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Mercredi 17 janvier 2007

"Pélerinage" en Antarctique pour Sir Hillary,

vainqueur de l'Everest

Le Néo-Zélandais Edmund Hillary, premier à avoir conquis l'Everest en 1953, se rendra cette semaine en Antarctique, près d'un demi-siècle après avoir participé à la première expédition en véhicules au pôle sud, a indiqué mardi la presse locale.

L'aventurier de 87 ans se rendra en Antarctique jeudi aux côtés du Premier ministre néo-zélandais, Helen Clark, et d'une délégation officielle à l'occasion du 50e anniversaire de la base néo-zélandaise Scott.

Cette base, aujourd'hui dédiée à la recherche, a été établie dans le cadre de l'expédition transantarctique du Commonwealth en 1958, dans laquelle Sir Hillary menait une équipe d'assistance.

Cette expédition a été la première à traverser le continent par voie terrestre avec des véhicules. L'équipe de Sir Hillary avait à l'époque pour mission d'installer des dépôts de ravitaillement en vue d'assurer l'alimentation de l'expédition lors de son retour du pôle sud à la base Scott, en lisière du continent.

Mais Hillary avait emprunté un chemin différent, ce qui lui a permis d'arriver le premier au pôle sud, le 4 janvier 1958. Deux autres expéditions étaient auparavant parvenues jusque-là.

L'explorateur est déja retourné plusieurs fois en Antarctique, mais il s'est dit "impatient", sur la chaîne de télévision TV3, d'aller à nouveau "dans cette région magnifique".

Cette fois, il effectuera le voyage dans des conditions bien plus confortables qu'il y a près d'un demi-siècle. "Ca ressemblait pas mal à l'Everest. Il fallait affronter la neige, la glace, les crevasses et les vents", a-t-il déclaré.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Aventuriers/explorateurs
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Samedi 13 janvier 2007

Exploration au Chili:

 voyage au bout du possible en cordillère Darwin

 

Christian Clot, alpiniste franco-suisse de 33 ans, a réalisé au mois de décembre dernier, en solitaire, sans assistance, une "première mondiale" en explorant la partie centrale de la cordillère Darwin, queue australe de la cordillère des Andes en Terre de Feu chilienne.

Il est tombé dans des crevasses, a été emporté par une coulée de neige, a tremblé sous les explosions de compressions de glace, affronté des vents de 245 km/h et des déluges de neige et de pluie.

"Je l'ai fait. C'était une idée folle. J'en suis revenu. Je n'y retournerai plus", raconte-t-il à l'AFP, à son retour à Paris.

Le jeune explorateur ne colle en rien à l'image communément admise de "l'aventurier professionnel médiatisé". C'est un garçon doux et un rien rêveur, modeste et dont le léger accent helvétique colorie les mots d'un brin de nonchalance.

La cordillère Darwin à qui le naturaliste Charles Darwin donna son nom après en avoir parcouru les contreforts en 1836, était son "inaccessible étoile" depuis cinq années.

Il y fit deux expéditions en 2004 et au printemps 2006 avec des scientifiques chiliens, mais échoua chaque fois à en explorer la partie centrale jamais parcourue par l'homme.

Il décide d'une ultime tentative à l'automne 2006. "Mes amis -Christian est membre du comité directeur de la Société des Explorateurs Français- ont tenté de me dissuader devant la dangerosité de l'entreprise en solitaire", dit-il.


Les explorateurs Karine Meuzard et Christian Clot se déplacent sur les crevasses du glacier Marinelli, en mars 2006 lors de leur dernière expédition sur la cordillère DarwinMais il repart pour Punta Arenas, dernière ville chilienne sur le détroit de Magellan, pour préparer son expédition qu'il entame début décembre. Il se fait déposer par bateau au pied de la cordillère.

Il a 130 kg de matériel dont 90 de nourriture. Allers et retours incessants pour acheminer le tout à son camp de base, sur la cordillère. Le 2 décembre, il est à pied d'oeuvre. Sa position, sur le GPS est de 69°45 de longitude ouest et 54°35 de latitude sud.

Pour la première fois, un pied d'homme laisse son empreinte sur la partie centrale de ce confetti de terre émergée du globe dont le théoricien de l'évolution des espèces dira à la fin de sa vie: "Il me reste deux images, les Galapagos et la cordillère Darwin".

Crampons aux pieds et piolet à la main, sac sur le dos, il entreprend, pas à pas son périple inédit, en sondant devant lui la résistance de la couche neigeuse.

"Au fur et à mesure de mon avancée, je constatais que la réalité était pire que mes prévisions", raconte-t-il. "Aux plateaux parsemés de profondes crevasses masquées par la neige, succèdent des pentes et cascades de glace avec d'instables séracs, dans un paysage sans cesse en mouvement, qui se métamorphose en quelques heures sous le vent très violent et les fortes précipitations quasi-permanentes de neige et de pluie", décrit l'explorateur.


Christian Clot dans la cordillière Darwin en décembre 2006Il gravit deux sommets vierges de 1700 m et 2200 m. Il dort, blotti dans sa petite tente, d'un sommeil troublé par les grondements du vent et les fortes explosions qui ponctuent les violentes compressions de la glace en mouvement.

"Je suis tombé quatre fois dans des crevasses invisibles", lâche-t-il d'un ton égal.

Mais c'est à la mi-parcours que son destin a failli basculer. "Je rejoignais ma tente en descente d'une pente glacée et neigeuse. Et soudain, le grondement en amont et la masse blanche qui se détache. J'ai eu beau courir, la coulée de neige épaisse m'a rattrapé, englouti et emporté sur 250 mètres de dénivelé. Je me suis dit, +c'est fini+. Choqué mais conscient, enfoui sous la couche, j'ai creusé comme un fou lorsque ça c'est arrêté. Et je suis sorti. Je ne devais pas mourir ce jour là".

Christian Clot est venu à bout de son exploration le 27 décembre. Il a ensuite rejoint Punta Arenas par les fjords et canaux, en pagayant sur son kayak pendant 36 heures.

"Ce fut une aventure, rien qu'une aventure...", dit-il.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Aventuriers/explorateurs
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