.

En début de semaine, l'astronaute américaine Lisa Nowak, 43 ans, a fait 1.500 km en voiture du Texas (sud) à la Floride (sud-est) pour agresser Colleen Shipman, officier de l'armée de l'air américaine de 30 ans, qu'elle soupçonnait d'entretenir une liaison avec l'astronaute William Oefelein qu'elle convoitait.

Elle a été inculpée de tentative d'assassinat et remise en liberté après le versement d'une caution. L'astronaute, mère de trois enfants, a été relevée de ses fonctions par la Nasa et interdite de vol.

"C'est une affaire personnelle et judiciaire", a souligné lors d'une conférence de presse Shana Dale, administratrice adjointe de la Nasa. Le patron de l'agence spatiale, Mike Griffin, a donné l'ordre "de revoir les examens psychologiques d'admission dans le corps des astronautes ainsi que la nature et l'étendue du suivi psychologique des carrières des astronautes", a-t-elle toutefois ajouté.


Rappelant que de nombreux examens médicaux sont prévus lors de la sélection des astronautes, avant et après les vols dans l'espace, elle a fait valoir que l'affaire Nowak était "unique" et précisé ne pas s'attendre "à des conséquences sur le long terme" pour la Nasa.

Cette affaire prouve "que les astronautes sont des êtres humains, et qu'ils peuvent péter les plombs et se laisser déborder par des émotions n'ayant rien à voir avec leur travail", a commenté l'ex-astronaute français Jean-François Clervoy, qui a été instructeur de Lisa Nowak à Houston au Texas.

"C'était une fille très sérieuse, travailleuse, compétente". "Lors de nombreux tests, elle a su gérer des situations très stressantes", a-t-il précisé à l'AFP.

Pour l'écrivain américain Homer Hickam, un expert des programmes spatiaux, la Nasa est en partie responsable de l'effondrement émotionnel de Lisa Nowak.

"Le service des astronautes à Houston est une organisation qui fonctionne très mal", a-t-il dit sur CNN. "La concurrence y est extrême et le mode de sélection des astronautes pour le peu de sièges dans la navette se fait sans aucune supervision". "Les astronautes ne savent jamais pourquoi ils n'ont pas été retenus pour un vol", a-t-il ajouté.

Pour Homer Hickam, un autre facteur vient du repli des astronautes sur leur groupe, parfois au détriment de leur famille. Lisa Nowak s'était séparée de son mari il y a quelques mois. "Naturellement, quand vous avez des gens jeunes, brillants et en pleine forme enfermés dans une cocotte-minute, ces liaisons amoureuses commencent à éclore", a dit l'écrivain.

Le corps des astronautes compte 135 membres, en majorité des hommes.

Selon le procureur chargé du dossier en Floride, l'odyssée de Lisa Nowak, qui avait emporté dans son sac un revolver à air comprimé et un couteau, n'avait d'autre objectif qu'un "assassinat". Elle est aussi accusée d'agression et de tentative d'enlèvement. Si elle est reconnue coupable de tentative d'assassinat, l'astronaute pourrait être condamnée à la prison à vie.

Son avocat s'est insurgé mardi contre ces inculpations. Lors d'une audience, il a assuré qu'elle ne voulait que parler à la victime et qualifié sa cliente de "femme désespérée" qui a commis une "erreur".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Jeudi 8 février 2007

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