Le plus grand accélérateur de particules du monde entre en service près de Genève

Publié le par Adriana Evangelizt

L'accélérateur de particules est donc lancé aujourd'hui. Les scientifiques jouent aux apprentis sorciers avec notre planète. Ils nous assurent, bien entendu, que recréer le big-bang et jouer avec les trous noirs ne présentent aucun danger. Mais peut-on leur faire confiance ? Quand on sait, par exemple, que les scientifiques qui travaillent sur Haarp s'amusent avec le champ magnétique de la Terre qui lui sert aussi de bouclier, comment ne pas s'inquiéter ? Notre Terre est un Être vivant et elle souffre de toutes les expériences qui lui causent du tort.

En voulant récréer le big bang, les scientifiques voudraient-ils ressembler à ce que certains nomment "Dieu" ? Il y a un passage fort significatif dans la Genèse qui pourrait correspondre à ce qu'ils sont en train d'entreprendre...

L'Eternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement.

Et l'Eternel Dieu le chassa du jardin d'Eden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. Genèse 3, 22, 23


Dieu, sur la Terre, c'est la Terre et si l'expérience tourne mal, c'est elle qui chassera l'homme de ce paradis qu'il a détruit pour le reprojeter à l'âge de pierre... c'est ce qui nous attend, de toute façon.

J'ai trouvé une video en anglais qui explique certains dangers de ce collisionneur de hadrons...


LHC - Large Hadron Collider - Messing with the unknown







Le plus grand accélérateur de particules du monde entre en service près de Genève



Le plus grand accélérateur de particules au monde doit entrer en service mercredi près de Genève pour lever les secrets sur les plus petits constituants de la matière et la formation de l'univers.


A 07H30 GMT, les premiers paquets de protons doivent être injectés dans le Grand collisionneur de hadrons (LHC), un gigantesque anneau de 27 km de circonférence, enterré à 100 mètres sous terre de part et d'autres de la frontière franco-suisse.

Guidés par des aimants superconducteurs refroidis à -271°C, les particules formeront un faisceau qui atteindra progressivement des vitesses proches de la lumière. Un deuxième faisceau tournant dans le sens inverse sera ensuite créé. La déviation de la trajectoire des deux faisceaux par les aimants permettra de réaliser des collisions qui dégageront à pleine puissance une chaleur équivalente à 100.000 fois la température qui règne au coeur du Soleil.

Ces collisions, au rythme de 600 millions par seconde, éclateront les protons en leurs particules élementaires que sont les quarks et les gluons et feront apparaître d'autres particules élémentaires plus rares. Les physiciens espèrent détecter le boson de Higgs, ultime particule prédite par la théorie du Modèle Standard des composants élémentaires de la matière mais jamais encore observée jusqu'ici.

Cet outil, sur lequel environ 5.000 physiciens et ingénieurs travaillent depuis plus de 10 ans, est le plus grand projet scientifique de ces dernières années.

Robert Aymar, le directeur général de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern), se dit persuadé qu'il "permettra d'aboutir à des découvertes qui changeront notre vision du monde et en particulier de sa création".

Depuis 1996, le Cern a construit à 100 mètres sous terre près de Genève un anneau de 27 km de circonférence refroidi durant deux ans pour atteindre 271,3°C, soit juste 1,9°C de plus que le zéro absolu.

Autour de l'anneau sont installés quatre grands détecteurs au sein desquels vont se produire des collisions de paquets de protons (particules de la famille des hadrons, d'où le nom du "Grand collisionneur de hadrons"). Leur vitesse atteindra jusqu'à 99,999% de celle de la lumière (environ 300.000 km par seconde).

A pleine puissance, 600 millions de collisions par seconde génèreront une floraison de particules, dont certaines n'ont jamais encore pu être observées. Pour trier les 15 millions de gigaoctets de données recueillis chaque année, 11 grands centres répartiront l'information brute à 200 sites à travers le monde, qui la stockeront et l'analyseront. Parmi les détecteurs, Atlas et CMS vont traquer le boson de Higgs, une particule élémentaire qui conférerait une masse à certaines autres particules, et dont l'absence bouleverserait la physique théorique.

"Il y a une très forte probablité pour que le boson de Higgs puisse être observé", estime toutefois Yves Sacquin, de l'Institut de recherche sur les lois fondamentales de l'univers (Irfu) à Saclay, près de Paris.

Au-delà du Higgs, "nous sommes convaincus qu'il existe de très nombreuses particules beaucoup plus lourdes que celles que nous connaissons avec très peu d'interactions et qui sont présentes dans l'univers. C'est ce que nous appelons sans doute la matière noire", explique pour sa part M. Aymar.

Pour lui, "il est certain que le LHC fournira l'identification et la compréhension de cette matière noire", qui compte pour 23% de l'univers, alors que la matière ordinaire ne compte que pour 4% (le restant étant constitué d'énergie sombre).

Un autre détecteur, le LHCb, tentera de trouver où est passée l'antimatière, présente au moment du big bang en quantité égale avec la matière.

Enfin, le détecteur Alice s'intéressera aux collisions d'ions plomb, pour récréer durant le temps d'un éclair la soupe primordiale de quarks et de gluons qui formait la matière durant les premières microsecondes de l'univers, avant la formation des protons.

Au moment de la mise en route mercredi matin du premier faisceau, des paquets de 100 milliards de protons seront injectés dans l'accélérateur.

"Très probablement, ils ne vont pas faire un tour directement quand ils entrent dans la machine. Ca va prendre plusieurs heures", explique Laurette Ponce, une des physiciennes qui sera aux commandes du LHC.

Après le démarrage du deuxième faisceau, qui tourne en sens inverse du premier, des collisions seront provoquées à des énergies de plus en plus élevées, jusqu'à atteindre sept fois la puissance du Fermilab américain, qui était jusqu'à présent l'accélérateur le plus puissant.

Le projet, auquel ont contribué les pays européens, mais aussi notamment les Etats-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon, a coûté 3,76 milliards d'euros. "Cette machine donnera vraisemblablement des résultats inattendus. Ces données risquent de bouleverser la physique des particules élémentaires", a expliqué mardi le physicien français Hubert Reeves.

"C'est vraiment un outil impressionnant. Les puits pour descendre le matériel ont une taille par laquelle il serait possible de faire passer une cathédrale", insiste-t-il.

Le physicien britannique Stephen Hawking a pour sa part indiqué mardi avoir parié 100 dollars que le LHC ne trouverait pas le boson de Higgs. Ne pas le découvrir ne serait pas un échec, selon le scientifique britannique. "Ce que le LHC trouve, ou n'arrive pas à trouver, nous en dira long sur la structure de l'univers", a-t-il dit.

Quant à Kate McAlpine, une thésarde de la Michigan State University détachée au Cern, elle a eu l'idée d'un clip vidéo qui fait un tabac sur YouTube : le "Large Hadron Rap" (http://www.youtube.com/watch?v=j50ZssEojtM).

En vers et en anglais, des physiciens dansant le rap expliquent comment des protons vont entrer en collision dans le gigantesque anneau du LHC. Seule plainte de ses collègues : ils trouvent que "je sous-entends que le boson de Higgs va être trouvé très vite", a-t-elle avoué à l'AFP.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article