New York n'est pas à l'abri d'un séisme majeur

Publié le par Adriana Evangelizt




New York n'est pas à l'abri d'un séisme majeur


Une étude menée par des chercheurs de l'université de Columbia indique que New York n'est pas à l'abri d'un séisme majeur. Une étude de l'activité sismique récente dans la région a montré que plusieurs petites failles qui étaient supposées inactives pourraient en fait contribuer à provoquer un tremblement de terre de forte magnitude.

Les auteurs notent que les gros séismes, d'une magnitude de 6 ou 7, sont très rares dans la région de New York. Ainsi, ils estiment qu'un tremblement de terre de magnitude 6 se produirait en moyenne une fois tous les 670 ans et tous les 3400 ans pour un séisme de magnitude 7. Mais personne ne sait quand le dernier a frappé...
Toutefois, vu la densité de population et la concentration de bâtiments et d'activités financières à New York, beaucoup de vies et des centaines de milliards de dollars sont en jeu. En effet, selon
une analyse de 2001, un séisme de magnitude 7 pourrait détruire 14 000 bâtiments et en endommager 180 000 dans la seule zone du tremblement de terre. De plus, une étude effectuée en 2003 estime qu'un fort tremblement de terre dans la métropole new-yorkaise occasionnerait de 39 à 197 milliards de dollars de dégâts.

La métropole new-yorkaise n'est pas traversée par une seule grande faille comme celle de San Andreas en Californie. Il s'agit plutôt de nombreuses petites failles, pouvant contribuer à aggraver un séisme en "sautant" d'une faille à une autre.

L'étude, publiée dans le
Bulletin de la Société sismologique d'Amérique, a analysé les 383 tremblements de terres connus au cours de ces 330 dernières années à New York ou à proximité. Les trois plus importants ont atteint une magnitude de 5 en 1737, 1783 et 1884. Le dernier en date, dont l'épicentre était probablement situé dans l'océan, près de Brooklyn, aurait causé la chute de cheminées à New York et au New Jersey.
Sur cette base, les chercheurs estiment qu'un séisme de magnitude 5 a une occurence moyenne d'un siècle ; une puissance suffisante pour causer des dégâts notables.

Les bases de données enregistrées depuis le début des années 1970, quand des dizaines de nouveaux détecteurs ont été déployés, permettent aux auteurs d'examiner les caractéristiques des plus petites secousses. L'étude en déduit qu'il existe une zone sismique, auparavant non détectée, partant du sud-ouest du Connecticut et coupant la large faille bien connue de Ramapo, près de la centrale nucléaire d'Indian Point, à 40km au nord de la ville de New York.

Cette découverte signifie que le risque d'un gros tremblement de terre est plus important que prévu.

Entergy Nuclear, la société propriétaire de la centrale d'Indian Point, a assuré que celle-ci était conçue pour supporter une secousse sismique. Même si la fréquence et l'intensité des tremblements de terre sont plus importantes que ce que l'on pensait quand la centrale a été construite, cela ne change pas radicalement la conception de la sécurité du site.

Si un tel événement se produisait, la centrale d'Indian Point ne serait pas la seule à souffrir. Autoroutes, voies ferrées, gazoducs, oléoducs et lignes électriques traversent les zones à risque. Quant aux immeubles, bon nombre d'entre eux ont été construits bien avant l'existence des normes parasismiques...
Comme l'explique l'auteur de l'étude, la probabilité d'avoir un tremblement de terre est à peu près la même aujourd'hui qu'en 1609, quand Henry Hudson a remonté le fleuve. Mais les enjeux liés à un tremblement de terre sont beaucoup, beaucoup, plus élevés aujourd'hui, puisque le nombre de personnes, de biens et leur vulnérabilité sont nettement plus importants.

Enfin, les scientifiques soulignent que personne n'est en mesure de prévoir l'arrivée du prochain séisme dans la zone...

Sources
Planète Info

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Catastrophes

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