Histoire de l'Egypte ancienne 4ème partie

Publié le par Adriana Evangelizt

Quatrième et dernière partie où il est question de Salomon et de la prise des royaumes d'Israël par un pharaon...

 

Histoire de l'Egypte ancienne

Datation des règnes de l'Egypte ancienne

 

4ème partie  

3éme partie

2ème partie

1ère partie

 

 

 


XIXème dynastie thébaine ou Période du Second Empire


Période allant d'environ de 1320 à 1200 avant Jésus-Christ

Menpehti-Rê

Ramsès Ier
Période de règne approximative : 1320 à 1318 avant Jésus-Christ

Ramsès Ier, issu d'une lignée de militaires, n'a
aucune ascendance royale. Son nom d'Horus, "Celui qui confirme Maât à travers les Deux Terres", indique sa volonté de continuer l'oeuvre d'Horemheb. Son prénom est Ramessou, "Rê l'a mis au monde" et son nom de couronnement, Menpehtyrê, "stable est la puissance de Rê". Cette référence au dieu Rê comble partiellement la carence divine de ses origines. Il s'installe à Memphis pour échapper à l'influence des prêtres de Thèbes.

Menpehti-Rê
Séthi Ier
Période de règne approximative : 1318 à 1304 avant Jésus-Christ

Séthi Ier succède à son père à l'issue de deux années de règne seulement. Fin politique, il réside à Memphis tout comme son père mais Thèbes reste la capitale de l'empire. Séthi est né probablement entre la fin du règne de Ay et le début de celui d'Horemheb. Son grand-père, qui portait le même nom, était un officier de la charrerie contemporain d'Akhenaton puis de Toutankhamon. La famille est très certainement originaire d'une cité localisée au Nord de l'ancienne ville hyksôs d'Avaris dans le Delta oriental.

La stèle de l'an 400 en granit rose d'Assouan trouvée à Tanis, mais très certainement déplacée depuis Pi Ramsès par Psousenmès Ier sous la XXIème dynastie, représente Ramsès II coiffé de la couronne bleue Kheprech. Cette stèle est dédiée par Ramsès II au dieu Seth, représenté sous une forme asiatique. Le pharaon fait une libation de deux vases à vin vers Seth, divinité rarement représentée avant l'époque ramesside sinon à l'époque des Hyksôs. Ce dieu est représenté sous une forme qui se rapproche des divinités palestiniennes de l'époque. Sethi, l'ennemi d'Osiris, était le dieu principal des Hyksôs qui lui donneront le nom de Soutekh et le représenteront sous une forme qui le rapproche du dieu sémitique Baal.

La stèle représente trois personnages de taille identique. L'un d'entre eux pourrait être, si l'on se réfère titres qui l'accompagne "régent, vizir et maire de Thèbes, scribe royal, officier de la charrerie, gouverneur de la forteresse de Tjarou, ville du delta oriental", Sethi Ier. Sethi prend comme nom de couronnement Men-Maat-Rê, qui signifie "stable est la vérité de Rê". Il part en campagne pour pacifier la Palestine devenue hostile depuis la fin de l'époque amarnienne et poursuit jusqu'au Liban. Il part, l'année suivante, jusqu'à Qadesh et pacifie la région d'Amourrou. La troisième campagne concernera les Libyens et la quatrième les Hittites. Il poursuit l'exploitation des mines de turquoise du Sinaï dont l'activité avait repris sous Ramsès Ier et met en valeur les mines d'or du désert d'Edfou et de Nubie. Il affectionne le dieu Seth d'Avaris, fait reconstruire le sanctuaire de Rê à Héliopolis et entreprend les travaux d'une partie de la salle hypostyle à Karnak qui sera achevée par Ramsès II. Le temple de Gebel Barkal est construit en Nubie.

L'art reprend l'essentiel de la tradition amarnienne. On en retrouve des témoignages dans son hypogée de la Vallée des Rois, dans les temples funéraires de Gourna et d'Abydos ainsi que dans l'Osireion, le tombeau d'Osiris, édifié à proximité.

