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Lundi 14 juillet 2008



Des chercheurs russes à la dérive sur les glaces secourus par un navire


Vingt scientifiques russes dont la station polaire dérivait dans l'Arctique sur un morceau de banquise fondant plus vite que prévu ont été secourus par un navire russe, a annoncé lundi un responsable.

Ces chercheurs "et leurs deux chiens" sont montés dans la nuit de dimanche à lundi à bord du Mikhaïl Somov, un navire de recherche scientifique, précédé pour l'occasion d'un brise-glace, a annoncé Sergueï Boliasnikov, porte-parole de l'Institut de l'Arctique et de l'Antarctique.

"Tous les programmes scientifiques de la station ont été arrêtés", a-t-il ajouté.

Le "camp 35 du Pôle Nord" avait été installé en septembre sur un morceau de banquise dont la surface est par la suite passée de six kilomètres carrés à tout juste 600 mètres carrés sous l'effet de la fonte de la glace.

Les chercheurs ainsi secourus devaient être ramenés au port de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie.

Ils devaient à l'origine rester jusqu'en septembre prochain dans leur station.



Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Arctique/Antarctique
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Vendredi 18 avril 2008




L'écoulement des eaux des lacs du Groenland accélère la fonte des glaces



Des glaciologues ont pour la première fois observé et mesuré l'écoulement soudain et total d'un lac à l'intérieur de la calotte glaciaire du Groenland, un phénomène qui risque d'accélérer la fonte des glaces arctiques durant l'été, selon des travaux publiés jeudi.

Ces scientifiques ont ainsi pu découvrir un système de tuyauterie naturelle dans le glacier par lequel les eaux provenant de la glace fondue à la surface pénètrent profondément dans l'épaisseur de la calotte amplifiant la fonte et le déversement de la glace dans l'océan.

L'effet "lubrifiant" de ces eaux sur la base du glacier peut accélérer le rythme d'écoulement de la glace de 50 à 100% dans certaines zones les plus stables du glacier, estiment ces deux glaciologues, Sarah Das du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) et Ian Joughin de l'Université de Washington à Seattle (Nord Ouest), auteurs de ces recherches.

Des milliers de lacs se forment sur les glaciers du Groenland chaque été alors que le réchauffement de l'air et le rayonnement solaire font fondre la glace à la surface, notent-ils.

"Nous avons trouvé des indices très solides indiquant que ces lacs aux eaux super-glaciales se formant en été peuvent en réalité faire craquer la glace en profondeur dans un processus appelé hydro-fracture", explique Sarah Das.

"Si cette craquelure à la surface de la glace est assez grande et qu'il y a un réservoir d'eau suffisant pour la remplir, cela peut créer un conduit allant jusqu'à la base du glacier", ajoute-t-elle dans cette étude parue dans Science Express, la version en ligne de la revue américaine Science.

Les résultats de ces travaux montrent que la fonte des glaces de surface joue effectivement un rôle important dans la dynamique du glacier et a aussi un impact plus grand sur le déchargement de la glace des glaciers dans l'océan que soupçonné auparavant.

Mais relève Ian Joughin, ce phénomène a un impact limité sur la réduction de la masse du glacier. Les grands morceaux de glace qui se détachent pour former des icebergs sous l'effet du réchauffement climatique ont nettement plus d'impact sur la dynamique des glaciers, relève-t-il.

Des observations satellitaires montraient dans le passé que ces lacs pouvaient disparaître parfois en un jour mais les scientifiques ignoraient alors où allait cette eau et l'impact sur le déversement de la glace dans l'océan. Ils se bornaient à faire des prédictions théoriques sur la manière dont les eaux de surface pouvaient atteindre la base du glacier à travers une couche de glace de plus de deux kilomètres d'épaisseur.

Pendant les étés 2006 et 2007, ces deux glaciologues et une équipe de scientifiques ont utilisé des sismographes, des systèmes de mesure de la surface de l'eau et des balises du système de positionnement par satellite (GPS) de manière à suivre l'évolution de deux lacs ainsi que les mouvements de la glace se trouvant autour.

Ils ont aussi recouru à des photos aériennes et de satellite pour traquer le mouvement du glacier vers la côte.

Les observations les plus spectaculaires ont été faites en juillet 2006 quand leurs instruments ont capturé le drainage soudain et total d'un lac de 5,6 kilomètres carré contenant 0,044 kilomètre cube d'eau.

Comme une baignoire, le lac s'est totalement vidé en 24 heures avec la plus grande partie de l'eau s'écoulant en 90 minutes à un rythme plus rapide en moyenne que les eaux des chutes du Niagara.

