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  • : Blog d'Adriana Evangelizt. La planète, notre Terre-Mère est en danger. Que faut-il faire pour la sauver ? Parler ne suffit plus, il faut que chacun s'investisse et agisse pour le bien être commun et celui de l'humanité.
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Mercredi 19 mars 2008

Pour que l'Humanité se libère de la férule de toutes les élites dévoyées qui nous gouvernent, il faut qu'elle apprenne à désobéir. La Libération passe par la Désobéissance. Nous avons posé ICI une petite video qui montre comment commencer. Commencer par ne plus vouloir payer pour engraisser des gouvernements iniques composés d'une multitude de bons à rien. Nous n'avons pas à faire là à des "abbé Pierre" ou à des "Jésus". Non. Que les Peuples crèvent de faim ou de froid, ils n'en ont rien à cirer. Ils pondent des lois en palpant des millions par mois. On a encore vu hier Sarkozy nommer 6 nouveaux secrétaires d'Etat. Croyez bien que le potentat n'est pas avare pour ce qui est de s'entourer d'une foule de gens qui coûte une fortune aux Français. Voilà où passe les milliards. Pourquoi faire ? On se le demande. L'argent du contribuable sert à goberger une troupe d'individus qui pose sa férule sur les peuples et les pressure jusqu'à les rendre exsangue. Dans le Nouveau Monde, il n'y aura pas d'argent.

Cette ère des Poissons aura été la pire de toutes. Le Galiléen disait "Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin".1 Jean, 5, 19. Ce qui peut se traduire, nous appartenons à la Terre et le monde entier appartient au Fric. Il faut entendre par "mâlin", le symbole Mammon qui représente l'argent, le matériel et tout ce qu'il induit pour ceux qui le possèdent. A l'Origine, dans ce qu'Ovide nommait l'Âge d'or, l'argent n'existait pas. Et il n'aurait jamais dû exister si une poignée de malandrins n'avaient décidé de vivre aux frais de la princesse en exploitant les Peuples.

Je pose un très beau texte de Maurice Rafjus qui explique bien le comportement à adopter dans les mois qui nous restent...

 

 

 

Le devoir de désobéissance

 

par Maurice Rajsfus

 

Apprendre à dire non n’est pas toujours facile. Il n’en reste pas moins que tout commence par le refus. C’est même, bien souvent, un gage de survie.

Nous avons, paraît-il, changé de siècle et de millénaire. Devons-nous pour autant modifier nos règles de conduite ? Nous étions contestataires, nous le demeurons. Nous sommes hostiles à la société des flics et des patrons, pourquoi changer ? L’an 2001 ne représente pas le début d’une ère paradisiaque, et l’attitude la plus cohérente consiste à refuser l’avenir qui nous est promis.

Apprendre à dire non, c’est surtout apprendre à vivre ! S’il est un enseignement que l’on se garde bien de dispenser aux écoliers, collégiens et lycéens, c’est bien celui de la désobéissance cohérente. Certes, de temps à autre, il est de bon ton de célébrer tel officier général qui, en des circonstances particulières a désobéi pour sauver la Patrie - comme on dit en langage vulgaire. Bien entendu, nous savons que ce général s’efforcera, plus tard, de faire revenir dans le droit chemin ceux qui se hasardaient à s’opposer à la loi dont il était devenu le défenseur proclamé.

Nous vivons dans une société où le système éducatif est basé sur l’obéissance. Dès lors, désobéir, c’et quitter le rail obligé, se mettre en marge, se faire motnrer du doigt par ses contemporains. A l’école primaire, ça peut être le piquet mais, à l’âge adulte, la punition risque de conduire celui que l’on décrit comme un teigneux sur la paille humide des cachots.

Désobéir. Refuser. Dire non. C’est résister aux grands principes. Ne pas céder aux injonctions, c’est risquer d’être considéré comme un « meneur », c’est manquer de respect à une société dominatrice. C’est bafouer l’ordre moral. Ceux qui ne disent jamais non ne savent pas la joie qu’il est possible d’éprouver devant les faces de carême, blèmes de rage.

