Recherche polaire : il faudrait renforcer l'IPEV

Publié le par Adriana Evangelizt

Recherche polaire: un rapport parlementaire

préconise de renforcer l'IPEV

 



"l'Astrolabe" arrive sur la base Dumont d'Urville dans l'Antarctique

L'Institut Paul-Emile Victor (IPEV) doit être renforcé pour assurer la coordination de l'ensemble de la recherche française sur les pôles nord et sud, estime un rapport parlementaire présenté mercredi, à quelques jours de l'ouverture de l'année polaire internationale.

"Il est nécessaire de mieux coordonner la recherche polaire", a souligné le sénateur du Maine-et-Loire Christian Gaudin (Union centriste - UDF), en commentant pour la presse le document qu'il a rédigé au nom de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Les pôles sont des lieux d'observations privilégiés pour les scientifiques en climatologie, biologie et astronomie. Et, dans toutes ces spécialités, la France occupe des positions de premier plan, a relevé le parlementaire.

Contrairement à de nombreux pays, la France ne dispose pas d'un organisme de recherche spécialement dédié à la recherche polaire. Le CNRS, le CNES, Météo France, l'Ifremer et le CEA sont tous actifs dans ce domaine.

L'IPEV ne mène pas de recherches en propre, étant essentiellement chargé d'entretenir et ravitailler les deux bases de l'Antarctique, Dumont d'Urville sur la côte et la franco-italienne Concordia, à l'intérieur du continent. Son budget est également limité, de l'ordre de 20 millions d'euros par an.

"L'IPEV doit devenir une +tour de contrôle+, avec une vision globale et stratégique sur les pôles", a préconisé M. Gaudin, qui se flatte d'être le seul parlementaire français à avoir foulé le sol du continent blanc.

Le parlementaire recommande une clarification des rôles respectifs de l'IPEV et des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). "Les contours des missions ne sont pas nets et il y a des superpositions", selon lui.

Il demande aussi que soit réglé le cas du Marion Dufresne, le navire de l'IPEV qui consomme une part croissante des ressources de l'institut. Ce navire travaille de plus en plus pour des missions océanographiques, risquant de faire perdre à l'IPEV sa spécificité polaire, s'inquiète M. Gaudin.

M. Gaudin propose enfin de renforcer la coopération franco-italienne, existant dans l'Antarctique, et franco-allemande, active dans l'Arctique, pour jeter les bases de ce qui pourrait être à terme un institut européen de recherche polaire. La France pourrait ainsi participer de manière plus déterminée au financement du brise-glace allemand Aurora Borealis, a-t-il dit.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Arctique-Antarctique

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