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Dimanche 22 juillet 2007

 

Les sectes recrutent autrement

Par Victor Battaggion





Selon les Renseignements généraux, il existerait plus de 380 groupes sectaires dans notre pays. Largement discrédités, ils adoptent aujourd'hui de nouvelles méthodes, à la fois pour contourner les lois et pour faire de nouveaux adeptes.

Alors que les sectes ont défrayé la chronique dans les années 1990 avec des attentats comme celui du métro de Tokyo par Aum Shinrikyô en 1995 ou, la même année, avec des suicides collectifs, tel celui des membres de l'Ordre du Temple solaire, ce début de XXIe siècle semble plus « calme ». Excepté le coup de pub du mouvement raélien qui prétendait avoir réussi le clonage humain en 2003, les sectes font plutôt profil bas. Est-ce parce que Al-Qaida monopolise l'attention des médias depuis les attentats de 2001 ? Peut-être. Ce qui est sûr, c'est que l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi About-Picard contre les dérives sectaires (résultat de plusieurs enquêtes parlementaires), en juin 2001, marque, un véritable tournant. Même si ses détracteurs invoquent l'atteinte à la liberté individuelle.

Instaurant le délit d'« abus de l'état d'ignorance ou de faiblesse » (de manipulation mentale en somme), celle-ci permet aux tribunaux de condamner tout groupe ou tout individu qui conduit une personne vulnérable « à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables », à trois ans de prison et à 2,5 millions d'euros d'amende. La France s'est donné les moyens de combattre les mouvements sectaires malgré une brèche dans son système de défense. La nébuleuse définition du mot secte (qui n'est pas employé dans les textes législatifs) - à savoir « un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes, par l'exercice de pressions graves ou réitérées, ou de techniques propres à altérer son jugement pour les conduire à un acte ou une abstention qui leur sont gravement préjudiciables » - gêne l'action publique lorsqu'elle tente d'intenter un procès et ne règle pas le problème du consentement de la « victime ». De plus, il est toujours aussi difficile d'établir une frontière entre secte et religion.

Se mettant en accord avec l'air du temps, les sectes ont donc changé de modus operandi et ont trouvé des nouvelles formes d'embrigadement, sans pour autant modifier leur cible. Cette adaptation pernicieuse est tout d'abord palpable dans le domaine médico-social. Selon le rapport 2005 de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), l'engouement actuel pour les médecines parallèles - dû au contexte social particulièrement difficile et au rêve d'éternelle jeunesse véhiculé par les médias - est une aubaine pour les gourous. Aujourd'hui, un malade ne se contente plus de rendre visite à son généraliste ou à son spécialiste. Poussé par la quête du mieux-vivre, il va essayer d'autres pratiques moins cartésiennes : cristallothérapie, iridologie, chamanisme (avec prise d'hallucinogènes), reiki (pratique japonaise), corps subtils, bio-psychogénéalogie, kinésiologie, etc. En 2005, les services de police avaient recensé plus de deux cents méthodes de « médecine douce », contre quatre-vingts, quatre ans plus tôt. Tirant profit de ce marché florissant, les sectes n'hésitent pas à exploiter l'angoisse du patient prêt à tout croire pour « guérir ». Parmi les pratiques « médicales » les plus folles, on se souvient du traitement contre le cancer par l'autoguérison prôné par le docteur Ryke Geerd Hamer ou de la guérison des maladies graves au moyen de massages préconisés par la secte IVI (Invitation à la vie intensive) ou encore du « respirianisme » qui affirme que l'on peut se nourrir uniquement d'air et de lumière.

Dans le même domaine, les activités « psy » se portent aussi à merveille et constituent, selon la Mils (ancienne appellation de la Miviludes), « le terrain privilégié investi par des microgroupes sectaires où sévissent des escrocs et des gourous susceptibles d'une grande capacité de nuisance auprès des personnes vulnérables ». Les méthodes de pseudo-praticiens proposant des aides à la guérison ou des semblants de psychothérapies sont infinies. Et elles ont souvent des conséquences dramatiques. Par des méthodes de coercition, les valeurs du participant/client/patient sont remises en cause, pouvant aller jusqu'à la destruction de son couple et de sa famille, présentés comme des empêcheurs de vivre. Des dérives qui amènent certains à réclamer l'application urgente de l'amendement Accoyer, censé réglementer l'exercice de la psychothérapie.

