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  • : Blog d'Adriana Evangelizt. La planète, notre Terre-Mère est en danger. Que faut-il faire pour la sauver ? Parler ne suffit plus, il faut que chacun s'investisse et agisse pour le bien être commun et celui de l'humanité.
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Mardi 24 juin 2008

Regardez le travail...




Charbon: dans les Appalaches, les montagnes sont décapitées à l'explosif


En Virginie-Occidentale, l'exploitation du charbon se fait dans des mines à ciel ouvert qui décapitent les montagnes des Appalaches à coups d'explosifs, affectant l'eau potable et l'air alors que l'industrie minimise les conséquences.

La technique de "décapitation des montagnes" (Mountain-top-removal mining), qui a cours depuis les années 80, consiste à faire exploser les sommets de cette ancienne chaîne de montagnes de l'est du pays pour en récolter le charbon.

"Ils mettent le profit avant tout, avant les emplois, avant la santé des habitants", affirme Larry Gibson, un militant anti-mines à ciel ouvert, dont le terrain sur la montagne de Kayford, près de Charleston, tombe à pic sur la vaste mine du même nom: une falaise vertigineuse qui laisse voir dans un nuage de poussière jaune un cratère de plus de 300 hectares. S'y activent de rares camions et engins de chantier pour décrocher des parois de houille.

"Ils effectuent jusqu'à dix explosions par jour et remplissent les vallées des remblais de débris de roches et de restes d'explosifs", précise M. Gibson, qui s'oppose à la méthode depuis 23 ans.

Il est difficile de connaître la surface totale excavée dans les Appalaches. S'appuyant sur les photos satellites de Google, les milieux associatifs dénombrent 470 monts décapités. "Les monts sont comme les cellules du cerveau, je ne sais pas combien il y en a!", rétorque le porte-parole de l'industrie du charbon de Virginie-Occidentale, la West Virginia Coal Association (WVCA).

"Une bande d'activistes est tout bonnement contre la méthode de +décapitation des montagnes+ alors que nous produisons beaucoup d'énergie pour le monde entier", affirme Chris Hamilton qui représente cet Etat de l'est du pays, 2e producteur américain et 1er exportateur avec 165 millions de tonnes en 2007. "Bien sûr, il y a de rares exemples où une mine et une communauté sont un peu trop près l'une de l'autre", admet-il.

"La décapitation des montagnes dévaste à la fois l'économie et l'environnement. Quelque 3.200 km de ruisseaux ont été détruits pour toujours, remplis de déchets miniers", dénonce Joe Lovett, de l'organisation environnementale Appalachian Center for the Economy and the Environment.

Maria Gunnoe, 39 ans, habite au flanc d'une montagne creusée sur le flanc opposé par une immense mine, "Jupiter", visible seulement d'avion.

En 2003, son habitation a été submergée par des coulées de boue, sa grange à demi-emportée, la source dont elle tire son eau potable - comme beaucoup d'habitations rurales de la région -, est désormais, selon elle, contaminée au sélénium. Depuis cinq ans, elle attend un jugement et a dû dresser une barrière autour de son jardin après des menaces.

L'industrie rétorque que le sélénium est déjà présent dans les roches. Toutefois, dans un cas similaire, une récente décision de justice a condamné la compagnie Magnum Coal à cesser de décharger des niveaux toxiques de sélénium dans les sources.

"Ils tuent la culture des gens de la montagne", estime Maria, descendante de Cherokee.

Dans la bourgade de Sylvester, Pauline Canterberry, 78 ans, est appelée "mamie poussière". Avec une voisine, elle est partie en guerre contre la poussière de charbon dégagée par l'usine de houille toute proche de la firme Massey, numéro un régional. Après une bataille devant la justice, elle a obtenu la pose d'un dôme sur le tas de houille. "C'est déjà ça, mais c'est pas assez", lance cette petite femme déterminée qui collectionne la poussière dans des bocaux étiquetés.

"Il faut tellement de temps pour que les choses bougent. Je me bats pour que mes petits-enfants plus tard n'aient pas peur d'ouvrir leur bouche", conclut-elle en essuyant une couche de poussière de charbon sur son porche.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : PETROLE GAZ VIDEO
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Jeudi 5 juin 2008





La fin du monde tel que nous le connaissons



Le compte à rebours a commencé : drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer de sorte que c'est bien le monde que nous connaissons qui tire à sa fin. C'est dans une période d'inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres que nous entrons bel et bien.

Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c'est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n'est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c'est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l'excès structurel de la demande mondiale sur l'offre de pétrole (économie) ; 3) l'intensification des guerres et du terrorisme pour l'accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d'abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l'énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d'inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu'en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l'ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd'hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l'histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l'ensemble de l'économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L'image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d'automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu'aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d'évitement ou d'adaptation n'auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l'offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu'à présent. Aujourd'hui, la demande dépasse l'offre. Cette nouvelle situation d'excès structurel de la demande mondiale sur l'offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L'inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l'agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens - croyants en une corne d'abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l'offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l'ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d'énergie ne peut que croître. L'avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l'énergie doit tendre vers le coût marginal. J'estime, au contraire, que le prix d'une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n'est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d'intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d'achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c'est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n'en possèdent pas, ou n'en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l'Allemagne n'en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd'hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l'Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu'à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l'opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l'Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l'Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l'Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l'accès à l'abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C'est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l'intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l'accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s'annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n'est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c'est la fin de l'énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c'est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l'Union européenne, la fin de l'aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu'ait jamais affrontée l'humanité (c'est LE problème). Afin d'en repousser un peu la date et d'en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l'apprentissage de la sobriété (c'est LA solution). C'est-à-dire, politiquement, une perspective d'autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d'énergie, une mobilisation générale de la société autour d'une sorte d'économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l'immensément complexe cycle du carbone, l'aval du cycle, désormais connu sous l'appellation de « changement climatique », est aujourd'hui l'objet d'une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l'environnement) destinées à réduire ou à s'adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l'amont du cycle du carbone, c'est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.


Yves COCHET

Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

Sources
Actu Environnement

Posté par Adriana Evangelizt

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Samedi 9 février 2008

Par rapport à ce que nous disions ICI, le record vient d'être battu pour ce qui est de creuser la terre mais qui est allé autant ou plus profond en chair et en os ?

ExxonMobil a creusé le puits le plus long du monde sur le site Sakhalin-1

Le groupe pétrolier américain ExxonMobil a annoncé jeudi avoir creusé le puits de forage pétrolier le plus long du monde, avec 11.680 mètres, sur le site russe de Sakhalin-1 (est), selon un communiqué.

Ce puits a été foré "en biais", depuis la terre ferme, jusqu'au réservoir de pétrole visé, situé sous la mer, a expliqué le groupe américain.

Selon le pétrolier, ce puits dépasse de 398 mètres le précédent record, également propriété d'ExxonMobil, établi en 2007 sur le même site.

Baptisé Z-12, le puits a été creusé à l'aide de la tour de forage la plus puissante du monde, a indiqué le groupe.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Mercredi 21 novembre 2007

 L'histoire du pétrole de 1947 à 1980, avec notamment l'apogée du cartel secret des 7 multinationales les plus puissantes du monde. Sont évoqués le mystérieux accident d'avion qui coûta la vie au général Leclerc à Colomb-Bechar en 1947 alors qu'il tentait d'obtenir pour la France le pétrole du sous-sol lybien. Et toute tentative venant de la France en ce qui concerne le pétrole lybien sera repoussé. Il y est question aussi de la création de la Lybie par l'Angleterre qui mettra une de ses marionnettes au pouvoir... on y parle aussi de la nationalisation du pétrole iranien, de celle du canal de Suez par Nasser ; de la lutte de Mattéi contre les 7 soeurs et des premiers soulèvements en Algérie...

 

 

 L'histoire du pétrole

L'histoire despotique des 7 soeurs

 

5ème partie

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

A suivre...

Posté par Adriana Evangelizt

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Dimanche 15 avril 2007

 ON continue la saga du pétrole avec la 4ème video. En aout 1941, pour achever de déjouer le grand plan d'Hitler, Russes et Anglais envahissent l'Iran qui est infesté d'agents nazis et où Reza Shah s'apprête à basculer dans le camp de l'Axe. Contraint à abdiquer Reza Shah est déporté en Afrique du Sud ainsi que les quelques trois milles de nazis faits prisonniers. Survient Pearl Harbour, Roosevelt déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Italie. Jusque-là et malgré l'embargo décrété par Roosevelt, le 3ère Reich, même après l'invasion de l'URSS, a continué à être ravitaillé en pétrole américain et mexicain par la compagnie américaine TEXACO dont le manager Torkild Rieber est un inconditionnel d'Hitler. Celui-ci était une sorte de pirate qui considéra que blocus et embargo ne le concernait en aucune façon. Il lui était facile d'envoyer  officiellement ses tankers vers tel ou tel pays puis dans l'Atlantique de modifier leur destination et de les envoyer vers les ports nazis pour ravitailler Hitler. C'est via les pays neutres comme l'Espagne ou la Suède que Torkild Rieber achemine des tonnes d'essence destiné à la Lutwafe. Pour camoufler ces bénéfices inavouables aux autorités américaines, il troque son carburant contre trois pétroliers allemands ancrés à Hambourg. Il fera venir un espion allemand aux Etats-Unis et lui livrera maintes informations sur l'industrie de guerre américaine...  

Il faut savoir que Texaco livrait tous les postes à essence des 50 états américains et que la société a fusionné avec Chevron en 2001.

 L'histoire du pétrole

Les premiers craquements

4ème partie

3ème partie

2ème partie

1ère partie

Posté par Adriana Evangelizt

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