Séisme en Chine: risque élevé de répliques dans certaines parties du Sichuan

Publié le par Adriana Evangelizt



Séisme en Chine: risque élevé de répliques dans certaines parties du Sichuan



Le séisme du 12 mai en Chine, de magnitude 7,9 sur l'échelle de Richter, a renforcé le risque de répliques le long de certaines failles situées dans des régions densément peuplées, selon une étude publiée dimanche par trois géologues dans la revue Nature.

Près de la faille des Longmenshan (monts de la Porte du Dragon) où a été localisé l'épicentre du tremblement de terre de Wenchuan, les chercheurs ont identifié des zones de "transfert de stress" où les mouvements tectoniques du séisme majeur ont provoqué des tensions sur des failles à proximité.

La région du séisme, située à la frontière géologique entre le plateau tibétain et le bassin du Sichuan, possède une structure complexe faite de failles qui peuvent bouger horizontalement et d'autres verticalement.

Le 12 mai, la secousse principale avait provoqué des mouvements de terrain pouvant atteindre 9 mètres.

D'après les scientifiques, ces déplacements ont allégé la pression sur plusieurs failles, dont une verticale située à l'est de la grande ville de Chengdu, qui compte avec sa banlieue 11 millions d'habitants

Mais le tableau est différent au sud-ouest de cette métropole, où la pression s'est renforcée le long de plusieurs failles, notamment à Ya'an, une ville de 340.000 habitants à la tête d'une région qui en compte 1,5 million.

A en juger par les conséquences d'autres séismes majeurs, l'augmentation du "stress sismique" le long de ces failles est suffisante pour provoquer d'importantes répliques, a déclaré le principal auteur de l'étude, Tom Parsons du US Geological Survey.

Les géologues restent toutefois incapables de prédire le moment et la magnitude de tels évènements.

En 1999, une secousse de magnitude 7,1 à Duzce, dans le nord-ouest de la Turquie, avait suivi de près le séisme d'Izmit, de magnitude 7,4. En revanche, après le tremblement de magnitude 9,3 à Sumatra en 2004 à l'origine d'un énorme tsunami dans l'océan Indien, une autre secousse de magnitude 8,7 s'est produite des mois plus tard.

Certaines répliques peuvent survenir des années après.

"La période critique peut durer des mois, des années, voire des décennies, avec une moyenne allant de 7 à 10 ans", selon M. Parsons.

Pour l'instant, seules quelques répliques de magnitude supérieure à 6 ont été enregistrées en Chine après le séisme du 12 mai.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Catastrophes

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