Autre terrain propice : la formation professionnelle et le développement personnel. Sur un marché qui, selon le ministère du Travail, génère plus de 22 milliards d'euros par an, les risques de dérapages se mesurent à l'aune du petit nombre d'organismes prestataires reconnus - 8 000 sur 45 000. Coachs, « consultants » ou conseillers contactent les entreprises et leurs salariés avec des promesses de « transformation et/ou de développement de la personne, de sa performance et [bien sûr] de l'amélioration des résultats (professionnels et personnels), gages de son épanouissement global ». En France, où le droit à la formation est reconnu par la loi du 16 juillet 1971 (réaffirmé par celle du 4 mai 2004), la vente de ces prestations par des thérapeutes illuminés ou des escrocs est monnaie courante. Une aubaine pour les sectes qui, en plus des profits importants, leur permet de diffuser leurs dogmes et de faire des adeptes. Plusieurs affaires ont été révélées, comme cette 23e session de formation organisée pour le personnel de l'opérateur de téléphonie mobile Orange, rapportée par Le Monde du 29 décembre 2006. Elle s'était terminée (comble du ridicule) par « la danse de l'orange » : les participants, les yeux bandés, devaient tenir le fruit du bout des doigts avec un partenaire tout en imaginant ce qui se passait dans la tête et le corps de l'autre.

Depuis 2005, les rapports annuels de la Miviludes et les commissions d'enquête parlementaires dénoncent, de plus en plus, l'action des sectes sur les enfants. Celle du 19 décembre dernier dresse un constat alarmant concernant « le manque de vigilance » des pouvoirs publics alors qu'« un bon quart des adeptes actuels ont été conditionnés dès l'enfance ». Embrigadés par leurs parents qui appartiennent eux-mêmes à une organisation sectaire ou recrutés à travers des associations supposées délivrer des cours, les plus jeunes sont des cibles faciles. On estime entre 60 000 et 80 000 (une grande partie chez les Témoins de Jéhovah) le nombre d'enfants touchés en France. Un chiffre difficile à affiner quand on sait que les membres des communautés n'inscrivent pas toujours les nouveau-nés à l'état civil, que les enfants ne vont pas à l'école, ne participent pas aux activités culturelles et associatives. En revanche, pour les endoctriner, tous les moyens sont bons et les paravents sont variés : associations philanthropiques, soutien scolaire, cours par correspondance, etc.

« Les mouvements sectaires n'ont plus besoin d'avoir des adeptes pour se faire de l'argent », déclare Catherine Picard, présidente de l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu). Ce constat n'est que trop vrai. L'argent se trouve partout : médecines douces, thérapies et formations. Cependant, le poids de ces contributions est bien léger face aux dons des adeptes. Selon le rapport de la commission de l'Assemblée nationale « Les sectes et l'argent » de 1999, « les instances nationales des Témoins de Jéhovah ont déclaré avoir recueilli au cours de l'exercice 1997-1998, un total de dons représentant 85,6 millions de francs ». Avec des empires financiers aux ramifications internationales, les sectes comme l'Eglise de scientologie ou Moon investissent partout et mènent des batailles contre le fisc pour asseoir leur fortune.

Internet

Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires :www.miviludes.gouv.fr
Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu : www.unadfi.org
Rapport de l'Assemblée nationale :
www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp

Sources Historia

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Religions Extrêmisme
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Dimanche 15 avril 2007

Le pape souligne les insuffisances

 de la théorie de Darwin dans un livre

Le pape Benoît XVI souligne les insuffisances de la théorie de l'Evolution qui laissent ouvertes des questions fondamentales sur la création de l'humanité selon lui, tout en saluant le rôle de la science dans le progrès de la raison, dans un livre publié mercredi en Allemagne.

"La théorie de l'Evolution n'est pas prouvable empiriquement, car il est impossible de mettre en laboratoire 10.000 générations", souligne le pape allemand dans cet ouvrage intitulé "Création et évolution" qui retranscrit une conférence sur ce sujet tenue en septembre 2006 dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo (Italie).

"La vraisemblance (de la théorie de Darwin, ndlr) n'est pas égale à zéro, mais pas non plus à un", car elle laisse "de grandes questions ouvertes", relève-t-il.

