Video : Des militants de Greenpeace violemment agressés en mer par les thoniers français

Publié le par Adriana Evangelizt

 Là aussi, ça donne une idée de la mentalité de brutes des gens qui tuent des animaux pour vivre. Aller jusqu'à blesser ou pourquoi pas tuer des pacifistes pour continuer son "travail", on reconnaît là les méthodes employées, n'est-ce pas ?, contre les "terroristes" !

 

 

 

 

 

Des militants de Greenpeace violemment agressés en mer par les thoniers français

 

 

 

Ce 4 juin, vers 14h, a débuté la première action de Greenpeace en Méditerrannée. Des militants se sont interposés de façon non-violente dans des opérations de pêche au thon rouge pour libérer les poissons capturés par un thonier senneur français, le Jean Marie Christian 6, un navire de l’armement de Jean-Marie Avallone.

 

 

 

Comme vous pourrez le voir sur ces images, les militants de Greenpeace ont été violemment pris à parti par les pêcheurs présents, qui n’ont pas hésité à foncer sur les zodiacs de l’association les abordant avec des couteaux attachés au bout de lances, ou à arracher un drapeau à un militant et frapper avec la hampe. L’un des militants a été grièvement blessé, un harpon lui a transpercé la jambe gauche.

 

Une attaque d’une rare violence de la part des thoniers

 

Sept thoniers senneurs ont  uni leurs forces pour attaquer avec une extrême violence les militants de Greenpeace.


Les pêcheurs, dans leurs navires de trente mètres, ont foncé sur les zodiacs de l’association et les ont abordés avec des couteaux attachés au bout de lances. Les pêcheurs ont tiré à l’aide de fusées de signalisation sur les militants et sur l’hélicoptère de Greenpeace qui survolait la scène de l’action pour prendre des photos et pouvoir témoigner de ce qui se passait. Un des militants a été harponné et traîné sur plusieurs mètres. Très gravement blessé, il a réussi à se libérer en arrachant le harpon de sa jambe juste avant d’être tiré dans l’eau. Il a été évacué en hélicoptère vers un hôpital de Malte.

 

«Les thoniers, et en particulier ceux des armements Avallone, ne connaissent que la brutalité : nos militants venaient avec de simples sacs de sable pour abaisser les filets et libérer les poissons. Les pêcheurs les ont agressés avec des couteaux, des harpons, des fusées d’appel, déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Greenpeace va immédiatement saisir la justice française et les autorités européennes pour que la lumière soit faite et que les responsables de cette agression sauvage soient sanctionnés comme il se doit. »

 

 

Face à cette violence, soutenez nos militants qui se mobilisent pour sauver le thon rouge et interpellez, avec nous, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de la Pêche

 

interpellez, avec nous, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de la Pêche

Signez la pétition ICI

 

 

 

 Sources Greenpeace 

 

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Thon: Les pêcheurs voient rouge

 

 

 

Vendredi, au large de Malte, des heurts ont opposé des militants de Greenpeace et des pêcheurs français de thon rouge. Dans l'accrochage, un écologiste a été blessé à la jambe d'un coup de harpon. Ses jours ne sont pas en danger. Chaque camp renvoie à l'autre la responsabilité de ces heurts.

 

La guerre du thon rouge fait rage entre pêcheurs et militants écologistes en Méditerranée. Vendredi, au large de Malte, des membres de l'organisation Greenpeace ont tenté de perturber la pêche d'un thonier. Dans l'empoignade, un activiste britannique, Frank Huston, a été grièvement blessé à la jambe d'un coup de harpon. Transféré en hélicoptère dans un hôpital maltais, l'homme, qui aurait été tiré sur une dizaine de mètres avant de pouvoir se dégager, serait hors de danger, a fait savoir Greenpeace, qui ne décolère pas contre les pêcheurs

 

"Face à notre pacifisme, les pêcheurs français ont fait preuve hier (vendredi) d'une violence incroyable, complètement disproportionnée. C'est scandaleux", s'est emporté François Chatrier, directeur des campagnes Océans à Greenpeace France, contacté par l'agence de presse Reuters. Plusieurs canots pneumatiques ont également été crevés à coups de couteau. L'organisation a par ailleurs fait savoir qu'elle allait, lundi, porter plainte auprès du parquet de Paris pour "coups et blessures volontaires".

 

Heurts sur le Vieux-Port

Du côté des pêcheurs de thon rouge en Méditerranée, on renvoie la responsabilité de l'escarmouche aux écologistes. "Ce sont les militants de Greenpeace qui ont attaqué hier (vendredi) le thonier de Sète (*) et celui-ci n'a fait que se défendre. Du coup, nous allons demander au patron-pêcheur de ce thonier de porter plainte contre Greenpeace et notre syndicat se portera à ses côtés pour le soutenir", a déclaré, toujours à Reuters, Pierre-Georges Dachicourt, président du Syndicat national des pêches Maritimes et des élevages marins (SNPMEM).

 

Des pêcheurs d'autant plus choqués par l'intervention de Greenpeace que leur activité reste légale, malgré la tentative d'interdiction formulée par l'Union européenne mais finalement exclue du champ de la Cites (Convention internationale sur le commerce des espèces menacées), sous la pression de plusieurs pays, Japon en tête. "Ces gens de Greenpeace ont une drôle de conception de l'écologie. Ils agressent ceux qui pêchent dans la légalité mais on ne les voit pas trop dans le golfe du Mexique où des milliers d'espèces de poissons sont menacées par les excès de l'industrie pétrolière", a grincé Pierre-Georges Dachicourt, en référence à la marée noire qui souille les côtes américaines du Golfe du Mexique.

 

En attendant une possible explication devant les tribunaux, le temps reste plus que jamais à l'orage entre les deux parties. Samedi matin, sur le Vieux-Port de Marseille, une nouvelle altercation a eu lieu entre professionnels de la pêche et écologistes, qui déplorent la disparition de 80% du thon rouge en Méditerranée ces dernières années. Selon La Provence, qui relaie cette information, un cameraman de France 3 aurait en outre été molesté par les pêcheurs, avant que les écologistes ne quittent les lieux.

 

(*) Le Jean-Marie Christian 6, appartient à un armateur de Sète (Hérault), Jean-Marie Avallone.

 

Sources JDD

 

Posté par Adriana Evangelizt

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