L'Humanité en route vers une catastrophe - 2ème partie

Publié le par Adriana Evangelizt

L'Humanité en route vers une catastrophe

2ème partie

1ère partie

Les mécanismes du désastre

Car malgré les estimations rassurantes d’une majorité de météorologues, qui prédisent un « répit » oscillant entre 100 et 500 ans avant que notre civilisation ne connaisse des difficultés climatiques majeures, d’autres, plus lucides et moins consensuels, essaient d’alerter l’opinion publique que le basculement vers une brusque modification du climat peut se faire à tout moment. Voici les différentes étapes supposées avant que ne surgisse une super-tempête capable de tout balayer sur son passage :

1)    L’effet de serre entraîne un réchauffement climatique de plus en plus important
2)    Une fois qu’il est suffisamment intense, l’Arctique se met à fondre
3)    L’eau douce libérée par la glace vient tiédir les eaux de l’océan Arctique
4)    L’écart de température entre les eaux arctiques et tropicales se réduit et affaiblit le courant Nord-Atlantique
5)    Le courant ne va plus vers les eaux arctiques, qui refroidissent à nouveau. L’air froid de l’arctique plonge vers le sud et heurte l’air chaud tropical.
6)    Formation de tempêtes sur un vaste territoire. Plus le clash est intense, plus les phénomènes climatiques seront violents.

Nous devons être conscient que les premières étapes menant au désastre sont déjà engagées ; le réchauffement et l’effet de serre sont irréfutables, et la banquise de l’Arctique est réellement en train de fondre. Selon le New Scientist, de grandes régions océaniques sont devenues moins salées ; normal quand on sait que l’Arctique perd près de 70 000 km2 de glace par an ! Il est d’ailleurs estimé que dans les 25 ans à venir, 75 % de la glace aura fondu au pôle nord…

Le scénario catastrophe : quand le Gulf Stream s’arrêtera

Si nous sommes amenés à rencontrer ce type de réorganisation générale du climat, notamment dû aux perturbations du courant océanique qui pourrait arrêter « le tapis roulant du Gulf Stream », ce courant qui agit sur le climat mondial, à quoi faut-il donc s’attendre. Les auteurs du livre « Le grand bouleversement du climat » dressent un scénario de cauchemar qui fait froid dans le dos… « Une super tempête englobe un hémisphère entier et les vents y atteignent des vitesses extrêmes pouvant atteindre 320 km/h. La tempête sera déclenchée par la combinaison d’une brusque augmentation de la température superficielle de l’Arctique – sorte de sursaut de chaleur que le réchauffement mondial actuel peut susciter à tout moment – et d’un froid extrême dans les hauteurs. (…) A ce stade, le courant Nord-Atlantique va changer brusquement de cours et se rabattre vers le Sud. Dès lors, l’air ultra-froid piégé au-dessus de l’Arctique par le flux d’air chaud glissera vers le Sud avec des conséquences violentes. La tempête se maintiendra jusqu’à ce que le courant ait retrouvé son cours normal, autrement dit jusqu’à ce que l’océan se soit à nouveau refroidi. Entre temps, d’énormes blizzards auront amoncelé des milliards de tonnes de neige sur une étendue vaste comme le cinquième de la planète ».
La puissance du Gulf Stream : une formidable source d’énergie qui réchauffe et humidifie l’Europe de l’ouest. S’il s’arrêtait, ce serait une catastrophe à l'echelle de l'Humanité !

L’humanité au bord du gouffre

Ce constat peut paraître un peu trop alarmiste, catastrophiste ; pourtant tout porte à croire que l’Humanité se dirige à  grands pas – et avec une ignorance presque totale du bouleversement qui risque de l’anéantir – vers un nouveau grand bouleversement terrestre et climatique. Ce basculement entre chaleur et froid extrême s’est déjà produit par le passé ; des données fossiles, des vestiges d’animaux et d’humains, des coraux et des carottes glaciaires, toutes les preuves qu’une ou plusieurs Apocalypses ont déjà traumatisé la Terre, la faisant basculer pendant des milliers d’années dans le chaos et provoquant l’extinction de la plupart des espèces. L’Homme sera t-il de taille pour affronter la super-tempête qui nous pend au nez ? Rien n’est moins sûr dans un monde soi-disant civilisé ...