"Il me semble important de souligner que la théorie de l'Evolution implique des questions qui doivent être du ressort de la philosophie et qui mènent elles-mêmes au-delà du domaine de la science", souligne Benoît XVI dans ses premières réflexions en tant que pape sur la théorie de l'Evolution.

Charles Darwin, biologiste britannique (1809-1882), développa la première théorie d'un mécanisme biologique de l'évolution, la sélection naturelle, qui explique la diversification de la vie à travers un lent processus de modification par l'adaptation.

Dans le même temps, le pape salue les progrès qu'ont permis les sciences. "Les sciences naturelles ont ouvert de grandes dimensions à la raison qui étaient jusqu'alors fermées, et nous ont ainsi transmis de nouvelles connaissances". Elles posent des questions "qui doivent être adressées à la raison et qu'on ne doit pas juste laisser au sentiment religieux", poursuit-il.

Le débat sur ce sujet fut relancé quand l'archevêque de Vienne Christoph von Schönborn publia le 7 juillet 2005 dans le New York Times une tribune affirmant que l'on ne pouvait interpréter les discours de Jean Paul II comme étant une reconnaissance de l'évolutionnisme. Le prédécesseur de Benoît XVI avait affirmé en octobre 1996: "La théorie de l'Evolution est plus qu'une hypothèse".

"Il ne s'agit pas de choisir entre un créationnisme qui exclut catégoriquement la science, et une théorie de l'Evolution qui dissimule ses propres brèches et ne veut pas voir les questions qui se posent au-delà des possibilités méthodologiques de la science naturelle", avait conclu le pape Benoît XVI à l'issue de discussions de deux jours entre philosophes, théologues et biologistes.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Religions Extrêmisme
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Samedi 17 mars 2007

Si c'est la sécurité militaire algérienne qui a commis cette atrocité,  il y a fort à craindre que le climat -déjà tendu- avec la France va se détériorer. D'autant qu'ils ont fait croire que c'était le GIA. A moins que ces deux entités soient de connivence...

Moines de Tibéhirine: un témoin algérien va demander

 l'asile en France

Abdelkader Tigha, ex-cadre de la sécurité militaire algérienne (DRS), témoin potentiel dans l'affaire de l'assassinat des moines de Tibéhirine en 1996, va demander l'asile politique en France, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Comme l'indique le quotidien Libération dans son édition de samedi, M. Tigha est convoqué le 20 mars à la préfecture de police de Paris, où il doit venir retirer un dossier de demande de statut de réfugié à déposer auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), selon la même source.

M. Tigha est en France depuis environ quatre semaines après que les Pays-Bas, où il a séjourné pendant environ trois ans, ont rejeté sa demande d'asile, a-t-on ajouté.

Cet ancien officier algérien en poste à Blida au moment de l'enlèvement des sept moines français, avait affirmé en 2002 au journal Libération, trois ans après son départ d'Algérie, que la sécurité militaire avait organisé l'enlèvement.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, les moines qui partageaient leur potager avec les habitants de la région et refusaient de partir en dépit de l'insécurité croissante - onze religieux tués entre 1994 et 1995 - ont été enlevés par une vingtaine d'hommes armés.

Le 26 avril, un communiqué du chef du Groupe islamique armé (GIA) Djamel Zitouni, a revendiqué ces séquestrations et proposé à la France un échange de prisonniers. En mai, le GIA a diffusé un second communiqué, faisant état de leur mort. Les têtes des sept moines ont été retrouvées quelques jours plus tard.

Le parquet de Paris avait ouvert en février 2004 une information judiciaire pour "enlèvements, séquestrations et assassinats en relation avec une entreprise terroriste", à la suite d'une plainte de proches des moines. Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière avait été désigné pour enquêter dans ce dossier.

