Le bison

Publié le par Adriana Evangelizt

On va s'intéresser un peu aux animaux... ma passion... on commence par le bison... que chassait Charlemagne...

Le bison

 

Le bison est un grand bovidé ruminant dont il existe deux espèces vivantes : celle d'Amérique du Nord (Bison bison) et d'Europe (Bison bonasus). La première vit essentiellement dans les steppes nord-américaines tandis que la seconde est forestière.

Les relations entre les deux espèces vivant actuellement ne sont pas totalement claires. Elles sont sans conteste très proches, puisqu'elles font des hybrides fertiles. Or, on considère en biologie qu'une espèce se défini comme étant l'ensemble des animaux pouvant naturellement avoir des descendants fertiles. Il semble que la fertilité des hybrides soit la même que celle des animaux non hybridés (il existe des troupeaux d'hybrides vivant en liberté dans le Caucase russe depuis les années 1950). Il faudrait donc considérer Bison bison et Bison bonasus comme deux sous-espèces, et non comme 2 espèces distinctes. Certains biologistes défendent d'ailleurs cette position, mais la majorité des auteurs considèrent cependant toujours que les deux groupes sont des espèces distinctes.

Origine du genre

Il est généralement admis que le genre Bison trouve son origine en Asie du sud. Des formes antérieures au genre Bison sont identifiées au pliocène récent : Probison dehmi (Sahmi et Kahn, 1968) en Inde et Protobison kushkunensis.

L'espèce Bison des steppes (Bison priscus (Bonajus, 1827)

Bison priscus, un Bison à grandes cornes, habitait l'Eurasie et l'Alaska durant le Pléistocène. On retrouve fréquemment ce bison sur les peintures pariétales de la Préhistoire européenne.

C'est à la fin de la dernière période glaciaire (il y a 10 à 15.000 ans) que Bison priscus semble donner naissance à Bison bonasus, le bison d'Europe actuel, et peut-être aussi au Bison d'Amérique.

L'espèce Bison d'Europe (Bison bonasus Linnaeus, 1758)

Le bison d'Europe était très fréquent sur tout le continent européen, de l'Atlantique à l'Oural (excepté l'Espagne, l'Italie, la péninsule scandinave et les îles britanniques), et ce jusqu'au Moyen Âge. Il est également possible qu'il ait résidé en Sibérie, mais cette possibilité doit encore être confirmée[1].

Charlemagne le chassait, de même que l'aurochs, dans la région de Liège et d'Aix-la-Chapelle.

Exterminé dans la nature après la première guerre mondiale, le bison d'Europe ne survivait alors plus qu'en captivité. Il a été progressivement réintroduit dans la nature après la seconde guerre mondiale.

Le poids moyen du mâle est d'environ 700 kg (1 tonne au maximum), et la taille peut atteindre 1,80 m, voir 2 m, au garrot. La femelle est plus petite, avec un poids entre 350 et 600 kg.
C'est le plus gros mammifère terrestre d'Europe.

L'espèce Bison d'Amérique du Nord (Bison bison Linné, 1758)

Le bison a été un animal caractéristique de l'Amérique du Nord et une idole de nombreuses cultures amérindiennes. Les Indiens des grandes plaines de l'Amérique du Nord avaient une économie largement basée sur le bison.

Les bisons d'Amérique du Nord étaient encore 50 à 70 millions avant l'arrivée des Européens en Amérique, vivant et migrant sur les plaines herbeuses d'Amérique du Nord, du Mexique au Canada.

Ils ont frisé l'extinction avec la conquête de l'Ouest, l'introduction des chevaux et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880), où le massacre des bisons fut une entreprise économique à très grande échelle, mais aussi une stratégie pour affecter les Amérindiens. Buffalo Bill (William Cody) fut un des plus grands chasseurs de bisons.

L'animal est alors protégé, et sa population en 2005 est estimée à 200 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux USA et au Canada). Ce dernier groupe, les seuls bisons vivant en liberté, est très minoritaire (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont plusieurs dizaines de milliers sont abattus chaque année pour leur viande.

