Paul Watson, un pirate au service de Sa Majesté la Mer

Publié le par Adriana Evangelizt

Voilà donc un portrait de l'homme... Paul Watson, pirate au service de Sa Majesté la mer, rebelle, milliardaire, écologique et qui n'a peur de rien. Qui dit mieux ?

PAUL WATSON, un pirate au service de Sa Majesté La Mer.

Fini les grands discours, place à l’Action !

par Sandra Pittet


Ecologiste convaincu, Paul Watson, citoyen canadien est considéré comme un des plus grands experts de nos océans. Co-fondateur de Greenpeace, il quitte l’association en 1977. Lassé des belles paroles, des promesses et des négociations qui traînent et n’aboutissent souvent qu’a de toutes petites victoires pour la nature et sa protection, il choisit l’action, l’intervention sur le terrain, les résultats concrets. La sauvegarde des mers et des océans, qui se vident dangereusement, pillés et surexploités de toute part par les hommes, devient pour lui une priorité absolue, une urgence de chaque instant, une lutte à laquelle il va consacrer sa vie.

Pour ce faire, il crée en 1977 sa propre association, la Sea Shepherd Conservation Society. Grâce à ses moyens financiers - Watson est milliardaire - il achète un brise glace, l’Ocean Warrior, et avec l’aide d’un équipage de quelque 40 marins, il sillonne désormais les mers et les océans  à la recherche des braconniers en tout genre, des baleiniers illégaux, des pêcheurs aux filets dérivants et autre trafiquants des mers. Quand il repère un de ces pilleurs de fonds marins, cet homme d’action n’hésite pas à employer les grands moyens : il lance son brise-glace contre le navire incriminé.

Paul Watson et son équipage ont déjà éperonné ou coulé plus d’une vingtaine de chalutiers. Le pirate vert détruit également le système de remontage des filets dérivants d’autres bateaux. Sea Shepherd est probablement l’association la plus efficace sur le terrain. Menacé à plusieurs reprises et emprisonné, Watson poursuit sa lutte qu’il qualifie de non violente. «  Il n’y a jamais eu de dommages corporels » explique ce Don Quichotte moderne et c’est en effet la réalité, puisque aucune de ses actions n’a fait de victimes.

En revanche, beaucoup de poissons, phoques ou mammifères marins doivent leur vie à cet activiste infatigable, dont les principales cibles sont des pays tels, le Danemark, l’Islande, le Canada, la Norvège, Taiwan et surtout le Japon. Ce dernier pays ayant déjà poussé vers l’extinction de nombreuses espèces de cétacés dans le Pacifique.

En 1983, Watson sauve 66000 phoques. C’est lui, en effet, qui appose de la peinture sur la fourrure de ces animaux la rendant ainsi invendable. Par la suite il change de tactique car il s’avère que la peinture, par ailleurs tout à fait écologique, a des effets néfastes sur l’imperméabilité de la fourrure des phoques. Il décide donc d’arracher la fourrure peu avant la mue naturelle de l‘animal. Cette opération n’est pas douloureuse pour l’animal et lui sauvera la vie si d’aventure il devait croiser des braconniers sur sa route.

Watson et son équipe mènent aussi un combat contre une tradition cruelle perpétrée dans les îles Féroé. En effet, chaque année de nombreuses baleines se regroupent au large de ces îles. A bord de bateaux à moteur, les habitants poursuivent les baleines et les forcent à nager en direction des côtes. C’est là que d’autres habitants, la taille immergée dans la mer, les attendent pour les massacrer à coups de pics en bois. Le carnage terminé, la mer est rouge, rouge du sang versé par les animaux qui flottent désormais inanimés à la surface de l’eau. Il y a des carcasses à perte de vue. La mort est omniprésente, pendant que les habitants comptent le nombre de leurs victimes. Plus ce nombre est élevé, plus belle sera la fête qui animera les villes et les villages cette fameuse nuit. En effet, le but de ce carnage est de battre le record de cétacés exterminés les années précédentes.

Ce spectacle atroce auquel participe toute la population est d’autant plus choquant, qu’une fois tuées, les baleines ne pourront même pas être consommées puisque leur chair est devenue toxique en raison du fort taux de mercure qu’elle contient.