« Les grands bouleversements terrestres », Immanuel Velikovski, Editions le Jardin des Livres


 Ce que les gouvernements nous cachent !

Pourquoi nos responsables gardent le silence ?


La grande majorité de la population ignore totalement qu’un profond bouleversement climatique peut se produire à tout instant. Et il est vrai que de nombreux scientifiques ont une part de responsabilité dans cet état de fait.

Silencieux car impuissants…


Mais pourquoi alors ne tire t-on pas la sonnette d’alarme ? Peut-être parce que devant notre impuissance à modifier des forces qui nous dépassent, les météorologues, incapables de donner une date précise concernant ce genre d’événements cataclysmiques, préfèrent sagement garder le silence. Il n’existe pas de données suffisamment complètes pour nous indiquer quand l’apport d’eau douce dans l’océan sera suffisant pour arrêter les grands courants qui maintiennent le climat actuel. Il est d’ailleurs inquiétant de constater à quel point l’Homme s’est peu préparé à une catastrophe de grande envergure. Dans notre société pourtant dotée de moyens technologiques avancés, le suivi météo est essentiellement local, voire national, mais jamais mondial. En cas de super tempêtes, les gouvernements seraient incapables de concevoir un « tableau d’ensemble » de l’étendue du désastre. L’homme moderne fait preuve d’une surprenante passivité et un manque d’anticipation des phénomènes ; 2 vilains défauts qui pourraient bien causer sa perte.

…et mal organisés


Car s’il est impossible de prédire quand un séisme va se déclencher, de puissantes machines peuvent aujourd’hui faire une estimation de l’impact du tsunami qui en résulte, et envisager les zones géographiques en danger. C’était notamment le cas pour le Tsunami asiatique de décembre 2004 ! Le système d’alerte du Pacifique, situé aux iles Hawaii, a en effet « prédit » le tsunami à peine 15 minutes après le séisme. Si l’alerte avait été donné à temps, cet appareil qui est à l’écoute des tremblements de terre sous-marins aurait pu sauver des milliers de vies. Pas sur l’île de Sumatra, trop proche de l’épicentre, mais en Inde et au Sri Lanka, ou les vagues mortelles ont mis 2 heures à atteindre les côtes. Malheureusement, les responsables du centre d’alerte ont déclaré… qu’ils ne connaissaient aucune autorité compétente dans ces pays pour leur transmettre l’information, et ainsi donner l’alerte ! Nous sommes donc bien loin des films catastrophes, dans lesquels les gouvernements sont capables d’évacuer un pays en une demi-journée… et l’on frissonne devant ce manque de moyen de communication devant des catastrophes aussi meurtrières.

De puissants lobbies

Par ailleurs, il est pertinent de rappeler que de grosses industries sont prêtes à faire passer l’argent avant une Apocalypse qui leur semble encore lointaine. De puissantes compagnies pétrolières et charbonnières se réjouissent même de l’état actuel de l’environnement ! Avec la fonte des glaces de l’Arctique, il va être possible de prendre le pétrole qui était jusque-là emprisonné dans les glaces, et améliorer la navigation maritime pour toujours davantage de profits. Cyniques et sans respect, ces sociétés fabriquent depuis plusieurs années un puissant message de propagande qui vise à « informer » le grand public ; des fortunes sont dépensées pour faire passer l’idée que leur activité n’a pas de conséquences sur le climat, ni sur le réchauffement global. La compagnie charbonnière Western Fuels a même produit un film de propagande, « The Greening of Planet Earth » ou « Comment reverdir la Terre », qui démontre que leur activité, qui accroît la quantité de CO2 dans l’air, est une chose merveilleuse pour la planète ! En augmentant encore la quantité de CO2 (principal gaz responsable de l’effet de serre), la société de charbon affirme que cela va fortifier les plantes, transformant les déserts en prairies fleuries ! (Le grand dérèglement du climat chap 23). Un cynisme qui ne va pas sans rappeler l’attitude des grandes compagnies du tabac…

L’Apocalypse selon Velikovski ou la déviation de l’axe terrestre


Immanuel Velikovski reprend dans « Les grands bouleversements terrestres » une hypothèse de travail déjà développée dans « Mondes en collision » : la déviation de l’axe terrestre. Ce phénomène, difficilement concevable devant les forces qu’il implique, pourrait provoquer le genre de cataclysmes très proches de ce qui semble s’être déroulé par le passé… et qui pourrait se reproduire.