Bison d'Amérique du Nord


Le bison d'Amérique du nord (Bison bison), est une des deux espèces de bison.

Le bison est un animal caractéristique de l'Amérique du Nord et une idole dans de nombreuses cultures amérindiennes. L'économie des Indiens des grandes plaines de l'Amérique du Nord était largement basée sur le bison.

Avant l'arrivée des Européens en Amérique, on comptait encore 50 à 70 millions de bisons d'Amérique du Nord, vivant et migrant sur les plaines herbeuses du Mexique au Canada.

La destruction du Bison d'amérique du nord

Les bisons ont failli être exterminés avec la conquête de l'ouest et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880), où le massacre des bisons fut une entreprise économique à très grande échelle, mais aussi une stratégie pour affamer les Indiens. Buffalo Bill (William Cody) fut un des plus grands chasseurs de bisons.

Cette chasse effrénée à la fin du XIXe siècle, ajoutée aux épidémies de brucellose importée d'Europe, a failli mener à la disparition complète de cette espèce. Alors qu'aux débuts de la conquête de l'Ouest, on pouvait trouver des troupeaux de centaines de milliers de têtes, vers 1890-1900, il ne restait qu'environ 1 millier de bisons.

Le sauvetage du bison

A la fin du XIXe siècle, quelques femmes des classes moyennes se mobilisent contre le massacre des bisons : elles en appellent à une réaction pour sauver l'espèce, en publiant des articles et en interpellant les hommes politiques. En 1905, « The American Bison Society » est créée, avec pour but de protéger les survivants, et d'en développer la population.

Il y a aujourd'hui 200 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux USA et au Canada). Ce dernier groupe, les seuls bisons vivant en liberté, est très minoritaire (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont plusieurs dizaines de milliers sont abattus chaque année pour leur viande.

Les sous-espèces


Il existe deux sous-espèces de Bison bison en Amérique du Nord : le bison des plaines (Bison bison bison) et le bison des bois (Bison bison athabascae). Ce dernier, qui a toujours été moins nombreux, vit au Canada (environs 3 000 têtes dans les années 1990), et est majoritairement composé d'animaux vivant en liberté.

La sous-espèce des plaines n'est pas protégée par la CITES, tandis que la sous-espèce des forêts est classée en annexe II.

Il est à noter que certains scientifiques (Reynolds - 1982) estiment qu'il n'y a pas lieux de différencier 2 sous-espèces, tant celles-ci se ressemblent.

Description physique


Morphologie

longueur du corps : 2 à 3,5 m
longueur des cornes : latérales, 55 cm
hauteur au garrot : 1,5 à 2 m
poids adulte : 450-500 kg pour les femelles, 700-800 kg pour les mâles.
Physiologie

maturité sexuelle :
gestation : 9 mois
nombre de jeunes / portée :
nombre de portées / an :
longévité
libre :
captif :
Régime alimentaire Herbivore.


Localisations en Europe


En Suisse, un parc à bisons (Juraparc) existe dans la commune de Vallorbe.
En Lozère, un parc à bisons (Margeride) existe. On peut les voir de près directement dans le parc, depuis la calèche ou le traineau l'hiver.
le plus grand troupeau d'élevage ( au moin s300) est à Recognes en Belgique [1]
Divers zoo

Prédateurs
Outre l'homme, les prédateurs du bison d'amérique sont le puma et le loup.


Bison des steppes

Le bison des steppes (Bison priscus) est une espèce disparue de grand bison à longues cornes.

Description

Le bison des steppes était plus haut et plus massif que les bisons actuels ; ses cornes étaient longues et dirigées vers le haut et ses épaules étaient puissantes. On pense que sa robe était plus semblable à celle du bison d’Europe qu’au bison d'Amérique du Nord.

Il devait certainement constituer de grands troupeaux lorsque les prairies où il vivait étaient abondantes et devait être chassé par de nombreux prédateurs.

