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Jeudi 17 juillet 2008

Il est certain que Mars a été habitée et même habitée avant notre Terre.



Mars: de l'eau a baigné les régions australes de la planète rouge



Une grande partie des hautes terres du sud de Mars a été baignée par de l'eau pendant des millions d'années, créant un environnement théoriquement capable d'abriter la vie, indique une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Des traces de phyllosilicates, minéraux du type argiles témoignant de l'action chimique de l'eau, ont été observées par un instrument de la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter en des milliers de points des plateaux sud de la planète, sur des dunes, dans des vallées ou des cratères, selon les auteurs de l'étude, de l'Université Brown (Rhode Island).

"Ces résultats montrent une riche diversité des environnements, permettant éventuellement la vie, à l'époque du Noachien", il y a 4,6 à 3,8 milliards d'années, concluent les scientifiques.

Les chercheurs se sont notamment attachés aux pics situés dans des cratères, reliefs généralement formés par des roches reposant à l'origine jusqu'à cinq kilomètres de profondeur, éjectées lors de l'impact d'un astéroïde.

"L'eau a dû former ces minéraux (les phyllosilicates) en profondeur, pour que nous ayons la signature observée" par la sonde, estime dans un communiqué le responsable de l'équipe John Mustard, professeur en géologie planétaire.

Ces phytosillicates se sont formés à des températures relativement basses - environ 100 à 200 degrés Celsius - ce qui implique qu'à la surface Mars était non seulement humide, mais également relativement tempérée.

La présence d'eau sur Mars dans un passé lointain a déjà été attestée à plusieurs reprises par les robots déposés à la surface de la planète rouge et par les observations des sondes en orbite autour de la planète.

La Nasa a récemment annoncé que les scientifiques de la mission Phoenix avaient identifié la présence de glace près de la surface du sol arctique de Mars.

Quant à la disparition des océans qui auraient recouvert certaines plaines de Mars, les planétologues estiment généralement qu'ils ont disparu lorsque l'atmosphère, autrefois dense, a commencé à se dégrader, provoquant l'évaporation de l'eau dans l'espace.

Sources AFP

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Mardi 15 juillet 2008



Eclipse de Soleil en Chine une semaine avant l'ouverture des JO



Une éclipse totale de soleil, la 5e du XXIe siècle, obscurcira la Chine une semaine avant l'ouverture des Jeux Olympiques, le 1er août, selon l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.

Cette éclipse sera visible en totalité sur une ligne commençant "au nord-est du Canada, puis traversant le nord-ouest du Groenland, l'océan glacial arctique, l'île d'Arkhangelsk, le nord sibérien et l'ouest de la Mongolie" avant de prendre fin en Chine, selon le site internet de l'IMCCE (http://www.imcce.fr).

L'éclipse sera "quasi invisible" en France métropolitaine, où "le degré d'obscuration sera de l'ordre de 6%", a ajouté l'IMCCE. En revanche, elle touchera Saint-Pierre et Miquelon (22%).

L'observation d'un tel événement "nécessite impérativement de se protéger les yeux afin d'éviter toute lésion oculaire, particulièrement chez les enfants", a rappelé mardi dans un communiqué la direction générale de la Santé.

Les risques vont de lésions cornéennes, réversibles, à des brûlures rétiniennes pouvant conduire à "une altération définitive de la vue".

Une semaine plus tard, Pékin célébrera l'ouverture des Jeux Olympiques et de très nombreux Chinois se marieront, car il s'agira du 8 août 2008 (ou 8/08/08) : ce jour est considéré comme faste pour les mariages car le 8 est un chiffre qui porte chance en Chine.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Samedi 5 juillet 2008

L'énigme demeure à Toungouska.



Toungouska: voyage au coeur de l'énigme



Par Iouri Zaïtsev, expert de l'Institut d'études spatiales, pour RIA Novosti


Une conférence scientifique consacrée au 100e anniversaire de la chute de la météorite de la Toungouska se tient du 26 au 28 juin à Krasnoïarsk.