On dit de celui qui désobéit qu’il se cabre, que c’est un récalcitrant, un objecteur, un contestaire, un chicaneur, un gibier de potence. Les qualificatifs ne manquent pas aux hommes d’ordre pour dénoncer ceux qui ne se sentent pas à l’aise dans les rangs.

La désobéissance est toujours comprise comme le prélude à la rébellion. Pour aggraver le cas de ceux qui refusent certains édits, on affirme qu’ils violent les lois, pour éviter de dire simplement qu’ils contreviennent à un ordre qui ne leur convient pas. Alors, le voleur d’œuf peut se faire voleur de bœuf. Simple rapport de force. De même, celui qui n’accepte pas de marcher dans les clous n’est peut-être pas éloigné de ceux dont l’ambition consiste à remettre en cause l’ordre établi.

Désobéir, c’est « manquer » à ses mentors, au sens où l’on utilise ce mot dans les milieux infréquentables. Refuser les ordres conduit à être défini comme un réfractaire. En certaines occasions, on tue ceux qui refusent de tuer. Dans le meilleur des cas, on enferme les malentendants de la bonne parole. Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Alors, bouchons-nous les oreilles et le donneur d’ordre parle dans le désert, s’époumonne, se fatigue, devient pâle de rage devant nos sourires et risque l’apoplexie. Il n’y a pas là non-assistance à personne en danger. Simplement œuvre de salubrité publique. En effet, nul n’est censé passer son existence à écouter des inepsies ! Il est possible de multiplier les approches. L’enfant ne devrait pas « tenir tête ». Sauf à être morigéné, puis désigné comme un insolent. Vient ensuite l’évocation de l’oubli de la promesse donnée ou du serment. Bientôt, le gamin rétif sera traité de parjure. Restons calmes : on a bien le droit de n’être pas de l’avis de tout le monde.

Généralement, les jeunes enfants disent non à toutes les propositions. Ce qui ne les empêche pas de dire oui, après une rapide réflexion. C’est là une approche naturelle, on le sait bien, car si l’individu commence par dire oui, il est lié par sa parole, ficelé serré. Bon exemple : à tout âge, gardons-nous bien de dire oui trop rapidement. C’est peut-être la meilleure façon de rester jeune. Hélas ! nous sommes tous devenus « grands » et la société ne néglige aucune occasion de se défendre, avec l’utilisation d’un vocabulaire approprié : mauvaise tête, puis factieux, mutin, insurgé peut-être. Comme nous ne devons jamais être à court d’arguments, la riposte est aisée et notre vocabulaire vaut bien celui de ceux qui veulent nous mettre à l’index : s’opposer, se rebeller, se cabrer, résister, être indocile, contrevenir, enfreindre, se révolter enfin. Faire peur à celui ou à ceux qui songeraient à nous mater. Toutes atittudes conduisant naturellement à commettre des actes d’indiscipline, d’insubordination, voire d’insoumission, contre cette société hostile aux raisonneurs.

Comme il nous faut, bien souvent, aller à l’encontre de lois adoptées sans que nous ayons été consultés, nous apparaissons comme des récidivistes car ces lois et décrets sont tellement nombreux que notre opposition est constante. Tout comme nous sommes dans l’obligation de contrevenir à une morale qui ne nous concerne pas. Ceux qui ont été soldats - à leur corps défendant - connaissent cette loi fondamentale : « L’obéissance faisant la force principale des armées... » Passons.

On commence par obéir au doigt et à l’œil, puis on tombe sous le joug, comme jadis les bœufs au labour. On est inféodé, dominé, exploité, laminé. L’humiation suit la soumission. On passe son existence à s’incliner, et l’on devrait remercier de n’être pas maltraité davantage. Comment peut-on accepter un avenir composé exclusivement d’obligations et d’interdits ? L’apprentissage de la désobéissance est un long cheminement - Il faut toute une vie pour atteindre la perfection.

