Congo : 16 détenus morts de faim et faute de soin dans une prison

Publié le par Adriana Evangelizt

Je suis tombée par hasard sur un article qui date mais qui montre les conditions de détention en Afrique. Il est question ici du Congo mais c'est, de toute façon, partout pareil. Quand on pense que ce continent fut le berceau de l'Humanité d'où a émergé une grande Connaissance, d'Ethiopie notamment, et que l'on voit ce qu'il est devenu, on ne peut qu'être atterré. Les Occidentaux se contentent de porter au pouvoir des dictateurs qui n'en ont rien à faire des besoins du Peuple. Ils prennent les subventions que leur envoie le monde entier et se les mettent à la fouille. Aucune route, aucune école, aucune structure visant à améliorer la vie des habitants n'est construite. Quant aux prisons, il n'y a même pas d'argent pour nourrir les prisonniers. C'est dire comme ces satrapes indignes n'ont cure de rien ni de personne. Vous pouvez les regarder en photo, tous, ils sont bien gras. Eux, ne crèvent pas de faim, c'est certain.


16 détenus morts de faim et faute de soin dans une prison


Kinshasa, 25/02/2008

La situation de la prison de Mbuji-Mayi est devenue catastrophique ; du 1er janvier au 19 février 2008, 16 détenus ont trouvé la mort dans cette institution pénitentiaire pour cause de malnutrition, de famine et l'absence de soins de santé. C'est une déclaration du porte-parole de la Monuc.
Seize détenus sont morts de faim et-ou faute de soins depuis début janvier à la prison centrale de Mbuji-Mayi, capitale du Ka­saï oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé mer­credi la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).

« La situation de la pri­son de Mbuji-Mavi est deve­nue catastrophique (...). Du 1er janvier au 19 février 2008, 16 détenus (9 condamnés et 7 prévenus) ont trouvé la mort dans cette institution pénitentiaire pour cause de malnutrition, de famine et d'absence de soins de santé, a déclaré le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, au cours d'un point presse à Kins­hasa. Cette « nouvelle vague de décès » a été enregistrée après le départ d'un conseiller interna­tional de la section Etat de droit de la Monuc, qui avait été dé­ployé dès l'été 2006 à début jan­vier 2008 à Mbuji-Mayi et avait contribué à l'amélioration de la situation des détenus, a indiqué M. Saïki.

« Grâce à l'intervention de ce conseiller, les autorités locales ont été encouragées à entrer en relation avec les communautés humanitaires et rel­igieuses. avec pour résultat la mise en place d un mécanisme coordonné pour la livraison régulière de nourriture à la prison centrale », a-t-il expliqué.

Les auditions des tribu­naux civils comme militaires s'étaient aussi multipliées, ce qui avait conduit « à une baisse con­sidérable des détentions illéga­les ou inutiles ».

En dépit de ces efforts, les conditions actuelles de détention à la prison de Mbuji-Mayi sont « exécrables ». D'une capacité d'une centaine de prisonniers. La prison compte actuellement 398 personnes, dont 11 femmes, Se­lon la Monuc.

« Il n'existe aucun bud­get pour subvenir à l'alimentation ni au soin des pension­naires » et les violations des droits de l'Homme sont monnaie courante, déplore la Monuc.

A titre d'exemple, chaque visiteur doit payer entre 200 et 500 francs congolais (FC, soit entre 0,4 et 1 dollar) pour avoir accès à un parent détenu. Avant tout entrée de repas, « certains surveillants exigent 500 FC » , une somme considérable en mi­lieu rural. Dans un pays où 75% des 60 millions d'habitants vivent avec moins de 1 dollar pan jour.

La prison de Mbuji-Mayi, « cras­seuse, malodorante », expose les détenus à de nombreuses mala­dies, dont la gale et les poux, en plus d'un paludisme endémique. Depuis 2007, les causes de dé­cès dans cette prison « sont con­nues sans qu'aucune action offi­cielle ne soit menée pour circons­crire le mal », déplore la section droits de l'Homme de la Monuc, qui a déjà alerté à plusieurs re­prises de la situation dramatique des détenus dans cette prison, où la Monuc a récemment acheminé des vivres et de l'eau.

En juillet 2007, le ministre congolais de la Justice - alors Georges Minsay - avait pourtant dit sa détermination à reformer en profondeur le système carcé­ral « innommable » de son pays. Cela ne suffit pas.

Le gouvernement provin­cial, pour sa part, devra égale­ment prendre toutes ses disposi­tions. A défaut, il doit être inter­pellé par l'Assemblée provin­ciale.

Sources Digital Congo

http://www.digitalcongo.net/article/50023

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Prisons dans le monde

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