Ouserma-Rê

Ramsès II
Période de règne approximative : 1304 à 1237 avant Jésus-Christ

Ramsès II devient pharaon à l'âge de 25 ans. Dans un premier temps co-régnant, il assumera ensuite seul le pouvoir jusqu'à l'âge de 90 ans. Il héritera de l'empire constitué par son lointain prédécesseur, Touthmôsis III et renforcé par son père Séthi Ier. Son royaume s'étendait des rives du Tigre et de l'Euphrate, à l'Est, à la Libye, à l'Ouest, au Soudan, au Sud et aux îles de la mer Egée, au Nord. Il se mariera à six reprises, dont une fois avec sa soeur et trois fois avec ses filles. Son harem ne comptera pas moins de
deux cents concubines qui lui donneront au total plus d'une centaine d'enfants.

Il conduira plus de vingt campagnes militaires et
autorisera les Juifs à rentrer en Terre Promise. La bataille de Qadesh sur les rives de L'Oronte en Syrie, vers 1285 avant Jésus-Christ, constitue son fait d'arme le plus marquant. Il opposera le nouveau roi d'Egypte à Mouwatalli, roi de Hittites, qui était parvenu à coaliser plus de vingt peuples afin de prendre le contrôle de la région. Maintes fois représentée sur des bas-reliefs à la gloire du pharaon, cette bataille est décrite en détail dans un long poème épique connu sous le nom de Penthaour.

Ramsès II se trouvait à la tête d'une armée de
20.000 hommes, chars et infanterie inclus, constituée de quatre divisions portant les noms d'Amon, de Prê, de Ptah et de Séti et séparées les unes des autres de quelques kilomètres. Le pharaon se trouvait dans la première d'entre elles. Les Hittites mèneront une offensive victorieuse contre la deuxième division et l'anéantiront afin de séparer Ramsès II du reste de ses troupes. Encerclé par une armée beaucoup plus puissante que sa division, le pharaon aurait alors invoqué son père et dieu, Amon, en ces termes : "Amon, que se passe t'il donc ? Un père oublie t'il son fils ? Je suis seul, absolument seul au milieu de barbares innombrables. Mes soldats m'ont abandonné en masse, Je t'appelle car je sais qu'Amon est plus puissant que des millions de soldats". Le dieu lui aurait alors répondu : "En avant, en avant, Je suis avec toi, moi ton père, moi le seigneur de la victoire, et j'aime le courage".

Le Penthaour rapporte que Ramsès II aurait opposé, seul, une résistance héroïque aux milliers de soldats qu'il devait affronter. Il parviendra à tenir la position le temps suffisant pour la division Ptah vienne à son secours et mette l'ennemi en déroute. Dans la réalité, cette bataille ne connaîtra pas de vainqueur et les deux camps parviendront à un traité de paix qui sera respecté pendant près d'un demi-siècle. Le pharaon acceptera de prendre la fille de Mouwatalli comme épouse en signe de bonne volonté. Dans la version romanesque à la gloire du pharaon, celui-ci apparaît comme un héros surhumain. Il déclare alors : "Je suis devenu l'égal du dieu Montou. J'ai tiré la flèche de la main droite et j'ai frappé de la main gauche. J'étais comme Baal dans sa fureur, J'avais face à moi 2500 paires de chevaux qui ont été anéantis sous les pieds de mes destriers... Pas un ennemi n'a levé la main pour combattre. Le coeur leur a manqué, les membres ont failli, ils ne pouvaient plus tirer et n'avaient plus la force de manier la lance... Je les ai fait tomber comme les crocodiles tombent à l'eau. Ils se sont effondrés, la tête en avant, s'entassant les uns sur les autres. Je les ai tous tués selon mon désir".