Répartition

Originaire d’Europe, le bison des steppes est apparu il y a environ 900 000 ans ; puis, avec le temps, cette espèce s’est répandue dans toute l’Eurasie. Vers 200 000 ans, lors d’une période de froid intense, le niveau des eaux baissa et le bison des steppes est arrivé en Alaska par le détroit de Béring (Bison priscus d’Alaska = Bison alaskensis) ; mais les glaces recouvrant le Canada lui ont interdit de s’avancer dans le reste du continent américain, jusqu’à une période interglaciaire.

On pense que les bisons américains descendent de Bison priscus. Le premier bison des États-Unis se nomme Bison latifrons, duquel descend le bison américain moderne : Bison bison.

En Europe, plusieurs autres bisons côtoyaient le bison des steppes lors des périodes interglaciaires, comme Bison menneri et Bison bonasus (bison d’Europe).

Environnement

Le bison des steppes vivait dans des steppes et des prairies riches en graminées où poussaient quelques arbres. Il croisait le mammouth laineux, le rhinocéros laineux, des chevaux et des cervidés mais il vivait également aux côtés de prédateurs comme le lion, le loup ou l’homme.

Le bison et l’Homme

Le bison des steppes représentait une grande opportunité dans la vie des hommes préhistoriques : il leur servait à se nourrir, à s’habiller et même parfois à s’abriter.

Au Paléolithique moyen, l'Homme de Néandertal a chassé le bison notamment en utilisant des avens comme pièges naturels, comme par exemple à Coudoulous dans le Lot.

Au Paléolithique supérieur, les bisons des steppes étaient fréquemment représentés dans les grottes ornées européennes (Altamira, Chauvet, Lascaux…) dans toute leur puissance et leur force. Ils devaient avoir une signification religieuse importante.

Blue Babe, le bison momifié d'Alaska

Blue Babe est le nom donné à une momie de bison trouvée en Alaska. La particularité de ce fossile est sa couleur qui est bleutée.

Découverte

L'histoire commence il y a 36 000 ans, pendant l'ère glaciaire. Un gros mâle Bison priscus est attaqué par deux ou trois lions (Panthera leo atrox). Il est ensuite mangé, mais un des lions pert sa dent. Peu à peu, Blue Babe est enseveli dans la boue, des minéraux se collent à sa peau.

36 000 ans ans plus tard, en 1979, un dénommé Walter Roman part commencer sa journée dans un mine d'or près de Fairbanks, en Alaska, il espérait trouver de l'or. En dégageant au jet d'eau la boue et le limon gelé pour atteindre le gravier aurifère, Walter Roman découvre un sabot, puis une patte d'animal recouverte de peau et de chair.

Walter Roman appela le paléontologue Dale Guthrie, de l'université de Fairbanks. Ils commencèrent à dégager l'animal du sol qui se dégelait lentement. Ils mirent finalement au jour une vraie momie de bison de l'ère glaciaire parfaitement conservée. Au contact de l'air, les minéraux deviennent bleu, c'est pourquoi ce bison fut nommé Blue Babe.

Les lions chassent un bison en Alaska

Il y a 36 000 ans, le climat de l'Alaska n'était pas celui d'aujourd'hui, des plaines vertes s'étendaient à des kilomètres à la ronde. Les glaces recouvraient tout l'Arctique, un immense glacier recouvrait l'Alaska et le détroit de Béring n'était pas recouvert d'eau.

Dans ces plaines, on croisait des mammouths laineux, des chevaux, des mastodontes, des chameaux, des bisons, des loups, des ours géants, des félins à dents de sabre et même des lions.

Au début de l'hiver, un troupeau de bisons broute tranquillement. Soudain, la tranquillité du troupeau est perturbée par quelques lions surgissant d'un buisson. Les bisons s'enfuient et s'éparpillent quand, tout-à-coup, un grand bison charge les lions. Ce même bison est attaqué par derrière par une lionne, saisissant sa croupe entre ses dents. Quelques secondes plus tard, un autre lion lui saute à la gueule et lui mord le museau. Un troisième lion lui saute sur le flanc. À trois, les lions sont assez forts pour abattre le bison. Il tombe désespérément en s'asphyxiant.

Les lions ne tardent pas à commencer leur festin. Ils ont dû rester plusieurs jours autour de la carcasse. Quelques temps plus tard, le froid et la glace congèlent le malheureux bison. À la fin de l'hiver, une coulée de boue ensevelit la carcasse gelée.

