Al Gore appelle les parlementaires américains à passer à l'action

Publié le par Adriana Evangelizt

Climat: Al Gore appelle les parlementaires américains

 à passer à l'action



L'ancien vice-président américain Al Gore devant des commissions parlementaires chargées de questions énergétiques et environnementales à Washington, le 21 mars 2007

L'ancien vice-président Al Gore, candidat malheureux à la Maison Blanche en 2000, a fait un retour remarqué mercredi devant le Congrès comme héraut de la lutte contre le réchauffement climatique, alors que les spéculations sur ses visées présidentielles vont bon train.

Les spéculations concernant son éventuel candidature à l'investiture démocrate continuent à circuler, même si pour l'instant l'ancien vice-président a déclaré ne pas vouloir entrer dans la nouvelle course à la présidence.

Certains de ses plus fervents supporteurs ont même lancé des sites internet tels que "draftgore2008.org" et "algore.org" pour le pousser à briguer un poste qui lui a échappé de très peu en 2000.

Profitant pleinement de son nouveau statut de porte-parole très populaire de la défense de l'environnement, Al Gore fait partie de la liste des 181 personnes et organisations proposées pour le prochain prix Nobel de la paix.

Il va aussi organiser une série de concerts sur tous les continents le 7 juillet avec de nombreuses stars de la musique pour sensibiliser encore plus le public à l'urgence d'un changement des modes de production et de consommation.

Récemment récompensé par Hollywood avec l'Oscar du meilleur documentaire pour "Une vérité qui dérange", Al Gore a témoigné devant trois commissions de la Chambre des représentants chargées des questions environnementales et énergétiques. Il devait faire de même devant le Sénat un peu plus tard.

A des élus, dont certains contestaient encore récemment la responsabilité de l'homme dans le réchauffement de la planète, M. Gore a remis des centaines de milliers de courriers électroniques d'Américains préoccupés par ce sujet.

"Je suis ici pour vous donner plus d'un demi-million de messages adressés au Congrès pour demander une réelle action contre le réchauffement climatique", a déclaré le candidat malheureux à l'élection suprême en 2000 face à George W. Bush.

Ce phénomène "menace la survie de notre civilisation et la possibilité de vivre sur la Terre", a estimé Al Gore à qui certains prêtent des intentions pour le scrutin de 2008.

Face à ce constat morose, l'ancien parlementaire a mis en avant la prise de conscience générale actuelle et le nécessaire rôle des Etats-Unis pour amener les pays en développement à participer à la lutte contre le réchauffement.

"Il y a un énorme élan en faveur d'une action pour résoudre la crise climatique", a-t-il assuré rappelant que "le réchauffement climatique est une réalité et l'activité humaine en est la principale cause", comme l'a démontré le dernier rapport des scientifiques du groupe intergouvernemental de l'ONU sur le climat (GIEC).

Pour lui, "la meilleure façon - et l'unique - d'amener la Chine et l'Inde (à prendre des mesures), c'est un réel rôle de leader de la part des Etats-Unis".

"En tant que première économie mondiale et plus grande puissance, nous sommes dans une position unique pour s'attaquer à un problème de cette envergure", a dit Al Gore, dont l'engagement sur les questions environnementales remonte à de nombreuses années.

Ces dernières années, Al Gore s'est essentiellement consacré à cette cause et son documentaire, distribué dans de nombreux pays, a donné une visibilité nouvelle aux dangers de la planète tout en lui assurant un regain de popularité inespéré après son échec électoral en 2000.

Vice-président au côté de Bill Clinton de 1993 à 2001, Al Gore avait été le négociateur des Etats-Unis pour le protocole de Kyoto, ensuite jamais ratifié par Washington.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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