L'Humanité en route vers une catastrophe - 1ère partie

Publié le par Adriana Evangelizt

Une excellente analyse des conditions dans laquelle se trouve notre planète, en deux parties...

L'Humanité en route vers une catastrophe

1ère partie



A l’échelle d’une vie humaine, il est difficile de concevoir que notre planète puisse être soumise à des stades d’évolution s’étalant sur plusieurs dizaines de milliers ou de millions d’années. Des conditions climatiques peuvent rester stables durant des siècles, avant de brusquement passer à un nouveau cycle, parfois radicalement différent. C’est ce que nous ont appris certains indices géologiques comme les carottes glaciaires et les ossements fossiles, qui permettent de retracer les conditions climatiques et de recenser les catastrophes naturelles sur des centaines de milliers d’années en arrière. La probabilité que notre planète soit régulièrement le théâtre d’un grand cataclysme est de plus importante, au fur et à mesure que les preuves scientifiques s’accumulent. Sommes-nous de nouveau à l’aube d’un grand bouleversement terrestre, annonciateur d’un nouveau cycle géologique et climatique qui pourrait modifier pour des milliers d’années la façon de vivre sur Terre ? Enquête.



Les preuves des catastrophes du passé


On nous a enseigné qu’à de rares exceptions près, notre planète a depuis sa naissance suivi un lent processus d’évolution, les couches de sédiments s’entassant sagement les unes après les autres au fil des mois, des ans, puis des siècles. Dans la pensée collective, les images effroyables d’une Apocalypse relèvent uniquement de la mythologie et des légendes. Des forces terrifiantes capables de dévier l’axe des pôles, ou de transformer en instant les mers en continents et les terres en océans ont longtemps été considérées comme des fantasmes de scientifiques un peu trop catastrophistes. Peut-être parce que de telles visions, si elles venaient à se matérialiser, seraient insupportables au regard de l’Homme ? Toujours est-il que les découvertes archéologiques, paléontologiques et géologiques modernes tendent vers l’hypothèse, de plus en plus cohérente, que la Terre a déjà subi plusieurs « traumatismes » d’une violence inimaginable, et qu’elle en subira d’autres… Les seuls témoins de ces catastrophes qui tuèrent en instant des millions d’êtres vivants sont les pierres, les montagnes, les fonds marins et les ossements… Voyons tout d’abord ce que ces vestiges d’un temps ancien ont à nous raconter.

La Terre traumatisée



Un peu partout dans le monde, les données fossiles ont fait la preuve que notre planète a déjà connu des cataclysmes d’une ampleur à peine concevable pour un esprit humain, anéantissant à chaque fois presque toutes les formes de vie et modifiant pour des centaines de milliers d’années les conditions de la vie sur Terre. Dans son ouvrage « Les grands bouleversements terrestres », la suite de « Mondes en Collision », Immanuel Velikovski se penche sur un fait troublant : plusieurs fois par le passé, les mers et les terres auraient changé de place ! Le gypse des environs de Paris confirme que le processus terre/mer s’est au moins produit 2 fois en Europe ; une des couches calcaires regroupe plus de 800 espèces de coquillages marins ainsi que des os de tortues et de crocodiles, la suivante présentant des os de reptiles terrestres et de mammifères, elle-même recouverte par des coquillages… Un phénomène qui a pu avoir une puissance suffisante pour vider les océans et engloutir les continents ne peut être que monstrueux ! Autre indice que des grands bouleversements se sont produits par le passé : la présence d’étranges masses d’ossements entremêlés, que l’on peut trouver un peu partout dans le monde. En Angleterre, on découvrit par exemple dans une grotte située à 25 mètres au-dessus d’une vallée des os d’éléphants, de rhinocéros, de chevaux, mais aussi de tigres, de loups, d’hyènes ou encore de lièvres, de pigeons ou de canards. Lorsque les terres sont recouvertes par les eaux, deux hypothèses sont possibles : soit la terre s’enfonce, soit le niveau des eaux monte. Le fait que l’on retrouve des ossements de proies et de prédateurs entremêlés fait pencher davantage la balance vers la seconde théorie. Une gigantesque vague aurait pu entraîner puis comprimer dans des grottes, des failles ou des cavités, plusieurs centaines d’espèces animales et végétales en une seule masse primitive.