Au fil du temps, le bison s'enfouit dans les couches avant d'être découvert au XXe siècle par un chercheur d'or. Aujourd'hui, Blue Babe est visible au muséum de l'université de Fairbanks, en Alaska.



Bison d'Europe

Le bison d'Europe (Bison bonasus Linnaeus, 1758) était très fréquent sur tout le continent européen, de l'Atlantique à l'Oural (excepté l'Espagne, l'Italie, la péninsule scandinave et les îles britanniques), et ce jusqu'au Moyen Âge. Il est également possible qu'il ait résidé en Sibérie, mais cette possibilité doit encore être confirmée[1].

Charlemagne le chassait, de même que l'aurochs, dans la région de Liège et d'Aix-la-Chapelle.

Exterminé après la première guerre mondiale, le bison d'Europe ne survivait alors plus qu'en captivité. Il a été progressivement réintroduit dans la nature après la seconde guerre mondiale.

Description

Le poids moyen du mâle est d'environ 700 kg (1 tonne au maximum), et la taille peut atteindre 1,80 m, voire 2 m, au garrot. La femelle est plus petite, avec un poids entre 350 et 600 kg. C'est le plus gros mammifère terrestre d'Europe.

L'animal peut vivre 15 à 20 ans, surtout en captivité où il n'a pas de prédateur. Dans la nature, le bison a surtout comme prédateur le loup (en dehors de l'homme).

Les accouplements se font à la fin de l'été et au début de l'automne. Après 9 mois de gestation, les petits naissent au printemps.

La nourriture de ce ruminant est surtout constituée d'herbe, avec quelques autres végétaux.

L'animal vit en petits troupeaux de trente têtes au maximum, dirigés par une femelle. Ces troupeaux ont tendance à se disperser l'été en petits groupes, et à se reformer à l'automne.
Les groupes de mâles sont plus petits, de l'ordre de 2 à 4 bêtes, en général.

Le bison vit essentiellement en forêt. À l'inverse, le bison américain, qui lui ressemble étonnamment, est un animal de la plaine, à l'exception de la sous espèce Bison bison athabascae, ou bison des forêts.

Trois sous-espèces de bison d'Europe ont été décrites, mais d'autres ont peut-être existées dans le passé :

B. b. bonasus (Linnaeus, 1758) – Pologne
B. b. caucasicus (Turkin et Satunin, 1904) – région du Caucase
B. b. hungarorum (Kretzoi, 1946) – Montagnes des Carpathes et Transylvanie
La première sous-espèce existe toujours. La seconde a disparu, mais conserve des descendants dans une lignée hybride de B.b. bonasus et de B. b. caucasicus. La troisième sous-espèce a totalement disparu.

Destruction

Le Bison d'Europe disparut de la Gaule au VIIIe siècle, de Suisse au XIe siècle, d'Allemagne au XVIIe siècle, de Transylvanie (Roumanie) au XVIIe siècle et de Pologne, son ultime refuge, dans les années 20 du XXe siècle.

Ces disparitions sont largement dues à la chasse humaine, mais aussi à la régression de ses habitats, concurrencés par l'agriculture.

Gibiers de rois, des mesures de protection furent décidées assez tôt, mais sans succès. Il fut interdit de le tuer dans la Pologne du XVIe siècle. Des élevages furent entrepris, et une tentative de réintroduction menée avec des bêtes d'élevage dans le Mecklenburg en 1689 et en saxe en 1733, sans succès.

Sauvetage

À la fin des années 1920, les seuls bisons d'Europe encore vivants (54, dont 29 mâles et 25 femelles) ne survivaient plus que dans les zoos. Il s'agissait alors essentiellement de la sous-espèce de plaine : Bison bonasus bonasus. La sous-espèce des montagnes du Caucase (Bison bonasus caucasinus) a aujourd'hui disparu. Il n'en reste qu'une lignée mixte, mélange de Bison bonasus bonasus et de Bison bonasus caucasinus, que les généticiens maintiennent soigneusement séparée de la lignée pure des plaines (Bison bonasus bonasus).