Pour l'avocat de la partie civile, Me Patrick Baudouin, il est "important de faire entendre Tigha car jusqu'à présent aucun tenant de la thèse mettant en cause les services algériens n'a été entendu". "Maintenant qu'il est en France, le juge ne peut que l'entendre", a-t-il ajouté.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Religions Extrêmisme
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Jeudi 15 mars 2007

 Après la condition des femmes dans l'Islam et le Judaïsme, je ne pouvais pas ne pas m'attarder aussi sur l'Eglise Catholique Romaine où règne un patriarcat ensoutanné et empourpré où la femme n'a aucune place. C'est là d'ailleurs que l'on comprend bien à quel point cette entité a trahi l'Enseignement de Ieschoua quand on sait la proximité qu'Il avait avec les femmes, comme elles Le suivaient et combien elles L'aimaient. Déjà si vous lisez l'Ancien Testament, vous avez une idée du traitement qui leur était réservé... Voici ce que l'on trouve dans le Deutéronome...  Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel, ton Dieu. (Deut 22/5) Où l'on voit que Dieu -par la plume des scribes mosaïques- s'intéresse aux tenues vestimentaires de ces sujets alors que le domaine de la déité se situe dans le céleste et non dans le temporel.

J'aurai pu prendre 10 000 exemples sur la misogynie de la Loi de Moïse... mais déjà bien avant lui, Yahweh avait montré la voie... en disant à Ève: "ton désir se portera vers ton mari et lui te dominera."  suite au fameux pseudo "péché Originel" dont la femme se serait rendue coupable. L'histoire de la domination masculine a commencé dans le Jardin d'Eden... de par sa nature, la femme est "impure"... La femme qui aura un flux, un flux de sang en sa chair, restera sept jours dans son impureté. Quiconque la touchera sera impur jusqu'au soir. / Tout lit sur lequel elle couchera pendant son impureté sera impur, et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur. / Quiconque touchera son lit lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir. / Quiconque touchera un objet sur lequel elle s'est assise lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau, et sera impur jusqu'au soir. (Levit. 15/19-22)

Et que dire de la virginité ? Si un homme, qui a pris une femme et est allé vers elle, éprouve ensuite de l'aversion pour sa personne, / s'il lui impute des choses criminelles et porte atteinte à sa réputation, en disant: J'ai pris cette femme, je me suis approché d'elle, et je ne l'ai pas trouvée vierge, / alors le père et la mère de la jeune femme prendront les signes de sa virginité et les produiront devant les anciens de la ville, à la porte. /Le père de la jeune femme dira aux anciens: J'ai donné ma fille pour femme à cet homme, et il l'a prise en aversion; / il lui impute des choses criminelles, en disant: Je n'ai pas trouvé ta fille vierge. Or voici les signes de virginité de ma fille. Et ils déploieront son vêtement devant les anciens de la ville. / Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s'est point trouvée vierge, / on fera sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra, parce qu'elle a commis une infamie en Israël, en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. (Deut. 22/13-21) Il nous semble là que côté lapidation, ce n'est pas l'Islam qui ait commencé. Ce qu'oublient trop souvent leurs détracteurs. On les entend parler pis que pendre de Mahomet, qu'ils lisent donc l'Ancien Testament pour y lire les méfaits de Yahweh qui lui, contrairement à Mahomet, n'était pas un prophète fait de chair et de sang selon les croyants. Car pour moi, Yahweh n'est pas Dieu. Yahweh est plutôt Moïse l'Egyptien, un personnage misogyne et autoritaire qui fut d'ailleurs assassiné par son Peuple. Ce cher Yahweh qui a décidé que les femmes, de toute façon, valaient moins cher que les hommes... Si tu as à faire l'estimation d'un mâle de vingt à soixante ans, ton estimation sera de cinquante sicles d'argent, selon le sicle du sanctuaire; / si c'est une femme, ton estimation sera de trente sicles. (Levit 27/3-4) Voyez un peu le genre d'aberrations que suscitent les mots de la Bible dans les esprits primaires et arriérés, je me répète.

