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Mardi 8 mai 2007

L'escale manquée de Bougainville


Par Christine Nougaret

 



L 'an mille sept cent soixante et huit, dans le mois de mars, nous, Louis-Antoine de Bougainville, [...] capitaine des vaisseaux du roi, commandant sa frégate La Boudeuse et sa flûte L'Etoile, par ordre et au nom de Sa Majesté très chrétienne Louis XV, [...] nous avons découvert et reconnu dix îles basses et presque noyées, situées entre les 19e et 17e degrés de latitude australe depuis le 140e jusqu'au 145e degré de longitude occidentale du méridien de Paris. Nous avons nommé cet archipel l'Archipel dangereux et nous en avons pris possession pour Sa Majesté. [...] Fait à bord de la frégate du roi La Boudeuse le 26 mars 1768. » C'est en ces termes que le fameux navigateur Bougainville (1729-1811) relate sa découverte des îles Tuamotu, (« îles de la haute mer ») lors de son voyage autour du monde, le premier accompli par un Français.

Parti de Nantes le 15 novembre 1766, avec pour mission de restituer les Malouines aux Espagnols et de reconnaître des terres à coloniser dans le Pacifique, Bougainville franchit le détroit de Magellan en cinquante-deux jours, durant l'hiver 1767-1768. Après deux mois de navigation en pleine mer, le Français arrive le 21 mars 1768 en vue de l'archipel des Tuamotu, repéré dès 1605 par le Portugais Pedro Ferdinandes de Queirós.

Pendant huit jours, Bougainville traverse d'est en ouest le sud du vaste archipel, cherchant un mouillage favorable pour se ravitailler en eau potable et vivres frais. Les abords inhospitaliers de ces terres basses entourées de récifs coralliens, le temps exécrable et l'aspect menaçant des habitants aperçus sur le rivage font échouer ses tentatives d'escale dans « l'Archipel dangereux ».

Faute de pouvoir mettre pied à terre, la prise de possession qui s'accompagne traditionnellement de la plantation sur le rivage abordé de poteaux aux armes de France, se limite à la rédaction du procès-verbal sur parchemin, conservé jusqu'à nos jours dans les papiers de Bougainville. Pressé de se ravitailler, Bougainville se hâte vers l'escale enchanteresse de Tahiti : le récit qu'il en donnera, en 1771, dans sa Description d'un voyage autour du monde nourrira longtemps l'imaginaire occidental.

Bougainville regagne la France le 16 mars 1769, au terme d'un périple de vingt-huit mois. Il reviendra à ses successeurs ou rivaux sur les mers, en particulier James Cook (1769) et Otto von Kotzebue (1810 et 1824), le mérite de reconnaître les côtes et l'intérieur des 78 îles et atolls de l'archipel des Tuamotu, aujourd'hui territoire de la Polynésie française.

Sources Historia

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : VIDEO Explorateurs Histoire
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Samedi 13 janvier 2007

Découvrons le monde ailleurs que chez nous... petite vidéo sympa pour découvrir le Viet-Nam... les gens, les coutûmes... une autre vie...

 

 Le Viet-Nam du Nord au Sud

 

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : VIDEO Explorateurs Histoire
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Samedi 13 janvier 2007

Alors ce qui est très curieux, c'est que je trouve cette vidéo sur une expédition menée par un jeune aventurier, mot employé dans le sens noble du terme, et en faisant des recherches sur lui, je m'aperçois qu'il habite dans ma ville... le monde est petit... voilà son blog... sous la vidéo, un article paru dans l'Humanité datant de 1993 où il parle de cette expédition... très beau reportage.

 

Au coeur du Tibesti

menée par Laurent Héquily

 

 

Laurent, l’aventurier qui a survolé le Tibesti tchadien

 

LAURENT HEQUILY. Trente ans, vit à Bayonne. A monté, en mai 93, une expédition en montgolfière et en ULM dans le massif très fermé du Tibesti tchadien, en plein Sahara. Il en rêvait.

« Si j’ai du goût, ce n’est guère que pour la terre et les pierres. Loin, très loin. Ce n’est rien : j’y suis, j’y suis toujours... » Rimbaud l’a bercé, jeune, puis adolescent, et lorsqu’il repense aujourd’hui à cet appel intérieur qui l’a sans cesse forcé à fuir plus loin que son horizon, Laurent Héquily ne sait trop s’il doit se réjouir ou s’étonner encore. Afrique. Sahara. Expéditions. Silences. Des mots d’ailleurs qui voulaient tout dire et qu’il fallait aller goûter, loin, très loin, forcément.