Lorsqu'il accède au pouvoir après la mort de Séthi Ier, la capitale de l'Empire, Louxor, a perdu un grand nombre de ses prérogatives. Le père du pharaon avait amorcé le déplacement de plusieurs organes du pouvoir en Haute-Egypte, à proximité du delta. Ramsès II poursuivra ce mouvement et créera une ville nouvelle, baptisée Pi-Ramsès (le domaine de Ramsès), qui pourrait correspondre à la ville actuelle de San al-Hajar, l'ancienne capitale des Hyksos alors baptisée Tanis. Grand bâtisseur, le pharaon entreprendra de nombreux chantiers à travers l'ensemble du pays, n'hésitant pas parfois à agrandir les monuments existant et à s'en attribuer la paternité. Il commandera un grand nombre de statues colossales à son effigie, le représentant dans la force de l'âge et sans défaut physique. Sa momie, très bien conservée, révélera une dentition délabrée, un long nez crochu. De plus, le roi souffrait d'insuffisance cardiaque et d'arthrite à la hanche.

Il contribuera à la renaissance de la ville de Memphis dont l'un de ses fils était le grand-prêtre d'Amon et y fera édifier un colosse de dix mètres de hauteur. Il agrandira, à l'instar de nombreux pharaons, le temple de Karnak en y ajoutant une cour de quarante piliers osiriaques ainsi qu'un temple de taille plus modeste précédé d'un pylône gigantesque et de colosses. Il fera recouvrir les cartouches de Ramsès Ier et de Séthi Ier dans la salle hypostyle par le sien afin d'en apparaître l'instigateur. La falsification, très imparfaite, ne laisse aucun doute sur la tentative de supercherie. La bataille de Qadesh est sculptée en bas-relief sur le mur extérieur de cette salle. Sa contribution au temple de Louxor consiste dans l'élévation d'un pylône d'une largeur de 65 mètres, également recouvert d'un bas-relief de la bataille de Qadesh, ainsi que dans la création de six statues colossales de 15 mètres de hauteur. Il y fera ériger les deux obélisques dont l'un, qui se trouve aujourd'hui place de la Concorde à Paris, sera offert à la France par Muhammad Ali en 1831.

Le roi commandera le temple destiné à son culte funéraire dans la Vallée des Rois, le Ramesseum, naturellement gravé d'une représentation de la bataille de Qadesh et doté d'une statue colossale aujourd'hui effondrée de 18 mètres de hauteur et d'un poids de plus de 1.000 tonnes, la plus imposante connue à ce jour.

Il achèvera les travaux du temple d'Osiris à Abydos dans lequel il est représenté en compagnie de tous ses prédécesseurs depuis Ménès ainsi que dialoguant avec les dieux sur une série de piliers. La construction des temples d'Abou Simbel, sauvés des eaux après la construction du haut barrage d'Assouan sur le Nil, constitue l'un des éléments essentiels du rôle de bâtisseur du pharaon. Quatre statues colossales de 21 mètres de hauteur gardent l'entrée du grand temple creusé à même la falaise. Le roi est représenté, à l'intérieur, sous les traits d'Osiris. Le petit temple est dédié à la déesse Hathor et à Néfertari, première épouse du roi. La façade est ornée de six colosses de 10 mètres de hauteur sculptés dans le roc. Quatre d'entre eux représentent le roi et deux la reine.

La tombe du roi a été découverte dans une nécropole située sur la colline qui domine le temple de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari. Une équipe d'archéologues américains a découvert à proximité une tombe gigantesque renfermant 67 chambres funéraires. D'après les objets et inscriptions trouvés sur place, il pourrait s'agir de la sépulture des fils du pharaon. L'Empire ne résistera pas à sa mort. Les provinces se rebelleront et les peuples voisins conduiront de nombreuses incursions.

Néfertari


Néfertari est
l'épouse préférée de Ramsès II. Le pharaon l'appelle la Dame de Charme, la Riche d'Éloges, la Belle de Visage et la Douce d'Amour. Son ascendance n'est pas certaine. Certain pense qu'elle pourrait être la fille du roi Séti et donc la soeur ou demi-soeur de son mari. A 19 ans, elle est couronnée reine et grande épouse royale de Ramsès II lors de son accession au trône à l'âge de 25 ans. Elle prend le nom de Néfertari, la plus belle de toutes. Le harem est pourtant abondamment fourni d'épouses et concubines.

