Clonage de champion : bienvenu au cheval 2.0

Publié le par Adriana Evangelizt

Voir  le clonage équin se porte bien où l'on apprend qu'un clone de champion coûte 250 000 euros. Ca fait cher le cheval. Où l'on apprend aussi que la société Cryozootech vend des parts de cheval. On voit un peu le buziness. Ainsi pour le clonage en partenariat peut-on lire ceci : " Clonage en partenariat équivaut à une propriété partagée Dans le contrat de clonage en partenariat, Cryozootech devient propriétaire des cellules de clonage à 80%. Les poulains nés de ces cellules seront la propriété de Cryozootech à 80% et du propriétaire à 20%.
Droit de propriété partagé donne droit à une répartition des bénéfices
Lorsque tous les frais de clonage sont remboursés, le propriétaire recevra 20% des bénéfices produits par le clone."
L'animal ne porte même plus le nom de cheval, on le nomme le "clone". Le dernier cloné se nomme carrément 2.0. Imaginez un peu les magouilles que cela va entraîner. Ils clonent les animaux, ils cloneront bientôt les humains et n'en doutons pas, les fameux chercheurs ont déjà dû commencer à faire leurs expériences. Les OGM ne suffisent plus, l'appropriation du vivant continue de plus belle. Toujours pour faire du fric, bien entendu. Ils oublient simplement que personne n'a a créer des êtres vivants.

Voir le site de Criozootech pour en apprendre davantage...

Clonage de champions: bienvenue au cheval 2.0

Présentation d'un cheval de compétition cloné, à Bourg-en-Bresse, le 4 février 2007


Une société française de biotechnologie, Cryozootech, a présenté dimanche à Bourg-en-Bresse le deuxième cheval de compétition cloné en France, espèrant grâce à la technologie qu'elle a développée sortir l'élevage du "cul-de-sac" que représentent les hongres (chevaux castrés).

Cryozootech, fondée par Eric Palmer, ancien chercheur de l'Inra (recherche agronomique), qui a contribué à la mise au point des inséminations artificielles chez les chevaux, vise à la fois la conservation du patrimoine génétique des champions équestres et l'amélioration de la reproduction.

"La base de notre argumentaire est que les mâles castrés sont un cul-de-sac pour l'élevage, puisqu'on ne peut pas combiner leurs gênes", explique M. Palmer, en marge d'un rassemblement d'éleveurs, dimanche à Bourg-en-Bresse.

A cette occasion, Cryozootech a présenté pour la première fois son deuxième clone, ET-Cryozootech-Stallion, poulain de 7 mois, dont le "princeps" (modèle) n'est autre qu'ET, double champion du monde de saut d'obstacles 1996 et 1997 et meilleur performeur mondial 1996, 1997 et 1998.

Le premier clone, Pieraz-Cryozootech-Stallion, âgé de 2 ans, "copie" du champion du monde d'endurance 1994 et 1996 Pieraz, qui avait été présenté pour la première fois en mai 2006 à Rambouillet (Yvelines), était également présent.

"C'est important de montrer aux éleveurs qu'il s'agit de chevaux comme les autres", note M. Palmer.

D'autant que le monde de l'élevage français semble assez réservé sur l'intérêt du clonage.

"Pour l'instant, il y a débat pour savoir si c'est une avancée ou pas. On est un peu en attente des premiers résultats", reconnaît Michel Levrat, éleveur et organisateur de la manifestation bressane.

"En France, on n'est pas très courageux", relève le fondateur de la société de génie génétique, qui souligne l'intérêt marqué pour cette technologie aux Etats-Unis, "où l'on n'a pas ce genre d'états d'âme". "En Europe, ce sont sans doute la Belgique et les Pays-Bas qui seront les principaux intéressés. Ils sont plus pragmatiques", poursuit-il.

Et pour ceux qui doutent de la fiabilité de la technique, la propriétaire d'ET, Margit Herzau, et le cavalier avec lequel il a amassé tant de titres, l'Autrichien Hugo Simon, affirment tous deux qu'ET-Cryozootech-Stallion a "les mêmes yeux et le même regard (...) et (qu')il aime être caressé aux mêmes endroits" qu'ET.

Mme Herzau reconnaît avoir hésité à accepter le clonage d'ET. Mais "je me suis dit que ce serait bien pour les éleveurs d'avoir les gênes de battant d'ET", souligne-t-elle, en espérant que le clone transmettra "le coeur et le mental" de son cheval.

"Mais le but, c'est de faire encore mieux qu'ET, en croisant les patrimoines" ce qui aurait été impossible sans le clonage, souligne M. Palmer.

Avoir un patrimoine génétique identique à un grand crack n'est cependant en rien une garantie de performance, rappelle M. Palmer. "On estime que les gènes sont environ 35% de la performance d'un cheval. L'environnement, et surtout la relation avec le cavalier, représentent les deux tiers" restants, ajoute-t-il.


Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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