« Grippe mexicaine », « grippe porcine » ou « grippe humaine »?

Publié le par Adriana Evangelizt

S'il ne tenait qu'à moi, je ferai subir aux infâmes qui font du fric avec les cochons, le même régime concentrationnaire qu'ils sont subir subir à ces pauvres animaux. Voyez les photos ci-dessous. Quand on voit comment les animaux sont traités à notre époque, on peut juger du niveau de Conscience de notre Humanité. Aucun respect pour la Nature. Aucun respect pour les bêtes ni pour les humains.






« Grippe mexicaine », « grippe porcine » ou « grippe humaine »?




par Michel Chossudovsky




Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues). 
 

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D’où provient la pandémie?



L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le 1er mai qu'elle renonçait à l'appellation « grippe porcine ». Celle-ci sera dorénavant appelée A H1N1, et connue de façon plus générale sous le nom de « grippe mexicaine », insinuant que la maladie provient du Mexique et qu'elle s'est transmise de personne à personne.

 

 

L'influenza porcine fait référence à « des souches d'influenza infectant habituellement les porcs ». Par conséquent, la terminologie est importante, car si la pandémie est étiquetée comme étant la « grippe mexicaine », on présume que les Mexicains, c'est-à-dire les humains, sont à l'origine de la maladie.

 

Le terme « grippe porcine », au contraire, suggère que les porcs, initialement du moins, transmettent le virus aux humains, et que l'on doit donc soulever la question de la santé animale.

 

Les reportages se sont amplement concentrés sur la transmission de personne à personne. Ils n'ont toutefois pas abordé les terribles conditions environnementales et sanitaires affectant les populations porcines des élevages industriels, lesquelles sont fondamentales à la compréhension de deux processus fondamentaux :

 

a) la prolifération de la maladie au sein des fermes porcines industrielles;

 

b) le processus de transmission du virus des porcs aux humains.



 


La grippe porcine peut se transmettre des porcs aux humains dans des conditions très spécifiques et infecte invariablement les travailleurs de ces fermes industrielles, exposés quotidiennement aux porcs. Les scientifiques sont catégoriques : « Les personnes travaillant avec des porcs, particulièrement ceux qui y sont longuement exposés, courent le risque de contracter la grippe porcine. »

 

L'influenza porcine est une maladie respiratoire sévère extrêmement contagieuse, résultant d'une infection d'un virus d'influenza de type A. Il existe des isolats de souches naturelles de virulence variable et des manifestations cliniques peuvent être déterminées par des organismes secondaires. Les porcs sont les principaux hôtes du virus d'influenza porcin classique. (Des infections humaines ont été rapportées, mais les souches porcines d'influenza A n'apparaissent pas de façon à se propager facilement aux populations humaines. [...] La maladie survient couramment chez les porcs dans le Midwest des États-Unis (et occasionnellement dans d'autres États du pays), au Mexique, au Canada, en Amérique du Sud, en Europe (y compris au Royaume-Uni, en Suède et en Italie), au Kénya, en Chine, au Japon, à Taïwan et ailleurs en Asie de l'Est. (The Merck Veterinarian Manual)


Des porcs canadiens infectés par des Mexicains

 

Les médias possèdent cette habileté particulière de mettre la réalité sans dessus dessous. Les médias écrits, la radio et les réseaux de télévision canadiens, pointent du doigt, tous  en chœur, un travailleur mexicain dans une porcherie industrielle non nommée au centre de l’Alberta, identifié comme le responsable de l’infection de 220 porcs sur un troupeau de 2200.

 

« Les interdictions sont tombées rapidement après la révélation des autorités samedi qu’une ferme porcine au centre de l’Alberta était en quarantaine, puisqu’on soupçonnait qu’un de ses travailleurs revenant du Mexique avait propagé la « grippe porcine » aux porcs. » (Calgary Herald, 4 mai 2009, souligné par l’auteur)

 

Quelque 10 % du cheptel serait en « rémission », selon des officiels fédéraux. La ferme a été mise en quarantaine.

 

« À la suite de l’infection d’un troupeau canadien, des officiels de la sécurité publique ont affirmé hier qu’ils surveillent de près toute transmission du virus de la grippe porcine entre les porcs et les humains. Ils se sont toutefois efforcés de contrer une crainte grandissante entourant les produits du porc, alors qu’une exploitation porcine non nommée de l’Alberta, dont 220 porcs étaient atteints de la nouvelle maladie, a été mise en quarantaine. » (National Post, 4 mai, souligné par l’auteur)

 

La « grippe porcine » n’est pas un phénomène « nouveau », tel que le suggèrent les médias, ni la souche H1N1. Il s’agit d’un fait connu et documenté, les porcs sont à l’origine de la transmission : du porc à l’humain et de personne à personne.

 

Cependant, l’histoire officielle veut qu’un mexicain travaillant dans une ferme porcine ait infecté les porcs canadiens de l’Alberta : le virus de la grippe porcine aurait été transmis de l’humain au porc. Inversement, les mêmes officiels nient la transmission des porcs aux humains. Les rapports officiels sont sans équivoque : les porcs canadiens n’auraient pas pu infecter les ouvriers de l’élevage porcin industriel, incluant le Mexicain.

 

« C’était la première fois que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) rapportait un cas de virus transmis d’un humain à un porc au Canada, bien que cela se soit déjà produit ailleurs. »

 

L’agence a déclaré que le cheptel était en quarantaine en attendant des tests supplémentaires, « mais [que] les possibilités de transmission du virus des porcs aux humains étaient infimes ». (Reuters, 2 mai 2009)

 

Le Dr. Brian Evans, vétérinaire pour l’ACIA, a déclaré qu’« il est courant de voir l’influenza chez les porcs et la transmission de l’humain au porc a déjà été signalée ». 
 

