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  • : Blog d'Adriana Evangelizt. La planète, notre Terre-Mère est en danger. Que faut-il faire pour la sauver ? Parler ne suffit plus, il faut que chacun s'investisse et agisse pour le bien être commun et celui de l'humanité.
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Lundi 11 juin 2007

Nous parlions justement de ce cyclone ICI... il nous semble suspect. Nous pensons fortement que les diaboliques US se sont servis de Haarp pour faire diversion et toucher l'Iran au moment où ils trépignent d'impatience pour attaquer ce pays. Ces machiavéliques sont capables de tout pour parvenir à leurs fins...

Cyclone Gonu: 49 morts et 27 disparus à Oman,

12 tués et 9 blessés en Iran




Zone inondée après le passage du cyclone Gonu dans le Sourg Abad, à 450km au sud-est de Kerman, le 8 juin 2007

Quarante-neuf personnes ont trouvé la mort et 27 autres sont portées disparues dans le sultanat d'Oman après le passage mercredi du cyclone tropical Gonu qui a frappé ce pays du Golfe, alors que douze Iraniens ont été tués et neuf blessés dans les provinces de Hormozgan et Sistan-Balouchistan, selon un nouveau bilan officiel publié vendredi soir.

Le cyclone Gonu, le plus violent à toucher le Golfe en 30 ans, avait frappé le littoral oriental d'Oman, arrachant des arbres, emportant des panneaux de signalisation routière, détruisant des ponts et endommageant des routes.

L'aéroport de Mascate, qui avait fermé, a été rouvert vendredi, selon un porte-parole du transporteur national.

Epaulées par la police, la défense civile et les forces armées, les autorités s'emploient à rétablir les services publics, fortement perturbés par les inondations provoquées par le cyclone dans les zones sinistrées, d'où plus de 20.000 personnes avaient été évacuées.

Le ministère de l'Habitat, de l'Electricité et de l'Eau a commencé à rétablir "progressivement" le courant électrique et l'eau courante dans certains quartiers de la capitale, Mascate, a indiqué la télévision.





Route coupée à Mascate, le 7 juin 2007

Le cyclone, formé dans l'Océan indien, avait ensuite viré vers les côtes sud de l'Iran où "au total douze personnes ont été tués dans les provinces de Hormozgan et Sistan-Balouchistan et neuf blessées", a déclaré Farzad Panahi, le chef des services des urgences du pays, cité par l'agence Mehr.

"40.000 villageois sont encerclés par les eaux dans la province de Hormozgan", a indiqué un responsable local à l'agence Fars.

Des hélicoptères sont chargés de secourir les personnes touchées par les inondations.

Plus de 40.000 Iraniens ont été évacués des zones côtières dans les provinces de Sistan-Baloutchistan et Hormozgan, selon des officiels.




Une rue inondée de Mascate, le 7 juin 2007

Le cyclone Gonu a touché la côte sud de l'Iran mercredi soir avec des vents de 200 km/h après avoir frappé le sultanat d'Oman, situé plus à l'ouest, où 49 personnes ont été tuées et 27 sont portées disparues.où deux personnes ont été tuées et 50 blessées, puis vers la pointe sud-ouest du Pakistan.

Sur la côte orientale des Emirats arabes unis, affectée par le passage du cyclone dans sa course dans le Golfe d'Oman, les autorités ont annoncé avoir entrepris des travaux pour réparer des tronçons de routes endommagées par les flux d'eau et venir en aide à quelque 1.200 personnes évacuées des zones touchées, selon la presse.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


par Adriana Evangelizt publié dans : USA Danger
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Lundi 11 juin 2007

Bush et sa clique de malfrats n'en ont rien à foutre du bien être de la planète. Ce sont des prédateurs. Des criminels. Rien d'autre. N'importe qui en aurait fait le millième de ce qu'ils ont commis serait déjà en prison. Ils envahissent les pays les uns après les autres, bombardent les populations civiles, polluent l'air avec l'Uranium et veulent donner des leçons de morale aux autres. Ce sont des Sataniques. Ils ont vendu leur âme à Mammon. Au dieu fric. Nous les exécrons à chaque seconde.