Les deux plus grandes catastrophes d'origine spatiale du siècle dernier se produisirent sur le territoire de la Russie. Une météorite tomba en février 1947 dans les contreforts de Sikhote-Aline (Extrême-Orient russe) sous la forme d'une "pluie de fer", et creusa plus de 30 cratères de 7 à 28 m de diamètre et d'une profondeur allant jusqu'à 6 mètres. Environ 27 tonnes de matière météoritique furent recueillies sur un territoire de quelque 10 kilomètres carrés. Un pour cent seulement de l'énergie initiale de la météorite se dégagea lors de sa chute sur la Terre, le reste s'étant dégagé dans l'atmosphère.

La nature du phénomène de la Toungouska, qui se produisit 39 ans plus tôt, fait jusqu'à présent l'objet de débats. Quoi qu'étant l'un des phénomènes les mieux étudiés, il n'en reste pas moins l'un des plus mystérieux du siècle dernier. A la différence de la météorite de Sikhote-Aline, le corps céleste tombé dans la région de la Toungouska explosa en l'air, et aucun fragment ne fut retrouvé au sol, ne restèrent que les dégâts provoqués par l'explosion.

Le 30 juin 1908, à l'aube, un objet lumineux doté d'une longue queue enflammée apparut dans le ciel de la Sibérie centrale. Ensuite, une explosion retentit, plus précisément, toute une série d'explosions, dont la puissance totale fut des centaines, peut-être des milliers de fois plus forte que celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima.

L'onde de choc fit deux fois le tour du globe terrestre et fut enregistrée par pratiquement tous les observatoires géophysiques de l'époque. A Irkoutsk, l'aiguille du sismographe dépassa le cadran. Les secousses du sol atteignirent Tachkent, Tbilissi, et même l'Allemagne (Iéna). Les baromètres des stations météorologiques de Cambridge et de Petersfield enregistrèrent un saut de tension atmosphérique. Une tempête magnétique commença quelques minutes après les explosions. Elle dura plus de 4 heures et, comme cela a été établi aujourd'hui, elle avait de nombreuses similitudes avec les perturbations géomagnétiques observées à la suite des explosions nucléaires en altitude. Sur toute l'étendue de la Sibérie et jusqu'aux frontières occidentales de l'Europe, on observa pendant quelques jours d'étranges nuits blanches et des nuages argentés caractéristiques.

Depuis 1921, de nombreuses expéditions scientifiques russes et internationales se sont penchées sur le lieu de l'événement, dans la région de la rivière Podkamennaïa Toungouska. Aujourd'hui, il est établi plus ou moins exactement que le "corps" se déplaçait avant son explosion d'Est en Ouest à une vitesse de quelques dizaines de km/sec. Sa masse était de cent mille à un million de tonnes.

S'il s'était agi d'une météorite, elle aurait dû laisser un cratère d'une profondeur de 500 m au point d'impact. Aucune expédition ne réussit à le trouver. Même si la météorite s'était fracturée en plusieurs morceaux, ils auraient laissé des trous, mais rien de tout cela ne fut découvert.

Des dizaines d'hypothèses et de variantes de cet événement ont été énoncées jusqu'à ce jour. Quand l'humanité se familiarisa avec l'énergie nucléaire, à la liste des hypothèses sur la nature du phénomène de la Toungouska s'ajouta la possibilité d'une explosion nucléaire. Il en découle qu'un vaisseau d'une civilisation extraterrestre aurait pu subir une panne au-dessus de la Sibérie centrale.

Les expéditions effectuées après la guerre dans la région de la catastrophe permirent de découvrir une grande quantité de petites sphères d'une matière agglomérée. De semblables sphères furent retrouvées à la suite des explosions nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki. Les descendants des animaux exposés à la catastrophe de la Toungouska présentent des signes de dégénérescence dus à de nombreuses mutations qui auraient pu être provoquées par des radiations d'origine nucléaire.