 

Cadavres de porcs des élevages industriels





Au Mexique, que l’OMS a identifié comme étant la source du virus, on a enregistré une incidence importante de grippe porcine à La Gloria, dans la municipalité de Perote dans l’État de Veracruz.  

 

« Des sources ont qualifié l’événement d’“étrange” éclosion d’infection respiratoire aiguë menant à la bronchopneumonie dans certains cas pédiatriques. D’après un résident, les symptômes incluaient une fièvre, une toux sévère et une quantité importante de mucosité. Des représentants de la santé ont enregistré 400 cas ayant demandé un traitement médical la semaine dernière à La Gloria, qui compte 3000 habitants, et ont indiqué que 60 % de cette population (environ 1 800 cas) avait été affectée par cette infection. Aucun délai précis n’a été mentionné, mais des sources révèlent qu’un responsable local demandait de l’assistance médicale pour la ville depuis février ». (Cité dans F. William Engdahl, Le Tamiflu et les porcheries industrielles, Mondialisation.ca, avril 2009)

 

Des indications démontrent que les porcheries industrielles du Mexique ont contribué à l’éclosion de la grippe porcine. La Gloria est une ville d’entreprise, abritant des fermes porcines et le fumier de porc toxique qui les entoure. Granjas Carroll de Mexico (GCM) fait partie des plus grandes exploitations porcines, produisant presque un million de porcs industriels par an. (Ibid). GCM est une coentreprise détenue à 50 % par la plus grande compagnie productrice de porcs industriels, Smithfield Foods (SFD) de Virginie. (Ibid). SFD est à la fois le plus grand producteur de porc et le plus grand abattoir au monde. Produisant au-delà de 14 millions de porcs annuellement, l’usine mexicaine de La Gloria représente plus de 7 % de sa production mondiale.

 

Qui infecte qui?

 

L’incident de l’Alberta, où un ouvrier agricole mexicain a supposément infecté 220 porcs sur un troupeau de 2200 (exactement 10 %, ce qui suggère qu’il s’agit d’une approximation plutôt que d’une estimation précise), est crucial à la compréhension du procédé de transmission.

 

Les témoignages de l’histoire suggèrent que, malgré les précautions, la transmission des porcs aux humains s’est produite dans les immenses fermes porcines.

 

Il y a raison de croire que les usines porcines en Amérique du Nord pourraient être la source de la transmission. Depuis 2005, 12 cas déclarés de grippe porcine chez les humains ont été enregistrés aux États-Unis, tous reliés au contact direct avec les porcs ou à leur proximité, selon le Centre for Disease Control (CDC). Ces chiffres ne comprennent pas les cas non déclarés.

 

Quelle est la causalité sous-jacente? La question fondamentale en ce qui concerne l’Alberta et d’autres régions productrices de porcs en Amérique du Nord est : qui infecte qui?


Un ouvrier agricole revenant du Mexique a-t-il infecté les porcs ? 


Ou est-ce que les porcs canadiens, confinés à un environnement insalubre et pollué, ont transmis la maladie, initialement au sein du troupeau de 2200 individus, conduisant ensuite à l’infection des humains, à savoir les ouvriers des usines porcines, à proximité des porcs?

 

Si c’est le cas, les origines et les causes de la pandémie sont dramatiquement différentes de celles présentées par l’OMS et l’administration Obama. Nous n’aurions plus affaire à la « grippe mexicaine », transmise par le Mexique, mais à une maladie provenant des élevages porcins industriels de l’Amérique du Nord.

 

On s’attendrait au moins à ce que dans une enquête, tous les faits et les causalités sous-jacents à la transmission du virus soient examinés attentivement. Le nom de la ferme au centre de l’Alberta n’a pas été divulgué. Aucune entrevue ou reportage n’ont été faits sur les lieus. L’identité du travailleur mexicain qui aurait vraisemblablement infecté les porcs n’a pas non plus été divulguée. Il règne une aura du secret. L’histoire officielle voulant que les porcs aient été contaminés par un ouvrier agricole ayant attrapé la grippe porcine au Mexique ne peut être corroborée par l’information disponible sur le sujet.

 

Les récents développements indiquent six infections de plus en Alberta (24 au total, 4 mai 2009). Une jeune Albertaine a été hospitalisée pour « un cas sérieux de grippe porcine humaine ».

 

« Alberta Health (Santé Alberta) a annoncé lundi qu’une fille d’Edmonton repose dans un état stable à l’hôpital après avoir contracté la maladie, mais on ne sait toujours pas où, puisqu’elle n’a pas voyagé. »

Sources
Global Research

Posté par Adriana Evangelizt


 

 

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<br /> Une contagion inconnue passionne davantage les foules qu’une maladie maîtrisable.
Le nombre de morts configure la couverture médiatique.<br /> Plus la problématique est globale, plus elle est déclinable, plus elle est universelle.<br /> Flash info publicitaires et épileptiques, reporters spéciaux concernés et consternants, analyses des causes prévisibles ou prémonitoires et des conséquences envisageables ou inéluctables.<br /> Quand le chantage moral ne se distingue plus du droit de savoir, on peut avoir peur, cette fois-ci.<br /> La suite ici :<br /> http://souklaye.wordpress.com/2009/04/27/bloc-note-psychose-mediatique/
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