Sommet du G8 : Pour l’administration Bush, le climat peut attendre...


Bien qu’isolés au sein du G8, les USA ont imposé sur le climat leur vision d’ engagements sans contrainte et surtout « à long terme », qui permet de passer le dossier au prochain hôte de la Maison Blanche.

N’évoquant que de « substantielles réductions » des émissions de gaz à effet de serre, l’accord d’Heiligendamm appelle les principaux pays émetteurs à conclure un accord global de réduction sous les auspices de l’ONU « d’ici 2009 ». D’ici là, Bush aura passé la main à son successeur, relèvent les observateurs. La Pt du sommet, la chancelière allemande Angela Merkel, appuyée par les Européens puis rejointe par le Canada et le Japon, proposait de diviser par deux les émissions polluantes mondiales d’ici 2050 (par rapport à leur niveau de 1990). Mais l’accord ne fait référence qu’à la promesse de prendre « sérieusement » en considération cet objectif. « Une bonne part de l’intransigeance de Bush s’explique par des préoccupations d’ordre intérieur », assure Phil Clapp, directeur du National Environment Trust (Net), basé à Washington. « Il ne pouvait accepter ici des objectifs contraignants, au risque de voir le Congrès (US) faire aussitôt de même ». Depuis que les démocrates ont obtenu la majorité au Congrès en janvier, ils militent activement pour une politique agressive en faveur du climat et des objectifs de réduction des émissions de CO2. Les USA ont à ce jour refusé tout engagement contraignant, s’abstenant notamment de ratifier le Protocole de Kyoto, seul mécanisme multilatéral de lutte contre l’effet de serre, qui impose jusqu’en 2012 des objectifs différenciés de réduction aux pays industrialisés. Pour Washington, ce régime est inutile tant qu’il n’impose pas les mêmes contraintes à des pays comme l’Inde ou la Chine, en passe de devenir le premier pollueur au monde avant la fin de la décennie. Mais Bush « ne pouvait pas arriver comme ça et dire non à tout, il fallait bien qu’il mettre quelque chose sur la table », estime M.Clapp. Il a donc proposé - et obtenu du G8 - de réunir à l’automne les « principaux émetteurs » dans un cadre de coopération informelle contre le réchauffement. Le mode de fonctionnement serait assez proche du Partenariat Asie-Pacifique (AP6) lancé en 2005 avec cinq pays, dont le Japon et la Chine, qui n’impose aucune contrainte. Le nouveau forum réunirait outre le G8, les cinq pays conviés à ses sommets - Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud - ainsi que l’Australie. Ce processus, promet l’accord d’Heiligendamm, s’insérera dans les négociations de l’ONU devant aboutir en 2009, un point auquel tenait dur comme fer la chancelière. Selon un diplomate occidental, rompu aux négociations sur le climat, « l’initiative Bush risque d’alimenter un processus parallèle hérité de l’AP6 ». « Rien n’a changé, assure-t-il. Même si le processus ONU est mentionné, nous n’avançons pas, en tous les cas pas à la hauteur de ce que nous dit le Giec » , (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat mandaté par l’ONUs, qui a rendu ses dernières conclusions depuis janvier.