Visions terrifiantes d’un cataclysme mondial

En effet, si l’axe terrestre venait à être dévié ou déplacé, la planète entière serait soumise à de profondes mutations : des ouragans balayeraient la Terre, les mers envahiraient les continents et les volcans du monde entreraient en éruption. Des failles et des déchirures se créeraient, des montagnes surgissant des plaines et chevauchant les massifs existants, les lacs seraient basculés et se videraient comme une baignoire géante, tandis que le lit des rivières serait sensiblement modifié. Les océans vidés deviendraient des déserts. En s’accompagnant d’un ralentissement de la vitesse de rotation du globe, le déplacement de l’axe terrestre provoquerait le reflux des eaux vers les pôles, engendrant ouragans et raz-de-marée : parti de l’équateur, un gigantesque raz-de-marée pourrait alors envahir aussi bien les pentes himalayennes que les jungles africaines, emportant les cadavres de phoques vers les tropiques et ceux des lions africains vers l’Antarctique. Le climat aussi serait bouleversé : le Groenland serait tempéré et verrait se développer une végétation luxuriante, de nombreuses espèces terrestres et marines seraient détruites par ce brusque changement des conditions de vie, et l’Humanité serait presque réduite à néant. Car les survivants des cataclysmes initiaux devraient encore subir plusieurs années de survie extrême dans des conditions climatiques hors du commun.

La glace à perte de vue


L’eau océanique évaporée formerait d’énormes nuages qui déverseraient des pluies torrentielles et une grande quantité de neige. L’activité volcanique aurait éjecté des poussières qui empêcheraient durablement les rayons solaires d’atteindre la Terre. L’incessante activité de la neige refroidirait le sol et, privée de soleil, elle se transformerait au cours des ans en un manteau glaciaire permanent et hostile recouvrant une grande majorité du globe. Le début d’une longue ère glaciaire… (Les grands bouleversements terrestres p 150-151). Bref, un monde à l’envers, qui en instant se mettrait subitement à marcher sur la tête. Pourrions-nous assumer une telle Apocalypse ? Ce scénario digne d’un film catastrophe peut paraître très alarmiste. Il est extrêmement dérangeant de s’imaginer certaines parties du monde enfouies sous plusieurs milliers de mètres de glace ; la preuve est pourtant faite que des pays comme le Brésil, la Guyane britannique, mais aussi l’Afrique équatoriale et Madagascar ont déjà subi des épisodes de sévères glaciations…

Les séismes toujours imprévisibles

La zone au large de Sumatra responsable de la catastrophe survenue en Asie le lendemain de Noël est classée parmi les zones à fort risques de séismes. Elle est surveillée constamment depuis plusieurs décennies, par des instruments installés sur des failles tectoniques. Pourtant, aucun géologue n’a pu prédire la catastrophe. Reposant sur du magma, les plaques tectoniques sont soumises à des forces titanesques dont on ne connaît encore presque rien. Si les sismologues peuvent cataloguer les endroits où un tremblement de terre engendrant un raz-de-marée va se produire, il ne savent absolument pas quand ! En ce qui concerne la région de Sumatra, la zone a déjà subi un tremblement de terre de magnitude 8,2 en 1797, et un autre en 1833 dont la magnitude était d’au moins 8,7 sur l’échelle de Richter. D’autres plus anciens ont causé d’énormes dégâts dans les années 1300 et 1500 (traces des tsunamis sur les coraux), mais ils n’ont bien sûr pas été mesurés. Malgré ces informations, il est toujours impossible de dire quand le prochain séisme aura lieu, même s’il existe de fortes probabilités pour qu’un autre tsunami soit déclenché dans le prochain quart de siècle. La catastrophe en Asie nous rappelle amèrement notre profonde ignorance sur les grands bouleversements de la planète, et montre à quel point l’être humain n’est pas de taille à lutter contre des puissances qui s’étendent parfois au-delà de l’imagination humaine…


