L’adieu aux requins

Publié le par Adriana Evangelizt

Il faut bien se rendre compte que TOUT disparaît. Les animaux possèdent un instinct que n'ont pas les humains parce que ces derniers ont perdu depuis des millénaires le contact avec la Terre. Les animaux l'ont toujours gardé. Ils savent que la Grande Catastrophe se prépare et déjà ils disent Adieu à la terre. Ils sont tellement plus intelligents que nous. Lorsque vous lisez les diverses Traditions vous constatez que la flore fut créée en premier puis vint la faune et en dernier les humains. Et c'est exactement dans le même ordre que nous allons tous disparaître. En n'oubliant pas que l'Humain sans la faune et la flore est condamné à mourir dans une nature hostile. Les succubes qui règnent sur l'Humanité n'y échapperont pas non plus. Ils pourront toujours essayer de bouffer leurs lingots ou leur fortune !




L'adieu aux requins


« Autrefois très abondants, les requins disparaissent des océans dans le monde entier, et certaines espèces risquent l'extinction, avertissent les spécialistes. » Allons nous nous résoudre à ce que l'effrayant et merveilleux bestiaire né de la patiente évolution ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir ?

 Autrefois très abondants, les requins disparaissent des océans dans le monde entier, et certaines espèces risquent même l’extinction, ont averti les spécialistes lors de la conférence annuelle de American Association for the Advancement of Science qui a pris fin lundi.

La situation des grands requins dans le monde a été étudiée par la IUCN-World Conservation Union, qui tient à jour la Liste Rouge des Espèces Menacées.

Cette étude a constaté que de nombreuses espèces de grands requins avaient vu leur population diminuer de moitié en raison de la demande accrue pour les ailerons et la viande de requin, de l’accroissement de la pêche de loisir au gros, et à cause des captures accidentelles lors de la pêche au thon et à l’espadon, où des millions d’individus sont pris dans les filets.

En raison de la pression exercée par une pêche intensive et non régulée, de nombreuses espèces de requins sont maintenant considérées comme menacées d’extinction, » déclare Julia Braun, membre du groupe spécialisé dans les requins à l’ IUCN, et enseignante associée à l’Institut d’Océanographie Scripps de San Diego.

« La situation du requin marteau, une espèce côtière typique, est particulièrement inquiétante. Il sera inclus dans l’édition 2008 de la Liste Rouge de l’IUCN au titre d’espèce « mondialement menacée » en raison de la surpêche et d’une demande élevée pour ses ailerons qui sont très prisés dans le commerce des requins, » déclare Mme Baum.

Elle précise que la pêche des requins dans les eaux internationales n’est pas réglementée, et apporte son soutien à la résolution récente de l’ONU qui appelle à sa limitation immédiate. Cette chercheuse souhaite également une interdiction de la coupe des nageoires, cette pratique qui consiste à mutiler l’animal et à le rejeter à l’eau, promis à une mort certaine.

Les recherches conduites à l’Université de Dalhouse durant les cinq dernières années par Mme Baum, puis par Ransom Myers, démontrent l’ampleur du déclin des requins dans le nord ouest de l’Atlantique.

La population de toutes les espèces étudiées par les chercheurs a décliné de plus de 50% depuis le début des années 1970. Pour de nombreuses espèces de grands requins côtiers, cette chute est encore plus marquée. Le requin tigre, le requin marteau ainsi que d’autres espèces ont vu leur nombre diminuer de plus de 95%.

La première publication exhaustive de la Liste Rouge de l’IUCN sur la situation des requins en Méditerranée a révélé que 42% des espèces sont menacées d’extinction. La surpêche, y compris les prises accidentelles, a été identifiée comme la cause principale de ce déclin par l’étude effectuée en novembre 2007.

« Des raies manta aux requins anges [1], les populations de ces espèces vulnérables sont en grave danger, » indique Claudine Gibson, l’une des responsables du groupe spécialisé dans les requins de l’IUCN, qui a co-signé l’étude.

« Nos analyses révèlent que la méditerranée est l’une des zones les plus dangereuses sur terre pour les raies et les requins, » note Gibson. « Les espèces fréquentant les eaux profondes semblent les plus menacées dans cette région en raison de la pêche intensive sur les fonds. »

De nouvelles recherches communiquées à la conférence de l’AAAS suggèrent que les requins migrent toujours en suivant les mêmes routes, pour rejoindre des zones de rassemblement bien connues.

« Les requins marteaux ne vivent pas uniquement dispersés dans les océans mais se regroupent également sur les hauts fonds et à proximité des îles au large, précise M. Kimley. « Ainsi, en créant des réserves autour de ces zones, ces espèces seront protégées et on offrira également au public la possibilité d’observer les requins dans leur habitat. »

Le grand requin blanc, sans doute l’espèce la plus reconnaissable, semble également se diriger vers des sites en nombre limité au cours de ses migrations.

Salvador Jorgensen, un chercheur de l’Université de Standford, a mené avec ses collègues un programme de marquage sur près de 150 grands requins blancs sur les côtes de Californie. Durant l’hiver, ces requins quittent les roqueries de phoques où ils chassent tout l’été, et se dirigent vers des eaux plus chaudes de deux sites tropicaux. L’un deux, situé entre Hawaï et les côtes mexicaines les attire tant qu’il est surnommé le « café des requins blancs ».

« Nous l’avons appelé le café, car c’est l’endroit où l’on peut se restaurer, ou juste aller voir et se faire voir, » explique Jorgensen. « Lorsqu’ils quittent le café, ils retournent année après année exactement au même endroit sur la côte de la même manière que vous retourneriez à votre coin de pêche favori . »

Baum précise qu’aucune stratégie visant à la conservation des requins ne peut convenir à toutes les espèces. En ce qui concerne celles qui passent la plupart de leur existence en haute mer, Baum mentionne une résolution récente de l’Assemblée Générale des Pêcheries de l’ONU qui préconise des quota déterminés scientifiquement et une interdiction de la mutilation des nageoires. Une telle interdiction obligerait à ramener à terre l’animal pourvu de ses appendices.

Pour les espèces côtières, un réseau de réserves marines pourrait aussi être une stratégie efficace. Dans les deux cas, Baum insiste sur le rôle absolument crucial de la surveillance et de l’application stricte des lois.

« De nombreux requins de haute mer sont capturés par les ligneurs qui pêchent le thon et l’espadon. Ceux des profondeurs sont pris dans les mailles des chaluts de fond et par les filets » explique Lance Morgan, un océanographe du Marine Conservation Biology Institute, organisateur de la réunion de l’AAAS.

« Les requins n’ont nulle part où se cacher dans les océans où la pêche est largement pratiquée. La limitation des prises, l’interdiction de la mutilation des nageoires et un réseau de réserves surveillées sont des stratégies de conservation qui sont toutes nécessaires pour assurer leur protection. »

Publication originale Environmental News Service , traduction Contre Info

[1] Squatiniformes

Sources Contre Info

Posté par Adriana Evangelizt


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