Le roi, grand bâtisseur et guerrier, fait construire en son honneur à Abou Simbel en Nubie, à coté de son sanctuaire, un petit temple dédié à Néfertari et Hathor, la déesse de la danse, de la musique et de la joie. La reine est ainsi divinisée. La reine intervient dans les affaires politiques et spirituelles du pays. Elle est associée aux cérémonies religieuses et aux longues négociations du traité de paix avec les Hittites. L'Égypte et la capitale de l'empire, Pi-Ramsès, connaissent l'opulence. Elle meurt à l'âge de 40 ans, bien avant son époux qui disparaîtra à l'age de 90 ans après 67 années de règne.

Baen-Rê Merne-Ptah

Mineptah
Période de règne approximative :
1236 à 1223 avant Jésus-Christ

Menma-Rê

Amenmès
Période de règne approximative :
1222 à 1217 avant Jésus-Christ

Ouserkhéperou-Rê

Séthi II
Période de règne approximative : 1216 à 1210 avant Jésus-Christ

AaKhen-Rê Setepen-Rê

Merneptah Siptah

Sit-RêMeryetamon
Taousret
Date de début de règne approximative : 1209 avant Jésus-Christ

Iarsou

Date de fin de règne approximative :
1200 avant Jésus-Christ

 

XXème dynastie

Période allant d'environ de 1200 à 1085 avant Jésus-Christ

Ouserkaou-Rê

Sethnakht
Période de règne approximative : 1200 à 1198 avant Jésus-Christ

Sethnakht, qui signifie Seth est puissant, est très certainement un militaire qui parviendra au pouvoir en renversant Iarsou. Il fonde ainsi la XXème dynastie. Il mettra fin, au cours d'un règne de trois années seulement, aux intrigues de palais qui secouent l'Egypte. A sa mort son fils légitime et successeur, Ramsès III, monte sur le trône. Les travaux entrepris pour le creusement de sa tombe ayant connu quelques vicissitudes, il décide d'occuper celle de la reine Taousert qui porte aujourd'hui le numéro 14 dans la Vallée des Rois.

Ouserma-Rê Mery-Amon

Ramsès III
Période de règne approximative : 1198 à 1166 avant Jésus-Christ

Ramsès III succède à son père Sethnakht. Son couronnement donnera lieu à d'importantes festivités. Son épouse Isis lui donnera plusieurs fils dont trois accèderont au trône (Ramsès IV, Ramsès VI, Ramsès VIII). Ramsès III, qui se voulait l'héritier et le fils spirituel du grand Ramsès II, renforcera le pouvoir des prêtres et établira un recensement des temples construits en Egypte. Au plan militaire, il dotera le pays d'une flotte de navires de guerre chargée de protéger l'embouchure du Nil menacée par les peuples de la mer auxquels se sont joints les Philistins. Ramsès III les rencontrera dans une bataille navale qu'il relate sur les murs de son temple de Médinet-Habou.

Les conflits ne cesseront pendant presque onze années, souvent remportés par le pharaon qui mènera également deux guerres sur le front Ouest contre les troupes de la coalition libyenne (Libou et Meshouesh). Les Libyens repoussés dans un premier temps par Mineptah, réapparaissent dans le Delta occidental. Ils seront vaincus par Ramsès III qui intègrera une partie de leurs troupes à l'armée égyptienne. La deuxième offensive, six ans plus tard, se soldera par l'anéantissement des ennemis qui seront sont emmenés en captivité avec femmes et enfants. Des communautés libyennes se constituent alors dans le pays qui seront progressivement égyptiannisées. Elles se regrouperont en chefferies qui s'empareront du pouvoir quand le pays sombrera à nouveau dans l'anarchie.

Ramsès III part en campagne en Asie, en l'an 12 de son règne, pour protéger les possessions syriennes. Le pays connaîtra, à l'issue de cette période guerrière, une nouvelle ère de prospérité. Ramsès III laissera derrière lui le château de millions d'années situé à Medinet Habou. Les représentations des pylônes célèbrent la gloire du pharaon et de l'Égypte victorieuse et celles des murs intérieurs des épisodes de la fête du dieu générateur Min. Le plan de ce temple reprend celui du Ramesseum. Il fera construire à Karnak un vaste temple reposoir en grès jaune destiné aux barques de la triade thébaine, un temple consacré à la déesse Mout et au dieu Khonsou, et il entreprendra, sans doute, la construction du temple de Khonsou. Il aurait également construit à Pi-Ramsès, Héliopolis, Memphis, Athribis, Hermopolis, Assiout, This, Abydos, Ombos, Coptos, Elbak, en Nubie et en Syrie. Des problèmes économiques, en l'an 29 de son règne, entraîneront les travailleurs de Deir el-Medina dans la grève.