Le Nouveau Testament n'étant pas en reste bien que plus édulcoré côté misogynie... Ainsi dans Pierre 1 peut-on lire...  Femmes, soyez de même soumises à vos maris.../ Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, / mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. / Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, / comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. (Pierre1 3/1-6) Où l'on voit la filiation entre le Nouveau Testament et l'Ancien ainsi que la mauvaise interprétation qui en a été faite quand on sait que Sara étaient plutôt en avant-garde dans les moeurs libertaires ainsi qu'Abraham d'ailleurs. Ayons souvenance qu'en Egypte il l'avait faite passer pour sa soeur -ce qu'elle était quelque part, elle était sa demi-soeur- et avait laissé le pharaon la prendre dans son harem. Sara, quant à elle, ne pouvant pas avoir d'enfant avait "prêté" à Abraham sa servante, Agar l'Egyptienne. Il me semble que côté liberté sexuelle nos premiers ancêtres étaient beaucoup plus libérés que nous le sommes actuellement. Souvenons nous aussi des filles de Loth qui font boire leurs pères et abusent de lui pour avoir des enfants... la consanguinité était très présente chez nos ascendants... ceci est bien sûr passé sous silence au nom d'une morale venue sur le tard alors qu'en Egypte, par exemple, il n'était pas rare que le frère épouse la soeur ou le père la fille tout en ayant plusieurs épouses et un harem...

Au XXIème siècle, on en est à prendre le voile et à enfermer les femmes comme dans un couvent... ce qui prouve bien la deliquescence des valeurs originelles où tout n'était pas péché, loin s'en faut. Attention, je ne prêche ni pour l'inceste ni pour les unions consanguines mais je constate qu'au Commencement, toutes ces pratiques étaient à la mode. D'ailleurs presque tous les rois et reines de notre monde ont des liens de parenté...

 

 

Dieu aime-t-il les femmes ?

par Marie-Thérèse van Lunen Chenu

théologienne catholique

 

Le commentaire

Paul parle de
la parfaite égalité homme/femme : « Il n’y a plus ni juif ni grec, ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ » (Galates 3,28).


Les dons de Dieu sur toute créature ! Ne découvre-t-on pas aujourd’hui avec émerveillement cette diversité des dons,
non plus selon les sexes, mais selon les personnes ? Voici des hommes s’occupant avec joie et compétence de leurs nouveaux-nés, faisant la vaisselle sans se sentir humiliés, choisissant d’être infirmiers, aide-soignants… Et voici des femmes qui, tout en gardant féminité et maternité, acquièrent des compétences et responsabilités autrefois réservées aux hommes dans les familles, les entreprises, l’armée, la police, la politique. Les grandes écoles sont mixtes ; les organes de recherche, les groupes d’amis, les associations civiques, humanitaires, religieuses aussi. Les tabous sexuels tombent avec les risques d’excès que l’on connaît et dont on regrette certains dommages pour les jeunes. Mais qui dit « jeune » parle d’une jeune personne, fille ou garçon, et doit apprendre qu’aucun des deux sexes ne progresse, ou ne se dégrade, sans que l’Autre ne soit atteint. L’apprentissage de la concertation et de l’échange entre les sexes est une merveilleuse leçon de vie qui trace notre histoire humaine. Et va de pair aujourd’hui avec ce progrès de la parité entre les sexes comme référence de valeur et nouvelle norme de droit.


Et l’Église catholique en tout ceci ? À beaucoup, elle apparaît comme étouffée, et son témoignage annihilé, par le nœud de tensions et de contradictions qui l’enserre désormais sur le fait de son attitude exceptionnelle envers les femmes…


Oui,
l’écart se manifeste de plus en plus crûment sur la scène internationale entre les religions qui tiennent encore pour essentielle – et donc raison de foi – leur structuration patriarcale, et d’autres qui ont su la dépasser en la jugeant caduque : ainsi, l’Église catholique « maîtresse en humanité » est-elle prise en défaut d’humanisation par rapport à la société civile, et en défi œcuménique par rapport à d’autres Églises sœurs qui ont su intégrer le nouveau rapport hommes/femmes dans leur vie évangélique et communautaire.


Une autre contradiction ne manque pas de choquer le sens commun des croyants et non-croyants : c’est cette ligne de partage si voyante (et la télévision y aide beaucoup !) entre
une institution cléricale, autoritaire et masculine, qui gouverne depuis Rome en répétant ses interdits sur les femmes, et cette autre part de vie ecclésiale sur le terrain, là où des femmes sont de plus en plus nombreuses, appelées et reconnues dans leur dignité, leurs compétences, leur autorité et leur témoignage.