En 1960, une expédition spéciale dans la région de la Podkamennaïa Toungouska fut organisée à l'initiative de l'académicien Sergueï Korolev, dans l'espoir de retrouver des fragments d'un vaisseau extraterrestre qui aurait pu exploser. Le futur cosmonaute Gueorgui Gretchko se trouvait parmi les membres de l'expédition. Selon les estimations, des milliers de tonnes de matière comportant une charge énergétique incroyable devaient se trouver sur le lieu de l'explosion. On ne découvrit que des traces infimes, et aucun fragment d'origine extraterrestre ne fut mis au jour.

Cependant, une immense météorite de fer ou de roche n'aurait jamais pu se pulvériser entièrement. Etait-ce alors une masse "meuble"? De nombreux scientifiques estiment que, dans ce cas précis, une comète entra en collision avec la Terre. Cela expliquerait pourquoi l'orbite du corps était si étrange, non météoritique. L'hypothèse d'une comète fut pour la première fois émise par Leonid Koulik, et développée ensuite par l'académicien Vassili Fessenkov.

D'importantes études théoriques de la catastrophe de la Toungouska furent effectuées dans les années 1970 par l'académicien Gueorgui Petrov, premier directeur de l'Institut d'études spatiales de l'Académie des sciences. Ses estimations prouvent que la densité du corps inconnu était d'environ un centième de gramme par centimètre cube, c'est-à-dire 5 à 10 fois moindre que celle d'une couche de neige fraîchement tombée. A une altitude de 50 à 60 km, il devait se présenter comme un nuage gazeux d'un diamètre d'environ 300 m. Plus ce nuage condensé descendait, plus il était freiné. De plus, il était devancé à grande distance par une onde de choc.

De l'avis de Gueorgui Petrov, le corps ne pouvait pas être initialement un nuage gazeux, car, dans ce cas, son existence dans l'espace interplanétaire n'aurait pas dépassé une minute. Si c'était une formation constituée de gaz et de poussière, ou un conglomérat de particules solides, il n'aurait pu provoquer une onde de choc en entrant dans l'atmosphère, car chacune de ses particules se serait déplacée de manière indépendante. De plus, la durée de vie d'un tel agglomérat, même d'un volume important, est très courte.

Il ne reste donc qu'une possibilité: le corps qui entra dans l'atmosphère était meuble et, en même temps, aggloméré à l'instar d'une boule de neige. Il pouvait contenir des cristaux de glace et des poussières de fer et de matières siliceuses. Comme l'ont prouvé les études effectuées par les sondes Vega, le noyau de la comète de Halley est de même nature.

L'hypothèse de la comète permet d'expliquer de nombreux effets du phénomène de la Toungouska, entre autres, le brusque obscurcissement de l'atmosphère terrestre à la suite de la pulvérisation du noyau de la comète, ainsi que la luminescence du ciel nocturne à la suite de la pénétration de poussières de la queue de la comète dans les couches supérieures de l'atmosphère, enfin, l'absence de cratères et de fragments d'une "météorite" dans la région de la catastrophe.

Cette hypothèse trouve de plus en plus de partisans parmi les scientifiques. Mais il reste encore beaucoup de faits mystérieux. La raison de la puissante anomalie magnétique qui a sévi dans la région de la catastrophe n'est toujours pas élucidée. Les anomalies biologiques non plus ne sont pas encore entièrement expliquées: par exemple, la fréquence de mutations élevée des pins et la croissance accélérée des arbres dans les secteurs touchés par l'explosion.

La catastrophe sibérienne de 1908 est un événement unique en son genre qui fournit des données très précieuses pour étudier les conséquences de futurs chocs de corps stellaires avec la Terre et pour réussir, un jour peut-être, à prévenir ces phénomènes qui sont, hélas, inévitables.

Sources
Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

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Samedi 28 juin 2008

On peut se demander à quoi servent les lois et les traités ici sur terre. Quand on voit déjà le nombre de résolutions pondues par l'ONU et qui ne sont jamais respectées notamment par Israel et les USA, on a tout compris.On comprend surtout que les lois doivent être appliquées par tous les pays sauf par les deux susnommés. Et c'est de là justement que viennent les DEUX forces négatives qui veulent régner sur le monde. L'une idéologiquement, l'Autre par la force. Il est bien question ici non des peuples qui vivent dans ces pays car, eux, ne sont que soumis et esclaves de ce qui les dirige. Comme tous les peuples d'ailleurs. L'Humanité est prisonnière d'une poignée d'élites qui se fout pas mal de leur destin et font leur fortune sur leur dos. Tout ceci touche à sa fin. 

