«Nous n'avons aucun moyen de prédire un séisme»

Publié le par Adriana Evangelizt

Regardez les scientifiques, ils parlent d'une poussée des plaques tectoniques. Mais ils ne se posent pas la question, "pourquoi y-a-t-il une poussée ?", tout comme il ne leur effleure même pas l'esprit que la Planète est en train de se préparer à un basculement. Le problème des scientifiques, c'est qu'ils croient ce qu'ils voient. Que savent-ils des cycles de la Terre ? Ont-ils décodé les signes sur les tables de pierre ? Non. Rien de tout cela. La Tradition s'est perdue et l'Humanité est dans les ténèbres. Voilà la Vérité.





«Nous n'avons aucun moyen de prédire un séisme»

 

Les explications de Michel Granet, directeur de l'Ecole et observatoire des sciences de la Terre (l'EOST, à Strasbourg), sur le séisme de lundi en Chine.

Recueilli par Cordélia Bonal

La Chine, et la province du Sichuan en particulier, sont-elles des zones particulièrement à risques?
La Chine de manière globale est une région où il y a toujours eu des tremblements de terre. C'est peut-être même la région où il y a le plus de séismes dits «intraplaques», c'est-à-dire à l'intérieur des plaques et non pas à la frontière entre deux plaques. Au Sichuan plus précisément, il y a toujours eu une activité sismique liée à des failles actives, avec par exemple un important tremblement de terre en 1933. Si l'on ajoute que le Sichuan est une vallée peuplée, avec de nombreux villages, c'est évidemment une zone à risques pour l'homme.

D'où vient le séisme de lundi?
Le moteur global c'est la collision Inde / Eurasie, qui entraîne, pour simplifier, la poussée du plateau tibétain vers l'Est. Dans le cadre de cette poussée, la terre est déformée. Le produit de cette déformation se «distribue» au niveau de la chaîne himalayenne et de la Chine. Et quand la roche n'arrive plus à résister à la déformation, ça casse.

De nombreuses répliques se sont déjà produites depuis le séisme de lundi...
Compte tenu de l'importance du séisme, d'une magnitude dite «de moment» de 7,9, cela est tout à fait normal et correspond à la manière dont la rupture se propage sur la faille. Ces répliques pourront s'échelonner sur plusieurs mois, en s'atténuant au fil du temps.

Y avait-il un moyen de prévoir ce séisme dans les heures qui l'ont précédé?
Non. On n'a pas suffisamment progressé en termes de connaissances des phénomènes qui se produisent juste avant le tremblement de terre. Nous n'avons aucun moyen de prédire un séisme. Il y a certes des phénomènes physiques précurseurs, mais il faudrait d'abord pouvoir les observer dans toutes les zones à risques pour les populations, ce qui suppose d'avoir les instruments adéquats et des moyens humains suffisants. Il faudrait ensuite que ces phénomènes sortent suffisamment de la normalité pour pouvoir être détectés. Et il faudrait enfin pouvoir les interpréter.

Il n'y a donc rien à faire?
Si, on peut travailler sur la prévention. Commencer par faire un zonage sismique des pays. Les inciter à se doter de normes pour minimiser les impacts sur les personnes et les biens, comme les normes parasismiques pour les immeubles. Dire aux gens «vous habitez dans une zone sismique, voilà ce qu'il faut faire en cas de séisme.»

Comment faire pour se protéger le mieux possible? Se cacher sous la table et attendre que ça passe?
Si vous êtes dans un immeuble, c'est encore ce qu'il y a de mieux à faire: se cacher sous la table ou de préférence sous un mur porteur, et de ne surtout pas bouger, même si les secondes paraissent interminables. Quand les secousses s'arrêtent, et seulement à ce moment-là, partez.

Sources
Libération

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Catastrophes

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