Le roi limoge son vizir et doit veiller à la régularité du service des rations versées aux temples. Ces difficultés trahissent également un affaiblissement du pouvoir de l'Etat face aux clergés et aux domaines des temples. Le règne s'achèvera par des intrigues et des complots qui sont le fruit de querelles dynastiques.

Une seconde épouse, Tiy, fomente un complot dans le harem pour mettre sur le trône son fils, Pentaouret. Les minutes du procès intenté aux conspirateurs sous le règne de Ramsès IV sont parvenues jusqu'à nous. La conspiration réunira un commandant des archers de Nubie et un général, des hauts fonctionnaires du harem, un intendant, un trésorier royal, des scribes, des surveillants et des femmes. On pratiquera des rites d'envoûtement avec des figurines de cire pour endormir les gardiens des portes et donner accès aux complices extérieurs. Les militaires participant à ce coup d'Etat provoqueront le soulèvement des troupes. Sans doute trahis, les coupables seront condamnés et exécutés. Le pharaon décèdera peu de temps après et sera enterré dans la tombe numéro 11 de la Vallée des Rois. La momie retrouvée est celle d'un homme de soixante-cinq ans environ qui semble mort de mort naturelle.

Ouserma-Rê Sétepe-Amon

Ramsès IV
Période de règne approximative :
1166 à 1160 avant Jésus-Christ

Ouserma-Rê Sékheperen-Rê

Ramsès V
Période de règne approximative : 1160 à 1156
avant Jésus-Christ

Ramsès V Amonherkhépechef qui succède à son père meurt au bout de quatre ans de règne. Il fera construire, outre sa tombe dans la Vallée des Rois, un temple funéraire à Héliopolis et Bouhen. Le Papyrus Wilbour, un grand texte fiscal conservé au Musée de Brooklyn, date de son époque ainsi qu'une série d'hymnes royaux et que le Papyrus 1887 de Turin relatant
un scandale financier dans lequel sont impliqués des prêtres d'Eléphantine.

Nebma-Rê Mery-Amon
Ramsès VI
Période de règne approximative : 1156 à 1148 avant Jésus-Christ

Ramsès VI Amonherkhépechef II est un fils de Ramsès III, contrairement à son prédécesseur. Les deux lignées, celle des descendants directs et celle des frères et neveux de Ramsès III se disputeront le pouvoir jusqu'à la fin de la dynastie. Les signes de décadence se multiplient et le pays est soumis à de nombreuses exactions de la part de bandits. Le pouvoir des grands prêtres d'Amon s'accroît.

Ouserma-Rê My-Amon

Ramsès VII
Période de règne approximative : 1148 à 1147 avant Jésus-Christ

Le règne de Ramsès VII qui succède à son père, est placé sous le signe de la misère qui frappe le pays. L'argent manque cruellement, l'inflation est galopante et
les rois n'ont plus les moyens de construire des monuments.

Ouserma-Rê Akhna-Amon
Ramsès VIII
Période de règne approximative :
1147 à 1125 avant Jésus-Christ

Néferka-Rê Sétempé-Rê

Ramsès IX
Période de règne approximative : 1140 à 1121 avant Jésus-Christ

Ramsès IX règne dix-huit ans, ce qui lui permet de prendre un certain nombre d'initiatives. On retrouvera sa titulature à Amara-ouest et son nom à Gezer en Palestine, dans l'oasis de Dakla et à Antinæ. Il entreprendra plusieurs chantiers essentiellement à Héliopolis. La fin du règne de Ramsès IX est entachée par le pillage de la nécropole royale et de certaines nécropoles civiles.