Laurent Héquily est de ces hommes qui caressent la vie par les rêves et se tracent des frontières qu’il leur convient de franchir un jour pour mieux s’en fixer d’autres. « En me rendant en Afrique pour la première fois en 1982, j’ai d’abord concrétisé mes voeux d’ado. J’ai traversé une partie du désert à moto. Et puis, un jour, on m’a parlé d’une région du Sahara où l’homme occidental n’avait pas mis les pieds depuis des lustres, le Tibesti tchadien. Un coin où vivait un peuple de montagnards, habiles, sur un massif quasi désert et élevé, l’un des plus fermés au monde depuis la nuit des temps. M’y rendre était devenu une obsession. Difficile à décrire. »

Le plus beau lieu

de tout le Sahara

Alors qu’il vient d’avoir trente ans et qu’il achève ses études de médecine pour finalement tout plaquer et créer une petite entreprise à Bayonne, Laurent n’a pas abdiqué ni rangé ses rêves dans les tiroirs pharmacologiques ou les livres de comptes. Au contraire. Après avoir tâté le terrain à distance en rencontrant des gens qui étaient allés sur place, ou, le plus souvent, « qui prétendaient y être allés », l’homme se forge surtout une opinion lorsqu’il évoque la région avec l’explorateur Théodore Monod. « En quelques mots, il m’a fait comprendre qu’il s’agissait bien du plus beau lieu de tout le Sahara. Mais difficile d’accès et théâtre de conflits hermétiques qui ont longtemps empêché les visiteurs d’entreprendre un quelconque séjour. »

Le fantasme prend vraiment forme quand des sponsors veulent partir à l’aventure. Moyen de locomotion : une montgolfière et un ULM - donc silencieux.

Manquent, dans un premier temps, certaines autorisations, indispensables pour survoler ce massif situé en vue de la Libye. « Deux départs ont été avortés pour des problèmes liés aux conflits armés, explique-t-il. Les traces de la guerre entre le Tchad et la Libye sont visibles partout. Des mines. Des carcasses de chars. » Manque, aussi, une personne connaissant vraiment le Tibesti.

« C’est là que j’ai rencontré Monique Brandily, chercheur au CNRS, conseiller en ethnologie, et, surtout, c’était l’un des rares personnages au monde à avoir vécu là-bas, en 1961, 1965, 1977 et 1979. Elle y avait vu la guerre et avait partagé la vie des Teda, l’ethnie nomade qui le peuple. » Les réticences de la vieille dame, qui imagine d’abord une sorte de Paris-Dakar version soft où l’on se moquerait encore une fois de la géographie comme des populations, ne brident pas l’enthousiasme du jeunot. Il insiste. Et il a ces mots alibis qui touchent au but : « Monique, venez avec moi. Quand nous reviendrons, les récits de l’expédition seront de votre seule responsabilité... »

Décor sans bruitet éternel

Un matin de mai, avec dix hommes et (donc) une femme, Laurent Héquily découvre sa majesté le Tibesti, conte de fées s’élevant au jour dans des diversités de couleurs rares. « Il n’y avait aucun règlement sportif, assure Laurent. Mais on s’était astreint à une vie dure, avec des horaires fixes et des étapes obligatoires.

Nous devions, au départ, partir plus de six semaines. Mais cela n’a duré que quatre semaines, en raison d’un retard pris au début. » Viennent les émotions : « En mettant les pieds là-bas, dans ce décor sans bruit et éternel, nous savions qu’on découvrait un endroit qui n’avait pas été foulé depuis près de vingt ans. C’était symbolique. Comme si on rouvrait un vieux sentier oublié. »

Les rencontres : « Les Teda étaient là. Fabuleux, dignes, beaux. Monique Brandily en a même reconnu quelques-uns. Elle parlait avec eux. Ils nous ont fait une fête incroyable, un festin, malgré leur peu de richesses. » Les aveux : « Moi, je regardais, j’apprenais à vivre. » La découverte : « Tout ce que j’avais vu du Sahara n’était rien à côté de ça. Les expéditions les plus belles ne sont pas toujours celles qu’on croit. Là, on n’a rien ramené, on a vu. » L’introspection : « En revenant, quand on réalise qu’on est parvenu à ses fins, au bout de ses rêves, c’est un sentiment étrange. D’abord de l’orgueil. Et puis, surtout, ça m’a rendu très humble. Pour repartir. »

 

 

(1) Chaque lundi, nous traçons le portrait d’une personnalité du sport, connue ou anonyme, champion ou évoluant en coulisse.

 

 

 


 

 

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : VIDEO Explorateurs Histoire
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Mercredi 6 décembre 2006

Un fabuleux documentaire que l'on suit avec attention... où mène la passion et la quête d'un rêve...

 

 

A la recherche de l'Arche de Noë

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : VIDEO Explorateurs Histoire
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