Le philosophe Alain explique dans Histoire de mes pensées : « J’ai pris l’habitude de ne jamais donner les raisons d’un refus. Refuser en donnant les raisons, ce n’est point refuser ! » A rebours, l’humoriste irlandais Georges-Bernard Shaw était bien plus direct dans son Bréviaire du révolutionnaire : « L’obéissance simule la subordination, exactement comme la crainte de la police simule l’honnêteté ». Enfin, le dictionnaire Larousse nous enseigne que les contrevenants sont ceux « qui ne respectent pas les prescriptions de la police ». Comment ne pas adhérer à une telle définition de la désobéissance ?

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Les combattants de la Liberté
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Lundi 29 octobre 2007

Le dalaï lama répète son message de non-violence

En visite à Ottawa, le dalaï lama a répété son message de non-violence. Lui qui, la semaine dernière, a fait savoir au président américain George W. Bush qu'il avait des réserves quant à la politique des États-Unis en Irak, a dit que si l'occasion se présentait, il dirait la même chose à Stephen Harper quant à l'intervention canadienne en Afghanistan.

Le dalaï lama a fait cette déclaration en réponse à des questions de journalistes, lundi, après sa rencontre matinale avec le secrétaire d'État au multiculturalisme et à l'identité canadienne, Jason Kenney.

Le leader spirituel tibétain assure que sa visite et son message n'ont rien de politique. Il répète que la violence ne peut que générer la violence. Quant à lui, il importe de faire la promotion de l'harmonie entre les peuples et les religions.

Le dalai lama rencontrera le premier ministre Harper ce lundi après-midi, mais les menaces des répercussions signifiées par la Chine n'inquiètent pas le gouvernement Harper.

Le secrétaire d'État Kenney a déclaré que le dalaï lama est un citoyen honoraire du Canada, qu'il est aimé par la majorité des Canadiens et qu'il relève du gros bon sens que le premier ministre le rencontre.

Le gouvernement chinois a émis plusieurs avertissements à Ottawa, affirmant que la rencontre entre le premier ministre et le dalaï lama pourrait nuire aux relations entre le Canada et la Chine.

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt



par Adriana Evangelizt publié dans : Les combattants de la Liberté
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Samedi 9 juin 2007

Nous disons bravo ! Chapeau ! Tout le monde à poil et à vélo ! Comme du temps d'Adam et Eve. Mais eux n'avaient pas de vélo.

Des cyclistes manifestent nus contre les transports motorisés

 dans plusieurs villes du monde

Des cyclistes manifestent nus à Paris, le 9 juin 2007


Quelques centaines de cyclistes ont manifesté nus sur leurs vélos samedi dans plusieurs villes du monde, dont Londres, Madrid et Paris, afin de protester contre les transports urbains motorisés.

Pour la première fois, Paris s'est joint à ce mouvement international présenté comme "festif et militant". Mais la nudité n'y a pas été autorisée, et cinq manifestants "devront répondre d'+exhibition sexuelle+", selon la Préfecture de Police.

Une fois confirmée l'interdiction de se déplacer dans le plus simple appareil, les organisateurs avaient finalement appelé à ne pas manifester. Plusieurs dizaines de cyclistes en décidaient autrement et se regroupaient pour former un cortège en direction de l'Opéra de Paris.

En début d'après-midi, quelque 400 personnes, et environ 160 vélos, selon les organisateurs - rassemblées au jardin de Reuilly dans le XIIe arrondissement parisien, avaient espéré un feu vert des autorités.

Les manifestants avaient bariolé sur le ventre ou le dos "attention fragile", "attention chair", tandis que des slogans affichaient d'autres opinions : "automotodébiles", "atrophiés de l'effort".

L'appel général avait été lancé par la "Coordinadora de colectivos ciclonudistas", une association basée dans la région d'Aragon (nord-est de l'Espagne), d'après les organisations françaises.



Cyclistes nus dans les rues de Madrid le 9 juin 2007

En appelant les cyclistes à manifester nus, "dans le trafic automobile où dominent la mécanique, la puissance et la vitesse", il s'agissait de mettre en évidence "la fragilité du cycliste dans le trafic urbain", selon les organisateurs.