Les autorités tenteront de sauver les dépouilles en les transférant, les regroupant et en les cachant. Le Grand Prêtre Hérihor déplacera ainsi la momie de Ramsès II dans la tombe de Séthi Ier. Le grand Pinedjem la fera ensuite transporter dans la cachette de Deir el-Bahari avec celle de Séthi Ier dans une cachette aménagée dans la tombe de l'épouse d'Ahmosis, Inhâpy, qu'il fera agrandir. Il y fera déposer quarante cercueils de rois et grands prêtres entre la XVIIème à la XXIème dynastie.

Khéperma-Rê Sétepen-Rê

Ramsès X
Période de règne approximative : 1121 à 1113 avant Jésus-Christ

La durée du règne de Ramsès X Amonherkhépechef III est très incertaine. Elle pourrait être comprise entre trois ou neuf ans. Ce pharaon est le dernier roi dont la souveraineté sur la Nubie est attestée.

Khéperma-Rê Sétpen-Ptah

Ramsès XI
Période de règne approximative : 1113 à 1085 avant Jésus-Christ

Ramsès XI règnera vingt-sept ans. Son pouvoir sera purement symbolique au cours des huit dernières années au pouvoir. Les troubles agitent la région de Thèbes où les prêtres s'arrogent des prérogatives qui font d'eux presque les égaux du roi. Le Grand Prêtre de Karnak Hérihor devient tout-puissant en Haute-Egypte.

C'est le début de "l'ère de Renaissance" qui consacre l'équilibre théorique d'un triumvirat composé d'un roi impuissant, d'un administrateur du nom de Smendès qui gère, en principe sous les ordres du clergé d'Amon, le Nord du royaume depuis la résidence royale de Pi-Ramsès et d'Hérihor qui cumule les charges temporelles et spirituelles et commande les armées de la Haute-Egypte et de la Nubie. Le faux équilibre ne survivra pas à la disparition de Ramsès XI. Smendès, qui se réclame de la famille royale, fonde dans le Nord du pays une nouvelle dynastie qui prend pour capitale la nouvelle ville de Tanis. Les Grands prêtres d'Amon s'arrogent tous les pouvoirs dans le Sud du pays.

La 3ème période intermédiaire

Période allant d'environ de 1085 à 730 avant Jésus-Christ

XXIème dynastie de Tanis

Période allant d'environ de 1085 à 950 avant Jésus-Christ

Hérithor ex-général devenu grand prêtre se proclame roi de Haute-Egypte à Thèbes en 1085 avant Jésus-Christ. Piankhi, Pinedjem I et II, Masahert, Menkheper-Rê, Nesbenebded... seront ses successeurs. La même année à Tanis, Smendès se proclame roi de Basse-Egypte.

Smendès

Date de début de règne approximative : 1085 avant Jésus-Christ

Smendès se proclame roi à la mort de Ramsès XI et fonde une nouvelle dynastie dans le Nord du pays. Il est proba
ble qu'il épouse l'une des filles du pharaon défunt pour justifier son appartenance à la maison royale. Il transfère la capitale de Pi-Ramsès à Tanis, ville dans laquelle il sera enterré au terme d'un règne d'un quart de siècle. Piânkh, qui a succédé à Hérihor, confie à son fils Pinedjem la charge spirituelle de Grand Prêtre et le nomme à la tête des armées de la Haute-Egypte et de la Nubie.

Les deux composantes du triumvirat qui détenaient la réalité du pouvoir lors des dernières années du règne de Ramsès XI se partage ainsi le pouvoir. Pinedjem adopte la titulature royale et épouse Hénouttaouy qui est de sang royal. Le couple donnera naissance à trois fils (Psousennès Ier, Masaharta, Menkhéperrê) et une fille Maâtkarê qui prendra la fonction de Divine Adoratrice, épouse exclusive du dieu. Masaharta et Menkhéperrê deviendront Grand Prêtre tandis que le premier de ses fils, Psousennès Ier, héritera du trône. Le pouvoir surnaturel du pharaon, descendant d'Amon, est contesté par le Grand Prêtre, qui revendique le pouvoir d'exprimer la volonté du dieu. L'autorité politique est soumise à celle qui commande le spirituel. La partition du pouvoir résistera à la disparition de Smendès.