Des squelettes brisés en mille morceaux

Par ailleurs, la puissance d’un raz-de-marée de ce genre devait être phénoménale, au-vu des prélèvements fossiles retrouvés dans différentes régions du globe. Dans des fissures calcaires de Plymouth, on retrouva des fragments osseux, tous angulaires et coupants, d’ours polaires, de bisons ou encore de mammouths. Joseph Prestwich, professeur de géologie à Oxford, revient sur l’analyse de ces fragments : « On ne rencontre aucun squelette entier. En fait, ils sont dispersés dans le plus grand désordre, en vrac, ce qui interdit toute reconstitution. Ils ne montrent pas d’usure et n’ont pas été rongés par des carnassiers, bien qu’ils soient mêlés à des vestiges d’hyènes, de loups et de lions ». Il est impressionnant de s’imaginer ces animaux de grande taille et de constitution solide littéralement broyés et compressés dans des failles de quelques centimètres ! Les côtes méditerranéennes regorgent aussi de crevasses bourrées d’os rompus : panthères, lynx, sangliers, cerfs ou bœufs sauvages ; là encore proies et prédateurs ont constitué une couche de milliers de fragments d’os brisés.

Une tragédie quasi instantanée

Le point récurrent de ces multiples découvertes paléontologiques : les ossements regroupent des animaux de tous âges et de toutes races confondues. Un fait qui laisse penser que ce type de catastrophe survient violemment, arrachant en quelques secondes les plantes et les bêtes de l’hémisphère Sud pour les fracasser sur les terres de l’hémisphère Nord. Comme il est difficile de se représenter l’image d’un raz-de-marée monstrueux projetant sur des milliers de kilomètres une quantité phénoménale d’êtres vivants ! Un cataclysme si brutal que même d’anciennes couches sédimentaires où reposaient des ossements d’animaux disparus depuis longtemps furent ramenées à la surface, se mêlant aux ossements d’animaux encore bien vivants… Ainsi, on retrouva dans une caverne du Maryland les os entassés d’un tapir, d’un crocodile, d’un glouton, et d’un lemming. Selon les chercheurs, « il est très improbable » que ces espèces aient vécu à la même époque, et encore moins sous les mêmes latitudes. Mais quelle force titanesque peut déclencher des raz-de-marée géants et inonder un continent entier ? Peut-être faut-il se pencher vers les incommensurables forces tectoniques qui agissent sur l’écorce terrestre.

Quand les montagnes se mirent à bouger…

Des bouleversements titanesques ont en effet eu suffisamment de puissance pour déplacer des pans entiers de massifs rocheux sur plusieurs kilomètres ! Les Alpes en sont un exemple flagrant : des études géologiques estiment que le Mont-Blanc se situait auparavant à l’emplacement actuel de… l’Italie du Nord ! Le massif des Alpes se serait donc déplacé sur quelque 120 kilomètres… Mais il est vrai que les secousses sismiques de cette époque ne sont en rien comparable à ceux d’aujourd’hui, même si ces derniers ont déjà des conséquences meurtrières. Eduard Suess écrivait dans son ouvrage, « La surface de la Terre », que « les tremblements de terre actuels ne sont que les timides imitations des mouvements telluriques révélés par la structure de presque toutes les grandes chaînes de montagnes. Structure qui indique des cataclysmes épisodiques d’une violence si indescriptible que l’imagination refuse de suivre la raison… ». Quant à R.T Chamberlain, il décrit dans « Le monde et l’Homme » l’élévation des Andes en Amérique du Sud : « des centaines ou même des milliers de km3 de la masse terrestre, presque instantanément projetées vers le ciel, produisirent un violent tremblement de terre qui se répercuta… dans le monde entier ». Et si les preuves sont encore visibles jusque sur les flancs des montagnes, elles le sont également au plus profond des océans.
Photo sattelite montrant la fracture créée par la faille de San Andréas. Un exemple concret du déplacement de masses rocheuses gigantesques.

Le véritable danger : Le fond des mers ...