A Madrid, ville peu adaptée au vélo, environ 300 cyclistes nus ont manifesté sur leur vélo au coeur de la ville. La parade de "cyclo-nudistes" s'est notamment déroulée autour de la place de Cibeles devant un public bon enfant et de nombreux photographes.

"Il faut respecter les cyclistes, nous sommes tous égaux devant le trafic", a déclaré à l'AFP Abel, avant de dénoncer avec ses compagnons les "voitures de m..." qui polluent la ville.

Pour Manuel, un jeune rouquin enthousiaste, il s'agissait également de dénoncer la réunion du G8 qui vient de s'achever en Allemagne et le "capitalisme" pollueur.

Au Royaume-Uni, à Bristol, près de 200 personnes de tous âges ont participé à la manifestation samedi matin. Certains étaient entièrement dénudés, d'autres, plus pudiques, s'étaient peint le corps ou s'étaient enrobés de rubans adhésifs.

"C'est un moyen un peu choquant mais amusant de dire sérieusement que nous n'aurions pas dû accepter des routes, villes et planètes dominées par la brutalité de voitures qui polluent systématiquement l'air que nous respirons, détruisent des vies et appauvrissent l'environnement", a expliqué Duncan Blinkhorn, l'un des organisateurs.

Le principal événement, à Londres, était prévu plus tard dans l'après-midi.

Les mêmes manifestations avaient eu lieu vendredi à Manchester, York et Southampton.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Les combattants de la Liberté
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Mardi 8 mai 2007

Roque Dalton : poète, révolutionnaire, martyr

 

par Boris Campos

 

« Quels que soient sa qualité, son niveau, sa finesse, sa capacité créatrice, son succès, le poète, pour la bourgeoisie, ne peut qu’être :
serviteur,
bouffon,
ou ennemi
 »

L’auteur de ces lignes, le poète salvadorien Roque Dalton (1935-1975), était un ardent défenseur de la classe ouvrière et, par conséquent, un farouche ennemi de la classe capitaliste.

L’oligarchie salvadorienne sut – avec l’aide des Etats Unis – se hisser au rang d’avant-garde de la répression mondiale. Elle savait traiter ses ennemis « comme il se doit », et Roque Dalton en était un. Arrêté, jugé, incarcéré, torturé, puis finalement contraint à l’exil, il fut par deux fois condamné à mort. Mais par deux fois, il échappa à la sentence, dans des circonstances extraordinaires. La première fois, un coup d’Etat, la veille de la date prévue pour son exécution, lui permit d’être amnistié. La deuxième fois, un tremblement de terre fit s’effondrer les murs de sa prison, dont il s’échappa.

Auteur infatigable, Roque Dalton consacrait ses quelques moments de répits à la poésie. A la différence des vers de Pablo Neruda – qu’il admirait, cependant – son langage était celui du peuple. Les expressions populaires sont intimement liées à sa poésie. Un autre trait caractéristique de la poésie de Dalton est l’humour. Le recours au rire, à la dérision, aux jeux de mots, qu’il manipulait à merveille, l’a rendu très populaire : il passait pour « l’homme qui fait rire les pierres ».

Dalton adhère au Parti Communiste Salvadorien en 1957. Dans les années 70, celui qui « vint à la révolution par la voie de la poésie » rentre clandestinement au Salvador – il était en exil à Cuba – et rejoint la lutte armée dirigée par l’ERP (l’Armée Révolutionnaire du Peuple).

Les circonstances de sa mort le rendirent tragiquement célèbre. Sa chance intriguait ; ses désaccords avec la direction de l’EPR irritaient. Celle-ci l’accusa alors de tentative de sédition et d’intelligence avec la CIA. Il n’échappera pas à sa troisième condamnation à mort, en 1975.

Un de ses poèmes rend bien compte de l’atmosphère étouffante qui régnait à l’époque, dans le mouvement révolutionnaire salvadorien :

Toute critique de l’Union soviétique
ne peut être que le fait d’un anti-soviétique.

Toute critique de la Chine
ne peut être que le fait d’un anti-Chinois.

Toute critique du Parti Communiste Salvadorien
ne peut être que le fait d’un agent de la CIA.

