Manifestations d'antinucléaires à Fessenheim

Publié le par Adriana Evangelizt

Les antinucléaires manifestent

 autour de la centrale de Fessenheim

Greenpeace a collé une affiche dénonçant le danger de la centrale nucléaire de "Fessenheim à l'entrée de la ville de Heiteren, près de Fessenheim, le 24 février 2007

Les opposants français et allemands au nucléaire ont multiplié samedi les manifestations autour des deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), pour dénoncer les risques encourus par la plus vieille centrale de France qui fête cette année ses 30 ans.

Alors que les alentours de la centrale étaient quadrillés par les forces de l'ordre, 60 à 70 militants français et allemands, selon les gendarmes, une "petite centaine" selon les organisateurs, se sont retrouvés à la mi-journée sur une digue voisine pour un "petit déjeuner hivernal à l'ombre de la centrale".

Leurs pancartes dénonçaient notamment la "bombe à retardement" que représente selon eux Fessenheim, exposée notamment au risque d'une inondation et au risque sismique en raison de la faille sur laquelle est contruite l'installation, mais aussi mal protégée du risque terroriste, selon les opposants à la centrale.

Dans la matinée, des militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont débaptisé symboliquement plus de 300 communes françaises et allemandes dans un rayon de 30 km autour de la centrale.

En lieu et place des 1.200 panneaux d'entrées et de sorties de Colmar, Mulhouse, Fribourg en Brisgau et 315 autres communes situées dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, on pouvait lire au petit matin de part et d'autre du Rhin "Fessenheim vous n'êtes pas à l'abri".

Il s'agissait de pointer du doigt l'exposition de ces communes au risque nucléaire en raison de la proximité de la centrale, mais aussi de dénoncer le projet de réacteur européen à eau sous pression (EPR) à Flamanville dans la Manche, a expliqué à l'AFP Isabelle Steffan, coordinatrice de Greenpeace à Strasbourg.

Ces dernières années, "les incidents se multiplient, quelle que soit leur gravité, et on nous promet certains travaux qui lorsqu'ils sont réalisés, s'avèrent insuffisants", a déploré Claude Ledergerber, du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR), l'une des six organisations à l'origine du petit-déjeuner.

Celles-ci avaient écrit il y a quelques semaines à la préfecture pour lui demander de restreindre les facilités d'accès à une digue située sur le flanc est de la centrale, estimant qu'il y avait là "une faille évidente en ce qui concerne la défense contre les risques d'attentats".

Dans une première réponse aux associations, le préfet du Haut-Rhin Michel Guillot a assuré cette semaine que la question serait abordée dans le cadre d'un plan de circulation actuellement en cours d'élaboration, soulignant que l'accès du public à la digue ne pouvait "perdurer pour des raisons de sécurité et de protection de l'environnement".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Nucleaire

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