Les données recueillies ont révélé que l'eau du lac s'est engouffrée dans la crevasse qu'elle ont élargie et atteint la base du glacier 980 mètres plus bas.

La vitesse horizontale du glacier, qui est constamment en mouvement même dans des conditions normales, a doublé en moyenne quotidienne à cet endroit même, selon ces chercheurs.

Sources
Voilà

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Arctique/Antarctique
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Jeudi 27 mars 2008

Là aussi, il y aurait beaucoup à dire.... 414 km2 de glace fondent et un scientifique dit que cela n'affectera pas le niveau des mers ! Alors que dire des 12 000 km2 qui ont disparu en 50 ans ? Je suppose que l'eau ne doit pas s'évaporer par enchantement. Cela se répercute donc forcément sur certaines parties du globe qui sont victimes d'inondations soudaines. Plus le temps passe et davantage je pense que certains scientifiques, chercheurs et historiens oeuvrent pour les forces de l'Ombre, à savoir Mammon. Le dieu fric et les gens de pouvoir.

 


Un pan de 414 km2 de l'Antarctique a commencé à se désintégrer


 

Un pan de la banquise antarctique équivalent à près de quatre fois la superficie de la ville de Paris a commencé à se désintégrer sous l'effet du réchauffement climatique rapide, a indiqué mardi le Centre national de la neige et de la glace de l'Université du Colorado (NSIDC).

Selon des images satellite, cette désintégration porte déjà sur un pan de glace de 414 km2 faisant partie du plateau Wilkins et a commencé le 28 février par le soudain décrochage d'un iceberg de 25,5 km de long sur 2,4 km de large sur le flanc sud-ouest.

Ce mouvement a déclenché la désintégration d'un bloc de 569 km2 du plateau Wilkins, dont 414 km2 ont déjà disparu.

Ce plateau, dont la superficie est de 12.950 km2, est actuellement soutenu par une bande étroite de glace de 5,6 km entre deux îles, a expliqué dans un communiqué Ted Scambos, responsable scientifique du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).

Il s'agit de la plus grande banquise dans l'Antarctique.

"Si les glaces continuent à reculer, cette bande de glace pourrait se désintégrer et nous perdrions alors probablement la moitié de la banquise de cette région au cours des prochaines années", a-t-il déclaré.

Au cours des cinquante dernières années, la partie occidentale de la péninsule antarctique a enregistré la plus forte augmentation de température sur le globe avec une hausse de 0,5 degré Celsius tous les dix ans.

"Nous pensons que le plateau Wilkins existe depuis quelques centaines d'années mais l'air chaud et les vagues de l'océan provoquent sa dislocation", a expliqué Ted Scambos, qui a constaté pour la première fois cette désintégration en mars.

L'été touchant à sa fin dans l'Antarctique, les scientifiques ne prévoient pas davantage de désintégration du plateau Wilkins dans les prochains mois.

David Vaughan, scientifique du British Antarctic Survey ayant participé aux travaux de mesure de la fonte des glaces, souligne que la désintégration du plateau Wilkins n'affectera pas directement le niveau des mers car ce pan de banquise flottait déjà avant de devenir liquide.

"Mais cela est une autre indication de l'impact du changement climatique dans la région", a-t-il commenté.

Ces dernières années, la banquise bordant la péninsule antarctique a connu une dislocation rapide.

En 1995, le plateau Larsen A, long de 75 km et large de 37 km, s'est décroché puis fragmenté en icebergs dans la mer de Weddel.

Le 19 mars 2002, un satellite de la Nasa observait l'effondrement de Larsen B, d'une surface de 3.850 km2 et 200 mètres de haut qui contenait 720 milliards de tonnes de glace.

La fonte accélérée des glaces de l'Antarctique --plus de 13.000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans-- pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (+ 3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici la fin du siècle.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Arctique/Antarctique
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Mardi 25 mars 2008

Tout est en train de se mettre en place doucement mais sûrement. Et encore le mot "doucement" n'est même plus de rigueur car tout va très vite en fait. Et vous allez voir que cette année le catastrophisme va aller en s'accélérant. Mine de rien, l'horloge de la planète poursuit sa course en toute tranquillité et place ses pions en liaison étroite avec son mari le Soleil. Disons les choses joliment. Déjà, il ne se passe pas trois jours sans qu'il y ait un séisme dans le monde,  quelquefois, il y en a trois dans la même journée comme nous l'avons vu récemment. Plus de trente volcans sont en recrudescence d'activité sismique dans le monde, voyez ICI. La fonte des glaciers entraîne des inondations et les perturbations atmosphériques vont aller crescendo. Le coeur de la planète est en plein chamboulement. Un peu comme une cocotte-minute qui est prête à exploser. L'activité des volcans prouve d'ailleurs ce fait. Les tremblements de terre ne sont que le résultat de l'activité souterraine. Et pendant ce temps, ce que l'on appelle les grands de ce monde parlent fric, guerre, nucléaire, on en passe et des meilleures. Les peuples sont opprimés, eréintés, bombardés pour certains. Aucun répit pour l'Humanité alors que le compte à rebours est vraiment commencé. Et si on les renversait tous pour vivre enfin en paix, en attendant...? 



