La Grande-Bretagne autorise "en principe" les embryons hybrides

Publié le par Adriana Evangelizt

Nous y voilà. Les expérimentateurs vont pouvoir se livrer à d'horribles expériences derrière les coulisses avec ces embryons. Ils vont cloner de l'ADN humain sur des ovules d'animaux pour soit-disant soigner les maladies. Les animaux utilisés sont, dans l'immédiat, des lapins et des vaches. Ils espèrent bien sûr en faire commerce si les expériences sont concluantes. Ce qui signifie que les animaux serviront d'usine à embryons. Les femelles bien entendu. On imagine sans peine tout ce que ces pauvres bêtes vont endurer. Croyez vous que les individus sinistres qui ont ce type d'idées, y pense. Point du tout. La vie pour ces gens-là n'a pas d'importance.

La Grande-Bretagne autorise "en principe" les embryons hybrides

 


L'autorité britannique de la fertilité humaine a donné mercredi son feu vert "de principe" à la création controversée d'embryons hybrides, issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules d'animaux, et destinés à la recherche sur des maladies comme Alzheimer.

La décision de l'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie (HFEA) vise à pallier le manque d'ovocytes humains destinés au clonage d'embryons à des fins thérapeutiques, permis en Grande-Bretagne à la différence de la France par exemple.

Les scientifiques souhaitant utiliser ces embryons hybrides dans le cadre de leurs recherches devront en faire la demande à la HFEA, qui examinera chaque cas individuellement.

Une commission ad hoc évaluera ainsi en novembre les demandes déjà déposées par des chercheurs de l'université de King's College à Londres, ainsi que de l'université de Newcastle, dans le nord-est de l'Angleterre.

Les scientifiques du King's College avaient annoncé début 2006 leur intention de cloner des embryons à partir d'ovules de lapines, dans lesquels seraient transférés l'ADN du noyau d'une cellule humaine, comme l'avait déjà réalisé une équipe chinoise en 2003.

Les experts de Newcastle veulent lancer une recherche semblable mais à base d'ovules de vaches.

Le gouvernement britannique avait présenté en mai dernier un projet de loi permettant ce type de "transfert nucléaire" (transfert de noyau) en vue de créer des embryons hybrides. Le Parlement n'a pas encore voté sur la question.

La plupart des grands pays n'ont pas légiféré sur ce genre de pratique, à l'exception des Etats-Unis qui interdisent expressément la création d'embryons hybrides.

Pour l'essentiel, les embryons hybrides sont créés à partir de l'ovule d'un animal, en remplaçant l'ADN de son noyau par des chromosomes humains. Ils devront être détruits au plus tard au bout de 14 jours de développement. Il est interdit de les implanter dans l'utérus d'une femme.

Les scientifiques estiment qu'un tel processus permet de faciliter le clonage à des fins thérapeutiques et la production de lignées de cellules souches embryonnaires, qui pourraient représenter une percée dans le traitement de maladies comme Parkinson ou Alzheimer.

L'utilisation d'ovocyte d'origine animale à la place d'ovocytes humains, lors du clonage par transfert nucléaire, donnerait des embryons ayant moins de 1% d'ADN d'origine animale (de l'ADN présent uniquement dans les mitochondries, les centrales à énergie des cellules, et non dans leur noyau), selon la HFEA.

Une étude menée par la HFEA a montré que la population était "à l'aise" avec la possibilité de créer des embryons inter-espèces à partir du moment où la méthode leur est expliquée.

"C'est un résultat positif non seulement pour notre travail mais aussi plus généralement pour le progrès de la science en Grande-Bretagne et nous espérons que cela débouchera sur de nouvelles technologies profitant à tout le monde", s'est réjoui le Dr Lyle Armstrong, de l'université de Newcastle.

"Cela semble à première vue répugnant mais il faut comprendre que nous n'utilisons que très peu d'informations de la vache", a-t-il expliqué sur la BBC.

"Il n'est pas dans notre intention de donner naissance à un quelconque hybride bizarre entre l'homme et la vache. Nous voulons utiliser ces cellules afin de mieux comprendre les cellules souches", a ajouté le médecin.

Le Vatican a qualifié la décision de la HFEA d'"acte monstrueux dirigé contre la dignité humaine", selon Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la vie.

"Nous pensons que le gouvernement britannique a cédé face aux requêtes, certainement immorales, d'un groupe de scientifiques", a ajouté le haut prélat sur les ondes de Radio-Vatican.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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