De spectaculaires trombes d'eau secouent le fleuve Saint-Laurent

Publié le par Adriana Evangelizt

Drôle de phénomène...



De spectaculaires trombes d'eau secouent le fleuve Saint-Laurent


par Catherine Handfield

 

 


Tout juste au-dessus du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Longueuil, une trombe d'eau mesurant de 25 à 50 mètres de diamètre et jusqu'à 600 mètres de hauteur s'est formée hier, vers 13h15.
Photo Mylène Denicolaï, collaboration spéciale

Yves Dupuis terminait tranquillement son heure de lunch dans son bureau de la marina de Longueuil, en bordure du fleuve Saint-Laurent. Il était passé 13h et un orage venait d'éclater. Rien de vraiment surprenant... jusqu'à ce qu'il voit tournoyer une branche par sa fenêtre.

«J'ai déjà vu une tornade en Floride: j'ai tout de suite su que quelque chose n'allait pas», raconte le contremaître.

M. Dupuis est sorti. Il a alors vu une petite trombe d'eau, un phénomène semblable à une tornade, parcourir la baie de la marina et s'éteindre quelques secondes plus tard. M. Dupuis s'est alors approché de la rive. C'est à ce moment qu'il a vu une trombe d'eau de plus grande importance, de l'autre côté du fleuve.

À quelques dizaines de mètres du port de Montréal, à la hauteur de Viau, une immense colonne d'eau reliait le fleuve aux nuages. Selon les observations d'André Cantin, météorologue à Environnement Canada, elle mesurait entre 25 et 50 mètres de diamètre et jusqu'à 600 mètres de hauteur.

La trombe d'eau s'est évanouie 5 à 10 minutes après sa naissance, indique M. Cantin.

Une troisième trombe a été vue sur le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Lanoraie, à l'est de Montréal, un peu plus tard.

Phénomène rare à Montréal

Vous ne connaissiez pas la trombe d'eau? Normal.

«De mémoire, il n'y en a jamais eu à Montréal depuis que je suis météorologue», indique André Cantin, qui pratique depuis 27 ans.

La trombe d'eau (ou trombe marine) est une tornade qui se forme sur l'eau dans des conditions bien particulières. Des vents doivent tourbillonner à la surface de l'eau. Ensuite, il doit y avoir formation d'une cellule orageuse et l'air doit être très instable.

Quand ces conditions sont réunies, la trombe marine aspire l'eau... et tout ce qui flotte dessus. «Avec des vents allant de 80 à 100 km/h, c'est définitivement dangereux pour les bateaux», dit M. Cantin.

Heureusement, Environnement Canada n'a reçu aucun rapport de dommages sur le fleuve Saint-Laurent.

Dommages à Longueuil

À la marina de Longueuil, toutefois, la petite trombe d'eau observée par les plaisanciers a causé des dégâts. Le toit de la timonerie d'un bateau de croisière a en outre été arraché.

Normand Noël, président de croisières Navark, estime les dommages à 2000$. «Une chance que personne n'était à l'intérieur du bateau pendant la tempête.»

«C'était vraiment particulier à regarder, raconte Yves Dupuis. La vaisselle, des coussins et un pigeon tournoyaient dans le ciel. Disons qu'on ne voit pas ça souvent.»

Environnement Canada compte en moyenne six tornades par année au Québec, mais ne tient pas de statistiques précises sur les trombes marines. Le phénomène se forme généralement sur les grandes étendues d'eau, comme celles des Grands Lacs, en Ontario.

 Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Catastrophes

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