Seuls 13 géniteurs sur les 54 survivants se sont finalement reproduits.

Concernant la population actuelle de la sous-espèce des plaines (B. b. bonasus), elle est issue de 7 animaux seulement : 4 mâles et 3 femelles. C'est la principale population actuelle.
Une autre lignée a été formée à partir de 4 mâles et 7 femelles B. b. bonasus, et d'un mâle B. b. caucasicus.
Certains fondateurs sont à la fois présents dans l'ascendance de la première lignée et dans celle de la seconde. Tous les fondateurs de la souche B. b. bonasus sont originaires de la population qui vivait dans la forêt de Białowieża.

La population du XXIe siècle descend d'un très petit nombre d'animaux, et la variabilité génétique est donc relativement faible, surtout dans la population "pure" de B. b. bonasus[2]. Elle aurait même tendance à se réduire, du fait du phénomène dit de dérive génétique (à chaque génération, certains individus ne se reproduisent pas, ou ne transmettent pas une partie de leurs gènes, et certaines formes génétiques disparaissent donc)[3]. De fait, la comparaison entre les squelettes des animaux actuels et ceux des animaux des siècles précédents montrent certaines anomalies dans l'actuelle population[4].

En août 1923, la "société internationale pour la protection du Bison d'Europe" a été créée pour assurer la survie de l'animal. Seize pays étaient à l'époque représentés. La société disparue avec la seconde guerre mondiale, mais son travail fut continué[5].

Des zoos ont commencé à s'organiser pour échanger des reproducteurs, éviter la consanguinité et augmenter la population vivant en captivité. Un "European Bison Pedigree Book (EBPB)" ("livre des pedigrees du bison d'Europe") a été mis en place pour suivre les bisons et leur généalogie, afin de limiter la consanguinité et les croisements entre sous-espèces et entre espèces. En effet, avant la seconde guerre mondiale, il existait un certain nombre d'hybrides entre Bison bonasus bonasus et Bison bonasus caucasinus. Il existait aussi des hybrides de bisons d'Europe et de Bisons américains, car les 2 espèces, très proches, font des hybrides fertiles. Ces hybrides américains risquant de faire disparaître la souche originelle des Bison d'Europe furent en partie abattus en 1945.

Le "European Bison Pedigree Book" fut l'instrument permettant :

- De maintenir le bison d'Europe en tant qu'espèce séparée, en empêchant les hybrides européens X américain de se mixer avec les bison d'Europe.
- De maintenir une lignée Bison bonanus bonanus libre de toute influence de Bison bonanus caucasicus.
- De reproduire les bisons en évitant une trop grande consanguinité.
Si avant la seconde guerre mondiale le EBPB étaient publié en Allemagne, il l'est par la Pologne depuis la fin de la guerre.

À compter de 1952, les Polonais ont réalisé la première réintroduction du bison d'Europe (lignée B.b. bonasus) dans la grande forêt de Białowieża, dans l'Est de la Pologne.
La réintroduction a été couronnée de succès, et d'autres réintroductions ont suivi dans l'Est de l'Europe. On trouve aujourd'hui des bisons sauvages en Pologne, Ukraine, Biélorussie (ou Bélarus), Russie, Lituanie. La majorité des troupeaux appartiennent à la sous-espèce Bison bonasus bonasus, mais quelques-uns appartiennent à la lignée mixte.

Il a également été créé deux troupeaux totalement sauvages d'hybrides de Bison bonanus X Bison bison (le bison américain). Tous deux ont été réintroduit dans le Caucase (fédération de Russie), le premier en 1954 (1.300 individus en 1984, 550 en 1999), et le second entre 1959 et 1967 près de Nalchik (250 animaux en 1993, 18 en 2001). Les deux populations ont connu une bonne expansion, mais ont fortement baissé à compter des années 1990 à cause du braconnage. Ces deux groupes ne sont pas inclus dans les chiffres de la population de Bison d'Europe, eu égard à leur hybridation. D'après Skipo en 1990, l'influence génétique du Bison d'Amérique dans le 1er groupe (le plus important) était de 5,24% seulement. Les spécialistes qui s'occupent de la protection du Bison d'Europe sont cependant généralement très hostiles à ces troupeaux, en lesquels ils voient un risque de disparition du Bison d'Europe en tant qu'espèce à part entière. Il existe aussi des troupeaux d'hybrides vivant en semi-liberté et en captivité.