C’est donc un massacre totalement gratuit, parfaitement inutile et d’une cruauté inouïe qui chaque année se répète sur ces îles.

Il n’en fallait pas plus pour voir désormais l’Ocean Warrior croiser au large des îles Féroé au moment où les baleines s’y rassemblent et chasser inlassablement vers le large tout animal imprudent qui s’approcherait un peu trop des côtes.

Watson, notre rebelle au grand cœur, a également fait l’acquisition d’une île. Pas le moindre palmier, aucune plage de sable blanc sur ce morceau de roche balayé par les vents, livré a l’assaut des vagues, qui grondantes et menaçantes, viennent s’y précipiter dans un tourbillon d’écume. Ce caillou n’a donc rien de paradisiaque pour des touristes en mal d’exotisme, mais il offre en revanche un havre de paix à nombre de phoques qui chaque année viennent s’y reproduire. Grâce à Watson, ils peuvent donc en toute sérénité s’adonner à leur rite de séduction et essayer de maintenir l’effectif de leur population.

Aujourd’hui, Sea Shepherd compte plus de 35 000 membres donateurs. Quand il n’est pas à bord d’un de ses bateaux, Paul Watson, qui a été professeur d’écologie à Pasadena, donne des conférences dans des universités et tente de sensibiliser l’opinion publique face aux menaces qui pèsent sur la faune et la flore aquatique. En 1996, la  ville de Saint Jean Cap-Ferrat l’a fait citoyen d’honneur et en 2000, le Times l’a consacré héros de la protection de l’environnement du 2Oème siècle.

Du sauvetage des bébés phoques au fastidieux nettoyage d’oiseaux et de mammifères englués par des marées noires, de la traque aux chalutiers illégaux à la sensibilisation du grand public, Paul Watson cumule les missions et poursuit inlassablement son but :

Rendre aux océans leurs richesses écologiques, préserver leur fragile équilibre, sauvegarder leur biodiversité avec pour unique souci, la peur de voir s’éteindre la formidable variété d’espèces de plantes et d’animaux qui vivent sur notre planète.

A quoi notre monde va-t-il ressembler demain ?  Nos enfants et nos petits-enfants auront-ils la chance de pouvoir observer des dauphins en liberté ?

Sauront-ils qu’une espèce d’ours vit en Antarctique ou apprendront-ils dans les livres que l’ours polaire est une espèce à jamais éteinte ?

Paul Watson dit de lui -même : « Je suis un interventionniste, pas un protectionniste ». Nous pouvons trouver ses méthodes expéditives voir brutales, mais réfléchissons un peu au monde que nous voulons laisser à nos descendants.

Aujourd’hui, le temps presse, les organisations écologiques se battent tant bien que mal pour faire évoluer les mentalités mais bien des Etats continuent à faire la sourde oreille. La planète souffre depuis trop longtemps de la pollution et de la surexploitation de ses espèces tant animales que végétales. Et il faudra attendre encore bien des années avant que peut-être la tendance ne s’inverse. Cependant, la Terre a-t-elle encore les moyens et les ressources nécessaires pour attendre le changement tant espéré par les protectionnistes? Son équilibre ne va-t-il pas s’effondrer avant que les hommes ne se décident enfin à agir concrètement ?

 Malgré l’imminence du danger qui plane sur notre planète, il y a aujourd’hui très peu d’activistes qui sont réellement prêts à s’engager corps et âme, au péril de leur vie et de leur liberté, dans cette course contre la montre. Cependant, même si nous ne sommes pas tous des hommes de terrain, n’avons-nous pas néanmoins aussi un rôle à jouer ? Et ce rôle ne serait-il pas précisément celui de soutenir les interventionnistes tels Paul Watson, qui s’engagent véritablement pour la nature et qui sans faire de victimes humaines, parviennent toutefois à sauver la vie de milliers d’animaux menacés?

Pour toutes informations supplémentaires sur Paul Watson et ses activités :

www.seashepherd.org                                   (site en anglais)


http://ndoassoc.free.fr/paulwatson.php       (site en français)

Sources Spane ch

Posté par Adriana Evangelizt


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R
P; Watson a raison ! il ne faut rien attendre des politiques, bien trop occupé à remplir leurs promesses électorale qu'ils savent d'avance incapable de remplir, mais il faut donner l'illusion .
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