Toute autocritique équivaut à un suicide.

Plus tard, l’histoire prouva que Roque Dalton était innocent. Par contre, la direction de l’EPR abritait un homme qui allait ouvertement trahir la révolution : J. Villalobo, signataire des « accords de paix » de 1992, travaille aujourd’hui en Grande-Bretagne, où il fait profiter de son expérience de la guérilla aux services de contre-insurrection britanniques.

La guerre civile

La guerre civile, au Salvador, qui ne commença officiellement qu’en 1980, se « termina » en 1992. Elle fit – toujours officiellement – 70 000 morts.

Le Salvador connut d’abord une guerre de « haute intensité » : la première grande offensive du FMLN – le Front Farabundo Marti pour Libération Nationale, qui rassemblait 5 grandes organisations armées – aurait pu renverser le gouvernement en quelques jours, si Washington n’avait pas eu ses intérêts à défendre. A coup d’hélicoptères, de fusils, de munitions, d’« instructeurs militaires », etc., l’impérialisme américain entreprit de sauver la « démocratie », et plongea le pays dans une longue guerre civile.

Puis suivit la guerre dite de « basse intensité ». L’idée est née d’un premier constat : envoyer des troupes de l’armée fédérale dans la sierra pour tenter d’y déloger les guerrilleros était synonyme de suicide. Kissinger formula donc la nouvelle stratégie dans les termes suivants : « si on ne peut pas tuer le poisson, on peut toujours lui retirer l’eau dans laquelle il nage ». La stratégie consistait donc à couper la guérilla de ses bases, en finançant de colossales campagnes de propagandes anti-communiste, en enrôlant de force la population dans l’armée fédérale, en finançant les groupes paramilitaires, ces fameux « escadrons de la mort » qui instauraient un climat de terreur pour briser l’engouement populaire à l’égard de la révolution.

Mais les millions et les millions de dollars qui affluaient dans les caisses de l’Etat salvadorien, l’équipement de pointe et les instructeurs « made in USA » dont disposait l’armée, la répression sanglante qui s’abattait sur la population, ne purent jamais venir à bout de l’incroyable volonté dont le peuple salvadorien faisait preuve, de son courage et de sa détermination.

Après douze années de guerre civile, l’oligarchie Salvadorienne dut se résigner à s’asseoir à la table des négociations. Mais les accords qui furent signés ne touchaient pas aux structures économiques. Le pouvoir en place ne fut pas remis en cause, et le peu qui put être gagné ne fut jamais appliqué. Depuis la fin de la guerre, la situation n’a fait qu’empirer. La misère gagne de plus en plus de terrain, et le FMLN, dont les principaux dirigeants ont troqué le fusil du guérrillero pour la voiture du député, s’est rallié au « jeu démocratique » – c’est-à-dire à la routine bureaucratique au service de l’oligarchie locale et de ses maîtres impérialistes.

Le peuple salvadorien a écrit les plus grandes pages de son histoire avec son propre sang, mais « les morts, comme l’écrivait Roque Dalton, sont de jours en jours plus indociles ». L’impasse du capitalisme conduira de nouveau le Salvador sur le chemin de la révolution, et les nouvelles générations construiront le socialisme en se souvenant de leurs ancêtres, qui sacrifièrent leur vie pour que l’humanité s’éveille enfin.

Pour finir, voici une traduction de deux poèmes de Roque Dalton :

La propriété privée, en fait,
plus qu’une propriété privée,
est une propriété qui prive.

Et la « libre entreprise » garde la Patrie sous emprise.

Sauvons la propriété
et libérons réellement l’entreprise
en les transformant en propriété et entreprise pour tous.

Pour tous ceux de la Patrie.

* *

Au nom de ceux qui lavent les vêtements des autres
(et expulsent de la blancheur la crasse des autres)

Au nom de ceux qui gardent les enfants des autres
(et vendent leur force de travail
sous forme d’amour maternel et d’humiliation)

Au nom de ceux qui vivent dans la maison des autres
(qui n’est pas un ventre accueillant mais une tombe ou une prison)

Au nom de ceux qui mangent les croûtons des autres
(et encore les mâchent avec le sentiment de voler)

Au nom de ceux qui vivent dans un pays étranger
(les maisons et les usines et les commerces
et les rues et les villes et les villages
et les fleuves et les lacs et les volcans et les montagnes
appartiennent toujours à d’autres
et pour cette raison il y a la police et la garde
qui les protègent contre nous).