Les animaux plus sensibles à l’arrivée du tsunami

Au Sri Lanka, des vagues de plus de 5 mètres ont balayé les côtes nord, sud et est, pénétrant sur plus de 3 kilomètres dans les terres, inondant des villages entiers, rasant des hôtels, et provoquant la mort de milliers de personnes. Mais les responsables Sri Lankais de l’environnement ont pu constater un bien étrange phénomène : l’absence totale de cadavres d’animaux. Une des zones touchées abrite pourtant le Parc National de Yala, la plus grande réserve naturelle de l’île, abritant des centaines d’éléphants sauvages, des crocodiles, des buffles et des léopards. Il semble donc que les animaux aient pu détecter l’arrivée du tsunami, et se soient réfugiés à l’intérieur des terres. « Ce qui est étrange, c’est que nous n’avons trouvé aucun animal mort » déclarait le directeur adjoint du ministère de l’environnement, alors que dans cette même réserve, 200 personnes ont perdu la vie. Le propriétaire d'un hôtel de safari situé dans le parc a confirmé la nouvelle : les animaux ont fui dès qu'ils ont senti les vibrations du tremblement de terre, plusieurs heures avant les vagues funestes. « Aucun éléphant n’est mort, on n’a même pas retrouvé un cadavre de lièvre ou de lapin. Je pense que les animaux peuvent anticiper ce genre de catastrophe. Ils ont un 6è sens. Ils le savent à l’avance ». C’est l’opinion de nombreux partisans de l’utilisation des animaux pour prévenir les séismes. Rappelons qu’en 1975, les autorités chinoises, qui n'avait pas à cette époque les senseurs nécessaires à la détection des secousses sismiques, ordonnèrent l'évacuation de la ville de Haicheng, dans le nord-est du pays, quelques jours avant un tremblement de terre d'une magnitude de 7,3 qui a ravagé la ville d'un million d'habitants. L'ordre d'évacuation fut basé sur le comportement inhabituel des animaux de la ville, et il a évité 150 000 morts. Après, les sismologues ont découvert que des petites secousses avaient eu lieu avant le tremblement de terre, que les animaux avaient probablement senties.

Le Parc National de Yala : Aucun cadavre d'animal mort n'a été découvert. Par contre les corps de 200 personnes ont été retrouvés sur place ! Les animaux ont très certainement dus leur survie à leur capacité à appréhender les catastrophes naturelles !

Sources Monde Inconnu

Posté par Adriana Evangelizt



Publié dans Planète en danger

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L
Ne confondons pas ralentissement de l'effet du gulf stream avec arrêt de la circulation thermohaline.
Pour qu'il y ait arrêt du gulfstream, il faudrait la disparition de la dépression d'Islande ou la disparition de l'anticyclone des Açores. Pour que l'anti des Açores, il faudrait que l'Equateur disparesse, donc que la Terre cesse tourner sur elle-même. Selon un célèbre océanographe de l'Ifremer, les chances qu'un tel événement se produise sont nulles.
Par contre, un ralentissement ou un arrêt de la circulation thermohaline peut se produire. Le GS (gulfstream) n'est pas le seul courant qui influence notre climat. Il y a des dzaines de courants sur les océans de la planète, et ils sont au moins 3 ou 4 à pouvoir influer sur notre climat.
Pour faire bref, si la circulation thermohalmine ralentit, l'effet du GS sur notre climat pourrait ralentir. De là à dire que nous allons connaître des hivers québecois ... il y a de la marge ! Peu de chance, voire même aucune ! Notre climat se rapprocherait de celui d'une ville comme Vancouver par exemple. T° moyenne de janvier = 0°C (Brest = 4°C à titre comparatif). Un refroidissement certes, mais c'est pas la Sibérie non plus.
Amicalement.
Laurent.
 
 
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