Travaux avec les pays émergents

Le sommet du G8 a tenu vendredi matin des travaux avec les pays émergents, décidés à faire entendre leur voix sur le climat, leur droit au développement et à la croissance au lendemain d’un accord contre le réchauffement. Les cinq pays conviés , la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Mexique, représentent 42 % de la population mondiale et occupent une place croissante dans l’économie et le commerce mondiaux, avait rappelé dès jeudi soir le Pt chinois à Berlin. Les pays en développement « sont toujours en position de désavantage dans la course au développement » a estimé M. Hu, ajoutant que la mondialisation les confronte à d’« innombrables défis ». Il a plaidé pour l’établissement d’un « ordre économique mondial sensé », le renforcement effectif de la coopération et l’amélioration des mécanismes de dialogue entre le monde en développement et les pays développés. Les pays émergents demandent aux pays les plus développés d’assumer leurs responsabilités historiques dans le réchauffement.« Nous avons besoin d’un horizon plus proche qui nous permette d’ici 10 à 15 ans d’avoir des mécanismes de protection majeurs contre la pollution de notre planète », a estimé le Pt brésilien tandis son homologue mexicain aurait souhaité un « compromis plus concret et plus clair ». Dans le document définissant ses priorités pour le sommet, la Chine rappelle que « les pays en développement ont encore un long chemin à parcourir vers l’industrialisation, l’urbanisation et la modernisation » et que « la demanded’énergie va augmenter ». Elle souhaite par conséquent que soit « trouvée une voie qui garantisse la satisfaction des besoins énergétiques et la réalisation d’objectifs de développement durable ».Juste avant le G8, la Chine avait signifié qu’elle n’entendait pas sacrifier son développement économique à la lutte contre le réchauffement de la planète, en présentant ses priorités stratégiques pour les années à venir.

Sources
Lopinion Maroc

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : USA Danger
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Vendredi 2 mars 2007

La dette totale se monte à 6 000 milliards de dollars. Imaginez un peu. Les Etats-Unis vivent aux crochets du monde en bon parasite qui se permet en plus de dépenser des milliards pour faire des guerres inutiles. Ce déficit sera certainement aussi une des causes de la future guerre. Imaginez que demain tous les pays coupent les vivres, que se passerait-il ? Le plus gros fournisseur étant la Chine à qui les States sont bien capables de chercher des poux. Il est clair que les chinois se feront fort de couper le robinet et d'échanger les stocks de dollars par autre chose...

Etats-Unis: nouveau déficit commercial record en 2006

 

Par Claire GALLEN

WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont affiché un nouveau déficit commercial record en 2006, plombé par le pétrole et le déséquilibre des échanges avec la Chine qui irrite de plus en plus les Américains.


Le déficit a atteint 763,6 milliards de dollars l'an dernier contre 716,7 milliards de dollars en 2005, a indiqué mardi le département du Commerce.

C'est la cinquième année consécutive de record pour le déficit commercial, un phénomène inquiétant aux yeux des partenaires des Etats-Unis qui voient le pays vivre au-dessus de ses moyens.

"Les Américains empruntent plus de 50 milliards de dollars par mois", souligne Peter Morici, professeur d'économie à l'Université du Maryland.

"La dette totale atteint 6.000 milliards de dollars, et avec des taux d'intérêt de 5%, le service de la dette coûte environ 2.000 dollars par travailleur et par an", ajoute-t-il.

Mais un mieux est peut-être en vue: le déficit ne s'est aggravé que de 6,5% l'an dernier, après quatre années de hausse à deux chiffres.

La dépréciation du dollar "a sans doute un peu aidé" à ce ralentissement, estime John Lonski de Moody's Investors Service.

L'euro a pris plus de 11% face au dollar l'an dernier, et selon M. Lonski la dégringolade n'est pas terminée. "Tant que nous aurons cet énorme déficit des comptes courants il sera très difficile de dire avec certitude que le dollar a touché son cours le plus bas", assure-t-il.

L'an dernier, les Etats-Unis ont accéléré à la fois leurs achats et leurs ventes à l'étranger: les exportations ont progressé de 12,8% à 1.438 milliards de dollars et les importations de 10,5% à 2.201 milliards.

Comme les années précédentes, le déséquilibre de 2006 s'explique par l'appétit des Américains pour les produits fabriqués à l'étranger, aggravé l'an dernier par la flambée des cours du pétrole.

Alors que le prix moyen à l'importation du baril de pétrole atteignait un record de 58 dollars, les importations de matières premières ont bondi de 79 milliards de dollars l'an dernier.