Des traces de grands cataclysmes ont été également retrouvés… au fond des océans. Au cours d’une mission destinée à étudier les fonds marins sur 27 000 kilomètres, le chef d’équipe déclara que « des catastrophes tectoniques abaissèrent ou soulevèrent les fonds océaniques de centaines voire de milliers de mètres, donnant naissance à de monstrueux raz-de-marée qui détruisirent la vie animale et végétale sur Terre » . Les plateaux océaniques portent donc encore les traces de l’Apocalypse : des déchirures phénoménales ont formé des gouffres sans fond, tandis que d’énormes vagues se sont jetées à l’assaut des continents, balayant tout sur leur passage.
Ce choc d’une violence inouïe ont soulevé une quantité phénoménale de vase et de sédiments, ensevelissant des millions,voire des milliards de poissons dans la même seconde. Les traces sont encore visibles dans le grès rouge d’écosse, où des groupes entiers de poissons y sont emprisonnés ensemble dans les affres de la mort. « Les corps sont courbés, contractés, contorsionnés ; la queue est souvent arquée jusqu’à la tête, l’épine dorsale saillante, les nageoires déployées à l’extrême comme chez les poissons morts de convulsion. Les attitudes de tous les poissons fossiles dénotent la crainte, la fureur et la douleur. D’autres part, ils ne semblent pas avoir été touchés ultérieurement par de quelconques prédateurs, aucun de ceux-ci ne paraît avoir survécu. Le tableau montre une destruction à la fois étendue (25 000 km2) et totale » notait Hugh Miller en 1865 au cours d’une expédition.
C'est ici que l'on découvrit les restes encore intacts de la catastrophe planétaire. Dans ces strates encore visibles, la vie y a été broyé en quelques secondes, compactant le règne animal et végétal comme un vulgaire rouleau compresseur !

De brusques changements climatiques



Le travail des géologues a en outre permis de comprendre que d’importantes fluctuations du climat ont eu lieu ; les deux derniers changements radicaux se situeraient ainsi en 1500 avant J-C, puis en 800 avant J-C ( ’ Les grands bouleversements terrestres p 186). Concernant cette dernière catastrophe climatique, il semble que là aussi la transition a été brutale ; du jour au lendemain, il se mit à neiger sans discontinuer, été comme hiver, pendant des années. Les cercles concentriques que produisent les anneaux des arbres représentent des témoins irréfutables. On peut en effet constater de grandes variations dans ces anneaux lors de grandes catastrophes naturelles, dues à une modification de la proportion en gaz carbonique de l’air, des nuages de poussières et de cendres provoqués par les éruptions volcaniques et les séismes. Mais d’autres éléments viennent soutenir l’idée que notre planète a été soumise a un changement de climat radical, accompagné de grands cataclysmes comme les ouragans et les raz-de-marée : il s’agit des mammouths congelés

La Sibérie autrefois tempérée

Contrairement aux idées reçues, tout laisse à penser que le mammouth n’était pas adapté aux conditions de froid extrême, et qu’il vivait donc en milieu tempéré. Ces animaux végétariens avaient besoin de grandes rations journalières, une mission bien impossible dans la Sibérie actuelle, recouverte par la Toundra gelée. Ils n’étaient d’ailleurs pas seuls à paître au Nord de la Sibérie, des ossements de chevaux, d’éléphants et de buffles datant de la même époque ont été retrouvés. Il convient donc de penser que la Sibérie était à ce moment dotée d’un climat tempéré, exposant sur ses terres de vastes forets et une végétation luxuriante. Plusieurs cadavres de mammouths intacts (chair-peau-poils) ont déjà été retrouvés dans le sol sibérien. Le parfait état de conservation de ces vestiges laisse songeur ; pour éviter la putréfaction et rester intacts pendant des millénaires, les mammouths ont forcément dû être congelés immédiatement après la mort. A moins bien sûr que ce soir ce gel intense qui soit la cause de leur mort… Le contenu de leur estomac, lui aussi intact, montre des traces de feuilles d’arbres que l’on trouve aujourd’hui à des milliers de kilomètres plus au Sud… Les feuilles étaient non digérées et dons non attaquées encore par le suc gastrique, ce qui accrédite encore un peu plus la théorie selon laquelle un froid d’une intensité extrême aurait en une fraction de seconde congelé sur place les mastodontes. On a ainsi calculé que pour une température de 27°C, une chute de la température à -100°C aurait été nécessaire pour bloquer la digestion aussi vite !
En haut à droite, ce qu'était autrefois la Sibérie. Aujourd'hui un territoire hostile de Toundra gelée et pratiquement sans vie, comme en témoignage le mamouth (photo du bas) retrouvé intact (!) lors d'une expédition dans des conditions de froid extrême !