Pour en revenir au traité sur les espaces vierges, il nous faut nous attarder sur deux significatifs de ce qui est dit plus haut. Le Traité de l'espace extra-atmosphérique établit que la Lune et les corps célestes sont "l'apanage de l'Humanité entière" mais il possède une grave lacune, il ne règle pas la question de la propriété. D'où les dérives que vont entraîner ce que nous disions dans l'article précédent  où les USA veulent s'accaparer de l'espace et exploiter Mars pour commencer, ce qui va à l'encontre du second traité, celui de la Lune qui interdit l’exploitation de la Lune, de l’espace et de tout corps céleste à des fins lucratives.

A quoi bon, dans ces conditions, pondre des traités ?



Traités sur les espaces vierges



1959. Traité de l’Antarctique. Il gèle les revendications territoriales sur un sixième continent démilitarisé.

1967. Traité de l’espace extra-atmosphérique. Il établit que la Lune et les corps célestes sont « l’apanage de l’humanité tout entière », mais ne règle pas la question de la propriété.

1979. Traité de la Lune. Il interdit l’exploitation de la Lune, de l’espace et de tout corps céleste à des fins lucratives. Parmi les puissances spatiales, ni les Etats-Unis, ni l’URSS, ni le Royaume-Uni, ni la Chine ne le ratifient.

1982. Loi de la mer. Convention internationale protégeant notamment les fonds marins et le sous-sol au-delà des limites territoriales.

1988. Convention de Wellington. Elle autorise et encadre l’exploitation des ressources minérales de l’Antarctique.

1991. Protocole de Madrid. Il interdit pour cinquante ans « toute activité relative aux ressources minérales autre que la recherche scientifique » en Antarctique.

1997. Accord de Kyoto. Il porte sur la réduction des gaz à effets de serre et encourage, entre autres, le piégeage du dioxyde de carbone dans les océans.

Sources
Le Monde Diplomatique

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Samedi 28 juin 2008

Verrouiller l'espace pour l'exploiter, voilà le dessein du Pentagone et de la Nasa dont on apprend dans l'article ci-dessous qu'Halliburton collabore aux actuels et futurs plan d'hégémonie spatiale. ON comprend mieux pourquoi Cheney est très impliqué à pousser Bush aux divers conflits mondiaux.

Ils ont donc l'intention de lancer plusieurs missions robotisées chargées de déposer des modules d’habitation à la surface de la Planète rouge. Ces modules emporteront, entre autres deux centrales nucléaires. Ce projet se nomme Prométhée. Tout un symbole quand on sait que ce "dieu" vola le feu -à savoir la Connaissance- pour la donner aux hommes. Mais comme ce sont des machiavéliques, le symbole est à prendre à l'envers. A savoir qu'eux veulent voler la Connaissance pour ne jamais la donner à l'Humanité afin de continuer à l'exploiter et à la dominer. Car le but ultime de cette grande machination est d'y installer « Des réacteurs de grande taille  permettraient de fournir les mégawatts nécessaires à l’alimentation des lasers, des faisceaux de particules neutres, des accélérateurs électromagnétiques ou des canons à rails installés dans l’espace» Ils veulent tout simplement nucléariser l'espace pour au moins 3 raisons :

1 - L’appropriation des différents corps célestes, et donc le contrôle
exercé tant sur leurs ressources que sur les profits...

2 - L’industrie aérospatiale finance déjà de manière importante des organisations comme United Societies in Space, qui ont entrepris de réformer les dispositions du droit de l’espace interdisant à tout individu, entreprise ou pays de réclamer un droit de propriété sur tout ou partie d’un objet planétaire.

