Des poules transgéniques utilisées pour pondre un traitement

Publié le par Adriana Evangelizt

Des poules transgéniques utilisées pour pondre

un traitement contre le cancer


Une équipe de l'institut britannique qui avait fait naître la brebis clonée Dolly a produit une poule génétiquement modifiée dont les oeufs contiennent un traitement contre le cancer.

Le traitement est contenu dans le blanc de ces oeufs, selon le Biocentre Roslin d'Edimbourg.

Il comprend un anticorps monoclonal - une protéine du système immunitaire fabriquée en laboratoire - et une protéine du système immunitaire humain utilisée pour soigner le cancer et d'autres maladies, expliquent les chercheurs dans l'édition à paraître de Proceedings of the National Academy of Sciences.

Ce type de médicament n'est pas facile à produire en laboratoire. "De nombreuses protéines thérapeutiques, telles que les anticorps monoclonaux, sont produites dans des bioréacteurs industriels, mais mettre en place de tels systèmes est à la fois long et coûteux", écrivent-ils.

Des chercheurs tentent depuis un certain temps de faire de certains animaux des "usines" à protéines, sachant qu'ils les produisent déjà naturellement.

DES CENTAINES DE POULETS

Des bovins, des moutons et des chèvres génétiquement modifiés ont déjà été fabriqués de manière à ce qu'ils produisent des protéines humaines dans leur lait, notamment de l'insuline et des remèdes contre la fibrose kystique, mais l'équipe de l'institut Roslin a pensé que les gallinacés, grâce à leur cycle de vie plus court et à leur capacité à pondre des oeufs, pourraient aussi s'avérer utiles.

Helen Sang et ses collaborateurs ont "fabriqué" ces volatiles transgéniques en insérant les gènes commandant la production des protéines voulues dans le gène de la poule responsable de la production de l'ovalbumine, protéine qui représente la moitié des blancs.

Ils voulaient s'assurer que les protéines recherchées ne soient présentes que dans le blanc d'oeuf.

Les protéines qu'ils ont choisies sont le miR24, un anticorps monoclonal qui pourrait soigner les mélanomes, et l'interferon humain bêta-1a, une protéine du système immunitaire appartenant à une famille de protéines qui attaquent tumeurs et virus.

Ils ont utilisé un virus pour infecter très tôt des embryons. Le virus a lui-même inséré le matériel génétique dans l'ADN des embryons.

Les chercheurs ont laissé éclore ces oeufs et vérifié que les coqs avaient bien intégré le nouvel ADN dans leur sperme.

Ces coqs ont ensuite été élevés avec des poules normales et ils ont examiné les mâles résultant de leurs unions pour voir lesquels portaient encore les deux nouveaux gènes. Les chercheurs disposent à présent de plusieurs centaines de poulets qui peuvent produire les protéines voulues.

Ils ont travaillé en collaboration avec Viragen (Ecosse), une filiale du groupe de biotechnologies américain Viragen et d'Oxford Biomedica.

D'autres entreprises ont créé des animaux et des plantes qui produisent des protéines humaines et animales, ainsi que des vaccins.

Sources
Terre Sacrée

Posté par Adriana Evangelizt


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