Le climat aujourd’hui : attention danger

Aujourd’hui, il reste totalement impossible de fournir des données précises dans le temps sur les prochaines grandes catastrophes naturelles. L’exemple du séisme en Asie ayant provoqué le raz-de-marée en est un triste exemple. En revanche, les chercheurs peuvent désormais avancer des modèles climatiques de plus en plus crédibles, en se penchant comme nous venons de le faire sur le passé géologique de la Terre. Depuis plusieurs siècles, l’Humanité est désormais habituée à vivre sous un ciel tempéré et relativement clément, qui n’a pas grand-chose à voir avec les conditions extrêmes d’une ère glaciaire, rendant la survie extrêmement plus pénible et difficile. L’activité volcanique et sismique s’est considérablement réduite, tout comme les chutes de météorites ou de comètes, qui étaient beaucoup plus importantes il y a quelques millions d’années. Mais la succession de plus en plus rapide des anomalies climatiques et des catastrophes naturelles est peut-être le signe que nous nous rapprochons dangereusement d’un nouveau cataclysme à l’échelle mondiale.

Il faudra s'habituer de plus en plus souvent à ce type d'images satellite ... malheureusement.

La situation dégénère… et l’avenir s’assombrit

Catastrophes en augmentation


Depuis 3 décennies, et de façon encore plus marquée ces 5 dernières années, la situation devient préoccupante. Le Bangladesh, après avoir subi le cyclone le plus meurtrier du 20è siècle en 1970, a vu tomber en 1986 des grêlons de près d’un kilo… un record largement battu depuis par l’Espagne, qui a dû s’abriter de grêlons pesant jusqu’à 3,5 kilos ! Quant aux ouragans, les structures orageuses de Mitch et de Gabriel s’enfonçaient jusque dans les hautes couches de la stratosphère, tandis que le cyclone Floyd fut, à son apogée, de la taille de l’Etat du Texas… 1998 sonne le début des conditions climatiques anormales, voire extraordinaires : une terrible sécheresse s’abat sur de nombreux pays, provoquant des incendies, et faisant même baisser le niveau du canal de Panama, au point d’empêcher la traversée à de nombreux navires. Mais c’est aussi en 98 que de graves inondations et des chutes de neiges dévastèrent d’autres parties du globe. En France, la grande tempête de 1999 fit plusieurs victimes, les vents soufflèrent à des vitesses encore jamais atteintes à l’intérieur des terres ; plus de 200km/h à certains endroits, et des centaines de millions d’arbres détruits.


La situation dégénère… et l’avenir s’assombrit


Puis vint le nouveau millénaire, l’an 2000, avec de nouvelles anomalies climatiques, dont la canicule de 2003 qui fit en Europe des milliers de victimes. En parallèle, des études océanographiques décelaient une baisse de la salinité des eaux polaires, engendrant des perturbations dans les courants océaniques, des courants qui sont essentiels au maintien du climat mondial actuel. Du coup, des intempéries d’une rare violence commencèrent à être recensées un peu partout sur le globe. Dans leur livre à paraître aux éditions du Jardin des Livres, « Le grand dérèglement du climat », Art Bell et Whitley Strieber compare le fonctionnement du climat à un élastique qu’on étire puis qu’on relâche brusquement. C’est une excellente métaphore pour illustrer la vision d’un climat capable de transformer des régions tempérées en déserts glacés, et des zones polaires en forêts luxuriantes. Pendant des décennies, la chimie de l’air se modifie lentement, ce qui explique que les catastrophes naturelles se font plus nombreuses, puis en quelques années, voire en quelques mois, un bouleversement s’opère à l’échelle mondiale.

A suivre

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Planète en danger

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