De fortes hausses ont également été enregistrées pour les voitures, les produits de consommation et les biens d'équipement.

Cet appétit de consommation se traduit par une dépendance de plus en plus grande envers la Chine, grande pourvoyeuse de produits à bas prix, qui a représenté l'an dernier plus du quart du déficit commercial total (232,5 milliards de dollars).

La situation fait bondir les industriels qui jugent le yuan sous-évalué et accusent Pékin de provoquer des délocalisations massives d'emplois sans que le gouvernement américain ne réagisse.

"L'aggravation de notre déficit commercial et la perte concomitante de trois millions d'emplois dans l'industrie sont une conséquence directe de notre politique commerciale", a estimé l'association des industriels américains pour une action commerciale (AMTAC), en appelant le Congrès à intervenir pour durcir le ton face à la Chine.

Les Etats-Unis se sont toujours refusés jusqu'à présent à accuser la Chine de manipulation de son taux de changes, préférant le dialogue. Mais ils ont récemment demandé l'arbitrage de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur les subventions versées par Pékin à son industrie.

A plus court terme, les chiffres publiés mardi risquent d'entraîner une révision à la baisse de la croissance américaine.

En décembre, le déficit a été plus important que prévu (61,2 milliards de dollars contre 58,1 milliards en novembre).

"La croissance du quatrième trimestre va sans doute être révisée en nette baisse, à un peu moins de 3% au lieu des 3,5% annoncés initialement", estime M. Lonski.

Sources Yahoo fr

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana Evangelizt publié dans : USA Danger
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Vendredi 2 mars 2007

Un article qui montre que les Etats-Unis vivent en prédateur sur le dos de la planète et que fatalement cela va générer un conflit mondial...

Les Etats-Unis et le désordre économique mondial 


par Dominique Plihon

 président du Conseil scientifique d'Attac France

article paru dans Politis n°778

L’unilatéralisme du gouvernement Bush, qui a conduit à la guerre en Irak au mépris de l’opposition d’une grande partie de l’opinion mondiale, se manifeste également dans le domaine économique et monétaire. Pour assurer sa réélection, le président américain orchestre un gigantesque déficit budgétaire causé par les cadeaux fiscaux à son électorat et qui s’élève à près de 400 milliards de dollars, soit environ 3 % du PIB des Etats-Unis. Il en résulte un besoin de financement considérable qui, compte tenu du faible taux d’épargne des ménages américains, donne lieu à un endettement extérieur sans précédent. Chaque année, les Etats-Unis empruntent environ 500 milliards de dollars, ce qui correspond au déficit de leur balance des transactions courantes. Sur une dette totale de 3 500 milliards de dollars de l’Etat américain, 1 400 milliards sont aux mains d’étrangers, en grande partie européens et surtout asiatiques.


Ainsi, les Etats-Unis prélèvent l’essentiel de l’épargne mondiale, évinçant les autres régions du monde de financements qui pourraient contribuer à leur croissance. Ce déficit abyssal entraîne une dépréciation du dollar, qui est de l’ordre de 40 % par rapport l’euro. Cette évolution est une source d'inégalité profonde sur la planète car la baisse du dollar stimule l’économie américaine, les produits américains devenant moins chers, au détriment du reste du monde. Les Etats-Unis exporte leur chômage à l’étranger par ce mécanisme monétaire.


Pourquoi le Fonds monétaire international n’a-t-il pas critiqué ces déficits " jumeaux " (budgétaire et extérieur) et imposé un plan d’ajustement structurel au gouvernement américain alors qu’il inflige des punitions sévères aux pays les plus pauvres pour des transgressions moins importantes ? Pour quelle raison le pays le plus riche du monde pourrait-il vivre au-dessus de ses moyens au crochet du reste de la planète ?


Paradoxalement, la politique économique des Etats-Unis est le signe de leur affaiblissement. En effet, l’attitude défensive et protectionniste de Washington, hier sur l’acier, aujourd’hui sur l’agriculture et sur les textiles chinois illustre les difficultés de pans entiers de l’appareil productif américain.


