Changement climatique: l'Afrique renouvelle ses demandes aux pays riches

Publié le par Adriana Evangelizt




Changement climatique: l'Afrique renouvelle ses demandes aux pays riches





Les ministres africains de l'Environnement ont adopté vendredi à Nairobi une position commune dans la perspective du sommet mondial sur le climat à Copenhague en décembre, appelant une nouvelle fois les pays du Nord à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.


L'Afrique, qui est de tous les continents le plus faible émetteur de gaz à effet de serre, est particulièrement vulnérable aux conséquences du réchauffement climatique.


Elle plaidera notamment à Copenhague pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés de 25 à 40% d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990.


Les ministres ont également appelé à plus de financements et de transferts de technologies en faveur des énergies propres.


"Plus que toute autre chose, nous aurions souhaité une volonté politique forte du monde développé et je ne suis pas sûre qu'elle existe", a regretté la ministre sud-africain de l'Environnement Buyelwa Sonjica.


La Conférence ministérielle africaine sur l'environnement, qui s'est tenue vendredi à Nairobi, a également appelé les pays du G8 à appuyer et mettre en oeuvre la création d'un centre régional sur le changement climatique en Afrique.


Le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a assuré ses homologues africains du soutien de l'Europe en matière de réchauffement climatique.

"Nous devons absolument rester dans la feuille de route de Bali. C'est à dire que les pays industrialisés doivent réduire avant 2020 leurs émissions de 25 à 40% (...). L'Europe va le faire. L'Europe demande aux Etats-Unis et au Canada de le faire (...), mais vis-à-vis de l'Afrique, on doit respecter le 25-40%", a-t-il déclaré.


"Il ne faut pas que le prétexte de la crise (financière mondiale) retarde les pays industrialisés", a-t-il ajouté.

La commissaire de l'Union africaine pour l'Agriculture, Rhoda Tumussime, a de son côté estimé que le continent avait "le droit moral de demander des compensations aux pays qui ont le plus contribué au problème du réchauffement climatique".


"Il est extrêmement injuste que l'Afrique souffre de problèmes auxquels elle n'a quasiment pas contribué", a-t-elle ajouté.


"Les ministres africains de l'Environnement ont marqué aujourd'hui (vendredi) leur détermination à répondre au défi du changement climatique en adoptant une position commune", s'est félicité de son côté le directeur du Programme des Nations unies pour l'Environnement (Pnue) Achim Steiner.


M. Steiner a appelé "les autres continents et pays, notamment développés" à faire de même et à assumer leurs responsabilités.


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

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