La Cryptozoologie

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors le monstre du Loch-ness -voir video- le Yeti, l'almasty, la licorne ont-ils existé ? Il y a une Science qui s'occupe de ces phénomènes dont on parle beaucoup mais que l'on ne voit jamais, elle se nomme la Cryptozoologie... intéressant.

La Cryptozoologie


Le terme de cryptozoologie (du grec κρυπτός « caché », ζῷον « animal » et λόγος « étude », soit « étude des animaux cachés ») désigne l'étude des animaux dont l'existence même est sujette à caution, tels le yéti, l'almasty, le monstre du Loch Ness ou le sasquatch (appelé aussi Bigfoot), ou encore des animaux supposés éteints, mais également des animaux totalement inconnus. La cryptozoologie est particulièrement critiquée par les sceptiques, car il la considère comme une pseudo-science.

Bien que « l'invention » du terme ne lui soit pas attribuée, le zoologue Bernard Heuvelmans est considéré comme le créateur de la cryptozoologie dans son ouvrage de référence Sur la piste des bêtes ignorées.

Méthodes de la cryptozoologie

On peut définir la cryptozoologie comme l'étude et la recherche d'animaux de moyenne et de grande taille non encore officiellement répertoriés et dont l'existence controversée peut néanmoins être établie sur base de preuves testimoniales (témoignages oculaires), circonstancielles (films, photos, enregistrements de cris), ou même autoscopiques (que chacun peut voir : empreinte de pied, poils, plumes, etc.), mais considérées comme insuffisantes par la communauté scientifique des zoologues. Dans sa méthodologie, elle peut faire appel à diverses disciplines scientifiques telles la zoologie, la paléontologie, la paléoanthropologie, etc., mais aussi à la psychologie, la mythologie, voire la police scientifique.

On peut classer son sujet d'étude en 5 catégories, qui parfois se complètent l'une l'autre :

# Des animaux connus uniquement par tradition ou traces dans la mémoire collective des autochtones sous forme de légendes ou de contes, voire à travers certaines représentations graphiques. Il est à noter que dans beaucoup de régions d'Europe, le loup et l'ours animaux parfaitement répertoriés dans la zoologie contemporaine, ont disparu et n'existent donc plus qu'au travers de leurs représentations culturelles (ethnozoologie)

# Des animaux connus uniquement par témoignages visuels, auditifs, voire tactiles ou olfactifs

# Des animaux connus par une empreinte matérielle (comme une trace de pied)

# Des animaux connus par un ou plusieurs éléments anatomiques (fragments de squelette, poils, écailles, traces de sang, etc.)

# Des animaux connus au travers d'un spécimen complet vivant ou mort

Il est bon de remarquer que le champ d'étude de la cryptozoologie ne se limite pas au Bigfoot, Yéti et autres "Monstre du Loch Ness", mais s'étend à toute créature vivante non-identifiée, pour autant que la taille soit égale ou supérieure à celle d'une grenouille et qu'elle ait laissé une trace dans l'esprit humain. Ainsi les insectes, à quelques exceptions près, n'en font pas partie, car trop petits pour avoir frappé les esprits. Les découvertes fortuites d'animaux ne font pas partie de la cryptozoologie.

Controverse : la cryptozoologie est elle une science ?

La majeur partie de la communauté scientifique ne voit dans cette discipline qu'une pseudoscience, similaire à l'ufologie ou à la parapsychologie. La question de fond est de savoir quel est le statut épistémique d'une discipline étudiant des animaux dont on ne dispose d'aucune trace formelle. S'il est légitime pour une discipline telle que la sociologie d'étudier les folklores liés aux visions de créatures folkloriques, une discipline ayant pour objet d'étudier non plus les témoignages en tant que témoignages, mais bien ces créatures folkloriques elles-mêmes (dans l'espoir qu'elles existent réellement) est-elle légitime ?

La principale raison pour laquelle une grande partie de la communauté scientifique considère que l'existence du Bigfoot, du monstre du Loch Ness ou du Mokèlé-mbèmbé plus qu'improbable est qu'aucune preuve robuste de leur existence n'a jamais été fournie à ce jour (Une preuve robuste de l'existence du Bigfoot, par exemple, serait un spécimen de Bigfoot vivant ou mort examinable par l'ensemble de la communauté scienfifique, par opposition à des empreintes de pied, des photos ou des films qui peuvent être potentiellement des contrefaçons). Si la zoologie et la paléontologie ont été fréquemment confrontées à des contrefaçons (par exemple l'Homme de Piltdown, construit à partir d'un crâne d'Homo sapiens et d'une mandibule de chimpanzé), la cryptozoologie prête également le flanc à ce genre de manipulations frauduleuses, telles que photos truquées ou faux moulages de pas comme les très célèbres photos fournies pour le monstre du Loch Ness. Les témoignages, enfin, sont par nature des preuves anecdotiques, et ils s'expliqueraient, selon les détracteurs de la cryptozoologie, généralement par des méprises complexes. Ils demandent de toute manière analyse critique et recoupement, qui ne seraient généralement pas fournis, selon eux.

