Moines de Tibéhirine : un témoin algérien demande l'asile à la France

Publié le par Adriana Evangelizt

Si c'est la sécurité militaire algérienne qui a commis cette atrocité,  il y a fort à craindre que le climat -déjà tendu- avec la France va se détériorer. D'autant qu'ils ont fait croire que c'était le GIA. A moins que ces deux entités soient de connivence...

Moines de Tibéhirine: un témoin algérien va demander

 l'asile en France

Abdelkader Tigha, ex-cadre de la sécurité militaire algérienne (DRS), témoin potentiel dans l'affaire de l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996, va demander l'asile politique en France, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Comme l'indique le quotidien Libération dans son édition de samedi, M. Tigha est convoqué le 20 mars à la préfecture de police de Paris, où il doit venir retirer un dossier de demande de statut de réfugié à déposer auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), selon la même source.

M. Tigha est en France depuis environ quatre semaines après que les Pays-Bas, où il a séjourné pendant environ trois ans, ont rejeté sa demande d'asile, a-t-on ajouté.

Cet ancien officier algérien en poste à Blida au moment de l'enlèvement des sept moines français, avait affirmé en 2002 au journal Libération, trois ans après son départ d'Algérie, que la sécurité militaire avait organisé l'enlèvement.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, les moines qui partageaient leur potager avec les habitants de la région et refusaient de partir en dépit de l'insécurité croissante - onze religieux tués entre 1994 et 1995 - ont été enlevés par une vingtaine d'hommes armés.

Le 26 avril, un communiqué du chef du Groupe islamique armé (GIA) Djamel Zitouni, a revendiqué ces séquestrations et proposé à la France un échange de prisonniers. En mai, le GIA a diffusé un second communiqué, faisant état de leur mort. Les têtes des sept moines ont été retrouvées quelques jours plus tard.

Le parquet de Paris avait ouvert en février 2004 une information judiciaire pour "enlèvements, séquestrations et assassinats en relation avec une entreprise terroriste", à la suite d'une plainte de proches des moines. Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière avait été désigné pour enquêter dans ce dossier.

Pour l'avocat de la partie civile, Me Patrick Baudouin, il est "important de faire entendre Tigha car jusqu'à présent aucun tenant de la thèse mettant en cause les services algériens n'a été entendu". "Maintenant qu'il est en France, le juge ne peut que l'entendre", a-t-il ajouté.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Religions Extrêmisme

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