Les désastres de la pandémie médiatique H1N1

Publié le par Adriana Evangelizt




Les désastres de la pandémie médiatique H1N1


par Luc Mandret


La pandémie de la grippe H1N1 s'est répandue sur le monde autant que sur la toile d'Internet. Sa vitesse de propagation a été fulgurante. L'elan médiatiques aurait-il fait davantage de dégâts que la pandémie de grippe elle-même ?

 


L'abstention sonde l'Europe On importe du lait d'Australie et on jette celui des vaches française Derrière la crise du lait, il y a l'Union européenne A l'origine un jeu sur Twitter. Manu lance un appel au secours, l'aider à trouver une idée de note. Je lui demande de parler de l'Afrique, elle relève le défi. Je reprends à mon compte ce jeu, et elle me demande de parler du traitement médiatique de la grippe porcine. Allons-y.

 

 

Un emballement médiatique, il suffit de voir le graphique ci-dessous. L'indice de bruit médiatique sur les blogs. Représentatif de la médiatisation d'une actualité. A son apogée, plus de 8 notes de blogs sur 1000 ont traité du H1N1. Impressionnant. Si le web tremblait d'une fièvre médiatique porcine, les médias traditionnels n'étaient pas de reste. L'ouverture des JT de 13h et de 20h de TF1 et de France2, les couvertures de quotidiens.

 

 

Il faut dire que les politiques, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot au premier plan desquels, ne se privaient pas de soigner leurs impopularités pour surfer sur un sujet non-polémique. Une bonne pandémie pour faire oublier les petits tracas nationaux. Une catastrophe planétaire qui rassemble et rapproche les citoyens autour du combat à mener pour vaincre cette grippe porcine. Une grippe A qui effraie, H1N1 deux chiffres et deux lettres si populaires, si médiatiques qu'ils en deviennent suspects.

 


Et pourtant le principe de précaution se révélait très certainement indispensable : pour les politiques, mais pour les médias ? Le sujet a certainement fait vendre énormément, les sujets d'angoisse entraîne un besoin d'informations. Savoir si la fin de l'humanité s'approche, les Français se voyaient dans l'impérative nécessité d'en savoir plus, de s'informer.

 


Mais à en voir toujours le graphique, à en lire les journaux, à en regarder les télévisions, à en écouter les radios, il semblerait que tout danger soit écarté. Et pourtant, selon l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), le nombre de cas confirmés de grippe A(H1N1) s'élevait dimanche à 8.480 répartis dans 39 pays, et recense 72 morts. Une pandémie encore contagieuse, qui continue de se répandre, mais les médias semblent asséchés. Plus rien à dire, plus rien de nouveau, plus d'actus chaudes à vendre. On zappe. Et peu importe si l'histoire prouve qu'une pandémie en général se répand en deux phases, la seconde beaucoup plus rapide et mortelle. Le principe de précaution attendra...



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Posté par Adriana Evangelizt  




 
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