G7 : Energie et climat, divergences des pays riches

Publié le par Adriana Evangelizt

 On se demande à quoi sert ces réunions ? Aucune solution concrète n'en ressort. Les pays les plus pollueurs sont ceux qui s'en foutent le plus. Ils parlent. Ils parlent. Tout le monde peut en faire en autant et pendant ce temps, la planète agonise...

 

G7: les pays riches constatent leurs divergences

sur l'énergie et le climat

 

 

Une semaine après la sévère mise en garde de l'ONU sur le réchauffement de la planète et les déclarations de bonnes intentions de la conférence de Paris, les pays riches du G7 ont constaté samedi leurs divergences au moment de passer concrètement aux actes.

Sur les questions énergétiques et climatiques, "nous ne sommes pas arrivés à des conclusions claires", a regretté le ministre des Finances allemand Peer Steinbrück, au terme de deux jours de réunion à Essen en Allemagne avec ses homologues des sept pays les plus industrialisés.

L'Allemagne a mis plusieurs questions sur le tapis. Par exemple la possibilité d'étendre le système européen de négoce des émissions de dioxyde de carbone (CO2), ou d'harmoniser la taxation des carburants, qui aujourd'hui relève de 5 systèmes différents pour la seule Union européenne.

"Il n'y a pas eu de réponse", a admis M. Steinbrück devant la presse.

Le communiqué final du G7-Finances laisse le soin à chaque pays de décider d'éventuelles actions, "qui pourraient inclure les impôts et le négoce des émissions".

Pour le reste, il se contente de déclarations générales sur la nécessité d'un "dialogue transparent" avec les pays producteurs, et sur l'importance d'utiliser de manière économe et diversifiée les différentes sources d'énergie. Maigre consolation pour l'Allemagne, les énergies renouvelables dont elle s'est faite la championne sont explicitement citées, pas le nucléaire défendu par les Français.

Le manque de résultats du G7-Finances est d'autant plus décevant qu'il intervient juste une semaine après l'appel de Paris, dans lequel 47 pays ont appuyé la création d'une Onu pour l'environnement.

L'appel avait donné le sentiment d'une prise de conscience mondiale de la nécessité d'agir contre les dérèglements climatiques, au lendemain de constats alarmistes d'experts de l'Onu.

Ces derniers ont insisté sur la responsabilité humaine dans le réchauffement de la planète et estimé que d'ici la fin du siècle les températures du globe devraient monter de 1,8 à 4 degrés Celsius et le niveau des océans de 18 à 59 centimètres.

L'Allemagne a fait des questions de politique énergétique et de protection de l'environnement un point central de sa présidence cette année du G7/G8, avec l'espoir d'afficher des résultats concrets lors du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement du G8 en juin.

L'énergie et le climat devraient donc dominer la dernière réunion préparatoire des ministres des Finances, en mai, d'autant qu'ils siègeront cette fois en configuration de G8, avec la Russie, grand pays producteur dont les livraisons ces derniers temps n'ont pas été sans heurts.

Même si M. Steinbrück a refusé samedi d'imputer le manque de résultats à un pays en particulier, un rôle clé devrait aussi être joué dans l'avenir par les Etats-Unis, le plus gros émetteur de CO2 et consommateur d'énergie dans le monde devant la Chine.

Washington n'a pas ratifié le protocole de Kyoto sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre. Pour la prolongation de l'accord après 2012, "la seule chose qui peut faire bouger le curseur c'est que les Etats-unis s'engagent au niveau fédéral", selon Christian de Perthuis, spécialiste climat à la CDC française.

Il estime que les choses pourraient bouger "dans les trois prochaines années", à la faveur du développement dans le pays d'un "très large mouvement d'opinion". Le sujet s'est déjà invité dans la campagne présidentielle, et les démocrates, désormais majoritaires au Congrès, ont annoncé cette semaine des projets de loi pour lutter contre le réchauffement.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


 

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