3 - Sous prétexte de conquérir l'espace, doter les Etats-Unis d’une défense antimissile capable de protéger le pays contre les « Etats voyous » – s’éclaire à la lumière des projets d’exploitation de l’espace. Le développement d’une technologie offensive permettant aux Etats-Unis de « contrôler et dominer l’espace ».

Je vous conseille d'aller lire le document en PDF en anglais qui explique ce plan

http://www.fas.org/spp/military/docops/usspac/visbook.pdf

Ainsi qu'ici

http://web.archive.org/web/20050826050752/http://wslfweb.org/docs/Final+06+SMP--Signed!v1.pdf

 et là

http://web.archive.org/web/20050425102222/http://wslfweb.org/docs/SBLWP.pdf

pour apprendre qu'ils sont en train de travailler sur un gigantesque Laser destructeur de missiles -en coopération avec Israel- qui doit déjà être bien au point car nul doute que le dernier satellite qu'ils ont détruit devait être un test du fameux Laser... et d'autre part, ils disent avoir détruit des roquettes katiouchas qui, à ce que l'on sache ne sont pas projetées aux Etats-Unis, avec un système laser.

Vous verrez les dessins explicites montrant qu'ils ont l'intention de régner en maître sur la terre, sur la mer, dans les airs et dans l'espace... et après on traitera de conspirationnistes ceux qui disent que des Maîtres du Monde veulent s'emparer de notre planète. Malheureusement, des autres planètes aussi. Ce qui, bien évidemment n'ira pas sans quelques problèmes. Car il est bien évident que d'autres pays comme la Russie ou l'Europe ont aussi des visées spatiales mais les sataniques US sont en train de concocter une loi visant à interdire l'espace à tous les autres. Ceci nous ramène au temps de Christophe Colomb dont le pays revendiquait le "Nouveau Monde", on sait que d'autres nations ne l'ont pas entendu de cette oreille, seulement elles n'avaient pas les mêmes moyens destructeurs qu'aujourd'hui.

La seule chose positive, si l'on puit dire, c'est qu'il se donne jusqu'à 2020 pour mener à bien leur conquête multidimensionnelle. Notre planète Terre ne va pas attendre leur bon vouloir et mettra tout en branle pour que la Catastrophe se produise avant...






Verrouiller l'espace pour l'exploiter


par Bruce K. Gagnon

Coordinateur du Global Network Against Nuclear Power and Weapons in Space (GN), réseau de lutte contre la militarisation et la nucléarisation de l’espace, Brunswick, Etats-Unis.


La NASA finira-t-elle par découvrir des traces de vie sur Mars ? Eternelle question. Mais que ces traces existent ou non, le résultat pour l’industrie aérospatiale est le même : l’exploration de ce nouvel eldorado lui offre une grande bouffée d’oxygène et une véritable manne financière.

Toute une série de missions vers Mars ont déjà été programmées. Du minivéhicule motorisé Pathfinder, qui a permis d’arpenter la surface martienne en 1997, à la navette spatiale Global Surveyor qui tourne en orbite autour de la planète depuis 1999 pour la cartographier, sans oublier les deux robots mobiles – ou « rovers » – alimentés au plutonium et envoyés en 2003, la course vers Mars est engagée.

Lancé le 3 janvier 1999, l’atterrisseur Mars Polar Lander a brusquement cessé de donner signe de vie en approchant du sol de la planète. L’engin, réalisé par Lockheed Martin, avait pour mission de poursuivre la cartographie et l’analyse de la surface martienne. L’agence de presse UPI a révélé, le 21 mars 2000, que les tests entrepris sur les rétrofusées lors de la phase de développement s’étaient révélés négatifs. Mais, plutôt que d’en revoir la conception – entreprise toujours longue et coûteuse –, un responsable de la société avait préféré alléger les critères d’essais pour que les moteurs puissent être déclarés « bons pour le service ».

L’Agence spatiale européenne (ESA), qui avait prévu de coopérer avec la NASA pour lancer sa mission Mars Express en 2003, s’est trouvée confrontée à un problème de budget. Le projet, conçu à l’origine pour étudier la géologie martienne, a été remanié et simplifié. En fait, la question du financement est devenue une obsession pour tous ceux qui travaillent sur les programmes spatiaux américain et européen. D’où viendra l’argent qui permettra d’alimenter demain cette onéreuse aventure ?

