José Bové: "ce que j'ai entendu sur les OGM va dans le bon sens"

Publié le par Adriana Evangelizt

Il faut bien savoir que l'on est tributaire de l'Union Européenne et que la Commission ne veut pas qu'on interdise les OGM. Si on le fait, on doit payer des taxes. La Commission travaille pour les lobbies tel que Monsanto, elle n'en a rien à cirer de la santé des gens.

José Bové: "ce que j'ai entendu sur les OGM va dans le bon sens"


Le leader altermondialiste et ex-candidat à la présidentielle José Bové a jugé vendredi que les déclarations du président Nicolas Sarkozy sur les OGM, suite au Grenelle de l'environnement, allaient "dans le bon sens".

"Ce que j'ai entendu hier sur la question des OGM, j'ai trouvé que ça allait dans le bon sens. Je voulais quand même le dire publiquement parce que je n'ai pas l'habitude de faire des compliments et là, je pense qu'il y a eu des propos importants", a déclaré M. Bové sur France Inter.

Le militant anti-OGM a appelé la radio pour féliciter en direct la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée du matin à l'antenne.

Pour sortir "une loi qui permette la liberté et le droit de produire et de consommer sans OGM, il faut d'abord qu'on puisse saisir la Commission européenne, puisque les OGM sont autorisés par l'intermédiaire de l'UE", a souligné José Bové.

"Il y a la directive 2001/18, que la France n'a jamais traduite dans le droit national. Cette directive impose à chaque Etat, lorsqu'il veut suspendre une autorisation, de saisir la Commission européenne et de faire jouer la clause de sauvegarde", a expliqué le pourfendeur des OGM.

La secrétaire d'Etat lui a répondu que la suspension annoncée jeudi par le président était une chose acquise, mais que le gouvernement était "en train de regarder" s'il allait actionner la clause de sauvegarde.

"C'est un problème strictement juridique. En tout cas le résultat est là, la suspension est acquise, elle est publique", a assuré Mme Kosciusko-Morizet.

Sur le nucléaire en revanche, "on a pas été capable de mener le débat au fond", a regretté M. Bové. "Ce qu'on a été capables de faire sur les OGM, c'est dommage qu'on ne soit pas capable de le faire sur le nucléaire".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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