La Chine affirme mener une "lutte à mort" au Tibet

Publié le par Adriana Evangelizt

Le régime répressif qui règne en Chine est un des pires du monde. Je suis justement tombée sur un livre de Jean-François Dufour sur Google, page 32 et suivantes, où vous pourrez vous rendre compte de ce qui règne là-bas. Il faut déjà savoir que les exécutions sommaires sont pratiquées par des administrations locales qui se considèrent comme l'incarnation de la justice et jugent inutiles d'en rendre compte officiellement. Sans oublier que ces administrations s'efforcent de remplir les quotas de peines capitales qui leur sont implicitement demandées. Voilà le régime qui règne là-bas. Alors inutile de se demander ce que vont devenir tous les Tibétains qui se sont faits serrer ou qui se sont rendus. Non seulement ils vont être torturés, battus mais aussi tués sans passer devant un tribunal. Un mot qui n'existe pas là-bas. Voilà le pays démocratique où vont se passer les jeux olympiques. C'est sans compter que 30 000 sbires sont à l'affût sur le net pour épier tout ce qui se dit sur le régime chinois. Nous allons leur faire plaisir. Le régime communiste est un régime dictatorial. Plus de 10 000 personnes sont exécutées tous les ans. C'est une honte !  La masse n'est pour eux qu'un outil de travail destiné à engraisser les autorités au pouvoir. Il n'y a pas que chez eux me direz-vous, certes... mais là-bas, ça dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Un bol de riz par jour pour près d'un milliard d'habitants tant ils sont bien payés. Le travaillez plus pour gagner des clopinettes est leur devise ! Nous souhaitons fortement que la Chine se réveille. En tout cas, dans le nouveau monde, les Chinois seront enfin libres, c'est une certitude. Libres et débarrassés de cette férule qui pèse sur eux. Imaginez un peu qu'il n'y a qu'un seul parti là-bas tellement ce pays est démocratique. Et tout ceux qui osent contester sont embastillés à vie. Sbires chinois qui surveillez le net, vous travaillez pour une entité démoniaque et vous devriez avoir honte !

 

 

La Chine affirme mener une "lutte à mort" au Tibet

 

 

La Chine a affirmé avoir engagé une "lutte à mort" au Tibet et annoncé la reddition de 105 émeutiers à Lhassa, les groupes pro-tibétains évoquant mercredi des centaines d'arrestations.

"Nous menons une lutte à mort avec la clique du dalaï lama", a affirmé l'homme fort du Tibet, le numéro un du Parti communiste Zhang Qingli, cité mercredi par le Quotidien du Tibet.

Cette diatribe survient alors que les appels se multiplient à l'étranger pour que la Chine dialogue avec le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains et Prix Nobel de la Paix.

Dans ce discours particulièrement violent prononcé mardi -- où M. Zhang a qualifié le dalaï lama de "loup enveloppé dans une bure de moine" et de "monstre à face humaine mais au coeur d'animal"--, il a également appelé les responsables à ne pas baisser la garde.

"Actuellement, nous menons une lutte intense de sang et de feu avec la clique du dalaï lama, une lutte à mort", a-t-il lancé.

Les autorités chinoises ont affirmé que 105 personnes impliquées dans les manifestations de vendredi à Lhassa s'étaient rendues mardi soir, a indiqué l'agence Chine Nouvelle.

Les émeutes dans la capitale du Tibet ont fait 13 morts, vendredi, selon un bilan officiel.

Les Tibétains en exil parlent de 100 morts, voire de centaines de victimes, non seulement au Tibet mais dans d'autres régions où les manifestations s'étaient propagées.

Les autorités avaient donné aux manifestants impliqués dans les violences de vendredi jusqu'à 23h00 (15h00 GMT) mardi pour se rendre, promettant la clémence, a précisé l'agence officielle.

Mercredi, des groupes pro-tibétains ont fait état de centaines d'arrestations après les troubles de ces derniers jours au Tibet et dans les régions où vivent des minorités tibétaines.

"Il semble que plusieurs centaines de personnes au moins ont été arrêtées - peut-être des milliers" dans le grand Tibet qui, outre la région autonome du Tibet, recouvre des régions voisines, a dit à l'AFP Lhadon Tethong, directrice du mouvement des Etudiants pour un Tibet Libre.

