Appel au boycott des xénogreffes d'organes

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors déjà que nous ne portons pas les scientifiques dans notre coeur mais là ça va carrément être la haine totale. Ils vont greffer des organes d'animaux chez les humains. Par exemple, en attendant de trouver un coeur humain, on vous mettra un coeur de porc. Ce genre de déviation prouve aussi -par rapport aux textes sacrés- que nous sommes proches de la fin de ce monde. Car si vous vous souvenez de l'épisode du jardin d'Eden où l'homme est devenu l'égal de dieu -donc du créateur- parce qu'il a "mangé du fruit de l'arbre interdit", il se fait virer tout de suite après du fameux jardin. Le jardin d'Eden, c'est la Terre. Or là les apprentis sorciers en sont justement rendus à se prendre pour des dieux et à créer d'autres êtres. Encore un signe...

Il est à noter, de surcroît, qu'ils veulent utiliser des animaux génétiquement modifiés pour ce faire et qu'ils ont commencé à en greffer chez des singes non humains.




Appel au boycott des xénogreffes d'organes

 

Cette mise en garde est lancée alors que des essais cliniques de greffes animales pourraient bientôt être programmés chez l'homme.

Une association française, Anti­dote Europe, dirigée par deux anciens directeurs du CNRS, Jacques et Françoise Reiss, a appelé, le 17 juin 2008, le ministère de la Santé belge et les commissaires européens à la Santé et à l'Environnement à une interdiction pure et simple de futurs projets d'essais cliniques de greffes d'organes d'animaux chez l'homme. La Commission a accusé réception de cette demande et s'apprêtait hier à y répondre.

L'objet de l'ire de cette association est un éditorial extrêmement savant, paru dans Kidney International en avril 2008 et signé de trois chercheurs en immunologie de la greffe, Ben Sprangers, Marc Waer et Anne Billiau. Ils travaillent à l'Université catholique de Louvain et évoquent dans ce rapport touffu les progrès importants faits dans l'immunologie de la greffe, grâce en particulier aux transplantations expérimentales d'organes de porc faites dans des corps de singes.

En 2006 et 2007, Katherin Cardona (chercheuse d'Atlanta Georgia) et Bo Hering (université du Minnesota) ont publié des articles relatifs à la transplantation réussie d'îlots de Langerhans d'origine porcine (les cellules qui produisent l'hormone insuline) chez des singes diabétiques : ces greffes cellulaires ont pu contrôler efficacement pendant plus de 100 jours le métabolisme du sucre chez les animaux receveurs. Au prix, il est vrai d'une immunosuppression mas­sive au moyen de médicaments antirejet. Mais surtout, précisent-ils, «nous sommes aujourd'hui à la veille des premiers essais cliniques» humains de xénogreffes, autrement dit de transplantation de reins, de pancréas ou de cœurs de porc chez des malades humains !

«Les premières études démontrant la survie de longue durée d'organes porcins génétiquement modifiés chez des singes non humains constituent la preuve de principe que le rejet suraigu d'un organe d'une autre espèce peut être contourné.» Ils concluent leur démonstration en annonçant que des greffes de cœur de porc pourraient servir de relais aux malades cardiaques en attendant une greffe définitive d'un cœur humain. En effet, il existe bien aujourd'hui des pompes d'assistance mécanique qui peuvent jouer ce rôle de bon samaritain technologique en attendant qu'un cœur soit disponible, mais ces machines détruisent en nombre les globules rouges, il faut alors transfuser les malades et ceux-ci s'immunisent progressivement, ce qui diminue au bout du compte les chances de survie d'une greffe de cœur.

Contacté par Le Figaro, le professeur Marc Waer précise sa pensée  : «Le temps est probablement venu de commencer des études de greffes animales chez l'homme, mais aucun essai n'est programmé en Belgique. D'ailleurs, la loi réclamerait une demande de permission explicite sollicitée auprès du comité national d'éthique.»

 

«Ces recherches constituent un gaspillage»

 

L'association Antidote Europe a aussitôt réagi à deux niveaux : « À l'heure où les gouvernements se disent préoccupés par la transmission à l'homme de maladies telles que la grippe aviaire, comment peut-on justifier l'idée de transplanter des organes animaux sur des patients humains ? En plus du risque de transmission de virus inconnus, les problèmes basiques du rejet n'ont pas été résolus. Plutôt que de résoudre des problèmes de santé, ces xénogreffes vont en créer de nouveaux et bien dangereux», affirme Jacques Reiss : «Si nous réagissons à ce papier scientifique, c'est parce que nous considérons que ces recherches constituent un gaspillage. Il serait plus utile d'investir l'argent ainsi dépensé pour étudier la compatibilité des greffes à l'intérieur de l'espèce humaine

Argument que réfute le professeur Christophe Legendre, transplanteur à l'hôpital Necker : «Ce sont justement ces travaux qui nous ont fait faire des progrès énormes dans l'immunologie de la greffe.» Un garde-fou existe : l'Association internationale de xénotransplantation a réclamé que tout essai soit déclaré…

Sources le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt     
 
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