Le pays est gouverné par les deux corégents Néferkarê Amenemnesout, "Amon est le roi", probablement fils de Hérihor et Psousennès Ier, fils de Smendès. Le roi Psousennès Ier revendique son appartenance thébaine et renforce ses liens avec le clergé d'Amon en mariant sa fille Asetemkheb au Grand Prêtre Menkhéperrê qui exerce le pontificat d'Amon à Tanis. Cette charge sera ensuite transmise à son fils, Smendès II avant la mort de Psousennès Ier, puis au frère de celui-ci Pinedjem II. Aménémopé, fils probable de Psousennès Ier, lui succède. La succession au trône de Tanis reviendra ensuite à Aakhéperrê Sétépenrê, appelé Osorkon l'Ancien. Son règne laissera peu de traces.

Néferka-Rê Hikouast

Aménémès

Akheper-Rê Sétepe-Amon
Psousennès
Durée de règne approximative : 19 ans

Ouserma-Rê Sétepen-Amon

Siamon
Durée de règne approximative : 49 ans

Le dernier grand pillage de la nécropole thébaine, qui conduira le Grand Prêtre d'Amon à ensevelir les momies royales dans la tombe d'Inhâpy, interviendra sous le règne de Siamon. Le pouvoir de ce pharaon se limite à la Basse-Egypte. Il entreprend un programme de travaux à Tanis, à Héliopolis et à Memphis et favorise le clergé de Ptah en place dans cette dernière ville. Le règne de Siamon est marqué par la lutte qu'il entreprend contre les Philistins qui menacent l'accès aux ports de la Phénicie. Le pharaon s'empare et détruit la ville de Gezer et signe une nouvelle alliance avec le royaume de Jérusalem qui sera consacrée par le mariage de Salomon avec une Egyptienne.


Noutkheper-Rê Sétepen-Amon
Durée de règne approximative : 17 ans

Titkheperou-Rê Sétepen-Amon
Psousennès
Date de fin de règne approximative : 950 avant Jésus-Christ

XXIIème dynastie lybienne

Période allant d'environ de 950 à 817 avant Jésus-Christ

Le nouveau roi libyen Chéchonq Ier s'empare du royaume du Delta et installe sa capitale à Bubastis. Il remplace le culte d'Amon par celui des idoles. Neuf rois libyens constitueront la XXIIème dynastie libyenne qui règnera jusqu'en 817 avant Jésus-Christ

Chéchonq Ier

Date de début de règne approximative : 950 avant Jésus-Christ

Le règne de Chéchonq l'Ancien concrétise
la prise de pouvoir progressive des grands chefs des Mâchaouach. La domination des Libyens originaires de Bubastis commence. Chéchonq Ier, qui hérite du trône, n'est autre le général en chef des armées et le conseiller du roi dont il a épousé la fille Maâtkarê. La religion subit de plein fouet l'influence berbère. La déesse chatte Bastèt, qui devient la grande déesse nationale, sera associée à la déesse lionne Sekhmet. Le nouveau roi berbère fera ériger à Thèbes un nouveau grand temple à la déesse Bastèt. Le culte des idoles prendra le pas sur le culte d'Amon.

C'est dans ce cadre que le nouveau pharaon confie à l'un de ses fils, Ioupout, les charges de Grand Prêtre d'Amon de général en chef des armées et de gouverneur de la Haute-Egypte et à l'autre de ses fils, Nimlot, le commandement d'Hérakléopolis. Le troisième fils, Osorkon Ier, héritera du trône.

Chéchonq Ier
donnera asile à l'hébreu Jéroboam envoyé en exil par son frère Roboam. Il mène une expédition en Palestine pour chasser les bandes de bédouins écumaient la région des lacs amers, s'empare de Gaza et assiège Jérusalem. La ville devra remettre le trésor du roi Salomon à l'envahisseur pour être épargnée. Jéroboam qui s'estime trahi tente de s'enfuir. Le pharaon met à profit cette expédition pour étendre sa suzeraineté sur la Syrie et la Palestine. Il ajoutera ses pierres au temple d'Amon Rê de Karnak où il fait représenter le triomphe de l'Egypte sur les deux royaumes juifs de Juda et d'Israël.