Enfin, l’institution
s’inscrit contre son message évangélique essentiel et renie ses propres affirmations sur l’égale dignité de tous les être humains. On l’a vu, les essais d’argumentation théologique ont peu convaincu… À qui faire croire que la fidélité au Christ demanderait aujourd’hui l’exclusion ou la marginalisation des femmes ? Christ suivi des femmes « avec les douze » (Lc 8, 1-3) (1). Christ apparu en premier à Marie de Magdala et qu’il a chargé d’annoncer son message essentiel. Christ d’une première Église où les femmes avaient part à la communauté.


Ainsi, au lieu de se demander si Dieu aime les femmes, ne faut-il pas se demander plutôt
si Dieu aime cette institution romaine qui ne les aime pas ? Qui – entre hommes – les aime si mal. Trop, quand elle décrète leur « sainteté ». Trop peu pour les écouter et partager avec elles le souci de toute l’Église, remettant en question, hommes et femmes ensemble, les tristes et néfastes méfaits d’une supériorité masculine qui s’attarde…

1. Lire les livres de Suzanne Tunc : Des femmes aussi suivaient Jésus (Desclée de Brouwers 1998) ; Brève histoire des femmes chrétiennes(Cerf, 1989).

Sources Témoignage chrétien

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Religions Extrêmisme
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Jeudi 15 mars 2007

Article intéressant sur la petite "démocratisation" de l'Islam en Egypte où des prêcheurs femmes sexologues abordent le thème de la sexualité y compris avec les hommes...

Personnellement, je pense que de nombreux problèmes relationnels entre hommes et femmes viennent de la possessivité et de la jalousie. Ces deux fléaux entraînant un manque de confiance qui conduit les plus "les plus arriérés" à toujours suspicionner l'Autre et à l'obliger à se voiler pour ne pas que ses charmes soient visibles par d'autres. Sous prétexte que c'est un précepte de Dieu  « Le hidjab est un devoir envers Dieu, et la femme doit se soumettre à cet ordre et montrer sa foi sincère » cela s'est transposé en obligation vis-à-vis du conjoint. Il y a beaucoup à dire sur le sujet, je suis en train d'écrire un article que je poserai ce soir sur mon blog de poésie.

 

Visages féminins de l’islam

par Wendy Kristianasen

Au Caire, le changement est dans l’air. Tout au long de l’année, des gens de divers horizons, de la gauche aux islamistes, ont manifesté contre la décision du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis un quart de siècle, de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle. « Kefaya » (« assez ») : tel est le nom du mouvement populaire pour le changement.

Mme Nawal El-Saadawi, une militante féministe de longue date, psychiatre et écrivaine, âgée de 73 ans, s’est portée candidate à cette élection. Même si la commission électorale ne l’a finalement pas retenue, son geste reflète un nouveau climat dans un pays où les femmes représentent 53 % de la population, mais n’occupent que 2,5 % des postes politiques. Le politique n’est pas le seul domaine dans lequel s’affirme cette volonté de changement. Des femmes musulmanes engagées se battent aussi pour l’égalité des droits, notamment dans le domaine de la... religion.

Le mouvement féministe égyptien, avant-garde de la lutte des femmes arabes, était historiquement non confessionnel. Le film remarquable de Hala Galal, Dardasha nissa’iyaa (2004), montre les évolutions à travers quatre générations d’une même famille. Les plus âgées, tête nue et décidément modernes, se souvenant du mouvement féministe lancé par Hoda Charaawi dans les années 1920, se trouvent confrontées à leurs petites et arrière-petites-filles, portant le hidjab (foulard). Force est de le constater : l’immense majorité des femmes au Caire – plus de 80 % – est voilée, notamment dans les boutiques chics et les cafés aux noms européens, ainsi que dans les quartiers de la bourgeoisie montante, à Mohandisin ou dans les ruelles ombragées et riches de Zamalek.

Personne, même pas les laïques les plus convaincues, ne met en cause le rôle de la religion. Ainsi, le Dr Hoda Sophi, une économiste, spécialiste de la planification au très gouvernemental Conseil national des femmes, la seule de nos interlocutrices à ne pas porter le foulard, explique : « Ce qui me préoccupe, ce sont les stéréotypes sur les femmes. Cela vient de notre culture traditionnelle. C’est cela, notre vrai problème, pas le hidjab ou l’islam. Nous essayons avec force de clarifier l’essence de l’islam et de la séparer de la tradition. »

Omaima Abou Bakr est une universitaire, cofondatrice du Forum pour les femmes et la mémoire, un centre de recherche non gouvernemental qui se consacre aux problèmes des rapports sociaux de sexe. Se définissant comme « féministe avec certaines réserves, une féministe arabe et musulmane », elle veut combler le fossé entre les femmes laïques et islamistes, « un fossé qui continue d’exister même s’il a été un peu marginalisé par la focalisation actuelle sur la démocratisation ».

