Le Piton de la Fournaise pourrait générer un méga tsunami à la Réunion

Publié le par Adriana Evangelizt

Article intéressant dans le sens où il montre la grande méconnaissance des scientifiques en ce qui concerne la racine des catastrophes comme le tsunami.


Le Piton de la Fournaise pourrait générer un méga tsunami à la Réunion



Il y a environ 4 700 ans le flanc est du volcan du Piton de la Fournaise (Réunion) s’est effondré dans la mer. Quelques dizaines de kilomètres cubes se sont abîmées dans l’océan, déclenchant probablement un méga tsunami. Méga, dans ce cas, signifie que la vague a sans doute dépassé les cent mètres de haut. Le conditionnel est cependant de mise, aucune preuve formelle n’ayant été retrouvée. Mais l’hypothèse est discutée dans le petit monde des scientifiques spécialisés en tsunami.

En effet, les scientifiques n'ont pas la certitude que ça se soit passé en une seule fois, mais ils savent, en revanche, que le (ou les) glissement(s) de flanc vont très vite. La montagne s’effondre quasi instantanément dans la mer. Les débris de cet énorme glissement de flanc ont été retrouvés au large de la côte de Bois-Blanc, sur la commune de Sainte-Rose.

Chercheur au laboratoire Magmas et Volcans de l’université Clermont II, Kelfoun Karim et d’autres scientifiques ont modélisé une éventuelle déstabilisation complète du piton de la Fournaise. Les scientifiques ont expérimenté deux types de déstabilisation, l’une dans le massif du piton de la Fournaise, l’autre au large de Saint-Paul avec des volumes déplacés de plus en plus important.

Dans le scénario le plus catastrophique,où il a été considéré l’effondrement de toute la zone du Piton de la Fournaise comprise dans l’enclos soit 90 km3 de roches. Des vagues pluridécamétriques toucheraient Saint-Denis onze minutes après l’initiation de l’effondrement. L’eau pourrait entrer jusqu’à 5 km à l’intérieur des terres touchant des villes comme Saint-André. Des vagues encore plus importantes de l’ordre de 100 m de haut pourraient toucher Maurice située dans l’axe de l’effondrement.

Dans le plan de secours spécialisé tsunamis, cette éventualité est envisagée mais elle n’est pas prise en compte. D’autres sources de tsunamis existent, glissements de terrain, chutes de roches suite à l’effondrement d’un flanc de volcan ou d’une falaise, concèdent les auteurs du plan. Ces aléas ne sont pas étudiés dans ce document car ils mettent en œuvre d’autres méthodes d’alerte auprès des populations et leur récurrence est de l’ordre de plusieurs milliers d’années.

Ce risque pluriannuel est confirmé par le directeur de
l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise : les connaissances en la matière sont parcellaires. Les scientifiques n'ont aucune expérience scientifique de tels événements. En étant extrêmement prudent on suppose donc qu’une telle catastrophe serait précédée de signes précurseurs sous la forme de séismes. Si un tel phénomène devait intervenir sa soudaineté ne laisserait qu’un temps de réaction pour qu’un quelconque plan puisse servir à quelque chose.

Sources
Notre Planète

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Catastrophes

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