Maltraitance animale

Publié le par Adriana Evangelizt





Maltraitance animale

Les vétérinaires néozélandais en faveur d'une déclaration obligatoire

La maltraitance animale est souvent associée à des violences envers les personnes. De nombreux criminels ont maltraité des animaux dans leur enfance. Une étude réalisée auprès de vétérinaire néozélandais, régulièrement confrontés à des mauvais traitements, montre qu'ils sont en majorité favorables à leur déclaration aux autorités.

Les animaux maltraités sont souvent médicalisés

Le lien entre les maltraitances envers les animaux et celles envers les humains, en particulier les enfants, est établi par de nombreuses études. Une enquête américaine montrait déjà en 1983 que dans 88 % des cas de maltraitance infantile, l’animal de la maison est maltraité. Le lien existe aussi pour les violences conjugales.
Les mauvais traitements sur les animaux infligés par des enfants sont corrélés à un futur comportement violent. 36 % des auteurs de violences sexuelles ont maltraité des animaux dans leur enfance, de même que de nombreux tueurs en série.
Les vétérinaires sont bien placés pour constater les mauvais traitements car les animaux maltraités sont souvent médicalisés, mais ils sont tenus au secret professionnel.

Pas assez formés pour reconnaître les mauvais traitements

Selon une étude américaine, seuls 8 % des vétérinaires estiment qu’ils sont formés pour reconnaître les maltraitances ; très peu connaissent leurs droits et leurs devoirs.
Des chercheurs ont analysé les réponses à un questionnaire rempli par 400 vétérinaires néozélandais*.
63 % des vétérinaires ont constaté au moins un cas de maltraitance dans les 5 ans précédant l’enquête. 9 % disent en observer au moins à quatre reprises chaque année.
49 % des animaux maltraités sont amenés chez le vétérinaire par leur propriétaire, 33 % par des acteurs de la protection animale et 18 % par des tierces personnes. Il s’agit surtout de chiens (64 %), de chats (19 %), de bovins (12 %) et de chevaux (4 %).

Lésions de la tête, fractures, mutilations, empoisonnement…

Parmi les principales lésions observées, les vétérinaires citent des lésions de la tête dues à un objet contondant (48 % des cas), un coup de pied ou une projection sur un mur (25 %). 58 % des lésions des oreilles sont dues à une mutilation volontaire, 70 % des fractures dentaires et 37 % des fractures des membres, à des coups. Les lésions de la queue sont dues à une fracture infligée volontairement chez 69 % des animaux.
Les lacérations sont attribuées à des tirs par arme à feu (19 %), des armes blanches (19 %), des combats de chiens (25 %). Les mutilations sexuelles résultent de tentatives de castration ou de pratiques zoophiles. Les lésions de friction sont généralement dues à la traction de l’animal par un véhicule. Les vétérinaires néozélandais ont aussi vu des empoisonnements volontaires, des chiots ébouillantés, l’ingestion forcée de verre pilé, des brûlures…

Le maltraitant type est un homme jeune

Dans la plupart des cas, les vétérinaires interrogés ont fondé leur suspicion sur la nature des lésions, 17 % sur des témoignages, 13 % sur le comportement du propriétaire, 10 % sur des contradictions dans le recueil des commémoratifs et 3 % sur la répétition de consultations pour des motifs identiques.
Dans 41 % des cas, l’auteur des mauvais traitements est connu avec quasi-certitude. 88 % des maltraitants sont des hommes. 59 % ont moins de 25 ans.
4 % des vétérinaires sont sûrs que les maltraitances concernent aussi la famille, 12 % le suspectent.
Les praticiens sont à 73 % pour une obligation de déclaration des maltraitances aux autorités (83 % des femmes, 62 % des hommes).
Les maltraitances psychologiques sont bien plus difficiles à objectiver. C’est par exemple le cas d’animaux terrorisés par leur propriétaire.

*Williams (VM) : Animal abuse and family violence : survey of the recognition of animal abuse by veterinarians in New Zealand ad their understanding of the correlation between animal abuse and human violence. New Zealand Veterinary Journal. 2008. Vol 56, N°1, p 21-28.


----------------------


Le vétérinaire doit dénoncer les mauvais traitements dans onze Etats d'Amérique

Onze Etats américains ont rendue obligatoire la dénonciation des mauvais traitements sur les animaux par les vétérinaires, l'association avec les maltraitances dans la famille étant souvent avérée. Le Dr Melinda Merck, vétérinaire spécialisée en médecine légale, estime que même les suspicions de maltraitance doivent être signalées.

Dans certains Etats dont le Colorado, les vétérinaires qui ne dénoncent pas les mauvais traitements encourent de fortes amendes, des peines de prison ferme et l'interdiction d'exercer.

 Sources ONE VOICE

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Animaux en danger

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article