C’est parmi les femmes islamistes, confrontées à une version plus douce et plus progressive du « nouvel islam », que les plus grands changements se produisent. Mme Dalia Salaheldin, 35 ans, travaille comme journaliste sur Islamonline (IOL), un site pionnier en anglais et en arabe, ouvert en 1999. Elle a commençé à porter un voile à l’université, contre la volonté de ses parents. Elle se passionne pour son travail : « Ce n’est pas juste un boulot, c’est le choix de ma vie. IOL cherche à montrer la réalité de l’islam, qui a été déformée au cours des années. La tradition a obscurci la religion. Je pense que les musulmans doivent être blâmés pour cela. »

 

Madame Samar Dowidar, âgée elle aussi de 35 ans, s’occupe des questions sociales sur le site arabe d’IOL. Elle reçoit six cents lettres chaque semaine, dont un tiers concernant des sujets « sensibles », comme la drogue, l’adultère, l’homosexualité, la masturbation. Un certain nombre sont publiées avec des réponses, ce qui participe de l’islam nouveau et ouvert.

Mme Dalia Youssef, 27 ans, qui se définit comme une « militante musulmane », explique que travailler pour Islamonline était son rêve et a élargi son horizon : « Le mouvement des femmes se voulait non confessionnel, et les islamistes étaient réactionnaires et sur la défensive. » Elle en semble persuadée : « Nous, islamistes, devenons plus ouverts et notre pensée est plus élaborée. Nous reconnaissons l’existence de problèmes et nous cherchons à voir comment les résoudre. Cela rapproche les nouvelles générations non confessionnelles ou islamistes. »

Les fondateurs d’IOL ont aidé à apporter le « nouvel islam » en Egypte. Résultat de la mondialisation, des télévisions par satellite, des clips, des prêcheurs charismatiques comme M. Amr Khaled proposent une vie meilleure, un assortiment de bien-être matériel et de Dieu. Ce mélange favorise une « pensée positive » – pour les femmes, il s’agit avant tout d’encourager leur confiance en elles-mêmes et leur prise de responsabilités.

C’est particulièrement vrai dans le domaine de la religion. On demande de plus en plus de prêcheurs femmes, et l’université musulmane d’Al-Azhar a ouvert pour elles une section spéciale en 1999. Le ministre des affaires religieuses a annoncé en avril 2005 qu’il sélectionnerait cinquante-deux femmes formées (parmi huit cents candidates) pour jouer le rôle d’imam dans les prières... réservées aux femmes. Mme Shirin Sathy est l’une des plus populaires : sa prière du mercredi, à la mosquée Sidiqi, dans le quartier prospère d’Héliopolis, attire des foules de quatre cents femmes. La mosquée est pleine à craquer, mais l’atmosphère est détendue : des femmes des classes moyennes, d’âges variés, voilées de différentes manières, conversent, prient, lisent les messages sur leurs téléphones portables. Mme Sathy arrive dans une robe noire et avec une énorme kheima (châle pour la tête) blanche. Ensorcelé, le public suit son prêche, retransmis par amplificateurs.

Mme Magda Amer est un personnage surprenant, avec ses cheveux frisés roux, son rouge à lèvres abondant, son grand sourire. Elle n’était pas pratiquante dans sa jeunesse, mais elle enseigne désormais les droits des femmes, le fiqh et la charia (1), qu’elle a étudiés quatre ans à Al-Azhar. Elle aussi prêche à la mosquée Sidiqi et elle n’hésite pas à se servir de textes occidentaux populaires, comme Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus  (2) : « Je prends ce qui est positif et conforme à l’islam. Je me concentre sur l’art de traiter avec les hommes et sur ce qui arrive aux femmes faute de savoir s’y prendre. Je leur apprends à ne pas demander : “Où étais-tu, pourquoi es-tu en retard ?” Avec tous ces conseils, j’ai sauvé nombre de mariages. » Ce n’est pas tout. Mme Amer enseigne aussi l’immunologie, et elle a ouvert à Héliopolis, il y a trois ans, un magasin diététique où elle vend du riz brun, du blé, de l’orge et du sésame cultivés en Egypte. Sa boutique fait partie d’un waqf  (3), et les profits vont à la mosquée. C’est aussi un lieu où elle peut soigner les gens – non officiellement.