Si les Etats-Unis ont été jusqu’à maintenant en mesure de s’endetter sans limites à l’étranger, c’est parce que cette dette est en dollar qui la principale monnaie de réserve internationale. C’est aussi parce que Wall Street est la place financière la plus importante et que l’économie américaine est la plus puissante. Mais l’expérience historique montre que l’hégémonie économique et monétaire n’a qu’un temps, et que la " soif de dollars " dans le monde pourrait se tarir. Pendant le XIXe siècle, la livre sterling a dominé le monde, jouant le rôle de monnaie de réserve, les " balances sterling " s’accumulant dans les coffres des banques centrales. Puis vint le déclin de la livre avec l’affaiblissement progressif de l'empire britannique et la montée de l’économie américaine. La spéculation internationale contre la livre, fondée sur la défiance, entraîna les dévaluations de 1949 et de 1967, qui firent perdre à la monnaie britannique son statut de monnaie de réserve au profit du dollar.


Il est difficile de prédire la fin de l’hégémonie des Etats-Unis, car ceux-ci sont encore largement conquérants aujourd’hui. Mais cette domination pourrait être progressivement remise en cause par deux séries de facteurs. D’abord, l’émergence sur la scène monétaire internationale de l’euro qui va concurrencer de plus en plus le dollar. Les marchés vont spéculer sur ces deux monnaies, l’une contre l’autre, ce qui va entraîner une instabilité monétaire croissante. Comme les autorités monétaires américaines (la Fed) et européenne (la BCE) pratiquent le laisser-faire (le benign neglect), les marchés ont toute latitude pour déstabiliser les monnaies. La deuxième source de l’affaiblissement américain (et européen), est la montée de nouvelles puissances économiques, telles que le Brésil, l’Afrique du Sud, l’Inde et surtout la Chine qui ont montré leur capacité de résistance lors du sommet de l’OMC à Cancun. La Chine, qui détient une grande partie des bons du Trésor américains, peut s’en débarrasser à tout moment et créer un mouvement de défiance à l’égard des Etats- Unis, ce qui représente une arme de " dissuasion " redoutable.


Ainsi, il y a aujourd’hui un risque considérable d’instabilité mondiale sur fond de guerre monétaire et commerciale. Prévenir cette éventualité implique une autre approche des relations internationales, fondée sur la coopération entre les peuples et leurs gouvernements, et non sur la concurrence et les antagonismes entre blocs, dont l’histoire montre qu’elle peut mener à des conflits mondiaux.

Sources : France Attac

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : USA Danger
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Vendredi 2 mars 2007

Encore un article intéressant datant de 2004 pour bien comprendre le système des dettes infligées à certains régimes. Bush a envahi et détruit l'Irak et il faudrait que ce soit les autres  pays qui réparent les dégâts à leurs frais.

Chefs d'Etat odieux, dettes odieuses

par Joseph Stiglitz

Joseph Stiglitz a été Economiste en chef de la Banque Mondiale, président du Council of Economic Advisers, et membre du Cabinet du président William Clinton. Il a reçu le Prix Nobel d’économie en 2001 et enseigne actuellement l’économie et la finance à l’université de Columbia.


A  la fin de la Deuxième Guerre mondiale, John Maynard Keynes, qui devait fonder la macroéconomie moderne, revint des négociations du Traité de Versailles déçu de leur issue, et écrivit un petit livre puissant, Les Conséquences économiques de la paix. Le message en était simple : le poids des réparations exigées de l'Allemagne mènerait à une crise économique et à l'instabilité sociale et politique ; le résultat ne serait pas bon pour l'Europe. L'histoire lui donna raison.