Depuis 1996, un EEP (European Endangered Species Programme) a été mis en place. Les EEP sont des programmes européens de reproduction en captivité d'un animal menacé. En 2000, 405 animaux de 62 centres (35% de la population captive) participaient à ce programme.

En France, on trouve le Bison d'Europe dans des zoos et des parcs animaliers. Il vit en semi-liberté sur 200 hectares, dans le parc animalier de Sainte Eulalie, en Margeride (Lozère)et dans le parc animalier du Haut-Thorenc sur 400 hectares sur la commune de Thorenc-Andon (Alpes-Maritimes) .

L'édition 2002 du "livre des pedigrees du bison d'Europe" indique qu'il y a 3 097 bisons d'Europe vivant dans le monde, dont environ 1 600 en liberté (non inclus les hybrides Bison d'Europe X Bison d'Amérique). Ce chiffre est sous-estimé, car tous les gestionnaires de troupeaux (que ceux-ci soient captifs ou libres) ne remontent pas leur données dans l'EBPB. Ce chiffre ne comprend pas non plus les hybrides européens X américains.

Menaces

Un des principaux problèmes actuels est l'isolement des populations réintroduites : « Les troupeaux existants en liberté sont souvent isolés sur de petits territoires [...] Pour l'instant, une population viable à l'intérieur d'un territoire continu n'a pas encore été établie »[6]. Des populations plus petites sont plus facilement menacées par les aléa (climat, maladies, prédateurs, braconnage).

Ce premier problème est étroitement connecté à un second, la consanguinité. La population d'origine est très consanguine, et les troupeaux trop petits et trop dispersés favorisent encore la perte de diversité génétique. Certains problèmes osseux ou de fertilité apparaissent dans certains groupes.

Le braconnage a menacé certaines populations d'hybrides caucasiens, mais ce problème n'est pas considéré comme une menace majeure pour les populations de B. bonasus vivant actuellement dans la nature.

Notes et références

  1.  Flint et al. 2002
  2.  Voir Sipko et al. 1997
  3.  European Bison: Status Survey and Conservation Action Plan (executive summary) - Zbigniew A. Krashinski and Wanda Olech and the IUCN/SSC European Bison Specialist Group - Publisher: IUCN, 2004 - ISBN: 2-8317-0762-5
  4. European Bison: Status Survey and Conservation Action Plan (Chapt 5 - Genetic Structure of the Species) - Zbigniew A. Krashinski and Wanda Olech and the IUCN/SSC European Bison Specialist Group - Publisher: IUCN, 2004 - ISBN: 2-8317-0762-5
  5. European Bison: Status Survey and Conservation Action Plan (chapitre I) - Zbigniew A. Krashinski and Wanda Olech and the IUCN/SSC European Bison Specialist Group - Publisher: IUCN, 2004 - ISBN: 2-8317-0762-5
  6. European Bison: Status Survey and Conservation Action Plan (executive summary) - Zbigniew A. Krashinski and Wanda Olech and the IUCN/SSC European Bison Specialist Group - Publisher: IUCN, 2004 - ISBN: 2-8317-0762

Sources Wikipedia

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Animaux prehistoriques

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V
Bonjour, je suis éleveur de bisons des plaines d'Amérique en Creuse-France. Je cherche à entrer en contacte avec un Russe qui souhaitait réintroduire ce type de bisons dans un parc de 5.000 Ha...J'ai commencé à lire votre "article", je le trouve très complet, sympa...il y a juste une petite erreur que j'ai remarqué, je n'ai pas vos connaissances, mais je sais reconnaître un bison des plaines d'amérique, et il se trouve que la bisonne et le bisonneau juste devant (en photo) en sont, ce ne sont pas des bisons d'Europe
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