"Nous n'arrivons pas à rester à jour (...) Il y a un tel flot d'informations!", a-t-elle ajouté.

Kate Saunders, de Campagne Internationale pour le Tibet (ICT), évoque, elle, "des centaines d'arrestations" possibles uniquement à Lhassa.

Les autorités tibétaines ne faisaient mercredi aucun commentaire sur ces arrestations ni sur les Tibétains qui se seraient rendus.

Un responsable du Bureau de la sécurité publique a même enjoint à l'AFP de cesser d'appeler pour tenter d'obtenir des informations.

La Chine soutient que les forces de l'ordre n'ont pas tiré vendredi à Lhassa sur les manifestants, dont beaucoup de moines bouddhistes, et que les violences accompagnées d'incendies et de pillages, ont été commises par des casseurs.

Selon cette version, les victimes sont des "innocents" tués sauvagement par des "émeutiers tibétains".

Mardi, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a affirmé avoir "les preuves" que les émeutes de Lhassa avaient été "fomentées et organisées par la clique du dalaï lama" pour "saboter les jeux Olympiques" de Pékin en août.

Les manifestations ont débuté le 10 mars, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement anti-chinois de Lhassa en 1959.

Samedi, les autorités chinoises avaient repris le contrôle de la capitale tibétaine, où les journalistes étrangers ne peuvent pas se rendre.

 

 

Sources AFP

 

Tibet : comment la Chine refoule les journalistes

 

Officiellement, les reporters étrangers peuvent se rendre où ils veulent en Chine, Tibet compris. La réalité est bien différente. Notre correspondante en a fait l'expérience.

Depuis plusieurs jours, le Tibet est interdit à la presse. Impossible de savoir avec précision ce qui se passe à Lhassa, la capitale. Mais des manifestations – également réprimées – ont aussi eu lieu vendredi dans la ville de Xiahe, dans la province du Gansu, à l’extrême nord-est du plateau himalayen. C’est là que la correspondante en Chine de Libération, Pascale Nivelle, a souhaité se rendre. Témoignage.

Sur la route, un barrage.

«L’idée, c’était d’aller à Xiahe, où se trouve le monastère de Labrang. Excepté à Lhassa, c’est là qu’ont eu lieu les principales émeutes ces derniers jours. Vendredi, il y a eu des manifestations, des gaz lacrymogènes, etc. Samedi, nous prenons donc la route. Sur l’autoroute, il y a des camions de militaires casqués, et de nombreuses voitures de police. Tout ça contre quelques milliers de Tibétains. Au bout de 60 kilomètres, je suis bloquée à un péage d’autoroute par un barrage de policiers. Je pense que c’est l’employée du péage qui m’a dénoncée. La voiture avait des vitres teintées mais elle a dû voir qu’il y avait des blancs à l’intérieur. Certains journalistes ont évité le barrage en passant par les montagnes.»

Défense d'aller plus loin, à cause d'«une grande opération de police»

«Je retrouve deux journalistes suisses, un anglais et un autre de l’agence de presse Reuters, qui, eux aussi, tentaient de se rendre à Xiahe. En théorie, depuis le 1er janvier 2007, les journalistes peuvent se déplacer où ils veulent en Chine. C’est une réglementation qui a été mise en place pour les JO. On demande donc des explications et on nous explique qu’«une grande opération de police est en cours». Mais quand on souhaite connaître les raisons de cette opération de police, pas de réponse. Au bout d’une heure – il est 21 heures – coup de fil à Pékin : le ministère des Affaires étrangères nous apprend que “c’est pour la paix, la stabilité et l’unité du pays !”. C’est tout.»

«Assurer notre sécurité»

«Ensuite, on a du faire demi-tour, mais tout s’est passé à la chinoise, c’est très civilisé, on nous a donné de l’eau, on nous a proposé qu’un cuisinier nous fasse à manger, et surtout on nous explique qu’on veut assurer notre sécurité, que nous sommes les bienvenus dans leurs pays, etc. Tout ça n’est pas extraordinaire pour nous. Je me fais souvent arrêter. La liberté des journalistes, de toute façon, c’est du pipeau ! Mais cela montre la paranoïa du gouvernement chinois avec le Tibet, à quelques mois des Jeux olympiques. A la télévision, tout ce que voit le public chinois, ce sont des casseurs tibétains contre le gouvernement.»

Sources Libération  

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

Publié dans Esclavage

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