Aujourd'hui, après une dizaine d'années d'isolement et une guerre dévastatrice, l'Irak doit affronter la tâche herculéenne de reconstruire son économie tout en effectuant sa transition d'un système pseudo-socialiste au capitalisme de marché. Les Etats-Unis ont fait la guerre en Irak sans aide importante d'aucun autre pays. Ils ont dépensé environ 80 milliards de dollars en artillerie, en équipement, en  aide humanitaire et en troupes, et sont jusqu'ici restés pratiquement seuls dans leur tentative de construire la paix. A présent, affirme le gouvernement Bush, il est temps que les autres s'y mettent. Ce qui compte désormais, selon les responsables américains, c'est de remettre l'économie irakienne sur pied, car le pays sera alors en mesure d'exploiter son immense richesse pétrolière et n'aura ainsi plus besoin de l'aide internationale.

L'ennui, c'est que l'Irak ploie aujourd'hui sous des dettes colossales : on les estime entre 60 et plusieurs centaines de milliards de dollars, en comptant les réparations imposées au pays après la Guerre du Golfe de 1991, les dettes antérieures dues aux achats de munitions, et les obligations provenant de contrats signés sous le régime de Saddam Hussein. Alors que le pétrole irakien se remet à couler, une part importante du revenu qu'il engendre pourrait atterrir directement dans les mains des créanciers internationaux, ce qui nuirait grandement aux efforts de reconstruction. L'Irak a besoin d'un nouveau départ ; la seule manière de vraiment lui en offrir un est de  libérer le pays de ce que certains appellent les " dettes odieuses ", dettes contractées par un régime sans légitimité politique, auprès de créanciers qui auraient dû savoir s'abstenir, les sommes étant souvent consacrées à l'oppression de ceux-là même à qui on demande ensuite de rembourser les dettes. L'essentiel de la dette actuelle de l'Irak a été contracté par un gouvernement sans scrupules, corrompu, et reconnu comme tel depuis longtemps (bien que les choses soient en fait plus compliquées, car le régime irakien semble avoir reçu l'aide des Etats-Unis sous Ronald Reagan).

L'allègement de la dette irakienne ne sera pas simple. Il y a peu de chances, par exemple, que la Russie et la France acceptent de renoncer totalement aux sommes considérables qui leurs sont dues, dans le seul but d'aider à la reconstruction d'une économie dévastée par une invasion à laquelle elles se sont opposées. De même, l'Irak doit au Koweït des sommes gigantesques en réparation de la première Guerre du Golfe. Il fut impossible de parvenir à un accord international sur la nécessité d'envahir l'Irak ; il n'y a aucune raison de croire qu'il sera plus facile de parvenir à un accord sur l'allègement de la dette.

De toute évidence, l'Irak n'est pas le seul pays qui aimerait voir sa dette annulée. Pourquoi les Congolais seraient-ils forcés de rembourser les prêts de Guerre froide que des puissances occidentales ont faits pour s'acheter les faveurs de Mobutu ? D'autant plus que les prêteurs savaient parfaitement que l'argent n'irait pas au peuple, mais sur le compte en Suisse de Mobutu. Pourquoi les Ethiopiens auraient-ils à rembourser les prêts faits au régime de la " Terreur Rouge " de Mengistu, prêts qui permirent d'acheter les armes qui ont servi à tuer ceux-là même dont les amis et les parents doivent à présent rembourser les prêts ? Les Chiliens d'aujourd'hui remboursent encore les dettes des années Pinochet, et les Sud-Africains remboursent encore celles contractées sous l'apartheid. Les Argentins remboursent encore l'argent qui finança la " sale guerre " dans leur pays de 1976 à 1983.

