La date de la destruction de Pompéi repoussée

Publié le par Adriana Evangelizt

La date de la destruction de Pompéi repoussée

Des ruines à Pompéi.
Photo archives La Presse

La destruction de la ville de Pompéi, près de Naples, en l'an 79, se serait produite à l'automne et non le 24 août comme il est généralement admis, indiquent les dernières découvertes faites par les archéologues qui se penchent sur la catastrophe.

La datation de l'éruption tragique du Vésuve, qui a recouvert Pompéi de cendres et de pierres ponces, repose sur une traduction peu fiable de lettres de Pline le Jeune à Tacite, faite à la fin du XIXe siècle.

Or, fait remarquer lors d'une visite de presse l'archéologue Jean-Pierre Brun, directeur du Centre Jean Bérard - CNRS à Naples, cela étonnait les spécialistes car la «végétation était trop avancée» pour un mois d'août et «des braséros étaient allumés» dans certaines maisons. «Ce qui laissait penser plutôt à l'automne».

La confirmation est venue cette année, en recoupant des éléments mis au jour à Pompéi et en Espagne. Les archéologues avaient trouvé en 1974 dans la «Maison du bracelet d'or» de la ville anéantie une monnaie frappée à l'effigie de Titus et se référant à la «15e salutation impériale».

Or, sur une inscription portée sur un texte de loi trouvé en Espagne et daté du 8 septembre 79 - soit après la supposée date de destruction de Pompéi - Titus était encore sous la «14e salutation impériale».

L'éruption ne peut donc qu'être postérieure à septembre, et se serait plutôt produite «le 24 octobre ou le 24 novembre», explique Jean-Pierre Brun.

D'autres recherches remettent en cause le modèle communément admis de la dispersion des cendres du volcan. On pensait que toutes les cendres crachées par le volcan, poussées par un vent du nord, étaient retombées au sud du Vésuve, sur les régions de Pompéi, Herculanum et Paestum.

Or une légère couche de cendres a également été trouvée au nord du volcan par certains archéologues dans les strates de leurs fouilles.

«Il semblerait en fait que si la majeure partie des rejets du Vésuve a été poussée vers Pompéi, des éléments plus légers ont été projetés dans la haute atmosphère, se déployant en champignon» et retombant sur un certain périmètre autour du cratère.

Jean-Pierre Brun, qui a décelé la présence de cendres sur un de ses chantiers au nord du Vésuve, a pu confirmer qu'elles sont dans une couche correspondant à l'époque de l'éruption de 79.

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt






Publié dans Histoire des hommes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article