Citons d'autres animaux mythiques allégués par les cryptozoologues :

# Le serpent de mer de Egede (XVIIIe siècle) serait en fait une baleine mâle en érection. Mais quels animaux se cachent derrière les autres témoignages : cétacés inconnus ?

# La licorne viendrait de l'observation de rhinocéros indiens, ou de cas tératologiques chez des caprins. Toutes les cornes de licorne figurant dans des collections sont des exemplaires de la défense démesurée du narval mâle, appelé aussi licorne de mer, défense qui est en fait une canine.

# Certains observateurs du monstre du Loch Ness auraient en fait aperçu soit une simple vague, soit un phoque égaré, ou encore des arbres gorgés d'eau flottant entre deux eaux … mais il reste plusieurs dizaines d'observations sans explication.

#Le rapprochement du Mokèlé-mbèmbé avec un rhinocéros (mais de quelle espèce ?). Il serait également possible que le Mokéké-mbêmbé soit en fait un animal « composite » issu d'observations d'animaux différents, comme pour la licorne. Mais de quels animaux s'agiraient-ils ? N'y a-t-il pas une ou plusieurs espèces inconnues ?

Notons que l'existence réelle d'animaux que l'on croyait disparus, imaginaires, ou tout simplement incroyable et inconnu a fini par être attestée, après des recherches menées par des zoologues. On peut citer parmi d'autres l'okapi, découvert en 1901, le panda géant, à la fin du XIXe siècle, le bonobo, le calmar géant, ou le paon congolais avant la Seconde Guerre mondiale. C'est également le cas du cœlacanthe, un poisson que l'on croyait disparu depuis 65 millions d'années. Certains animaux que l'on pensait éteints ont parfois survécu uniquement dans une zone géographique très précise. Mais il est intéressant de noter que des êtres vivants nouvellement décrits, par les chercheurs au cours du dernier siècle (comme le cas du cœlacanthe), n'avaient pas été pris en considération par la cryptozoologie (sauf dans le cas du Calmar géant), car la découverte de ces animaux était le fruit du hasard et non celui d'une recherche patiente préalablement. Elle ne s'est pas davantage souciée de la prolongation ou survivance d'organismes peu développés (invertébrés notamment) car ceux, trop petits, n'ont en général pas marqué l'imaginaire humain. Mais depuis quelques années existe une branche marginale de la cryptozoologie, la crypto-entomologie, qui se penche sur le sujet. Force est donc de constater que les découvertes dont il vient d'être question ne relèvent que de la zoologie la plus classique, et non de la cryptozoologie pour les raisons évoquées plus haut.

Cryptozoologie et sociologie des sciences

Enfin, il faut s'aviser que la cryptozoologie présente au moins un intérêt pour la sociologie des sciences. Elle manifeste en effet une conception de la science comme propriété privée jalousement gardée par une coterie de spécialistes bien homogène gardant jalousement leur pouvoir sur une série de faits et de concepts fermée à tout jamais (alors que toute science est par définition vouée à se contester et à se dépasser, et que les guerres d'école font souvent rage), conception contre laquelle elle se rebelle, comme le font d'ailleurs les tenants de l'ufologie et du paranormal. Elle souscrit donc à la théorie du complot. Elle manifeste donc, en même temps que le besoin de merveilleux, celui de s'approprier le savoir, mais sans passer par les formations disciplinaires nécessaires (en paléontologie, archéologie, archéométrie, etc.).

Dans la bande dessinée

De nombreux films ou séries télévisées empruntent à la cryptozoologie ou s'inspirent directement d'elle. Parmi ceux encore disponibles en DVD (liste non-exhaustive) :

1 - Les diverses adaptations du Le Monde perdu, roman de Sir Arthur Conan Doyle, écrit à une époque où le terme de "cryptozoologie" n'existait pas encore.

2 - Les trois versions de King-Kong (1933, 1976, 2005)

3 - Baby, Secret of the Lost Legend de B.W.L. Norton (1985)

4 - Harry and the Hendersons de William Dear (1987) et la série télé qui en est inspirée.

5 - Bigfoot, La Rencontre Inoubliable de Cory Michael Eubanks.

6 - The Abominable Snowman de Val Guest (1957)

7 - The Untold / Sasquatch (en français Traque Sauvage) de Jonas Quastel (2002)

8 - Plusieurs épisodes de X-files : Le diable du New Jersey (New Jersey's Devil), El Chupacabra (El Mundo gira),… et surtout Les dents du lac (Quagmire) où l'on parle d'un lac appelé Heuvelman, en souvenir bien sûr de Bernard Heuvelmans.

9 - Les 3 "Jurassic Park" (mais surtout le The Lost World et Jurassic Park 3) de Steven Spielberg

Sources Wikipedia

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Animaux prehistoriques

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J
Je constate avec regret que vous n'avez pas sité d'autres animaux célèbres de la cryptozzologie tel que le bullion ou d'autres animaux étranges. (http://vanderbilout.over-blog.fr/article-11188263.html)Félicitations tout de même pour la richesse de vos informations.
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