Réchauffement climatique : Kerry passe aussi à l'attaque

Publié le par Adriana Evangelizt

Réchauffement climatique: des parlementaires

 du monde entier réclament un autre pacte

Un nuage reflète le coucher de soleil au-dessus de l'île de San Lorenzo en face de Lima le 15 février 2007

Des parlementaires de différents pays, dont la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, ont appelé jeudi à Washington à l'élaboration d'un accord post-Kyoto pour lutter contre la menace "catastrophique" du réchauffement climatique.

Réunie à Washington, l'Organisation mondiale des législateurs pour un environnement équilibré (Globe, Global Legislators Organisation for a Balanced Environment) a souligné l'urgence de prendre des mesures.

"De notre point de vue, la preuve que l'homme est responsable du changement climatique ne fait plus de doute", indiquent dans un communiqué des parlementaires représentant essentiellement les pays du G8 plus le Brésil, la Chine, l'Inde, le Mexique et l'Afrique du Sud.

"Mais nous devons être clair sur le fait que le changement climatique est un problème mondial et que nous avons tous l'obligation de prendre des mesures, en fonction de nos capacités et de nos responsabilités historiques", poursuit le texte publié à l'issue de deux jours de débats au Sénat américain.

Cette rencontre est intervenue deux semaines après la publication d'un rapport alarmant du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui prévoit une très forte augmentation des températures (4 à 6°C en plus) à la fin du siècle si les émissions de CO2 continuent à leur rythme actuel.

Après une réunion inaugurale mi-2006 à Bruxelles, le forum de Washington constitue la deuxième tentative informelle des parlementaires pour tracer les grandes lignes d'un pacte sur le changement climatique qui ferait suite au protocole de Kyoto qui expire en 2012.





Le sénateur démocrate John Kerry le 15 février 2007

Les Etats-Unis n'ont pas signé le protocole de Kyoto, dont sont également absents les pays émergents dont la Chine et l'Inde, les deux grandes puissances économiques montantes.

Le président américain George W. Bush continue à défendre une approche basée sur le volontariat pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la Chine construit une centrale à charbon par semaine.

Mais des parlementaires américains ont appelé à une action plus coercitive. "C'est un moment crucial. Nous avons une fenêtre de 10 ans" pour agir, a déclaré le démocrate John Kerry pendant le forum en appelant à une mobilisation avant que la planète n'atteigne "un point de non-retour".

Les parlementaires réunis à Washington ont demandé la mise en place d'un marché mondial pour limiter et échanger les droits d'émissions de gaz à effet de serre, à l'image du système mis en place dans l'Union européenne et expérimenté en Californie et dans des Etats du nord-est des Etats-Unis.

Les parlementaires des pays pauvres ont toutefois souligné que la responsabilité était d'abord du ressort des pays riches, qui devaient agir contre un problème qu'ils avaient créé.

Une de leurs demandes concerne le transfert de technologies qui permettraient à des pays comme la Chine d'améliorer ses centrales à charbon, ce que rechignent à faire les sociétés ayant massivement investi pour développer des technologies plus propres.

"Tout le monde est d'accord pour dire que le réchauffement climatique est très préoccupant (...) mais si nous devons changer de manière de vivre, tout le monde va devoir faire des sacrifices", a prévenu Tejaswini Seeramesh, une parlementaire indienne de la ville de Bangalore.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Al Gore

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