Il n'existe malheureusement aucun ordre juridique international pour la restructuration des dettes des gouvernements. Autrefois, les gouvernements occidentaux disposaient d'un moyen simple pour traiter avec les pays qui n'accédaient pas à leurs exigences financières : ils les envahissaient. Aujourd'hui nous vivons dans ce que nous espérons être un monde plus civilisé : nous ne permettons plus ouvertement qu'un pays prenne les armes contre un autre sous prétexte que ce dernier refuse de payer. Au niveau des dettes personnelles, nous avons fait des progrès en instituant des lois sur les faillites remplaçant les prisons pour débiteurs que Dickens dépeignait avec tant de force. Et pourtant aujourd'hui encore il n'existe aucun ensemble équivalent de lois régissant la restructuration et l'allègement des dettes internationales. Il y a deux ans, le Fonds Monétaire International a enfin reconnu qu'il y avait là un problème important, et a proposé un ensemble de principes directeurs. Il aurait été difficile de parvenir à un consensus international sur ces principes (le FMI insistait de manière problématique pour occuper la fonction de juge des faillites ou jouer quelque autre rôle central dans la procédure de faillite, bien qu'il soit lui-même l'un des principaux créanciers de la communauté internationale), mais les Etats-Unis déclarèrent l'initiative superflue, lui donnant ainsi de fait un coup d'arrêt absolu.

Il ne subsiste qu'un ensemble d'initiatives ad hoc, informelles et par trop fondées sur les intérêts fluctuants des Etats-Unis, qui sur ce point ont écarté la coopération internationale pour y préférer une stratégie du " beurre et de l'argent du beurre ". Nous, Américains, sommes tout à fait prêts à approuver l'annulation de dettes quand l'argent est dû à d'autres pays, mais quand c'est notre argent qui est en jeu, nous défendons avec éloquence le caractère sacré des contrats, quelles que soient les circonstances politiques. Quand le gouvernement Suharto fut renversé en 1998, les Etats-Unis tinrent absolument à ce que l'Indonésie respecte les contrats que le gouvernement américain l'avait encouragée à signer. Lorsque l'Inde menaça d'abroger ses contrats énergétiques avec Enron (lesquelles affaires avaient contraint le pays à payer un prix exorbitant pour l'électricité), de hauts responsables du gouvernement Bush insistèrent sur le respect des contrats. Lorsque des contrats sont aussi désavantageux pour un pays que ceux d'Enron l'étaient pour l'Inde, il est naturel de soupçonner la corruption. Certes, nous avons une loi nationale, le Foreign Corrupt Practices Act de 1977, qui interdit aux firmes américaines de payer des pots-de-vin à l'étranger, mais cela ne signifie aucunement que les firmes américaines sont vierges de toute corruption. Ces dernières années, d'autres gouvernements ont pris des engagements comparables contre la corruption, mais c'est à juste titre que nous accueillons leurs promesses avec le même scepticisme qu'ils accueillent les nôtres.

Il nous faut un tribunal international des " faillites ", indépendant des intérêts nationaux, pour se charger de la restructuration et de l'allègement des dettes et garantir une juste répartition des charges engendrées. Les Nations Unies pourraient mettre au point un ensemble de principes, un ordre juridique pour guider le tribunal dans son évaluation de la validité des contrats passés avec les régimes hors-la-loi, et des dettes contractées par eux. Les prêts pour la construction d'écoles seraient autorisés, et la dette correspondante ne serait pas considérée comme odieuse. On pourrait interdire les prêts pour l'achat d'armes. Dans certains cas, le tribunal pourrait décider qu'un prêt destiné officiellement à un usage bénéfique risque fortement d'être employé en fait à des fins néfastes, et donc l'interdire. Les gouvernements et les banques prêtant des sommes à des régimes oppressifs seraient prévenues qu'elles risquent de ne pas être remboursées, et les contrats comme les dettes des pays hors-la-loi seraient ré-examinés après un changement de régime.