Le 19 juillet 1999, dans un éditorial intitulé « Les missions sur Mars sont abordables », Space News admettait que les projections de coût du programme martien ne faisaient qu’augmenter, pour dépasser largement les 400 milliards de dollars, et suggérait de réduire les dépenses sociales aux Etats-Unis pour alimenter les projets spatiaux. Alors que M. George W. Bush vient de relancer le programme Lune/Mars (1), le budget prévisionnel en vue de l’envoi d’astronautes sur Mars pour 2019 s’est accru de manière spectaculaire et dépasse les 500 milliards de dollars.

La NASA entend faire suivre ces missions de collecte d’échantillons martiens par une série de vols habités. Il s’agira d’abord de lancer plusieurs missions robotisées chargées de déposer des modules d’habitation à la surface de la Planète rouge. Ces modules emporteront deux centrales nucléaires, de la nourriture, un laboratoire et un véhicule permettant de rapatrier l’équipage. Une fois l’ensemble de ces modules convenablement installés sur Mars, viendront les vols avec équipage. L’un des problèmes posés tient à la durée du voyage. La NASA, le laboratoire du département américain de l’énergie installé à Los Alamos (Nouveau-Mexique) et le département de génie nucléaire de l’Université de Floride travaillent actuellement à concevoir une fusée à propulsion atomique permettant d’accélérer la traversée. La NASA a toutefois reconnu qu’il s’agissait là d’un sujet « sensible ».

L’administration Bush a donné vie à cette entreprise en subventionnant largement le projet Prométhée, une initiative dotée d’un budget de 3 milliards de dollars et visant à développer des lanceurs ainsi que d’autres dispositifs spatiaux utilisant l’énergie nucléaire.

Peu de temps après son accession au pouvoir, le président américain a nommé M. Sean O’Keefe à la tête de la NASA. Cet ancien secrétaire à la marine de M. George Bush père, qui fut également le collaborateur de M. Richard Cheney au ministère de la défense, est un ardent défenseur de la propulsion nucléaire. Dès sa première conférence de presse, il a annoncé que tous les projets menés par l’agence spatiale américaine seraient désormais à « double usage », ce qui signifie que chaque nouvelle mission spatiale permettra de tester des technologies à visée tout à la fois civile et militaire.

Quelle serait l’utilité militaire du projet Prométhée ? La réponse se trouve depuis longtemps dans les documents du Pentagone et du Congrès. Dans une étude remarquée (2),l’un des fonctionnaires du Congrès, M. John Collins, a souligné que « les réacteurs nucléaires étaient les seules sources d’énergie connues qui soient suffisamment compactes et durables pour alimenter en électricité des forces militaires spatiales ». « Des réacteurs de grande taille notait-il aussi, permettraient de fournir les mégawatts nécessaires à l’alimentation des lasers, des faisceaux de particules neutres, des accélérateurs électromagnétiques ou des canons à rails installés dans l’espace. » La nucléarisation de l’espace donnera de mauvais fruits. Plusieurs accidents se sont déjà produits. En 1964, un satellite militaire américain alimenté par 2,10 livres de plutonium est retombé sur Terre. En brûlant dans l’atmosphère, il y a répandu des particules radioactives qui se sont dispersées sur l’ensemble du globe. En 1996, une mission russe vers Mars, elle aussi chargée d’une demi-livre de plutonium, est retombée sur Terre peu après son lancement, en projetant une pluie de débris sur les montagnes du Chili et de la Bolivie.

Codirecteur d’un centre de recherche de la NASA, M. John Lewis apporte un autre éclairage. « Il paraît impensable, écrit-il, qu’un pays choisisse de consacrer d’importants crédits à l’exploration spatiale par simple amour de la science (3). » L’avenir de l’exploration spatiale passe nécessairement par l’exploitation de l’espace, affirme M. Lewis : « L’univers regorge de minerais et d’énergie. » La NASA songe depuis longtemps aux ressources que représentent l’or des astéroïdes, le magnésium, le cobalt et l’uranium de Mars, l’hélium-3 et l’eau de la Lune. Petroleum News (4) a révélé que la très controversée firme pétrolière Halliburton travaillait avec la NASA au développement de nouvelles technologies de forage adaptées à la planète Mars.

