Coupes claires dans les forêts primaires

Publié le par Adriana Evangelizt



Coupes claires dans les forêts primaires




Les forêts plieront-elles devant notre boulimie pétrolière ou notre soif de produire toujours plus pour nourrir plus? Exploitation illégale du bois, concurrence avec les cultures, explosion des cultures de plantes à pétrole, ..., les menaces planant sur les forêts de la planète n'en finissent pas.  Ce n'est pas neuf, mais deux rapports publiés cette semaine braquent les projecteurs sur ces ressources.

Environ 1,54 milliards d'hectares sont actuellement cultivés dans le monde. Mais pour satisfaire les besoins énergétiques et agricoles de la population en 2030, il faudra exploiter  515 millions d'hectares supplémentaires. L'organisation américaine Initiative pour les droits et ressources milite pour la reconnaissance des droits fonciers et civiques de ceux qui vivent dans les forêts et pour une gestion plus démocratique des régions forestières. Elle publie cette semaine deux rapports concernant la gestion des forêts mondiales.

"A moins que des mesures soient prises, les propriétaires traditionnels de la forêt et les forêts elles-mêmes vont être les plus grands perdants", a mis en garde Andy White, coordinateur de RRI. "Cela va signifier une plus grande déforestation, plus de conflits, plus d'émissions de CO2, plus de réchauffement climatique et moins de prospérité", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué. Il faut dire que rogner sur les forêts pour produire de la nourriture et/ou de quoi faire rouler nos voitures va exacerber le réchauffement climatique: la déforestation, c'est 20% des émissions de gaz à effet de serre. "La double crise des carburants et des produits alimentaires attire de nouveaux investissements significatifs et une importante spéculation foncière. Seule la protection des droits des personnes qui vivent dans et aux environs des forêts les plus vulnérables peut empêcher la dévastation que ces forces provoqueront sur les pauvres", poursuit Andy white.

On lui accorde le droit d'y croire, mais vus les montants en jeu, la protection des droits des personnes vivant de près ou de loin des forêts reste un doux rêve. En Indonésie, la forêt tropicale a été littéralement rasée pour laisser place aux plantations de palmiers à huile (agrocarburants); en République démocratique du Congo, les essences rares et l'explosion du prix du bois conduit de nombreuses compagnies forestières à exploiter légalement, mais surtout illégalement, des milliers d'hectares sans contrôle; au Brésil, les plantations de soja -transgénique- remplacent d'énormes surfaces de forêts primaires, ...


Pourtant, l'Homme a besoin de ces étendues végétales qui couvrent 30% de la surface terrestre. Plus d'un milliard de personnes dépendent directement et indirectement de ces écosystèmes pour leur nourriture, leurs revenus, leur énergie, ... On estime à 350 millions le nombre de peuples autochtones ou tribaux dépendant en partie des forêts, dont 60 millions quasi intégralement.

Sources
Environnement blog Libération

Posté par Adriana Evangelizt

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