Une autre pratique se développe dans les classes moyennes du Caire : les réunions privées pour l’instruction religieuse. Les invitations se font de bouche à oreille (elles ne sont pas autorisées officiellement). Ces salons islamiques, ou halaqat (« cercles »), ont été lancés dans les années 1990 par Mme Suzie Mazhar, une femme riche et pieuse. Au départ, avant les prêcheurs femmes, c’était un prêcheur homme, caché derrière un rideau, qui apportait la bonne parole ! Elle a recruté nombre d’actrices et de danseuses « repenties » (sic) – comme la très attirante Chems Al-Baroudi, connue sous le surnom « la tentatrice », qui, avec d’autres, a soudain cessé de jouer, mis un neqab (voile pour le visage) et commencé à étudier l’islam. On le voit, l’engagement dans des activités féminines ne débouche pas forcément sur une interprétation progressiste de l’islam.

On assiste aussi au développement des femmes muftis (muftiyya). Diplômées d’Al-Azhar, versées dans les hadith et la sunna (4), ces femmes pratiquent l’ijtihad  (5) et prononcent les fatwas pour résoudre les problèmes des gens, en accord avec la charia, mais avec une compréhension réelle des difficultés de la vie quotidienne. Depuis quatre ans, une campagne s’est développée pour voir leur statut reconnu officiellement. En attendant une décision du président Moubarak, l’université d’Al-Azhar a nommé des femmes comme doyennes à la faculté des études islamiques, et le quotidien officieux Al-Ahram comme la télévision publique diffusent des fatwas de femmes. Islamonline a sa propre muftiyya, la professeure Souad Saleh, une des doyennes de l’université d’Al-Azhar.

La section des fatwas de l’IOL répond ainsi à une question sur le droit d’un homme à imposer le foulard à sa femme : « Le hidjab est un devoir envers Dieu, et la femme doit se soumettre à cet ordre et montrer sa foi sincère en Dieu. Toutefois, imposer cela à votre femme est négatif. Vous devez être patient et faire appel à ses sentiments. » Autre réponse sur la possibilité de pratiquer des fellations : « Tous les actes qui satisfont les épouses et leur plaisent sont acceptés, à deux exceptions près : l’amour anal et l’amour pendant les règles. Il est donc permis aux époux et aux épouses de pratiquer cunnilingus et fellations. »

Dans d’autres domaines aussi, les femmes font des vagues au nom de l’islam. Mme Heba Qutb est une militante musulmane voilée, titulaire de deux doctorats, dont un de l’université Maimonide de Floride. Elle est aussi sexologue. Dans sa clinique de Mohandisin, elle traite principalement les problèmes des hommes. Elle a écrit une étude sur la sexualité dans l’islam. « Je suis une pionnière : le défi est de changer la vision de l’islam. Mes recherches dans les sources islamiques m’ont permis de mesurer que l’islam avait compris la place des relations sexuelles dans le mariage bien avant le reste du monde. »

Pour celles qui y participent, ces activités sont libératrices. Mais est-ce que les attitudes fondamentales ont changé ? A Islamonline, on rencontre une volonté réelle de réexamen de la tradition. Dans les salons islamiques et les mosquées, pas encore ; on continue à utiliser la langue traditionnelle, mais ce sont les femmes qui la parlent. Qui peut dire où conduira l’appel du nouvel islam à la prise de responsabilités des femmes ?

 

Notes :

(1) La charia est la loi islamique, et le fiqh le droit musulman.

(2) John Gray, Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, J’ai lu, Paris, 2002.

(3) Les waqf sont des biens de mainmorte.

(4) Les hadith sont les paroles et actes de Mahomet et de ses compagnons, regroupés dans la sunna.

(5) Effort d’interprétation personnel à partir du Coran et de la sunna.

Sources Monde Diplomatique

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Religions Extrêmisme
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