L’appropriation des différents corps célestes, et donc le contrôle exercé tant sur leurs ressources que sur les profits ainsi générés peuvent devenir une importante source de conflits lorsque leur exploitation minière sera devenue rentable. Pour éviter tout problème à l’avenir, les Nations unies ont compris à quel point il était important d’adopter une législation internationale réglementant l’utilisation de l’espace. Toutefois, l’industrie aérospatiale finance déjà de manière importante des organisations comme United Societies in Space, qui ont entrepris de réformer les dispositions du droit de l’espace interdisant à tout individu, entreprise ou pays de réclamer un droit de propriété sur tout ou partie d’un objet planétaire. Quant aux Etats-Unis, ils n’ont jamais signé le traité de la Lune (lire Traités sur les espaces vierges). L’ancien astronaute et ex-sénateur Harrison Schmitt a déclaré à propos de ce traité que « toute interdiction forte frappant l’appropriation de “ressources naturelles” était préoccupante (5 ».

La mission confiée à l’US Space Command – officiellement : doter les Etats-Unis d’une défense antimissile capable de protéger le pays contre les « Etats voyous » – s’éclaire à la lumière des projets d’exploitation de l’espace. Le développement d’une technologie offensive permettant aux Etats-Unis de « contrôler et dominer l’espace », comme l’indique le document de planification Vision for 2020  (6), offrira à l’industrie aérospatiale les moyens d’exercer une domination sans partage sur l’espace et ses ressources.

Toujours dans Military Space Forces, M. John Collins annonce au Congrès américain que, grâce aux bases américaines installées sur la Lune et aux stations spatiales militaires disposées sur les deux faces de notre satellite, « les forces armées pourront attendre et intercepter toute cargaison adverse en route vers la Terre ». La puissance qui parviendra à contrôler le puits gravitationnel Terre-Lune pourra interdire tout accès à l’espace aux autres pays, et donc permettre à son industrie aérospatiale de tirer pleinement profit de l’exploitation minière de l’espace. Un document récent émanant de l’Air Force Space Command est encore plus explicite : « Si notre objectif ultime est vraiment d’“exploiter” l’espace (...), nous ne pourrons pleinement le faire qu’après nous en être assuré le “contrôle”  (7). »

Souvenons-nous de ce qui s’est passé au XVe siècle, lorsque Christophe Colomb a « découvert », pour l’Espagne, le Nouveau Monde. Il a fallu un siècle à ce pays pour contrôler cette nouvelle source de richesses, les routes maritimes et les marchés émergents. Cette situation a mené à la guerre dès que les autres Etats européens ont entrepris de bâtir leur propre flotte pour contester cette suprématie. La NASA et le Pentagone ont les mêmes visées à long terme. Nous pouvons leur opposer un autre programme spatial, résolument pacifique.

(1) Le 14 janvier 2004, dans un discours sur la nouvelle orientation stratégique à l’agence spatiale américaine, le président Bush a mis l’accent sur « l’établissement d’une présence humaine permanente dans le système solaire ».

(2) John M. Collins, « Military Space Forces : the Next 50 Years », Pergamon-Brassey’s International Defense Publishers, Washington, 1989.

(3) John S. Lewis, Mining the Sky : Untold Riches from the Asteroids, Comets and Planets, Perseus Publishing, Philadelphie, 1997.

(4) www.petroleumnews.co m

(5) Space News, New York, 13-19 juillet 1998.

(6) United States Space Command, Vision for 2020, Washington DC, 2001. Pour plus d’informations, voir le site de la Federation of American Scientists (FAS).

(7) Air Force Space Command, « Strategic Master Plan : 2006 and Beyond », janvier 2003.


Sources

Le Monde Diplomatique

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