Au nom de ceux qui ne possèdent que
la faim l’exploitation les maladies
la soif de justice et d’eau
persécution condamnation
solitude abandon oppression mort

J’accuse la propriété privée
de nous priver de tout.

Sources La Riposte

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Les combattants de la Liberté
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Dimanche 18 mars 2007

Les opposants à la guerre en Irak manifestent à New York,

après Washington

Cindy Sheehan (3èG) dans la manifestation contre la guerre en Irak le 17 mars 2007 à Washington

Les opposants à la guerre en Irak devaient prendre le relais dimanche à New York et ailleurs aux Etats-Unis, des dizaines de milliers de manifestants qui ont défilé samedi à Washington et Los Angeles et réclamé le retour des troupes, à l'occasion du 4e anniversaire de l'invasion lancée par le président George W. Bush.

La manifestation new-yorkaise devait commencer vers 18H00 GMT.

Invités dimanche sur plusieurs chaînes de télévision, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates et le conseiller à la sécurité nationale du président George W. Bush, Stephen Hadley, ont mis en garde contre tout retrait "prématuré" des soldats américains d'Irak.

Les deux responsables ont évoqué des progrès sur le terrain alors que sept nouveaux soldats américains ont été tués dimanche "en opérations" à Bagdad et dans les provinces de Diyala et al-Anbar et qu'un huitième est mort accidentellement à Tikrit.

Au total, 3.220 soldats et personnels assimilés américains ont tués depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres du Pentagone.

Samedi, à Washington, des dizaines de milliers d'opposants à la guerre ont défilé malgré un froid glacial à l'appel d'Answer (Act Now to Stop War and End Racism) qui a organisé une "marche sur le Pentagone" inspirée de celle d'octobre 1967.





Manifestation contre la guerre en Irak le 17 mars 2007 à Washington"

C'est le 40e anniversaire de la manifestation contre la guerre du Vietnam qui a changé le cours des événements et nous espérons que nous pouvons faire de même aujourd'hui", a dit à l'AFP Alan Pugh, 27 ans, de Cleveland (Ohio, nord), étudiant et informaticien.

Maureen Dooley, 59 ans, de Virginie, administratrice dans une université, était déjà dans celle de 1967. "Après la manifestation de 1967, cela a pris sept ans pour mettre fin à la guerre", a-t-elle rappelé, en disant qu'il fallait garder espoir.

Des manifestants brandissaient des pancartes jaunes et noires sur lesquelles on pouvait lire: "Etats-Unis hors d'Irak maintenant" et "N'attaquez pas l'Iran". D'autres réclamaient la "destitution de Bush pour crimes de guerre" et appelaient à une "journée nationale de destitution le 28 avril".

Devant le Pentagone, de nombreuses personnalités se sont exprimées, comme Cindy Sheehan, figure de proue du mouvement antiguerre dont le fils a été tué au combat en Irak.

Answer organisait également samedi des manifestations à San Francisco et Los Angeles (Californie, ouest), où "plusieurs dizaines de milliers" de personnes, selon les organisateurs, 5.000 à 6.000, selon la police, ont défilé à Hollywood.

Des rassemblements contre la guerre en Irak ont également eu lieu samedi à Istanbul, Copenhague, Prague, Athènes, Madrid et Séoul.

Plus de 2.000 manifestants, majoritairement de gauche, ont défilé dimanche dans le centre de Tokyo contre la guerre en Irak et pour demander le départ du Premier ministre conservateur Shinzo Abe, qui envisage de réviser la Constitution pacifiste du Japon.

Et lundi, MoveOn lance l'opération "vigiles": des hommes et des femmes se rassembleront avec des bougies, à Washington et dans tout le pays.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : Les combattants de la Liberté
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