Bush assure aux victimes de Katrina qu'il ne les oublie pas

Publié le par Adriana Evangelizt

C'est facile de parler pour ne rien dire. Et de faire des  promesses que l'on ne tiendra pas. Si Bush avait donné les milliards qu'il a dilapidé dans la destruction de l'Irak et de l'Afghanistan, il y a longtemps que la Nouvelle Orléans serait reconstruite. Seulement, il n'en a rien à faire du malheur des Peuples. Lui et sa clique ne sont bons qu'à pressurer le contribuable et à s'enrichir sur son dos. Lire Comment gagner de l'argent sur le dos du malheur... ces individus sont innommables. La Nouvelle Orléans n'est toujours pas reconstruite et des millions de gens sont sans abri. Une honte.

Bush assure aux victimes de Katrina qu'il ne les oublie pas


 


Le président américain George W. Bush devant les journalistes, le 1er mars 2007 à Long Beach, au Mississippi

George W. Bush s'est rendu jeudi pour la 14e fois sur la côte du golfe du Mexique pour assurer aux victimes de l'ouragan Katrina, page noire de sa présidence, qu'il ne les oubliait pas et que les choses s'arrangeaient "pour le meilleur".

M. Bush, critiqué aujourd'hui pour la lenteur de la reconstruction après l'avoir été pour celle des secours, a aussi pris une nouvelle fois le chemin du Mississippi et de La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud), symbole des souffrances endurées il y a 18 mois, pour pousser les autorités locales à accélérer l'utilisation de l'argent fédéral.

"L'une des raisons pour lesquelles je suis descendu, c'est pour dire aux gens ici sur la côte que nous continuons à penser à eux à Washington", a dit M. Bush d'abord venu se rendre compte de l'avancée des travaux à Long Beach (Mississippi), ville côtière rasée par Katrina.

"L'autre raison, c'est que je veux que les contribuables américains voient de leurs propres yeux comment leur argent a été utilisé pour contribuer à revitaliser une série de communautés qui ont été littéralement anéanties à cause de cette grosse tempête", a-t-il dit au cours de sa première visite depuis six mois et l'anniversaire de Katrina.

"Evidemment, il y a encore beaucoup de travail", a-t-il dit, se montrant en bras de chemise, comme à chaque déplacement sur les lieux de l'ouragan, après avoir visité des maisons construites avec l'argent fédéral.

"Mais les temps changent, pour le mieux, et la vie des gens s'améliore, et il y a de l'espoir", a-t-il ajouté bien que le paysage sur place reste très contrasté, avec des communautés redynamisées et d'autres toujours éteintes.

"C'est ça l'héritage de la présidence Bush", a asséné le président du parti démocrate Howard Dean: "Incompétence, promesses trahies, incapacité à diriger le pays".

Par contraste, a-t-il assuré, "les démocrates n'oublieront jamais les habitants de la côte du golfe du Mexique et nous continuerons à travailler dur pour tenir notre engagement en faveur de la reconstruction de la région". Plusieurs projets de loi ont été déposés en ce sens au Congrès, contrôlé par les démocrates depuis janvier.

Katrina, qui a atteint les côtes de Louisiane et du Mississipi le 29 août 2005, a fait près de 1.500 morts, causé des dizaines de milliards de dollars de dégâts et provoqué l'inondation des quatre cinquièmes de La Nouvelle-Orléans.

La faillite de l'Etat fédéral face à l'une des plus vastes catastrophes naturelles de l'histoire des Etats-Unis, et la lenteur de la réaction de M. Bush lui-même, continuent à hanter sa présidence.

Avec Katrina a commencé la baisse de popularité de M. Bush, aujourd'hui au plus bas.

De nouvelles accusations se sont ajoutées à celles déjà innombrables contre lui quand il n'a pas fait mention de la côte en janvier dans le grand discours annuel du président sur l'état de l'Union.

A La Nouvelle-Orléans en particulier, où M. Bush devait passer l'après-midi, le mécontentement reste fort. Des quartiers sont toujours dévastés, de nombreuses écoles n'ont pas rouvert, la criminalité a prospéré.

Le maire Ray Nagin, que M. Bush devait rencontrer jeudi, a annoncé qu'il demanderait une accélération de l'aide fédérale.

"Nous avons tous un sentiment d'urgence au sujet de la reconstruction", a dit le coordinateur du président, Don Powell.

Mais il a invoqué l'ampleur de la catastrophe. Il a aussi fait valoir que sur les 110 milliards de dollars d'aides consentis, seuls 53 avaient été dépensés localement.

M. Bush a clairement renvoyé la balle aux autorités locales: "Le rôle du gouvernement fédéral a consisté à signer des chèques et le rôle du gouverneur et du maire est d'aider à acheminer l'argent fédéral aux locaux", a-t-il dit à Long Beach.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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