Madagascar : la Boudeuse se frotte au "peuple des épines"

Publié le par Adriana Evangelizt

Nous sommes fiers de poser cet article car nous sommes Corse et cela nous fait plaisir que le bateau autant que le capitaine viennent de l'Île de Beauté pour étudier le "Peuple des Epines", un des rares peuples premiers qui existe encore sur notre terre en perdition.




Madagascar: la Boudeuse se frotte

 au "peuple des épines"


La goélette d'exploration française "la Boudeuse" arrive vers le port de la Réunion, le 1 décembre 2006

 

 

Après une longue escale à l'île de la Réunion, la goélette d'exploration La Boudeuse a repris sa circumnavigation à la rencontre des "peuples de l'eau" et jeté l'ancre au sud de Madagascar pour se frotter au "peuple des épines", les Antandroy, l'une des 18 ethnies de la grande île de l'océan Indien.

Un nouveau pavillon a rejoint au faîte du grand mât, le drapeau corse à tête de Maure (Bastia est le port d'attache du navire), celui de la Région Réunion à l'héraldique jaune, bleue et blanche représentant un soleil émergeant d'une montagne.

La région Réunion, par la volonté de son président Paul Vergès, qui multiplie les initiatives pour faire revenir dans l'île des touristes effrayés par l'épidémie de chikungunya en 2005, est désormais partenaire des expéditions de la Boudeuse et a investi 150.000 euros dans l'affaire.

"Nous accueillons maintenant à notre bord de jeunes Réunionnais qui, lors de notre tournée des ports français, l'été prochain, seront les +ambassadeurs+ de l'île auprès des jeunes métropolitains", a indiqué à l'AFP le capitaine de La Boudeuse,
Patrice Franceschi.

Mais pour l'heure, le trois mâts goélette s'est amarré à Fort-Dauphin (Taolagnaro), point de départ d'une expédition de trois semaines en pays Androy, à l'extrémité méridionale de Madagascar.

"Ce +peuple des épines+ (la région est couverte d'épineux aux espèces majoritairement endémiques et aux formes singulières), tribu pastorale animiste, est le plus isolé de l'île et a conservé ses rites divinatoires et croyances séculaires centrés sur le culte des morts et l'animal roi, le zébu, +intermédiaire entre les esprits et les vivants+", explique Franceschi.

Les Antandroy souffrent, sur leur petit territoire grand comme un département français, de tous les maux -excepté la guerre- du continent africain: sécheresse, malnutrition, invasions de sauterelles, épidémies, parasite végétal qui depuis quelques années détruit les cactées,
affamant bêtes et hommes et détruisant la barrière naturelle qui les protégeait depuis des siècles.

Sur les pistes de latérite, ces bergers - dont la communauté fond au fil des ans et des épreuves - qui ne se séparent jamais du bâton ou de la sagaie, héritage symbolique de leur passé guerrier, mènent leurs troupeaux de zébus en recherche permanente du plus petit et rare point d'eau, source de vie.

"Après les bédouins du désert et de la mer du sultanat d'Oman, les Saa du Vanuatu ou les Badjao d'Indonésie, nous allons partager le quotidien de ce +peuple des épines+, entre tradition et modernité, attentifs à leur devenir, leurs espoirs, mais aussi leur lutte pour la préservation de leur culture, dernier rempart contre la disparition qui les menace", souligne
Patrice Franceschi.

Puis, La Boudeuse entamera la dernière partie de son aventure commencée il y a 30 mois. Elle doublera le cap de Bonne Espérance avant la lente remontée des côtes d'Afrique de l'Ouest.

Deux missions, en Namibie et au Cap vert, sont encore prévues avant le retour à Bastia vers la fin juin et une grande tournée -avec expositions, conférences et projections de films- des principaux ports français de la Méditerranée et de l'Atlantique.

Sources AFP


Posté par
Adriana Evangelizt

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