Le réchauffement climatique causé par l’homme affecte l’Antarctique et l’Arctique

Publié le par Adriana Evangelizt



Le réchauffement climatique causé par l'homme affecte l'Antarctique et l'Arctique



Une étude publiée la semaine dernière apporte de nouvelles preuves au fait que le réchauffement climatique causé par l’homme, et notamment la combustion de carburants fossiles, affecte aussi bien l’Arctique que l’Antarctique, les deux régions polaires du Globe.

L’Antarctique et l’Arctique ont de moins en moins de glace à cause du réchauffement climatique, d’après ce que des scientifiques ont déclaré la semaine dernière dans le cadre d’une étude qui apporte de nouvelles preuves de l’effet qu’a le changement climatique provoqué par l’homme sur chaque continent.

 

La détection d’une cause humaine de réchauffement climatique aux deux pôles de la terre montre aussi à quel point il est nécessaire de comprendre l'évolution des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland qui feraient augmenter le niveau de la mer de 70 mètres si elles fondaient totalement, d’après les déclarations des scientifiques.

« Nous sommes capables, pour la première fois, d’attribuer directement le réchauffement climatique à l’influence des hommes en Antarctique et en Arctique » indique ainsi Nathan Gillett de l’Université d’East Anglia en Angleterre, à propos d’une étude qu’il a conduite avec des collègues venant des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et du Japon.

Les scientifiques affirment que les températures ont augmenté d’environ 2°C au cours des quarante dernières années dans l’Arctique. Les températures en Antarctique, un continent gelé plus grand que les Etats-Unis, ont augmenté de plusieurs dizièmes de degré.

 

L’Arctique s’est considérablement réchauffé ces dernières années et la mer de glace a fondu en 2007 pour atteindre un niveau plus bas que tous les records établis précédemment.

 

Mais les tendances qu’a suivi l’Antarctique ont été plus confuses : certaines mers de glace d’hiver se sont étendues ces dernières années, ce qui a suscité des doutes quant au caractère mondial du réchauffement climatique.

 

Le Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat, qui rassemble le travail de 2 500 experts, a déclaré l’an dernier que l’empreinte humaine sur le climat « avait été détectée sur chaque continent à l’exception de l’Antarctique » qui n’était pas assez bien couvert (du point de vue de l’observation) pour en faire une évaluation pertinente.

 

Les scientifiques, qui ont publié leur étude dans le journal Nature Geoscience, affirment que leurs découvertes comblent ce fossé.

 

L’étude, qui compare les archives de températures et quatre modèles climatiques informatiques, montre un réchauffement des deux régions polaires du globe, dont l’explication la plus plausible réside dans l’augmentation des gaz à effet de serre, provenant principalement de la combustion de carburants fossiles, plutôt que par des changements naturels.

 

Le lien avec les activités humaines est difficile à trouver dans les régions polaires parce qu’il y a moins de 100 stations de température en Arctique et seulement 20 en Antarctique.

 

Les scientifiques affirment que les températures ont augmenté d’environ 2°C au cours des quarante dernières années dans l’Arctique. Les températures en Antarctique, un continent gelé plus grand que les Etats-Unis, ont augmenté de plusieurs dizièmes de degré. L’Arctique se réchauffe plus rapidement parce que l’eau plus sombre et le sol absorbent plus de chaleur que la glace et la neige qui au contraire réfléchissent les rayons du soleil.

 

L’étude établit également un lien de manière officielle entre les émissions de gaz à effet de serre et l’augmentation des températures en Arctique, où les grandes variations naturelles comprennent une augmentation importante des températures dans les années 1930 et 1940.

 

Le lien avec les activités humaines a été souligné lors d’un congrès du GIEC l’an dernier, qui indiquait que l’impact humain « avait probablement contribué à la diminution récente de l’étendue de la mer de glace Arctique ».

 

Les scientifiques qui ont conduit l’étude ont recommandé que davantage de recherches soient faites sur la glace et les températures dans ces régions polaires.

 

Le GIEC prévoit que le niveau des mers augmentera entre 18 et 59 centimètres au cours du siècle, tandis qu’il y aura probablement plus de sécheresses, d’inondations, de canicules et de tempêtes plus dévastatrices.

 

« Nous devons vraiment être plus attentifs à ce qui se passe pour ces calottes glaciaires » a déclaré Andrew Monaghan, du Centre National des Etats-Unis pour la recherche Atmosphérique.


Sources Actualités News Environnement

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Arctique-Antarctique

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