Asnières - Séisme simulé: exercice de mobilisation de la chaîne sécuritaire

Publié le par Adriana Evangelizt

Et pourquoi cet exercice dans les Pyrénées ? Parce que c'est là qu'il y a le plus de tremblements de terre... ce n'est pas un hasard non plus.




Séisme simulé: exercice de mobilisation de la chaîne sécuritaire


ASNIÈRES-SUR-SEINE - 194 morts, 109 disparus, 15.700 sans-abris, la gare de Lourdes détruite: quatre heures après le début d'un exercice simulant un séisme dans les Hautes-Pyrénées, mercredi, le bilan parvenu à la cellule de crise à Asnières (Hauts-de-Seine) est déjà très lourd.

L'exercice de mobilisation de la chaîne décisionnelle sans déploiement réel de moyens sur le terrain, a été organisé à la demande de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, après le séisme des Abruzzes (Italie centrale) du 6 avril (295 morts, 58.000 sans-abri).


Il est 8H37 lorsque le téléphone sonne au centre opérationnel de la Sécurité civile à Asnières: la préfecture de Tarbes annonce un fort tremblement de terre dans les Hautes-Pyrénées. Lourdes est touchée et de nombreux villages de montagne sont inaccessibles.


Immédiatement, les spécialistes de la sécurité civile sont convoqués au centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic).


Plusieurs groupes se mettent en place pour organiser les premiers secours. Une vingtaine de personnes se répartissent entre les cellules de renseignements, synthèse et moyens, ainsi que des représentants de ministères (Ecologie et Environnement, Santé) et de la police.


En moins d'une heure, dans le calme, la cellule est totalement opérationnelle sous la direction de Bernard Deleplancque, responsable de la sous-direction de la gestion des risques.


Dans la grande salle blanche, les cartes de la région sont affichées, les tableaux blancs noircis, les téléviseurs branchés sur les chaînes d'information en continue.


Au bout de trente minutes on sait que l'épicentre évalué à 6,2 sur l'échelle de Richter se situe sur la commune de Juncalas, au sud de Lourdes. A 9H13, on dénombre 800 bâtiments touchés dont 100 effondrés, la gare de Lourdes détruite et 2.000 personnes sans abris. On ignore encore le nombre de blessés.


La cellule de crise organise une visioconférence avec la préfecture de Tarbes. "Nous avons demandé à la population par la radio locale de sortir des bâtiments et de se rendre dans des zones ouvertes", explique la préfecture. Elle prévoit l'installation d'un camp pour accueillir 10.000 personnes.


L'aéroport de Tarbes est réquisitionné, la liste des hôpitaux disponibles est dressée, les moyens aériens sont recensés. Il est 9H53 lorsque le premier bilan tombe : 22 morts à Lourdes. A 11H30, la catastrophe est déjà de grande ampleur: 195 morts, 109 disparus, 107 blessés graves, 15.000 sans abri, 650 bâtiments effondrés.

Cinq responsables seulement connaissent l'ensemble du scénario de la journée. Une réplique sismique est prévue vers 13H00 et Mme Alliot-Marie doit se rendre au centre opérationnel vers 16H00.


"Il y aura dans les jours à venir un +debriefing+ avec un compte-rendu de chaque chef de cellule", explique le commandant Samuel Bernès, porte-parole de la sécurité civile.


Les Hautes-Pyrénées où le risque sismique est moyen ont été choisies pour la crédibilité du scénario car "c'est là qu'il y a le plus de secousses", selon le commandant Bernès. L'exercice devait s'achever à 17H00.

Sources
L'Express

Posté par Adriana Evangelizt

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