Valentin: Stéphane Moitoiret mis en examen pour meurtre "avec actes de barbarie"

Publié le par Adriana Evangelizt

Comment un individu qui semble si dérangé n'était-il pas suivi ? Là, il y a quelque chose qui nous échappe.



Valentin: Stéphane Moitoiret mis en examen pour meurtre "avec actes de barbarie"




Stéphane Moitoiret, le principal suspect dans le meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet à Lagnieu (Ain), a été mis en examen mardi pour "homicide avec préméditation sur mineur de 15 ans avec actes de barbarie".

Compte tenu de la gravité des faits, Moitoiret encourt une peine de "réclusion criminelle à perpétuité incompressible", a annoncé le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière au cours d'une conférence de presse.

Valentin a été assassiné d'une quarantaine de coups de couteau alors qu'il faisait du vélo dans la soirée du 28 juillet dans une rue de Lagnieu.

Noëlla Hégo, la compagne de Moitoiret, encourt une peine de cinq ans de réclusion "pour non-empêchement de la commission d'un crime, soustraction de preuves et non-dénonciation de crime".

Tous deux ont été écroués dans la soirée. Stéphane Moitoiret, 39 ans, a été transféré vers le Service médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt de Saint-Paul à Lyon, et Noëlla Hégo, 48 ans, vers la maison d'arrêt de Montluc à Lyon.

Leurs mises en examen sont intervenues pratiquement au moment où se déroulaient les obsèques de Valentin dans la petite église de Hières-sur-Amby, où se trouve le caveau familial, en présence de plusieurs centaines de personnes.

La foule, trop importante pour prendre place dans la petite église, débordait sur le parvis.

Avant et après la cérémonie, ponctuée de longs moments de silence et de sanglots, les personnes présentes ont pu signer les registres de condoléances disposés près de l'église et de la mairie.

Le président Sarkozy a téléphoné à la mère de Valentin pour "exprimer sa compassion".

Moitoiret, dont l'ADN a été retrouvé sur le corps de l'enfant, n'a cessé, depuis son arrestation par les gendarmes dimanche en Ardèche, de tenir des propos incohérents et n'a jamais reconnu les faits.

Il a déclaré qu'il se sentait "étranger à cette affaire", que "quelqu'un d'autre avait commis le fait à sa place", "il dit que c'est un sosie qui a tué l'enfant", a déclaré M. Gandolière.

L'homme a cependant avoué le crime à sa compagne avant leur arrestation, et c'est elle qui a ensuite parlé aux enquêteurs, a poursuivi le magistrat.

Noëlla Hégo leur a notamment indiqué que depuis un mois, Stéphane Moitoiret était "devenu irritable, plus intolérant, plus violent verbalement et qu'elle n'arrivait plus à le maîtriser".

Le 28 juillet, après avoir trouvé refuge dans la salle paroissiale de Saint-Sorlin (Ain), à quelques kilomètres de Lagnieu, Stéphane Moitoiret a décidé, selon les propos de Noëlla Hégo, de "faire un incident".

Il est parti armé d'un couteau et est effectivement rentré "couvert de sang, en disant à son compagne qu'il venait de tuer un petit garçon".

"C'est en pleine conscience qu'il s'est nettoyé, qu'il a lavé une partie de ses vêtements, qu'il s'est changé, et qu'il a placé toute sa tenue dans un sac de plastique", a souligné M. Gandolière.

Le couple, souvent perçu par les enquêteurs comme "illuminé", qui se croyait "investi d'une mission divine" et s'était engagé depuis des années dans une folle errance à travers la France, avait quitté Saint-Sorlin le lendemain matin, en auto-stop, en direction de l'Ardèche.

Les enquêteurs procèdent "à des vérifications pour essayer de savoir si d'autres faits ont pu être commis (par le couple)", a encore indiqué M. Gandolière. Ils ont également saisi Interpol afin de demander aux états frontaliers de la France de vérifier si le meurtrier présumé a pu commettre d'autres crimes.

Des expertises psychiatriques devraient être rapidement menées pour déterminer le degré de responsabilité des deux marginaux et décider de la tenue ou non d'un procès.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

Publié dans Deliquescence Humaine

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