En Birmanie, la désolation

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors on notera que par la voix de Sarkozy et nous l'en félicitons, une fois n'est pas coutûme...  la France avait proposé de saisir le Conseil de sécurité pour contraindre la junte. Des discussions informelles à New York ont donné lieu à de vifs échanges, mais Paris n’a pas obtenu de débat formel, au moins cinq des quinze membres du Conseil s’y étant opposés, au premier rang desquels la Chine, grand allié de la Birmanie. Voilà la solidarité. Elle s'exerce entre les puissants et tant qu'à faire ceux qui n'en ont rien à cirer de la démocratie. La France a donc du batailler sec avec la Chine. Il nous étonnerait fort que Sarkozy aille à l'inauguration des JO. Parce que lorsqu'il a une dent contre quelqu'un, il ne lâche pas le morceau. Alors souvent, il ne le fait pas quand il faut, mais là, ça risque d'être porteur.



En Birmanie, la désolation


Le pouvoir s'entête à garder à distance les pays occidentaux et les ONG qui attendent aux frontières. Le sort de dizaines de milliers de victimes du cyclone est en jeu.

Six jours après le passage du cyclone Nargis en Birmanie, les témoignages se multiplient sur l’ampleur du désastre : scènes de désolation et «tas de corps» gisant dans les zones sinistrées, manque de plus en plus pressant des produits de première nécessité - l’eau, la nourriture, les médicaments et les sanitaires. Malgré la pression internationale croissante, la junte birmane refuse d’ouvrir son territoire à l’aide internationale. Pourtant, les organisations humanitaires soulignent l’urgence d’entrer dans l’un des pays les plus fermés de la planète «avant qu’il ne soit trop tard» . «On évalue à 5 000 km2 la superficie submergée. […] Au moins un million de personnes ont besoin d’aide», a estimé hier un porte-parole onusien à Bangkok, Richard Horsey.

Un avion d’aide américain qui avait reçu le feu vert de la junte n’a finalement pas pu partir. «Je ne sais pas s’il y a eu une annulation ou un problème de communication», a déclaré à la presse l’ambassadeur des Etats-Unis à Bangkok, Eric John. Un premier avion de l’ONU - un appareil du Programme alimentaire mondial (PAM) - a atterri hier à Rangoun, la plus grande ville du pays et l’ex-capitale. Selon les organisations humanitaires, l’aide arrive doucement de Thaïlande, de Chine et d’Inde. Mais, à en croire les spécialistes, ce sont des centaines d’avions dont le pays a besoin. Hier soir, la télévision officielle birmane recensait 17 victimes de plus, faisant désormais état de 22 997 morts et 42 119 disparus. Ces chiffres sont loin des estimations fournies notamment par un diplomate américain, qui craint plus de 100 000 morts.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait «exhorté le gouvernement» à faciliter l’aide, et la France avait proposé de saisir le Conseil de sécurité pour contraindre la junte. Des discussions informelles à New York ont donné lieu à de vifs échanges, mais Paris n’a pas obtenu de débat formel, au moins cinq des quinze membres du Conseil s’y étant opposés, au premier rang desquels la Chine, grand allié de la Birmanie. Malgré la situation catastrophique, la junte a maintenu pour demain le référendum sur une nouvelle Constitution qui, selon l’opposition, pérennisera surtout la mainmise des militaires sur le pouvoir.

Sources Libération

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans MISERE PAUVRETE FAMINE

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