Réchauffement climatique minimisée par l'administration Bush

Publié le par Adriana Evangelizt

Bush préfère privilégier ses amis pétroliers, vendeurs d'armes et de nucléaires, et le lobby scientifique plutôt que de prendre soin de notre terre. Ce n'est pas nouveau.

Réchauffement climatique:

l'administration Bush accusée de minimiser l'enjeu


Interviews annulées, rapports sous-estimés voire dénigrés: l'administration Bush a été accusée mercredi de bâtir une véritable "conspiration du silence" pour minimiser le débat public sur le réchauffement climatique.

"L'administration ne fait pas son travail, c'est une honte, vous tournez le dos aux générations futures (...), vous allez laisser se produire la catastrophe annoncée": le sénateur démocrate John Kerry n'a pas eu de mots assez durs pour accabler le seul responsable gouvernemental autorisé à témoigner lors d'une audition organisée par la commission des Sciences du Sénat sur le thème "recherche sur le réchauffement climatique et intégrité scientifique".

Face à lui, William Brennan, un responsable de l'organisme fédéral de météorologie (NOAA, National oceanic and atmospheric administration), n'a pu que mettre en avant la participation de chercheurs américains au rapport du groupe intergouvernemental de l'ONU sur le climat - qui a conclu, avec 90% de certitude, que le facteur humain est à l'origine de la montée des températures du globe avec des conséquences catastrophiques à long terme.

Mais la réalité politique est tout autre, selon des scientifiques invités à l'audition: "quand le président Bush dit 'le réchauffement climatique est un problème grave, mais il y a débat pour savoir s'il est naturel ou dû à l'homme', c'est ce que j'appelle déformer le renseignement", a accusé lors de l'audition le consultant James Mahoney, citant un discours présidentiel de juin dernier.

Le débat intervient une semaine après la publication d'un rapport de "l'Union des savants inquiets" (Union of concerned scientists) dénonçant un "interventionnisme politique très répandu dans la communauté scientifique fédérale travaillant sur le climat".

Le résultat, selon Rick Piltz, responsable d'une association indépendante ayant participé à ce rapport, c'est que "quelques interventions relativement vigoureuses ont suffi à faire sentir aux responsables (de la politique environnementale) la sensibilité politique de la Maison Blanche (sur ces questions). Du coup, je crois qu'une certaine autocensure s'installe, et les rapports finissent par être écrits pour passer le filtre (..) de la Maison Blanche".

Le porte-parole présidentiel Tony Snow a défendu l'action de l'administration, assurant qu'elle avait investi des sommes record dans la recherche fondamentale (9 milliards de dollars) et les technologies (29 milliards) contre le réchauffement.

"Sous l'administration Clinton, ils parlaient (du protocole) de Kyoto (sur la réduction des gaz à effet de serre) et n'ont rien fait pour son adoption parce qu'ils savaient quel impact économique ruineux cela aurait", a ajouté M. Snow, qui a assuré que les Etats-Unis "font mieux" que l'Europe pour limiter les émissions de gaz carboniques, en dépit de l'abandon de Kyoto en 2001.

Cette audition était organisée le jour où M. Bush se rendait dans un parc national des Appalaches, dans la vallée de la Shenandoah (Virginie, est), pour promouvoir son "Initiative pour le centenaire des parcs nationaux"

M. Bush a alloué environ 2,4 milliards de dollars au budget des parcs nationaux dans son budget 2008, un record selon l'administration, et se propose de lever 3 milliards de fonds supplémentaires d'ici au 100e anniversaire du service des parcs nationaux en 2016.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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