Osorkon Ier

Osorkon Ier poursuit la politique de son père. Il favorise les grands clergés du royaume à Memphis, Héliopolis, Hermopolis, Karnak et Bubastis et poursuit le programme de travaux commencés par Chéchonq Ier autour d'Hérakléopolis. Son fils, le futur Chéchonq II qui deviendra corégent, remplace son frère Ioupout au poste de Grand Prêtre d'Amon. Il meurt avant son père qui disparaîtra à son tour quelques mois plus tard.

Takélot Ier

Takélot Ier, fils Osorkon Ier et d'une épouse secondaire, règnera 15 ans sans laisser le moindre monument connu en souvenir de son passage. Son frère Iouwelot, Grand Prêtre à Thèbes, le conteste mais ne peut assouvir ses ambitions en raison de la présence d'une garnison à proximité de Hérakléopolis.

Osorkon II

Osorkon II, le fils de Takélot Ier qui hérite du trône, accepte qu'Harsiesis succède à son père Chéchonq II dans la charge de Grand Prêtre d'Amon. Cette concession qui instaure
un précédent dangereux de transmission héréditaire, affaibli le pouvoir du pharaon et provoque une nouvelle crise de succession. Harsiesis se proclame roi dès la quatrième année du règne de son cousin. Lorsqu'il meurt, Osorkon II reprend l'initiative. Il installe son fils Nimlot à Karnak et confie à son autre fils Chéchonq la charge de Grand Prêtre de Memphis.

Hornakht devient Grand Prêtre d'Amon à Tanis. Le roi embellit le temple de Bastet dans sa ville de Bubastis et entreprend également des travaux à Léontopolis, Memphis et à Tanis. Le traité d'alliance avec Byblos est menacé par la politique expansionniste d'Assurnasirpal II, roi conquérant d'Assyrie, puis de son fils Salmanazar III qui étendent leurs frontières du Nord de la Mésopotamie au Moyen Euphrate jusqu'en Syrie, à l'Oronte et la côte d'Amourrou.

Les royaumes d'Hamath, Damas et Israël s'allient pour protéger la Syrie du Nord des nouveaux envahisseurs. Byblos et l'Egypte, qui envoient chacun un contingent, participent à la bataille de Qarqar sur l'Oronte qui arrête la progression de l'armée de Salmanazar III. Les royaumes de Syro-Palestine constituent le dernier rempart qui protège l'Egypte de la menace assyrienne.


Takélot II

Takélot II, fils cadet d'Osorkon II, hérite du trône à la mort de son père en raison de la mort du fils aîné Chéchonq, mort avant la succession. Le demi-frère de Takélot II, Nimlot, épouse la fille de ce dernier et réunit sous son autorité Hérakléopolis et Thèbes. Les relations entre Thèbes et Tanis sont pacifiques durant cette période. Le prince héritier Osorkon, désigné par Nimlot, sera contesté par les Thébains qui se soulèvent. La révolte, matée par la force, donne naissance à une guerre civile qui va durer 15 ans.

Chéchonq III

Osorkon doit regagner Tanis lorsque Takélot II décède. Il refuse de reconnaître le nouveau pharaon Chéchonq III, jeune frère du roi disparu, dont la désignation viole les règles de succession. Chéchonq III bénéficie naturellement du soutien des Thébains qui craignent l'arrivée d'Osorkon au pouvoir. Le nouveau pharaon s'aménage les bonnes grâces du clergé de Karnak en les laissant libre de choisir eux-mêmes le Grand Prêtre d'Amon. Harsiesis réapparaîtra ainsi comme pontife en l'an 6 de Chéchonq III.

Les derniers rois de la XXIIème dynastie

Pimay, qui succède à Chéchonq III, règnera 7 années. Son successeur Chéchonq V n'exercera son autorité, au cours de ses 37 ans de règne, que sur un territoire limité qui ne dépasse guère Tell el-Yahaudiyeh. Son fils Osorkon IV, dernier représ

Publié dans Egypte

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