La banquise arctique a perdu 40cm en 40 ans autour de Hopen

 



La banquise hivernale autour d'une île située bien au nord de la Norvège a vu son épaisseur diminuer de plus de 40 cm en une quarantaine d'années.
L'Institut polaire norvégien indique que la banquise autour de l'île de Hopen, située au sud-est de l'archipel des Svalbard, fait moins d'un mètre d'épaisseur désormais l'hiver, d'après cette étude, présentée comme la première à long terme sur l'épaisseur de la glace en mer de Barents.

 

Depuis l'an 2000, nulle part les scientifiques n'ont observé une épaisseur de glace supérieure à un mètre dans le secteur de Hopen, île d'une trentaine de kilomètres de long qui abrite des ours polaire, a déclaré l'institut. La banquise se forme d'ordinaire tard durant l'automne et atteint son maximum vers le mois de mai, avant de diminuer de nouveau.

La superficie de la banquise a diminué dans des proportions records en septembre 2005, à la fin de l'été boréal.

Selon le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), les températures de l'Arctique augmentent actuellement plus rapidement que sur la majeure partie du reste de la planète.

Alister Doyle, version française Eric Faye

Sources L'Express

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Arctique/Antarctique
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Samedi 22 décembre 2007

Ce lac souterrain ferait donc 17 000 km2 de superficie... incroyable. A 4000 mètres sous terre.

Antarctique: un lac situé à 4.000 mètres sous les glaces

bientôt atteint par les scientifiques russes

SAINT-PETERSBOURG, 20 décembre - RIA Novosti. Des scientifiques russes comptent terminer en 2008-2009 les forages qui leur permettront d'atteindre le lac Vostok, dont les eaux enfouies sous 4 kilomètres de glace dans l'Antarctique constituent un écosystème unique, a annoncé Valeri Loukine, le chef de l'expédition antarctique russe.

Cet espace aquatique grand comme le lac Ontario est isolé de la surface depuis maintenant environ un million d'années, ce qui en fait une structure fossile tout à fait inédite.

L'absence totale de lumière, la forte pression et la composition particulière de l'eau (gaz et composition chimique), ajoutés à son isolement complet, laissent penser aux chercheurs qu'il y existe des formes de vie absolument distinctes de celles connues de la science contemporaine.

"Au cours de cette saison, nous comptons descendre de 50 mètres supplémentaires. Nous devrions atteindre les eaux du lac au cours de la période 2008-2009", a déclaré M. Loukine.

Selon lui, le navire expérimental Akademik Fedorov acheminera prochainement un nouveau câble dans l'Antarctique.

Le directeur de la chaire des technologies de forage de l'Université de Saint-Pétersbourg Nikolaï Vassiliev a expliqué que ce câble de rechange était nécessaire en raison de l'extrême état de délabrement du précédent.

Selon M. Vassiliev, après avoir atteint 3.000 mètres sous le niveau de la mer, le puits a permis d'observer des changements substantiels dans la structure de la glace, qui contient notamment des cristaux en nombre plus important. Des protéobactéries et des actinomycètes probablement âgés d'environ 500.000 ans avaient également été trouvés auparavant dans les prélèvements de glace.

Le forage, qui a débuté dans les années 1970 alors qu'on ignorait encore tout de l'existence de lac, était réalisé dans le cadre d'études paléo-climatiques. Le puits atteint actuellement 3.663 mètres.

L'étude du lac joue un rôle capital dans la compréhension et l'étude des changements climatiques des prochains millénaires et de la formation planète.

L'opération de forage permettra en outre de jeter les bases de la future exploration d'Europe, la lune glacée de Jupiter, qui recèle peut-être un océan liquide sous une épaisseur de glace similaire et pourrait contenir des formes de vie extraterrestre.

Le premier échantillon d'eau du lac devrait être prélevé en 2008-2009.

Posté par Adriana Evangelizt
par Adriana Evangelizt publié dans : Arctique/Antarctique
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