Même quand les créanciers et les emprunteurs sont honnêtes, et même quand les créanciers prennent les précautions nécessaires (en ne prêtant que s'ils ont de bonnes raisons de croire qu'ils seront remboursés), des évènements imprévus peuvent rendre le remboursement extrêmement difficile, voire impossible. Les prix des exportations peuvent plonger ; les prix des importations peuvent flamber ; c'est la situation qu'ont connu de nombreux pays d'Amérique latine au début des années 1980, puis à nouveau en 1998. On a beau se flatter de la sophistication des marchés financiers modernes, qui emploient des produits dérivés pour gérer les risques, et sont censés déplacer les charges de ceux qui ont le plus de mal à les porter vers ceux qui y sont mieux préparés, la triste vérité, c'est qu'on a laissé les pays les moins développés porter le plus gros des fluctuations de taux de change et d'intérêt. Il faut désormais reconnaître que l'annulation et la restructuration des dettes sont tout à fait dans l'intérêt des gouvernements. Elles profitent autant aux créanciers qu'aux débiteurs, comme dans le cas des entreprises et des individus. Absolument personne n'a tiré profit des dettes qui pesaient sur l'Amérique latine des années 1980, décennie durant laquelle la croissance a calé dans la région tandis que la pauvreté s'y accroissait terriblement. Les créanciers n'ont pas récupéré leur argent, et c'est seulement avec la mise en oeuvre du plan Brady de restructuration de la dette, lancé par le Ministre des finances Nicholas F. Brady, puis longtemps différé, que la croissance a repris.

La faillite d'un Etat se distingue évidemment d'une faillite privée de plusieurs manières. Les créanciers peuvent saisir les biens d'un débiteur privé, mais c'est généralement impossible dans le cas de dettes gouvernementales. Plusieurs tribunaux risquent de se trouver en rivalité, et peu sont capables de faire appliquer leur jugement. Les dettes de gouvernements ont tendance à impliquer trop de " requérants publics " en plus des créanciers officiels : par exemple, les personnes à qui sont dues des pensions ou qui réclament des allocations maladie ou des services éducatifs. En fait, le droit américain des faillites comprend un chapitre sur les personnes publiques qui reconnaît non seulement l'existence, mais aussi la priorité des requérants publics.

En ce qui concerne le cas actuel et urgent de l'Irak, les demandes publiques de restructuration et d'allègement de dettes de la part du peuple irakien doivent être reconnues comme prioritaires par rapport aux obligations de paiement qui accablent le pays. Il y a néanmoins fort à parier que les créanciers étrangers que sont la France, la Russie et le Koweït vont chercher à récupérer ce qu'ils considèrent comme leur dû, très probablement par la saisie des revenus du pétrole irakien. On peut se demander si ces revendications seront maintenues sur le long terme, mais ce n'est qu'une facette du problème. Le vrai danger, c'est que les exigences de remboursement de dettes perturbent la mise sur le marché du pétrole irakien, et donc la privatisation des entreprises pétrolières irakiennes. En effet, par crainte des batailles juridiques qui pourraient les atteindre, les compagnies pétrolières internationales ont déjà exprimé leur réticence à s'installer en Irak. C'est une bonne illustration du prix que les Etats-Unis et la communauté internationale paieront faute d'avoir mis au point un cadre légal pour la prise en charge de ces revendications.

Les Etats-Unis apprennent peu à peu le prix de l'unilatéralisme. Des pays tels que l'Inde et la Turquie refusent de participer au maintien de la paix en Irak en dehors d'un cadre onusien. La mondialisation nécessite une meilleure coordination des nations, mais cette coordination doit servir une action fondée sur la démocratie et le droit. Si les Etats-Unis attendent de la communauté internationale qu'elle coopère pour la reconstruction de l'économie irakienne et qu'elle fasse à l'Irak les concessions dont il a besoin sur le plan de la dette, alors les Etats-Unis doivent s'engager à leur tour :
- pour l'établissement d'un cadre de gestion de l'allègement des dettes, de la restructuration des dettes, et des dettes odieuses ;
- pour un cadre comprenant un tribunal international capable de développer et de mettre en oeuvre un ensemble de principes consensuels.
Ce n'est qu'une fois de tels principes établis que le bien-fondé des décisions pourra être reconnu. Sans ces principes, les chances de construire la paix en Irak ne feront que diminuer.

Sources : Banc Public

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