La faune du pacifique menacée par une "mer de plastique"

Publié le par Adriana Evangelizt

La faune du Pacifique menacée par une ''mer de plastique''

Deborah Zabarenko pour The Guardian

Traduction : Karine Belhache pour Planète Urgence]

Un rapport de Greenpeace dénonce une énorme masse de déchets plastiques, de la taille du Texas, flottant au milieu de l’Océan Pacifique.


On y trouve, entre autres, de vieilles brosses à dent, des jouets de plage et des préservatifs usagés… Ce tourbillon gigantesque menace les espèces marines qui sont prises au piège dans les déchets, les mangent ou bien encore se posent dessus.

L’étude du groupe de protection de l’environnement souligne le fait que les déchets plastiques ne se désintègrent pas de la même manière que les déchets naturels. Les courants et les vagues les ont ainsi emportés sur des milliers de kilomètres jusqu’à un endroit situé entre Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis.

Le rapport, intitulé Débris plastiques dans les Océans du Monde, indique qu’au moins 267 espèces d’oiseaux, de tortues, de phoques, de lions de mer, de baleines, et de poissons, ont souffert d’ingestion ou se sont emmêlées dans cette poubelle tourbillonnante. 80% de ces déchets proviennent de la terre et 20% des océans, les quatre principales sources de déchets étant le tourisme, les égouts, la pêche et les dépôts issus des navires.

Ce rapport a été publié seulement quelques jours après que le journal Science ait annoncé que les stocks mondiaux de poissons et de fruits de mer s’effondreraient en 2048 si la surpêche et la pollution ne cessaient pas.

Les membres de Greenpeace ont navigué au travers de cette masse flottante de déchets, filmant la faune marine se débattant dans le plastique. Steve Smith, présent à bord du bateau Esperanza, explique que Les plastiques dans les océans sont comme une éponge toxique, ils absorbent une grande partie des polluants stagnants dans la mer. Nous avons vu des photos d’albatros mangeant ce plastique... Bien que leur estomac soit plein, ils finissent par mourir de faim car il n’y a aucune substance nutritive là-dedans.

Greenpeace a demandé la création d’un réseau mondial de réserves naturelles maritimes couvrant 40% des océans du monde, et appelé les pays côtiers à prendre leurs responsabilités afin de contrôler la surconsommation et encourager le recyclage.

Sources : Planète Urgence

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Animaux en danger

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